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 To be or not to be - Libre

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Aniela N. Glinczanki
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Sam 12 Jan - 11:09

« The time is out of joint ». Une phrase qui sonne dans son esprit depuis la mâtiné. « The time is out of joint ». Elle connait cette citation. Mais elle n'arrive pas à retrouver le nom de l'œuvre. « The time is out of joint ». Et sans arrêt elle revient la hanter. C'est comme une chanson qu'on a dans la tête, dont on ne sait plus le titre, et qu'il faut absolument écouter pour en être débarrassé. C'est la même chose ici. La même chose sauf que la chanson c'est une phrase. Et autant chanter sans s'en rendre compte Supertramp ou les Beatles, ça peut passer. Autant répéter sans arrêt « The time is out of joint », on se fait vite passer pour une ahuri. Du moins Ani est convaincue que c'est ce que devait penser tout son entourage depuis ce matin, puisqu'elle lâchait cette phrase tous les deux mots. Et quand on lui demande pourquoi cette subite citation étrange, elle est incapable d'en expliquer la raison, ni d'où elle vient.

Exaspérée, elle chercha toute la journée dans ses livres, ceux des autres, sa mémoire, de quelle œuvre elle pouvait bien provenir. Soyons claire, Ani a déjà de gros soucis de concentration par moment à cause de son don, mais avec ça, elle a l'impression d'être perdue dans son esprit. C'est très frustrant. Voire effrayant. Car elle a toujours eu peur de s'y perdre. Mais rien à faire. Elle ne devait pas posséder l'ouvrage car après avoir lu, relu et rerelu toute sa bibliothèque, elle n'était toujours pas parvenue à remettre un auteur à cette phrase. « The time is out of joint ». Voilà. Elle se répétait sans cesse. Comme une comptine. Elle reste en tête, alors qu'on ne l'aime pas forcément, et elle décide de pourrir ta journée.

La fin de l'après-midi approche et Ani n'a toujours pas retrouvé ce fichu auteur. Dernière solution, la bibliothèque de Virtus Insania. Peut-être que là-bas on saura la renseigner sur cette fichue réplique. D'un pas décidé et pleins d'espoir, Ani sort de sa chambre et remonte les couloirs pour rejoindre le lieu de son salut. En quelques minutes elle y est. Elle pousse la porte, puis la tire parce qu'elle s'aperçoit qu'elle ne sait toujours pas lire et entre. Comme toujours lorsqu'elle va ici, elle est impressionnée par la grandeur de cet endroit. Il y a tellement à lire ici qu'une vie ne suffirait pas pour finir tous les ouvrages qu'il contenait. Elle s'avance un peu, le plus silencieusement possible, il n'y a pas grand monde, les lieux semblent même désert et Ani le penserait si elle n'avait pas entendu quelqu'un tousser un peu plus loin. En tout cas la bibliothécaire n'est pas là. Ou alors elle se cache entre les 600 mètres et les différents étages des lieux. Ce qui en soi, n'allait pas beaucoup l'aider. En fait, maintenant qu'elle voyait toutes ces étagères imposantes devant elle, Ani doutait très fortement du résultat de ses recherches.

Elle prend son courage à deux mains et arpente silencieusement les différentes étagères. A dire vrai elle ne sait même pas dans qu'elle catégorie chercher. Auteur français, anglais, allemand. Roman, poème, théâtre. Bien qu'elle aurait plutôt opter pour la poésie ou le théâtre. Pleine d'espoir, elle s'engouffra parmi les nombreuses étagères. Parcourant avec attention les rayons a la recherche d'un titre qui pourrait réveiller en elle les souvenirs de l'œuvre. Peut-être qu'elle aurait du attendre cette chère bibliothécaire. En tout cas l'erreur qu'elle a fait, c'est de s'aventurer sans réelles recherches organisées. Ani a beau passer l'index sur les différentes reliures en lisant les titres, rien ne l'inspire. Au bout d'une heure à regarder les différents rayons, ses recherches sont toujours sans la moindre trouvaille. Une dernière allée et elle abandonnait. Toutes ces recherches l'avaient plus épuisée et embrumée l'esprit qu'elles ne l'avaient apaisé.

Mais alors qu'elle parcoure sans vraiment d'espoir le dernier rayon qu'elle comptait faire. Elle se heurte à un obstacle. Il y avait quelqu'un au milieu de l'allée et, plongée dans sa contemplation des différents ouvrages, elle ne l'avait pas vu. Le choc n'avait pas été violent, Ani n'allait pas vite. Elle l'avait juste bousculé. Elle n'avait pas réellement saisi qu'un obstacle lui barrait la route, tourné fasse aux étagères, et entre la phrase qui résonnait, les plantes, elle avait quelque soucis de concentration. Assez important. En fait. Elle ne faisait que contempler le titre "La Mare au Diable" de George Sand, elle sait qu'elle est bloqué, mais a du mal à émerger du brouillard intense qu'il y a dans son esprit.

« The time is out of joint »

Oui. C'est tout ce que tu trouves à dire. Même pas un pardon. En fait t'avais même pas percuté que quelqu'un arrêtait ta course. Parce qu'il n'y a que ça dans ta tête. « The time is out of joint ».

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Dim 27 Jan - 20:14




Il parcourait les différentes étagères, à la recherche d’un de ces livres qui attirent sont attention. Suite à cette fille qu’il avait rencontré dans l’infirmerie, il avait besoin de se vider la tête, de ne plus penser à rien, de s’évader. Et lire était un de ses meilleures moyens.
Au début il avait penché pour de la poèsie avec Victor Hugo, Rimbaud ou Verlaine. Mais rapidement il avait fini par se tourner vers des romans policiers. Crime et Châtiment de Dostoïevski l’avait un peu attiré, mais il l’avait reposé après en avoir feuilleté quelques pages. Cette forme d’écriture ne l’inspirait pas aujourd’hui.

Il fit quelques pas dans cette salle remplie de livres puis arriva au centre. Que pouvait-il prendre ?
Voulait-il prendre quelque chose ? En fait non, il le savait bien. Il ne trainait ici que par pur plaisir mais aussi parce que cette salle lui procurait une impression d’être apaisé.
Oui, c’était bien le mot, apaisé. On entendait ici la moindre respiration, le moindre pas, le moindre froissement de papier. Tant et si bien que l’on pourrait croire que l’on pourrait peut être entendre le battement de quelques cœurs. Dimitri ferma les yeux et commença à faire son rituel.
Il tendit son doigt devant lui et tourna sur lui-même durant quelques secondes puis, avant d’avoir le tournis, il s’arrêta et s’avança vers la rangée où était pointé son doigt. Le S.
Il s’avance et ne remarque pas que quelqu’un vient d’entrer, trop pensif après une telle journée.
Le jeune homme s’avança et rentra dans les rayons pour parcrourir cette lettre S.
Sénèque, Shakespare, Saint Augustin… Non c’était trop classique.

Il continuait de chercher quand des pas se firent entendre avec un peu d’intensité, mais toutefois évasif. Quelqu’un parcourait les rayons ? Il haussa les épaules, tant mieux pour eux. Lui n’arrivait pas à trouver pour l’instant ce qu’il désirait. Il leva la tête avec son air tout aussi dépité que d’habitude, ou du moins de ces temps ci, et remarqua un petit livre qui sortait du lot. Un belle reliure, et comme malheureusement un livre était la plupart du temps jugé à son apparence il se mit sur la pointe des pieds et tenta de le saisir. Trop haut.

« Non mais vous rigolez-là », jura t-il

Il allait le saisir quand quelque chose le poussa tout d’un coup pour le déséquilibrer. Surpris, il ne prit meme pas la peine de crier son mécontentement, trop obsédé par ce livre qu’il allait devoir chercher maintenant qu’il l’avait perdu du regard. Toutefois, il observa d’abord l’individu qui l’avait bousculé. Une fille. Il ne tombait que sur ça en ce moment. Elle ne dit que ces quelques mots : the time is out of joint.

Pas d’excuse, non, cela serait trop facile sinon. Juste cette phrase. Il resta muet quelques secondes, cherchant à savoir où il l’avait entendu. La réponse lui vint en tête au bout d’une vingtaine.

« Oui. The time is out of joint. Hamlet. Shakespeare. »

Il ne savait pas pourquoi, ces mots l’avaient adoucis. The time is out of joint. Etait-ce parce qu’il pensait être tombé sur une fille aussi férue de livres que lui. Il ne savait pas trop.
Il remarqua que la fille ne le remarqua presque pas, mais il voulut quand meme lui donner un coup de main. Il avait vu Shakespeare il y a quelques secondes. S. S. S. SH. SHA. SHAKESPEARE. Il prit le livre Hamlet et alla rejoindre l’inconnue qui continuait de parcourir les rayons. Il lui tapota dans le dos. Elle se retourna.

« Hamlet. Shakespeare. Tiens c’est dedans. »

Il lui tendit le livre en attendant de voir ce qu’il allait se passer. Allait-elle le prendre ? Lui crier dessus parce qu’il l’aidait. Il ne savait plus trop ce qui pouvait l’étonner désormais. Il se contenta d’essayer de faire un sourire amicale.


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Aniela N. Glinczanki
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Mar 5 Fév - 19:38

Elle commence à sentir qu'il y a un obstacle dans son parcours, son doigts est resté planté devant « Ruy Blas » de Victor Hugo depuis bien trop longtemps. Cela a pour effet de la sortir un peu de sa transe, mais pas complètement. Elle est là à essayer d'avancer, sans succès. Soudain une voix grave se fait entendre, mais elle ne semble pas l'entendre la première fois, il n'y a plus de blocage et elle recommence à parcourir le rayon. Puis, elle sent une main sur son épaule, la voix grave se fait entendre de nouveau, Hamelet, Shakespeare... L'œuvre te revient. Et soudainement cette mélodie inaudible qui la brouillait de ce monde se tut. Elle semble revenir vers la lumière, elle remarque enfin la présence du jeune homme. Elle se retourne, regarde un instant le livre qu'on lui tant sans vraiment y croire, sans vraiment oser y toucher. Est-ce qu'elle peut ? Mais il semble le lui offrir avec un tel sourire sur son visage. Alors elle aussi le lui rend, un sourire radieux se forme sur son visage qui était si pâle et si inexpressif quelques secondes avant, elle tend les mains, attrape délicatement le livre, le feuillette et trouve le passage qu'elle recherchait. Elle le survole rapidement avant de lever la tête vers son ange gardien. Parce que oui, il l'avait sauver.

« Merci beaucoup ! Merci ! Vraiment ! Tu n'imagines pas ! Tu me sauves là ! J'avais cette phrase dans la tête depuis ce matin et c'était juste plus atroce que quand j'entends la vieille forêt de cette île terrifiante. Merci beaucoup ! Je ne sais pas comm... »

«  Ssssssh ! »

On la coupe dans son élan. Comme toujours, elle s'est trop emportée, comme toujours Ani a fait la Ani bavarde et dans une bibliothèque ça ne fait pas bon ménage. Alors elle se tait, elle met ses petites mains devant sa bouche, un air surpris et gêné. Elle veut cacher sa bêtise. Elle avait oublié où elle se trouvait, évidemment. Un air enfantin dans les yeux, elle est comme un de ces enfants qu'on a failli attrapé en train de faire quelque chose d'interdit. Elle retire ses mains de devant sa bouche, esquisse un sourire et chuchote au jeune homme.

« Je ne sais pas comment te remercier. Et je suis désolée de t'attirer des ennuis. »

Elle reporte son attention au livre qu'elle tient dans ses mains, des souvenirs reviennent la hanter. Elle se souvient encore du jour où elle avait du apprendre ce texte pour le cours d'anglais. Elle s'en souvient très bien. Elle n'avait jamais pu le réciter, Synchronicity avait disparu avant. D'un regard triste elle fixe le livre, sans rien dire, essayant de se faire oublier des autres usagers de la bibliothèque qui gardait un œil sur elle. Ces gens étaient obsédé par le silence et le calme. C'était impressionnant. Elle relève la tête, revoit le visage du jeune homme, un sourire se dessine de nouveau sur ses lèvres. Il ne lui dit rien, elle ne se souvient pas lui avoir déjà parlé avant. Voilà déjà plus d'un an qu'ils étaient arrivé à Virtus Insania, mais il est vrai que l'intégration restait encore difficile pour Ani. Cette école n'était pas faite pour elle. Trop rude. Trop froide. Trop sombre. A dire vrai elle a quand même fait des rencontres merveilleuses à Virtus, ce qui pouvait paraître étonnant pour elle avec l'atmosphère de cette école. Oui, Ani ne l'aimait toujours pas. Elle reporte son attention sur son sauveur et reprend, avec peut-être un peu trop de vie.

« Au fait, je m'appelle Aniela, je crois pas qu'on se connaisse, je suis de Synchro. Enchantée ! »

« Chut ! »

Voilà, elle se faisait de nouveau reprendre, et de nouveau ces petites mains venaient cacher sa bouche un peu trop bavarde et bruyante.

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Sam 9 Fév - 10:48




La fille en face ne savait décidément pas tenir sa langue, ce qui le fit sourire car il devait l’avouer, il lui arrivait aussi de parler sans cesse. Certes la bibliothèque était son sanctuaire donc normalement pas question d’y parler, mais là il y avait exception. Il avait été surpris qu’un élève de Synchro s’interesse à la littérature. D’habitude il n’y avait que des matheux, si bien qu’il se demandait parfois ce qu’il faisait ici. Shakespeare. Aimait-elle ? Peut être. En tout cas elle cherchait un ouvrage de l’auteur en question.

Elle avait cet air de petite fille qui traine dans les rayons pour la toute première fois, en craignant de tout casser si elle touchait malencontreusement quelque chose. Et il devait l’avouer, ça lui plaisait. Il aimait bien cela puisqu’il considérait lui-même les ouvrages de cet espace comme des trésors sacrés que personne ne voulait toucher. Et que seules ses mains désiraient prendre. Il décida donc de lui livrer quelques secrets qu’il accumulé avec son expérience, en sachant toutefois qu’elle pouvait bien connaitre.


« Salut moi c’est Dim’, bon choix Shakespeare et si tu aimes bien le théâtre tu pourrais lire Molière ou Racine. Comédie ou Tragédie selon ton gout. Les Français ne sont pas si mauvais en qualité de livre, après c’est sûr qu’on ne compare pas à Shakespeare. »chuchota t-il doucement

Il était si heureux qu’il décida même d’aller lui en choisir. Il lui fit signe d’attendre et parti à la lettre M puis à R er revint avec deux livres fins qu’il lui tendit. Certes un peu poussiéreux vu qu’on ne les consultait pas souvent, il s’agissait toutefois pour lui de grandes œuvres littéraires, sentimentalement.

« Tiens, voila L’Avare de Molière et Bérénice de Racine, ça devrait te plaire je pense. Meme si c’est différent de Hamlet. »chuchota t-il doucement

Il lui tendit tout en espérant voir à nouveau un sourire sur son visage. Il remarqua toutefois qu’elle cherchait à savoir si elle l’avait déjà vu quelque part à la manière dont elle le regardait. Ce qui le fit sourire davantage.

« Je suis de Virtus, ne cherche pas à savoir si tu m’as déjà vu, je reste toujours dans mon coin pour être tranquille. Personne ne vient me déranger, je ne dérange personne. Même si parfois c’est lassant de parler aux livres seulement »



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Aniela N. Glinczanki
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Sam 11 Mai - 20:29

Elle ne comprend pas trop ce qu'il se passe. Mais en un rien de temps, Ani se retrouve les bras chargés de livres que le jeune homme lui tendait. Enfin juste deux livres, mais elle failli les faire tomber dans la surprise. Heureusement, elle réussi à les prendre bien en main, elle avait causé assez de bruit comme ça dans la bibliothèque. Elle ne veut pas qu'on l'expulse. Son regard passa des livres aux garçon, ce jeune homme avait un peu étonner la Polonaise qui le regarde à présent avec des yeux ronds. Elle regarde les titres des livres. Elle n'ose pas parler. Oui pour la première fois, Aniela ne sait pas quoi dire. Ce garçon l'a complètement prise de court. D'habitude, c'est elle qui fait des choses comme ça. C'est elle qui encombrait les gens d'informations et de paroles, pas l'inverse. Même avec Yugi elle arrive à en placer une, mais là, cette action a été si spontanée, si imprévisible... Qu'elle n'en trouve plus ses mots. Alors oui, Aniela est étonnée, Aniela a du mal à y croire

Elle regarde un instant les livres qu'elle tient à présent entre ses mains. Elle connait l'avare. Il lui semble qu'elle avait étudier la pièce au collège. Elle se souvient même d'un passage qu'elle avait dû apprendre par cœur et réciter par la suite devant toute la classe. Elle avait eu une bonne note lui semble-t-il. En y repensant, Aniela se rend compte que ses années au collège lui paraissent bien lointaine. Pourtant avec ses dix-sept ans, c'était il n'y a pas si longtemps. Un sourire mélancolique se peint sur ses lèvres. Avec tous les évènements qu'elle a pu vivre jusqu'à présent, l'époque avant Synchro, avant l'attentat, avant Virtus, lui semble dater d'une éternité. Une éternité qui ne manquait pas de lui rappeler la réalité de temps en temps ceci dit.

L'autre ouvrage est totalement inconnu à la jeune fille. L'auteur, Racine, évoque rapidement quelques souvenir, mais rien de bien précis. A sa connaissance, le mot Bérénice s'associait à une fleur et rien d'autre dans son esprit. Elle fixe de nouveau les livres, les serre bien entre ses mains et regarde le jeune homme. Il lui dit qu'il est de Virtus mais qu'il est souvent discret et que c'est surement pour cela qu'elle n'arrive pas à le reconnaître. De toute façon, Ani ne connait pas grand monde de Virtus. Elle ne s'est pas trop mêlée aux autres et les gens ne l'approchent guère sans qu'elle fasse le premier pas. Son handicap avec son plâtre au bras en avait dissuadé quelques uns, sans oublié son caractère peu... discret, ses cheveux verts. Et même sans son plâtre, elle continu de faire tâche dans le paysage. Elle lève la tête, étudie le jeune homme, qui à l'air très sympathique en fait, pour réussir à prendre de court Ani, il ne peut être que sympathique.

« Merci beaucoup... Dimitri, j'ai de quoi lire grâce à toi ! »

Elle lui lance un de ses sourires dont elle à le secret, avant de reprendre d'une voix un peu trop forte, un peu trop emballée par la situation.

« J'ai rarement rencontré des gens qui s'y connaissent un tant soit peu en littérature. Il y a bien quelques Faithbee, mais tu sais ce qu'on dit, les Springties et les Faithbees ne s'entendent pas trop. Enfin c'est pas si vrai, j'ai de très bons amis en Faithbees... Oui parce que je suis Springties et... »

«  Shhhhhhhh »

Elle lâche un petit « oups » avant de remettre ses mains devant sa bouche. Décidément. Elle n'arrivera jamais à arrêter de parler et assimiler le mot « discrétion ». Elle reprend en chuchotant :

« Je suis désolée, je suis souvent trop bruyante... Mais je voulais savoir, je connais l'avare, mais je n'ai jamais lu l'oeuvre en entier, on a étudié quelques extraits quand j'étais au collège, je connais la réplique par coeur d'Harpagon lorsqu'on lui vole sa cassette. Par contre je ne connais pas du tout Bérénice, c'est de la comédie ?  »

Et elle fini sa phrase sans un « shh ». Il y a du progrès dans l'air.


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Mer 15 Mai - 20:22




Elle lui fit un petit sourire et le remercia. Comme d'habitude, des Shht se furent entendre, sauf dans sa dernière question. Racine hein ?... De la comédie ? Un sourire amusé se dessina sur le visage de Dim', cette fille était amusante. Apparemment il la prenait de court en parlant le plus, ce qui n'était pas dans son habitude. La plupart du temps, il restait silencieux, observant. S'il parlait ce n'était que pour tenter de faire évoluer la situation, enfin c'était ce qu'il pensait.
Il observa les livres qu'il lui avait donné et qu'elle tenait dans ses bras puis se décida à lui expliquer.

« Non, Racine ce n'est pas vraiment de la comédie, si tu penses ça tu risques bien d'être surprise en commençant à lire, c'est de la tragédie. Tu sais ce truc littéraire où tout le monde meurt. »

Il était tout d'abord tenté de lui expliquer les origines de la comédie et de la tragédie, mais il devinait que ça allait la soûler, après tout on était pas en cours ici, seulement dans une bibliothèque avec seulement des scientifiques. Mais ne pas lui expliquer lui posait problème, il la trouvait super cette fille, toute aussi timide que lui, voir peut être un peu plus. Alors il décida de se lancer.

« La comédie c'est l'inverse de la tragédie. Mais si ça se trouve tu connais déja la tragédie, je suis vraiment con des fois. Tu as dit que tu étais de Synchro ? C'est bon tu arrives à t'y faire à Virtus ? Moi au début je pouvais m'y faire, un véritable enfer, je passais mon temps à la plage ou dans la bibliothèque »

En parlant de bibliothèque, une lumière fit irruption dans son esprit. Le livre. Il recula de quelques pas et regagna la place où il se trouvait quand il s'était fait bousculé par Aniela. Il regarda quelques minutes sous l'oeil apparemment amusée de son amie littéraire et le trouva enfin. Il fit quelques sauts répétés tout en essayant de ne pas faire trop de bruit et le saisit enfin. Il regarda couverture. Belle, très belle. Il parcourut les premières pages et s'aperçut qu'il s'agissait du Père Goriot de Balzac, encore un imbécile qui ne savait pas ranger les livres. Il s'approcha d'Aniela et afficha un grand sourire.

« Je n'arrive pas à choisir mes livres, je les choisi au hasard, celui là avait attiré mon attention »

« Sssht »

Et voila, lui aussi se mettait à parler un peu trop fort, en même temps il fallait s'y attendre. Enfin, ce n'était pas comme si les autres travaillaient. On venait surtout ici pour dormir, il fallait l'avouer.

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Aniela N. Glinczanki
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Ven 21 Juin - 19:51

Bien sûr qu'elle connais la tragédie. Quelle question. Le garçon avait manqué d'un peu de tact sur ce coup là quand même car quoi qu'on en dise, Ani n'a toujours pas fait le deuil de Synchronicity. Parfois elle espère encore recroiser dans le couloir le regard aveugle de Kylian, lui sauter au cou, mais vite rompre l'étreinte, parce qu'il n'aime pas quand elle s'agite trop, puis lui raconter les deux-trois évènements marquants de sa journée. Elle espère encore croiser Alan et débattre de sujet absurdes, tomber nez à nez avec Misty et lui dire, comme d'habitude, qu'elle est odieuse. Non elle ne pouvait pas accepter que tous ces gens, si jeune, si innocent soient mort ce jour là. Morstorm était bien revenu, Cass aussi. Et puis, c'est plus facile de penser cela plutôt que d'affronter une réalité trop difficile à accepter.

Il lui fallu beaucoup de volonté pour ne pas lâcher une larme à la pensée de Synchro. Elle se force à penser à autre chose. Aux plantes, aux livres qu'elle a dans les mains, à ce garçon, sur ce qu'il a dit juste après, Virtus, l'adaptation. Oh les choses avaient été très difficiles et compliquées. Entre le plâtre, l'intégration, et les évènements tumultueux du début. Les choses avaient été très compliquées même. Ceci dit, elle y a fait de très bonne rencontre et a fini par s'habituer à cette vie. Bien qu'elle regrette toujours la liberté de Synchro.

« C'était difficile au début. En plus je suis arrivée avec un bras dans le plâtre alors pour écrire les cours c'était galère... Et votre directeur est terrifiant je trouve ! »


« Ssssh ! »


Oups. Les mains devant la bouche, tu reprends plus doucement :


« Mais on s'y fait. »


Elle soupire, déciment elle ne s'y fera jamais. Rester calme et silencieuse n'était vraiment pas une chose faites pour elle. Franchement. Qui aime le calme et le silence. Comment peut-on vivre dans un tel état. Tout le monde sauf elle en fait, si seulement elle n'entendait pas toutes ces brindilles se plaindre tous les quarts d'heures que l'homme est mauvais, qu'elles ont soifs, que rien ne va. C'est tellement fatigant et ça rendrait n'importe qui complètement fou.
Alors qu'elle rumine sur les défauts de son don merveilleux, elle voit le jeune homme partir. Il semble rechercher un livre de nouveau. Elle espère qu'il ne va pas lui en redonner un, car elle va bientôt avoir du mal à tout tenir entre ses bras si ça continue. Elle l'observe d'un oeil attentif, en prenant soin de ne pas se faire surprendre par ce dernier. Il tire un livre à la couverture magnifique. Il semble de feuilleté. Ani se rapproche doucement essayant de lire par dessus son épaule (ou plutôt par le côté). Mais il se retourne vers elle à ce moment. Surprise elle se redresse, un sourire béta aux lèvres. Il lui explique qu'il choisi ses livres au hasard et que ce dernier avait attiré son attention. Il avait parlé un peu fort et le fameux « ssssh » se fit entendre. Elle du retenir un gloussement. Au moins elle n'était pas là seule à oublier d'être silencieuse.

« En général je lis plutôt des documentaires que de la littérature. Je veux dire, j'aime bien les livres qui parlent des choses et non pas qui racontent une histoire, mais j'aime bien la science fiction par exemple. J'trouve que la manière de voir le future est amusante et donne à réfléchir. J'aime bien les romans historique aussi, surtout ceux à l'époque du XVII-XVIIIème siècle... Mais aujourd'hui j'avais cette phrase dans la tête et je voulais absolument retrouver l'oeuvre. Alors quand il s'agit de prendre un livre pour le plaisir de le lire, j'avoue que je fais un peu comme toi. »

Elle s'est emportée, elle a beaucoup parlé, mais pas trop fort. On ne lui a pas fait ce « sssssh ». Elle progresse. Elle se rapproche un peu de lui, pose son regard sur le livre qu'il tient dans la main et demande d'une voix douce :

« Qu'est-ce que le sort t'as fait prendre dis moi ? »
 

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