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 Selfish (libre)

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Alessa L. Morreti
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Dim 29 Juil - 23:46


I'm in control tonight


Splendeur le jour, iridescence la nuit.

Tu aimais ce contraste qui séparait ces deux mondes, comme s’il faisait partis d’une dimension différente. L’un comme l’autre t’attirait comme un papillon. Tu te plaisais sous les rayons du soleil, allongée dans l’herbe au bord de l’eau, tout comme tu étais attisé par les lumières et la fièvre des soirées. Toute cette énergie que tu déployais dans la journée pour rire, courir et sauter quand la lumière était naturelle, tu l’utilisais pour danser et te laisser griser par l’ambiance sous les spots colorés.

Ce soir là, tu avais suivis un groupe de fille qui avait mis des talons trop haut et des jupes trop courte pour aller frétiller de la fesses devant (ou même contre) quelques charmants spécimen français. Pour ta part, tu avais juste envie de d’entendre quelques basses, t’enivrer juste un peu, juste assez pour avoir cette sensation de flotter à chaque pas, ce qui n’était généralement pas si éloigné de la réalité dans ton cas. Ta tenue était plutôt quelconque, tu n’avais pas vraiment fait d’effort sans pour autant complètement te laisser aller. Après avoir noué tes cheveux de façon relâchée, tu avais enfilé un t-shirt au col suffisamment large pour tomber un peu en dénudant l’une de tes épaules, descendant assez bas pour cacher en partie le short que tu avais par la suite enfiler. Rien de trop lourd, rien de trop serré. A tes pieds, tu avais rapidement coincés tes orteils dans une paire de ballerine en nid d’abeille tout en sachant qu’il ne te faudrait pas dix minutes pour les retirer une fois sur place.

Une fois arrivée à l’endroit où se tenait la soirée, tu sautillais comme une enfant à sa première boom. Les meubles avaient été poussé contre les murs pour permettre d’avoir le plus d’espace possible. Rapidement entrainer par l’ambiance, tu trempas tes lèvres dans le verre d’une amie avant de balancer tes chaussures qui te gênait déjà, dans un coin. Trois pas léger et tu étais déjà au milieu des gens, fermant doucement les yeux avant de te laisser envahir par la musique, un sourire accroché à tes lèvres. Ce n’était pas toi qui dansais sur la musique mais la musique qui te faisait danser. Parfois, quelqu’un venait se joindre à toi, le temps de quelques minutes, le temps que tu t’en lasses, le temps qu’il ou elle t’étouffe. Et tu repartais dans le plus beau duo que tu avais. Toi et la musique. Le balancement de tes cheveux sur les basses. L’ondulation de ton corps au fil des notes.

Au bout de plusieurs minutes de rythme au pulsation grave, tu t’installas sur le coté, choisissant une boisson sans-alcool pour simplement te désaltérer. Même au repos, tu continuais de battre la mesure du point, fredonnant alors que tes yeux se fermaient doucement pour profiter de la musique par moment.

Etre seule n’était pas quelque chose que tu appréciais mais dans une salle aussi remplie, tu ne remarquais pas cette solitude. Mais peut-être qu’elle n’avait pas échappé au regard de quelqu’un d’autre.

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William Lawford
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Dim 12 Aoû - 17:27



« Soirée d’intégration des invités étrangers ». C’est l’excuse qu’on a sorti pour faire cette fête démente. Personnellement, j’ai rien à y voir, je comptais même pas venir, mais on m’a plus ou moins traîné par la peau du cul. C’est chiant d’avoir des amis fêtards.

Comme d’habitude quand je suis à une soirée contre mon gré, je vais bouder sur le bar. Danser ? Et puis quoi encore ? Faire un strip-tease en chantant la Marseillaise ? Non merci, je suis bien sur ma chaise, avec mon verre qui roule entre mes doigts, sans que j’ose l’entamer. Je sais ce qui arrivera quand j’aurai bu la première gorgée. J’en prendrai une deuxième, puis l’ennui s’installant, une troisième. Au final, je n’aurai d’yeux que pour mes verres, et je finirai par boire comme un trou, histoire de voir la soirée passer plus vite. Mais… Ai-je une meilleure alternative ? Quitte à devoir rester, autant profiter du bar.

De toute façon, je tiens bien l’alcool. Sobre, je ne perds pas mes moyens. Ivre non plus. J’avoue que c’est bien pratique. Je peux boire sans avoir à me soucier des conneries que je vais pouvoir faire inconsciemment. Le pire qui puisse m’arriver, c’est marmonner dans mon coin sur le sens de la vie. Rien de bien grave. Juste un peu déprimant, mais j’ai l’habitude.
C’est sur mon cinquième verre que je sens un vêtement me frôler en coup de vent, sur ma gauche. Je tourne machinalement la tête et mon regard atterrit sur la taille d’une fille. Je la détaille sans gêne, des pieds à la tête. Une étrangère, j’en suis sûre. J’en suis à ma dernière année à Clever Cross, j’ai eu le temps de voir passer le monde, et cette fille… Inconnue au bataillon. En tout cas, elle est plutôt bien roulée. Et elle a l’avantage de l’être sans être vulgaire. Les talons aiguilles et les minijupes, ça devient trop facile au bout d’un moment.

Je vous arrête tout de suite, j’ai beau avoir bu et être un adolescent plein d’hormones, je vais pas la mettre dans mon lit. Correction, je me demande si j’ai des hormones, en fait… Ca m’arrive souvent de constater la beauté, voire la sensualité, mais au final, c’est comme tout le reste : je m’en désintéresse vite.

Du coin de l’œil, j’observe la brune boire son verre, tranquillement. Et comme j’ai rien de mieux à faire, je lance sur un ton égal :

« Alors dis-moi… T’es chez les tarés ou chez les élitistes ? »

Ma façon à moi de demander russe ou allemand. J’ai beau ne pas vraiment m’informer sur les écoles de Misaya, je connais quand même la renommée de Synchronicity, et la dureté de Virtus Insania. La brune s’est retournée au son de ma voix, mais comme elle tarde à répondre, un doute se forge dans mon esprit.

« Tu parles français, quand même ? »

Ca serait con de devoir lui faire des signes pour me faire comprendre. Quoique, je ferai rien du tout. Je retournerai juste dans ma bulle de solitaire silencieux et on oubliera tout ça.


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Alessa L. Morreti
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Dim 12 Aoû - 23:15



Croquant dans une tranche de citron en jouant avec ton gobelet entre doigts, tu regardais la masse d’élève bouger en rythme, presque mué d’un même mouvement. C’était enivrant d’être au milieu de tout ce monde mais c’était presque magique de tous les voir d’un point de vue extérieur. Ca avait quelque chose d’hypnotisant même, tu n’arrivais pas à détacher ton regard alors que tu chantais à mi-voix, complètement couverte par la musique assourdissante qui te donnait le tournis. Coinçant le bord de ton gobelet vide entre dents après y avoir déposé l’écorce de ta rondelle de citron, tu finis par tourner la tête, entendant une voix toute proche de toi, ton regard croisant l’œil de ton voisin qui était si discret jusqu’à maintenant que tu ne l’avais même pas remarqué.

Tu lui souris, un peu gênée. Avec toute cette musique, tu as bien entendu qu’il te parlait mais tu n’as pas entendus ce qu’il t’a dit. Tu lâches le gobelet pour le poser sur le bord de la table et tu t’accroupis à son niveau, posant tes coudes sur ses genoux (même si ne doit même pas le sentir grâce à ton don), entendant bien mieux sa deuxième phrase.

    « Oui, oui. Je parle bien français, ne t’inquiète pas. » t’empressas-tu de lui répondre juste assez fort pour couvrir un peu le bruit de la fête afin qu’il vous entende, toi et ton accent chantant. « Mais avec la musique, je n’ai pas du tout entendu ta première phrase. »

Un petit clin embarrassé alors que tu lui tires la langue, tu finis par ponctuer ça d’un léger rire. Restant appuyé, tu l’observes un peu. Plutôt mignon, plus vieux que toi, visiblement pas vraiment ravis d’être ici. Tu ne comprenais pas pourquoi des gens qui n’aimaient pas la foule et le bruit, se laissaient entrainer au milieu de fête comme celle-ci. En plus, ce n’était pas très sympa de la part de ses amis de l’avoir laisser ici tout seul.

    « Tu sais par contre, tu as eu de la chance. J’aurais pu ne parler qu’italien et anglais. A Virtus, tout le monde est obligé de parler en anglais, c’est une hor-reur ! »

Et soudain, tu réalises, que tu ne t’es pas présenter. Et que lui non plus d’ailleurs. Tu te redresses un peu, détachant simplement tes coudes de leur appuis tout en restant accroupie, et tu lui tends ta main, souriant de plus belle.

    « Au fait, moi c’est Alessa. Et toi ? C’est quoi ton petit nom ? »

Tu adorais faire de nouvelle rencontre. Et puis, tu n’allais pas le laisser rester tout seul dans son coin. C’était trop triste.

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William Lawford
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Lun 13 Aoû - 21:45


Elle se plaint du boucan qui règne autour de nous. Moi aussi, j’arrive à peine à entendre ce qu’elle dit, bien qu’elle se soit rapprochée de moi. Je la laisse s’étaler sur mes genoux sans rien dire. L’alcool a tendance à me ramollir plus que je ne le suis déjà. Je n’ai ni la force ni l’envie de faire le mec qui veut pas qu’une fille le touche. Surtout si la fille en question a un haut assez large sur les épaules qui découvre un décolleté assez admirable.

Je rebondis sur sa réponse, en haussant un sourcil :

« Italien ? Tu es donc italienne ? »

Pas si étonnant que ça, en fait, j’ai jamais entendu parler d’école de Misayas en Italie. Il est donc bien possible qu’elle ait du migrer vers un autre pays. L’Allemagne, plus précisément, elle a finalement laissé échapper l’info sans avoir entendu ma question. C’était donc chez les tarés.

« Virtus, hein… T’as pas de chance ! »


Je parle un peu fort, même si j’aime pas ça et que ça fait pas très naturel, j’ai pas tellement le choix. Depuis quand tout est devenu si bruyant ? En arrivant, je ne me souvenais pas avoir été particulièrement agressé par les sons de basses assourdissantes qui couvrent tout le reste. Peut-être que c’est en parlant qu’on s’en rend compte. Je réponds assez brièvement, comme s’il s’agissait d’une simple formalité.

« Je m’appelle Will. Enfin, William. Dis, tu veux pas qu’on aille plus loin ? Ca commence à me casser les oreilles. »


Je n’oublie pas de prendre mon verre avec moi, bien sûr. Ca serait du gâchis.


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Alessa L. Morreti
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Mer 15 Aoû - 19:37



Tu ris un peu quand il te dit que tu n’as pas de chance et avec un clin d’œil, tu lui réponds dans ce qui aurait été à mi-voix dans des circonstances normales mais, dans cette salle où les basses couvraient les voix trop ténue, tenait plus du ton de la confidence.

    « En fait, j’ai faillis être à Clever Cross. »

Il se présente, enchainant rapidement sur la possibilité de s’éloigner un peu du bruit. Tu te redresses en acquiesçant d’un signe de tête, épargnant à tes cordes vocales un exercice inutile pour couvrir la musique qui résonnait. Tu repartis vers la table où tu avais posé ton verre et, ne le retrouvant pas, tu t’en servis un autre avec ce que tu pensais être un simple soda à bulle translucide, style 7up ou bien Sprite. Puis, tu reviens vers lui, du peu que tu t’étais éloignée, pour lui attraper la main et te frayer un chemin vers un endroit plus calme. Une balustrade, dont l’accès était offert grâce à une fenêtre ouverte, sur laquelle tu te hissas tranquillement.

    « Voilà ! Ici au moins, ou peut s’entendre parler plus facilement. Hein William. »

Tu ris un peu avant de porter ton gobelet à tes lèvres, grimaçant très légèrement sous la surprise. Ca, ce n’était clairement pas un soda mais plutôt un gin feeze. Tu n’avais rien contre l’alcool mais ils pourraient prévenir. Une fois remise de cette surprise, tu reportais ton attention sur ton compagnon pour la soirée.

    « Alors, alors. On t’a trainé ici contre ton grès hein ? C'est pas très cool vu qu'on a l'air de t'avoir laissé au plan au final. »

Tu étais curieuse de savoir pourquoi il était encore là alors qu'il était évident qu'il se faisait chier.

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William Lawford
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Ven 17 Aoû - 22:35



Je la laisse m'emmener à un des balcons de la pièce, sans protester. Mes oreilles sont aussitôt soulagées, et Alessa fait un commentaire là-dessus.

« Ouais. » j'approuve, simplement.

Je m’accoude moi aussi à la balustrade, sur le côté, ma tête tournée vers elle. Elle a l’air de ne pas trouver à son goût la boisson qu’elle a chopée en chemin. Je finis la mienne d’une traite, et froisse le gobelet d’une pression de main, sans plus de manières.

Elle reprend la conversation naturellement, sur la raison de ma présence. Je souris, assez amèrement. Elle a bien deviné toute seule.

« Exact. J’ai des amis pas très sympas, hein ? »


Gentille blague, bien sûr. Je lui montre d’un coup de menton quelques jeunes hommes, sur la piste de danse, en pleine action de drague plus ou moins subtile.

« Bah, j’ai pas voulu me joindre à eux, mais ils ont l’habitude et moi aussi. Quelque soit la soirée, je finis toujours sur le bar. Quitte à rencontrer une fille, je préfère le faire au calme, sans la moitié du capital sonore de la Terre qui couvre tout et qui fait qu’on finit par faire semblant d’apprécier la conversation, alors qu’au final, tout ce qu’on apprécie, c’est les seins ou les fesses de la fille. »

Waw. Jamais fait une phrase aussi longue de ma vie. Crue, en plus de ça. Faut croire que l’alcool fait faire des miracles.

J’ai toujours les yeux fixés sur ma bande de potes, et plus particulièrement sur l’un d’eux, une grande blondasse que je connais mieux que n’importe qui et que les conventions sociales aimeraient que j'appelle mon "meilleur ami".

« Tu vois, lui là-bas ? Mathias. C’est lui qui m’a forcé à venir. Et je te parie que s’il me voit ici, il va râler et me forcer à le rejoindre. »

Je tourne ma tête de façon à être dos à la piste, et cacher ainsi mon visage. Un soupir las glisse sur mes lèvres, silencieusement. Même comme ça, je suis pas être sûr de ne pas être reconnu.


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Alessa L. Morreti
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Sam 18 Aoû - 0:16



Quand il te désigne le groupe, tu te redresses un peu pour les observer. Ah, tu connais quelques têtes. Tu as l'impression d'en avoir écarté certains qui te collait trop quand tu dansais. Ou peut-être avoir vu des filles se frotter désespérément contre eux. Enfin, tu croyais. Mais peu importe, tu fais une moue en voyant l'un des garçons faire du rentre dedans avant de lever les yeux au plafond en voyant la fille gloussé. Vraiment, c'était lamentable. Même toi, tu n'étais pas aussi désespérante. Enfin, tu l'espérais. Si jamais tu devenais une de ses filles, tu priais pour que quelqu'un t'assomme, violement et sans la moindre retenue.

Et finalement, il reprit la parole. Tu fus un peu surprise car tu ne pensais pas qu'il était du genre à faire d'aussi longue phrase. Il t'avait semblé plutôt réservé. La fin de sa tirade te fit rire, malgré le fait que ca manque de tact. Mais au fond, tu t'en foutais du tact, c'était pour les mijaurées qui ne savaient pas appeler un chat un chat. A montrer ses seins au premier venus comme le faisait cette rousse à Virtus, on ne finit par être que ça aux yeux des garçons, alors ces filles là n'avaient vraiment pas à se plaindre que ce genre de réflexion finisse par franchir les lèvres de leur proie masculine. Et quant à toi, tu ne te sentais tellement pas concernée que dans le fond, ca ne te vexais pas le moins du monde, tu étais même plutôt d'accord.

    « Je te rassure, ca marche aussi pour les garçons. Enfin, sauf que vous n'avez pas de seins quoi. »

Tu bois tranquillement ton verre, tes joues se réchauffant au fil des gorgées. Tu jettes un œil vers la personne dont Will te parle, inclinant vaguement la tête. Un peu trop "m'as-tu-vu" pour te plaire mais il avait un petit charme que tu ne pouvais pas vraiment réfuter. Terminant ton gobelet alors que le brun se cachait, tu souris à ta tentative maladroite de s'effacer du décor.

Sans prévenir et profitant qu'il te faisait plus face à toi qu'à la fête, tu passas tes bras autour de son cou, posant ta tête sur son épaule en laissant ton souffle légèrement agité ses mèches plus longue dans son cou, jetant un coup d'œil vers le groupe d'amis au loin. Tu ne dois pas peser plus qu'une écharpe qu'il aurait posé sur ses épaules, si bien que s'il n'avait pas le parfum de ton shampoing près de lui, il ne pourrait presque pas savoir que tu l'as enlacé.

    « Ne t'inquiète pas, je vais te cacher va. »

Et tu ris. L'air de rien, il était plutôt confortable au final, du coup, la place de "paravent-anti-copain-collant" n'était pas particulièrement désagréable.

    « Et puis, encore moins de problème pour m'entendre. »

Tu fais quand même attention de ne pas lui parler trop fort, vu que tu es à coté de son oreille. Tu fermes un peu les yeux, la chaleur humaine avait toujours eu cet effet de t'apaiser même quand la fièvre d'une soirée te prenait. Avec le petit courant d'air de l'extérieur, ca faisait un équilibre parfait.

    « Ceci dit, c'est un peu triste de venir à une soirée seulement pour boire. Tu n'aimes pas danser? »


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William Lawford
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Mer 22 Aoû - 20:44


Donc les mecs sont les officiels ados en chaleur mais les filles ne valent pas mieux ? On peut s’en douter, en voyant l’application qu’elles mettent à provoquer les mâles, à coups de jupes courtes et décolletés plongeants. La réaction d’Alessa me fait sourire, discrètement. Elle a l’air autant dégoûtée que moi par ces tactiques de drague totalement crues.

Elle remarque sans peine ma tentative vaine pour me cacher, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle m’aide. Enfin… Pas de cette façon. Je me laisse prendre dans ses bras, sans rien dire. Elle a la peau chaude. J’ai l’impression de m’être enfoui sous ma couverture, dans mon lit. Or, quand on est dans son lit, bien au chaud, on n’a plus envie de bouger, pas vrai ? Surtout si l’endroit sent bon. Là, c’est pareil.

Elle souligne à mon oreille le troisième avantage d’être si proche d’elle. Le bruit, bien sûr. Ou plutôt, l’absence de bruit. Le plus agréable, c’est que si je me concentre uniquement sur sa voix qui me chuchote à l’oreille, je peux presque oublier le boucan aux alentours. Je réponds, sur le même ton :

« Oui. Continue de chuchoter, s’il te plaît. »

Et elle continue. Sans m’en apercevoir, j’ai enlacé sa taille de mes bras, moi aussi. Ca, pour être un paravent… Elle est la meilleure cachette que j’ai jamais trouvée. Aucun de mes potes viendra m’embêter s’il me trouve en « charmante compagnie ». Je devrai juste éluder les questions le lendemain, mais ça, ça devrait pas trop poser de problème. Je suis le roi du « Va voir ailleurs, j’ai pas envie là ».

« Non, j’aime pas danser. »

La réponse juste serait « Je ne sais pas » mais plutôt crever que de l’avouer. Pas que j’en ai honte ou quoi que ce soit. Mais en général, quand je réponds ça, les gens insistent « Oh maaaais siiii, viens, je vais t’appreeeeendre ». Non.

« C’est pas si triste que ça. Je m’ennuie pas vraiment… »

Menteur.

« Ca m’occupe, de boire et observer les gens. Et de temps en temps, je fais connaissance avec quelques uns. »


Comme toi. Sauf que je reste rarement avec eux plus de cinq minutes. T’as battu le record, Alessa.

« Dis-moi… T’as toujours été aussi légère ? »

C’est une réflexion que je me fais depuis quelques minutes, à vrai dire. J’ai beau sentir la présence de son corps, j’ai l’impression d’enlacer une bulle de savon. J’exagère à peine. C’est pas désagréable mais… Etrange, disons.

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Alessa L. Morreti
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Sam 25 Aoû - 14:26



Tu devais l’avouer, tu avais eu une petite appréhension quand tu avais utilisé ta technique ultime pour le dissimuler aux regards de ce groupe d’ami qu’il semblait vouloir éviter. Parce qu’il semblait plutôt solitaire et pas nécessairement très friand des câlins et autre dérivés. Il te faisait un peu penser à… ce garçon effacé qu’on oubliait et qui fuyait le contact physique avec qui que se soit depuis un incident à base de sauce tomate et de baiser forcé. Tu n’arrivais plus à te souvenir de ton nom… Enfin, tu t’étais préparé psychologiquement à ce qu’il s’éloigne ou t’éloigne, doucement ou non. Du coup, tu avais presque été soulagé quand il passe ses bras autour de ta taille, sans excès ou débordement et il te murmure presque de continuer de lui parler au creux de l’oreille.

Sur le coup, tu étais bien contente d’avoir le visage dans son angle mort parce que, surement aidé par le gobelet de gin tonic que tu avais avalé bien trop vite, un petit voile rose se posa sur tes joues alors que ta voix filait dans un léger rire discret. Il pourrait tomber les filles avec des catchs phrases pareil. Ta tête contre son épaule, tu fis une petite moue quand il t’annonça ne pas aimer danser. Tu ne connaissais pas beaucoup de personne qui n’appréciait pas, au moins, de faire quelques pas calme sur les notes d’un slow avec une charmante demoiselle au creux de ses bras.

Il enchaina sur quelque chose qui te fit pouffer légèrement d’un rire un peu moqueur, plus taquin en réalité.

    « Menteur. »

Il n’y avait vraiment rien d’enthousiasmant à regarder des gens se frotter les uns aux autres, voir plus parfois, en s’enivrant pour voir la fin de la soirée arrivée. D’une certaine façon, tu étais contente de lui avoir adressé la parole. Au moins, tu l’auras distrait et fait oublier l’ambiance morose et oppressante que devait être cette fête pour lui. Tu l’écoutais parlé, jouant un peu avec le bout d’une mèche plus longue de ses cheveux, laissant ton souffle calme glissé dans son cou.

Alors que tu allais répondre à la partie où il parlait de faire connaissance, il souleva une interrogation légitime qui te fit froncer le nez dans un sourire. Tu te redressas dans un mouvement qui ramena plusieurs longues mèches de cheveux sur ton visage, affichant un air fier et chafouin.

    « C’est magique hein ! »

Et tu ris. Parce que tu trouves ça chouette et qu’en plus, cette particularité te donne toujours un sujet de discussion.

    « Je n’ai presque pas de masse. Je dois donner l’impression de peser moins d’un kilo je crois. »

Enchainant avec un clin d’œil, tu continuas d’un ton faussement dramatique et menaçant comme si tu étais le grand méchant d’un film Disney.

    « Mais je pourrais aussi bien donner l’impression d’être plus lourde que du plomb. Diabolique n’est-ce pas ? »

Après avoir commencé un rire forcé de grand méchant diabolique qui devait s’apparenter à un « ohohohohohohoho », tu finis par rire un bref instant de façon normale. Et puis, après l’avoir observé un peu, tu avanças tes doigts vers le bandeau de William, sans la moindre intention de le retirer pour finir par poser le bout de tes doigts sur sa joue juste en dessous, inclinant la tête sur le coté.

    « J’adore ce coté pirate. »

Tu esquissas un sourire. Ta façon d’aborder le sujet sans y aller trop fort ou risquer de faire une gaffe. Tu éloignas ta main de son visage sans en rajouter d’avantage. Parce que c’était peut-être déplacer comme sujet. Alors tu te ravisas sur l’envie de savoir la raison de ce bandeau. Ca pouvait avoir quelque chose à voir avec son pouvoir ou simplement une blessure, un souvenir douloureux. On ne sait jamais de quoi est faite la vie des autres après tout.

Tu reposas ta tête sur son épaule, reprenant de façon parfaitement aléatoire.

    « Je suis sure que boire tout seul dans son coin en observant des bandes d’ado en chaleur se sauter dessus, c’est ennuyant à mourir. »

Puis dans un léger rire, tu ajoutas un petit détail nécessaire.

    « Sauf quand tu as bu assez pour rire de tout. »

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William Lawford
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Mar 28 Aoû - 22:50

Alessa n’a pas cru longtemps à mon excuse préférée « Ca m’occupe d’observer les gens ». Ouais, elle a raison. Je m’en fous, de regarder les gens. Enfin, ça peut être intéressant un moment, mais passé dix minutes, on a fait le tour. Ils sont tous trop prévisibles.

Je la sens triturer une de mes mèches de son doigt. Je ne proteste pas, mais je ne sais pas trop si j’apprécie ce contact ou pas. Dans d’autres circonstances, je l’aurai sans doute remise à sa place, mais là… Je sais pas, je réfléchis moins clairement. Je vais pas tout mettre sur le dos de l’alcool. Elle a sûrement une sorte de gentillesse qui me touche, sinon je l’aurais pas laissée me prendre dans ses bras. Et sûrement, au fond de moi, je lui suis reconnaissant de m’offrir une compagnie intéressante pour la soirée. Peut-être que demain, dans les jours qui suivent, on ne se verra plus mais étrangement… Ca me va. C’est mieux, en fait. Comme ça, elle restera toujours dans mon esprit comme une sorte de… « Fée de la nuit » ? C’est ridicule comme nom, d’accord, mais disons qu’elle prend la même place qu’une de ces femmes qui vous ensorcellent le temps d’une soirée et que vous oubliez le lendemain, mais ça arrange les deux côtés. Bref, un réconfort temporaire.

Brusquement, je sens ce petit corps rassurant m’échapper et j’affiche une mine un peu abasourdie, comme un enfant à qui on aurait retiré le biberon qu’il vient tout juste de commencer à téter. Une mine qui se change vite en surprise, devant la petite comédie théâtrale qu’elle entame. Pas de masse, hein ? Ou au contraire, une masse terrassante ?

« Oh c’est ton don, c’est ça ? Ouais… Assez flippant, j’avoue. » je commente, avec un minuscule sourire en coin.

Même si je ne suis pas à plaindre en matière de pouvoir inquiétant. Le mien est différemment vicieux, disons.

« Bah, je doute que tu t’en serves à des fins diaboliques. Je voudrais pas te vexer, mais… T’es pas crédible en méchante sorcière. »


Oh mais serait-ce une blague que je vois là ? Bravo, Will. Tu vois, quand tu veux.

Du coup, je ne vois pas arriver la main de la brune vers mon visage, et plus précisément, mon œil droit. J’esquisse automatiquement un mouvement de recul et une grimace quand je la sens trop proche de mon cache-œil. Heureusement, ses doigts n’échouent que sur ma joue. Elle aime mon côté pirate ? Hm. Je n’arrive pas à prendre ce genre de phrases comme un compliment, malgré que je l’aie déjà entendue plusieurs fois. Je rêve tellement de pouvoir me débarrasser de ce « côté pirate » que ça m’agace que les autres y voient un instrument de look.

Je reste silencieux, sans savoir que répondre. Heureusement, Alessa change de sujet, en revenant près de moi. Elle a dû sentir que c’était un sujet délicat et encore une fois, je lui suis reconnaissant de ne pas avoir insisté. Je lui dirai peut-être plus tard. Ou pas, d’ailleurs. On verra bien. Pour l’instant, je veux juste me laisser porter par cet instant totalement décousu, que les doigts magiques d’Alessa sont en train de tisser.

Son commentaire m’arrache un petit rire :

« Hn, ok, je suis cramé. J’ai pas mal bu. Mais t’as quand même tort sur un point : ce spectacle ridicule ne m’amuse pas plus pour autant. »


Je recule légèrement mon buste, pour la forcer à relever la tête vers moi. Je reste quelques secondes à observer son visage, que je saisis à deux mains. Elle est loin d’avoir des traits ingrats. Elle a même une sorte de charme timide, loin de ces beautés évidentes qu’on vous jette à la figure. Un visage petit, qui tient totalement dans mes mains d’homme, entouré d’une bataille de cheveux noirs pourtant si fins. Il n’y a pas que son pouvoir qui inspire la légèreté chez elle.

« Heureusement que j’ai trouvé quelque chose de plus intéressant, cette fois. »


Et, sans réfléchir, je l’embrasse. Oh, à peine. Un de ces baisers dont on se demande si on ne l’a pas rêvé. Je frôle juste ses lèvres, l’espace d’une seconde, comme un petit garçon qui voulait simplement satisfaire une curiosité, voir ce que ça fait de toucher les douces lèvres d’une fille. Sans rien ajouter de plus, je l’attire de nouveau dans mes bras, en posant mon menton sur le sommet de sa tête. Cette fois-ci, mes bras ne se sont pas timidement posés sur sa taille, je la serre franchement contre moi. Peut-être l’appréhension de sa réaction, après le geste que je viens de faire. Je ne veux pas qu’elle le prenne mal, qu’elle me lâche comme ça, non, pas maintenant, donc je l’empêche de partir.

« Reste encore un peu. »


Mon murmure est parti en fumée, évanoui dans le bruit de la fête qui ne me pèse pourtant plus du tout, étrangement.


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Alessa L. Morreti
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Mer 29 Aoû - 11:28



Lorsqu’il constate, à raison, que le rôle de la marâtre diabolique ne te va pas du tout, tu prends, durant l’espace d’une seconde, un air exagérément vexé, avant de lui donner raison d’un clin d’œil en souriant. Et pourtant, ce n’est pas non plus complètement vrai parce que tu es capable de te mettre réellement en colère, lorsqu’on s’en prend à des personnes importantes, pour toi. Mais c’est surement une chose que tout le monde fait alors c’est vrai, qu’en dehors de ce trait humain, tu n’es pas quelqu’un qui arriverait à être foncièrement mauvaise. Cependant, maintenant que tu y penses, pour Halloween, une tenue de méchante sorcière avec un panier de pomme pourrait être chouette.

Tu es rassurée par la suite de voir que le léger malaise que tu avais involontairement installé par un léger rire de sa part quand tu sembles avoir mis à jour un petit détail honteux de sa soirée. Il avait déjà un petit nombre de verre vide à son actif. Tu ris à ton tour. Toi, ca dépend des soirées. Il y a parfois des soirées où tu as tellement de mal à te laisser porter que tu es obligée de t’enivrer, juste assez pour oublier le reste. Mais ce soir, tu n’en avais pas eu besoin et d’ailleurs, le seul verre d’alcool que tu avais bu avait été accidentel.

Te laissant vaguement distraire par la musique en fond et les silhouettes qui bougeaient un peu plus loin, tu es tiré de tes divagations par ses mains qui se posent sur ton visage. Tu es surprise, lui adressant un regard interrogateur. Il a les mains tièdes, c’est agréable. Tu fermes un bref instant les yeux, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu ce genre de geste à ton égard et c’était toujours agréable. Même si beaucoup de gens pouvaient s’offusquer de ce genre d’initiative plutôt intime, toi, tu aimais être au contact des gens, tu aimais sentir leur peau sur la tienne, sans forcement que ca implique une relation quelconque entre vous. L’étau confortable de ses doigts est bien trop doux, comme si tu étais fragile, pour que tu t’en défasses, par surprise, gêne ou quoique se soit d’autre.

Sa voix résonne à nouveau, laissant tes paupières dévoilé à nouveau tes iris brunes, tes lèvres s’étirant dans un sourire à sa phrase, flattée et réciproque. Toi aussi tu étais contente d’avoir croisé quelqu’un comme lui ce soir. Parce que tu n’avais pas envie de t’amouraché avec quelqu’un que tu ne reverrais plus jamais d’ici quelques jours. Alors une compagnie agréable, un réconfort physique sans être charnel, simplement la chaleur d’une autre personne. Tu ne savais pas si « intéressant » était le mot juste mais il s’y prêtait plutôt bien malgré tout.

Et puis soudain. Une illusion ? Une divagation ? Un de ces rêves éveillé ? Tu aurais presque pu y croire si tu n’avais pas encore eu cette chaleur résiduelle sur tes lèvres, un petit gout que les siennes avaient surement eu en trempant dans les verres d’alcool, rien d’écœurant, juste assez pour donné un gout acidulé à ce mirage. Tu gardais les yeux rond de surprise, pas la surprise outrée, juste celle de l’imprévu qui vous prend sans prévenir. Un léger voile rouge sur pose sur tes joues, et tu remercies les organisateurs de la soirée pour la lumière vaguement tamisée qui doit en atténué les effets.

Ton visage se retrouve rapidement contre sa chaleur, presque prisonnière, de ses bras, de lui tout entier. Presque blottie tant il te garde contre lui, tu lèves juste un peu les yeux, apercevant le bas de son visage et sa mâchoire serré, comme s’il appréhendait ta réaction après son initiative. Tu esquisses un demi-sourire, fermant à nouveau les yeux en te calant plus naturellement contre lui, entre ses bras, quand il finit par lâcher quatre mots presque tremblants, qui sont mort à peine dessiner mais que tu as réussis à saisir un bref instant, comme de la fumée.

    « Je suis trop bien installée pour m’en aller. »

Tu attendis un peu, de sentir sa crainte s’étioler, ses bras se desserrer et son corps se détendre à nouveau. Aussitôt que tu fus un peu plus libre de tes mouvements, tu te tournas sans quitter ses bras, t’installant adossée à son torse, levant le nez vers lui pour lui sourire franchement, un de ses sourire enfantin qui te font froncé le nez et plissé les yeux, un petit hâle rosé toujours présent sur tes joues.

    « Tu pensais pas te débarrasser de moi aussi facilement, héhé. »

Tu te mis à rire, une main devant ta bouche sans toucher tes lèvres. Tu avais encore le mirage des siennes et c’était plutôt agréable alors, tu voulais le garder, juste un peu. Bien sûr, tu savais que ca ne voulait rien dire en soit. Et puis, c’était juste un baiser, tu n’étais vraiment pas du genre à demander l’alliance pour ce genre de chose. Il t’arrivait d’embrasser de manière enfantine, certains de tes amis sur les lèvres de la même façon.

T’amusant à tresser grossièrement une mèche de tes cheveux qui était passé sur le devant, tu finis par reprendre la parole.

    « En fait, je suis un peu une sorte de héro qui t’a sauvé d’une … d’une sbornia*. Flute… je me souviens plus du mot en français. »

Tu levas le nez vers ton interlocuteur, la mine contrariée envers toi-même.

    « Tu sais, quand on bois trop d’alcool. »

Et dire que jusqu’à maintenant, tu avais réussis à t’en sortir sans soucis et que, maintenant, ce fichu mot te manquait. C’était trop bête.

_______________________
* sbornia: une cuite

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William Lawford
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Mer 29 Aoû - 21:56

« Je suis trop bien installée pour m’en aller. »


Une phrase qui détend mes muscles, légèrement. Elle a réagi exactement comme je l’espérais. Cette fille aura été magique jusqu’au bout. Un sourire léger et je me détends encore un peu plus. C’est rassurant. Il n’y aura pas de prise de tête, ce soir. Et je suis sûr qu’il n’y en aura pas non plus demain. Elle est juste apparue au bon endroit, au bon moment. Là maintenant, j’ai un besoin urgent d’elle, demain, j’en aurai d’autres et elle aussi. Je ne suis pas en train de dire que je la jetterai comme un mouchoir usagé, mais notre relation aura une autre saveur, un autre but. Elle ne sera « la fée de la nuit » que le temps d’une nuit, justement.

Elle modifie notre étreinte en se calant dans mes bras, dos à moi. Je ne sais pas si c’est moi qui suis grand ou elle qui est petite, mais elle tient tout juste la bonne position quand elle lève la tête vers moi. C’est-à-dire qu’elle ne cogne pas mon menton, mais n’est pas trop basse non plus. Si je baisse le mien, nos visages sont tout juste à la bonne distance : assez proches pour que le contact de nos regards produisent quelque chose, mais assez loin pour que ça reste subtil. J’admire donc son sourire et ses joues, qui lui donnent un air enfantin.

Enfantin… Aussitôt, mon esprit embrumé par la boisson sélectionne le nom de May. Alessa est pourtant complètement différente. Mais un pincement me retient le cœur, ainsi que la phrase que j’allais répondre. Est-ce mal ce que je fais ? Devrais-je justement me débarrasser d’elle ? Je ne peux m’empêcher de ressentir un malaise vis-à-vis de cette folle aux cheveux bleus que j’ai rencontrée quelques jours plus tôt, un malaise inexplicable. Un sentiment de trahison incompréhensible.

Je chasse aussitôt cette désagréable pensée de mon esprit. Tout sera fini demain, de toute façon.

J’oublie du coup de répondre à son intervention, mais une seconde arrive vite.

« En fait, je suis un peu une sorte de héros qui t’a sauvé d’une … d’une sbornia. Flute… je me souviens plus du mot en français. Tu sais, quand on boit trop d’alcool. »


Elle est mignonne à jouer avec ses cheveux et à bouder, comme ça. Je fais mine de réfléchir, la mine amusée.

« Mmh…To get pissed ? Pardon, mes origines anglaises reviennent et le mot français m’échappe aussi… »

En vérité, le premier mot qui m’est venu à l’esprit est « une cuite » mais je ne l’ai pas dit. Ca m’amuse de la voir si contrariée pour si peu. J’ai envie de voir ce qu’elle est prête à faire pour avoir sa réponse, donc je laisse le sourire narquois sur mes lèvres, pour lui faire comprendre que je n’ai pas été tout à fait honnête.

« Et puis c’est pas tout à fait vrai, ce que tu dis. Je suis déjà en pleine sborgna-machin. C’est juste que je la tiens bien. » j’ajoute, sur un ton à moitié amusé, à moitié amer.

Mais demain, mon cerveau va taper du plomb contre la paroi, ça va être génial. Enfin, je m’estime déjà heureux de pas faire partie de la catégorie des gens qui entament des strip-teases improvisés à la moindre bouteille. Je pose mon front contre celui d’Alessa et ferme les yeux, gagné par une douce lassitude, tandis que des mots m’échappent dans un souffle :

« Mais je vais pas nier que tu m’as sauvé d’un ennui certain et certainement d’une déprime, donc merci... »

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Alessa L. Morreti
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Jeu 30 Aoû - 16:10



Tu grimaces quand il prend une expression anglaise. Toi et l’anglais… Tu as pour ainsi dire appris dans les chansons dont inutile de dire que tes capacités restaient réduite même si tu avais fais des progrès. Tu lèves les yeux vers lui et tu affiches un air encore plus boudeur quand tu vois qu’en réalité, il te taquine. Tu lui fais presque les gros yeux, pas crédible pour deux sous, surtout quand il tente de redire ton mot. Tu tournes la tête, boudant toujours, et tu le reprends en répétant le mot correctement.

Tu tournes à nouveau les yeux vers lui à la fin de sa phrase, notant dans sa voix une petite amertume. C’est sûr que venir à une soirée pour se saouler, ca ne doit pas être quelque chose de particulièrement chouette. Encore que, il disait plutôt bien tenir l’alcool et que, au vu de la situation, il n’avait pas l’alcool trop mauvais. Un peu entreprenant au pire mais rien de dramatique. Son front se pose sur le tien, laissant vos visages dans une proximité tel que, malgré l’ambiance bruyante, vous pouvez vous comprendre même en parlant dans un souffle.

Tu souris plus doucement quand il te remercie. Tu serais presque tenté de penser « encore » mais c’est la première fois qu’il le dit clairement en réalité. Sans quitter son front, tu redresses un peu le visage, vos nez s’effleurant juste un peu, sans d’avantage de contact entre vous.

    « Je suis contente aussi d’avoir trouvé aussi charmante compagnie, j’avais un peu d’appréhension vu que je ne connais pas tout le monde. Mais j’ai l’air d’être plutôt bien tombée. »

Un clin d’œil, un léger rire. Peu de gens se l’imagine peut-être mais derrière l’assurance et l’enthousiasme que tu fais exploser aux yeux des autres, tu as toujours cette petite crainte. D’être au milieu de gens trop différent de toi, de ne pas faire ou dire les choses qu’il faut. Tu avais eu une grosse frayeur quand tu avais maladroitement amené la conversation vers son œil. Tu avais eu très peur qu’il finisse par se détacher pour se lever et partir sans un mot, te laissant seule, assise sur ce bord de fenêtre. Tu aurais rit un peu bêtement, surement, en te moralisant et te traitant d’idiote avant de retourner danser sur la piste sans plus parler à personne d’autre. Parce que d’une certaine façon, il te fallait un peu de temps pour te remettre d’un échec, d’une erreur.

Mais tu n’avais pas vraiment à y penser parce qu’il était encore là, à se réjouir de ta présence pour égayer sa soirée et à l’accompagner dans sa…

    « Ah ! J’ai trouvé ! C’est « cuité » ! Ou un truc du genre ! C’est ça ? »

Presque, tu n’étais pas si loin que ca. Essaye encore petite Alessa.


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William Lawford
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Ven 31 Aoû - 10:39


Je ricane un peu, quand elle se met à bouder, mais je ne lui dirai pas la réponse. Oui, je suis un méchant petit garçon. Il faut croire que l’alcool me rend taquin. Ou plus spontané, peut-être, je sais pas... Plus détendu, en tout cas, c’est sûr.

Elle me chatouille le nez quand je la remercie. Je lâche, avec un petit rire :

« Aussi charmante compagnie ? C’est trop d’honneur. J’suis un mec chiant, en vrai. »

C’est un miracle que j’aie réussi à être aussi à l’aise avec une fille. D’habitude, elles me font fuir. Alessa est différente, elle est… naturelle. Je ne sais pas exactement comment elle a réussi à gagner ma confiance, mais c’est fait.

Mon visage s’est un peu froncé quand elle a avoué son appréhension. J’y pensais pas vraiment, mais c’est vrai que ça doit pas être simple pour eux de s’intégrer. Au final, on voit plutôt des petits clans se former, et ils restent toujours entre eux. Alessa pourrait presque avoir l’air d’une aventurière, à se caller de cette façon entre les bras d’un français qu’elle vient de rencontrer. Remarque, c’est moi qui l’ai prise dans mes bras...

Elle remet à ce moment-là sur le tapis sa sborgna française. Décidément, ça la tracasse. Allez, elle a presque trouvé. Je repousse un peu son nez avec le mien, comme s’il s’agissait d’une pichenette.

« Mais non, on dit une cuite. Idiote. »

Elle l’aura eue, sa réponse. Je baisse mon regard vers le sien, hésitant à ajouter quelque chose par rapport à ce qu’elle a dit tout à l’heure. Ou plutôt, je cherche comment l’exprimer, sans que ça paraisse être une façon de faire des avances. Ce n’est pas mon intention envers Alessa. C’est juste que ça serait pas mal que je serve moi aussi à quelque chose. Après tout, elle m’a bien remonté le moral pour toute la soirée et ça me dérangerait pas de la revoir, la tête plus froide, donc je finis par proposer, en pesant mes mots :

« Hm. Si tu te sens perdue ici ou que tu t’ennuies toute seule… Tu peux venir me voir de temps en temps si tu veux. »


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Alessa L. Morreti
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Sam 1 Sep - 19:33



Tu esquisses un sourire peu convaincue quand il te dit être un mec chiant. Tu le sais, les mecs chiants, ca n’existe pas. Il y a ceux qui sont mal à l’aise avec les autres, ceux qui préfèrent le calme et la solitude, ceux qui sont de vrai connard, ceux qui sont aussi énergique que toi… mais tout le monde est intéressant à sa façon. Enfin, sauf les connards, encore que, malheureusement, ce sont les plus charmeurs la majorité du temps. Leur coté bad guy surement. Mais un mec chiant, c’est juste une excuse pour se cacher qui ne marche jamais avec toi. Mais avec toi, ils ne se cachent jamais bien longtemps. C’est ton petit coté tenace et persistant qui n’a jamais été entamé par les échecs. Ou presque.

Il finit par corriger, montrant clairement qu’il savait depuis le début. Tu gonfles un peu les joues avec un regard qui semble clairement dire « MAIS ! Tu le savais depuis le début alors ! », ne te vexant pas le moins du monde pour le ‘idiote’ qui a ponctué sa phrase. Pour le moment, tu avais juste envie de pincer ses joues en punition pour avoir faire mine de rien savoir. Alors que tu t’apprêtes à lever les mains pour attraper ses joues entres tes pouces et indexes, il reprend la parole, d’un ton un peu différent.

Ton mouvement à moitié amorcé est stoppé dans sa course alors que tu le fixes, clignant des yeux, comme si tu assimilais l’information à la vitesse d’un escargot lobotomiser. Tu ne savais pas pourquoi, mais avec le peu que vous aviez échangé, sa remarque sur le fait qu’il était un mec chiant, tu avais le sentiment que ce n’était clairement pas dans ses habitudes. Et tu baisses tes mains, un sourire en coin se posant sur tes lèvres. Tu vas te venger pour t’avoir fait tourner en bourrique avec le mot cuite.

    « Voyez ça… Messire William me propose de venir lui rendre visite dans sa chambre. Mais quel jeune homme entreprenant. »

Tu gardes le doute flottant à peine quelques secondes, pas très douée sur la durée d’une blague avant de rire.

    « Je plaisante ! Je retiens la proposition. Comme ça, je suis sure de ne jamais me retrouvé toute seule dans la semaine, j’aurais toujours un bon ami à embêter un peu. »

Souriant jusqu’aux oreilles, tu te redresses et pose un baiser des plus amicale sur le milieu de sa joue en passant tes bras autour de son cou.

    « Merci beaucoup ! »

Vraiment, tu avais eu de la chance de tomber sur lui à cette soirée ! Tous les élèves de cette école n’étaient surement pas aussi gentils que William ou Noa. Ou s’ils l’étaient, tu étais sans le moindre doute tombé sur les meilleurs spécimens.

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William Lawford
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Dim 2 Sep - 14:18



Elle tend les mains vers moi, mais ne finit pas son geste, ce qui fait qu’elle reste bras en l’air, sans raison apparente. J’attrape machinalement ses poignets et les baisse, ayant ma petite idée sur ce qu’elle voulait faire avec mes joues. J’attends sa réaction sans rien dire, amusé par la tronche qu’elle tire. L’information a visiblement du mal à rentrer.

Elle se ressaisit cependant bien vite, et en profite même pour me taquiner. J’avais pourtant veillé à ne pas être ambigu mais il faut croire que c’était louche malgré tout. On aura beau dire que je séduis les femmes, quand elles me tombent dans les bras, je ne sais pas quoi en faire. Discuter un peu avec elles, d’accord. Mais dès que ça se rapproche de près ou de loin à un contact plus physique ou à des sentiments plus douteux, je m’alarme et je finis par m’enfuir.
Ca, c’est en temps normal. Pas un soir de cuite. Croyez-le ou non, j’aurai peut-être fini par la traîner dans un coin plus intime, si c’était ce qu’elle voulait, mais elle se corrige, me coupant dans mon élan :

« Je plaisante ! Je retiens la proposition. Comme ça, je suis sure de ne jamais me retrouvé toute seule dans la semaine, j’aurais toujours un bon ami à embêter un peu. Merci beaucoup !»

Je lâche ses poignets avec un sentiment de… déception. Je la sens à peine m’embrasser, sur la joue.

« De rien. »

Je me rends compte avec son baiser que je suis en train de foncer droit dans le mur. A quoi je pense, sérieusement ? La toucher alors que je n’ai aucune intention de poursuivre ce lien ? Je ne savais pas que j’étais un salaud à ce point.

Dégoûté de moi-même, je mets fin à notre étreinte doucement, pour ne pas qu’elle croie que je la repousse. C’est moi que je repousse. Je m’éloigne de quelques pas, prêt à retourner à l’intérieur. Un pas, trois pas, cinq pas. Puis je m’arrête. Je viens de proposer de ne pas la laisser toute seule, et c’est exactement ce que je suis en train de faire, tout simplement parce que j’ai honte de moi-même, et je préfère aller m’isoler plutôt que m’expliquer ou risquer de lui montrer cette partie de moi. Et puis… Elle a dit « bon ami ». Je suis assez pauvre en relations amicales pour ne pas cracher sur l’une d’entre elles. J’inspire un coup et me retourne vers elle, avec un sourire sincère, en lui tendant la main.

« Tu veux danser ? »

Pour elle, je peux faire un effort.

« Ici, bien sûr. »

Inutile d’aller étouffer dans la salle, on est bien mieux ici, avec un fond sonore assez présent pour nous accompagner dans nos pas sans nous assourdir.

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Mar 4 Sep - 15:53


Après tes quelques mots, il a l’air pensif, un peu comme perdu dans ses pensées. Il articule une vague réponse. En l’espace de quelques instants, l’ambiance change et s’alourdis de façon presque palpable. Serais-ce ta blague, tu l’as un peu trop taquiner ? Ou encore le fait de l’avoir embrasser sur la joue ? Ton sourire, sans disparaitre tout à fait, s’estompe lentement sous l’inquiétude. Il finit par se reculer et se lever. Toi, tu restes assise sur ton bord de fenêtre, silencieuse.

Et puis, il commence à s’éloigner. Ton sourire disparait un bref instant avant de renaitre à nouveau. Comme si c’était le moment de te montrer capricieuse et pleine d’attente. Il avait été déjà si gentil de rester avec toi, de discuter et même de te proposer sa compagnie pour la semaine qui arrivait. Alors tu souriais, parce que tu ne voulais pas avoir l’air d’un chiot que l’on abandonne et qui vous regarde vous éloignez les yeux plein de tristesse. Tu commenças à lever la main pour lui faire un au revoir, avec un sourire à la fois radieux et déçu quand il finit par se stopper.

Assise sur le bord de ta fenêtre, le bras levé, tu affiches un air surpris quand il se retourne vers toi, la main tendu, en t’invitant à danser. Tu restes quelques instants comme ça, à le regard lui, son sourire et sa main tendue. Comme regonflée de joie, tu prends prend une bonne inspiration en te levant, tes pieds frappant avec légèreté le sol pour le rejoindre et attraper sa main.

    « Avec plaisir ! »

Comme par hasard, c’est ce moment là que la fête choisit pour mettre un morceau plus calme, surement histoire de laisser le temps aux animaux en rut de copuler et aux autres de se désaltérer… ou s’enivrer un peu plus.
Restant dans ton coin au calme avec William, tu croises simplement tes poignets derrière sa nuque, te rehaussant un rien sur la pointe des pieds. Tu hésites un peu mais tu finis par prendre la parole.

    « Je suis désolée si j’ai fais ou si j’ai dis un truc qui ne fallait pas. Je suis un peu trop bavarde parfois. »

Tu affichas une petite mine désolée. C’était tout toi, de gâcher un moment sympa en faisant trop ou pas assez.

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William Lawford
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Sam 8 Sep - 14:21


Je réponds à son sourire quand elle accepte mon invitation, visiblement avec joie. J’ai même cru percevoir du soulagement dans son expression, mais j’ai sûrement rêvé. C’est moi qui devrais être soulagé qu’elle accepte encore de me tenir compagnie, de supporter ma présence inintéressante, de me faire confiance alors que je suis loin d’être rempli de bonnes intentions. C’est moche à dire, mais je profite d’elle et de sa chaleur rassurante. Elle m’enveloppe d’ailleurs encore une fois, quand la musique ralentit et qu’Alessa fait le choix d’entamer un slow avec moi. Je resserre mes bras autour de sa taille et repose mon menton au creux de son cou. Bercé par nos balancements, je finis par fermer les yeux, m’emprisonnant du même coup dans une bulle de bien-être. Une bulle qui tremble au son de la voix d’Alessa, inquiète.

Désolée ? C’est moi qui devrais m’excuser. Un truc qui fallait pas ? C’est moi qui pense n’importe quoi. Un peu trop bavarde ? Moi, j’aimerais l’être. Sans quitter son cou qui m’offre une niche confortable, je soupire un peu.

« Tu n’as rien fait… C’est moi. Pardon. »

Je rouvre les yeux, mon nez dans sa longue chevelure. Machinalement, je me mets à jouer avec quelques mèches, pensif. Mes doigts se crispent sur ses cheveux quand je finis par avouer, dans un souffle :

« J’ai l’impression de profiter de toi. »

Voilà, c’est sorti. Je m’écarte d’elle pour la regarder dans les yeux, sans cesser nos mouvements qui se languissent au rythme de la musique. Ma préoccupation me fait légèrement froncer les sourcils.

« Si tu veux me laisser et retourner à l’intérieur, je comprendrais… Tu es venue avec quelqu’un, en fait ? Histoire que je m’excuse de t’avoir prise aussi longtemps. »


La fin de la phrase a été dite sur un ton plus léger, pour adoucir l’ambiance. Mon regard glisse alors sur l’ensemble de son visage, en descendant progressivement sur ses joues roses, sur ses lèvres que j’ai goûtées tout à l’heure, sur son cou gracile et ses épaules découvertes par son vêtement qui laisse entrevoir la naissance de sa poitrine. La même chaleur que celle d’il y a quelques minutes, quand j’ai failli partir, me bouffe l’estomac, avec encore plus d’intensité. Je pose mon front sur le sien, en fermant les yeux. Du calme, Will, reprends tes esprits.

« Désolé, ça doit pas être drôle de passer sa soirée avec un mec à moitié-bourré. Je t’avoue que j’ai des pensées pas très catholiques, là. »


Tiens, encore un truc qui est sorti tout seul.

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Alessa L. Morreti
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Lun 10 Sep - 10:55


Accrochée par tes poignets croisés derrière sa nuque, tu esquisses un sourire plus doux quand il semble se blottir à nouveau dans ton cou. Il te fait penser à… tu n’arrives plus à trouver à quoi ou qui il te fait penser mais c’est agréable. Même s’il est plus grand que toi, il donne l’impression de se pelotonner tout contre toi comme… Mais oui ! Comme un chaton. Actuellement, Will te fait penser à un petit chaton qui se montre à la fois câlin et indépendant. Solitaire et possessif. Mais toi, tu aimes bien les chats, même quand il montre leur griffe ou qu’il te fuit.

En réponse à tes excuses, un léger soupir s’échappe de ses lèvres pour échouer dans ton cou, d’ailleurs, tu le sens plus que tu ne l’entends avant qu’il ne te réponde. Lui ? Tu es un peu perdue mais tu ne dis rien pour le moment. Tu es une personne qui a, dans la majorité des cas, tendance à exprimer ce qu’elle ressent ou alors à ne pas laisser les autres deviner que tu ressentir quelque chose d’autre que ce que tu exposes. Un peu comme pour te persuader que seuls les sentiments que tu exprimes sont réels. C’est ta façon de combattre tes angoisses, ton stress et toutes ces choses qui te freineraient bien trop à ton goût. Mais tu sais aussi que les gens peu bavards, comme Will, on tendance à beaucoup penser. Beaucoup trop.

Tu sens ses doigts joué avec tes cheveux avant qu’il ne lâche de façon tenue ce qui ressemble à un aveu coupable. Tu es surprise. Non pas par ce qu’il dit mais par ce qu’il semble ressentir à propos de ça. Il se sent… coupable ? Alors qu’il s’écarte pour te fixer dans les yeux, d’un air sérieux et soucieux alors que ton visage est toujours marqué par la surprise, tes bras autours croisés derrière son cou. La surprise fait doucement place à l’attendrissement dans un sourire doux.

    « Je crois que tu réfléchis trop Will. »

Tu le dis sur un ton indulgent, pas le moins du monde réprobateur. C’est d’avantage pour qu’il chasse cet air coupable, comme s’il l’avait forcé à faire quoique se soit ce soir, comme si le simple fait de la regarder comme un homme était un crime, une chose honteuse.

    « Je suis venue toute seule, alors ne t’inquiète pas. Et puis, c’est moi qui est décidé de venir te parler, de venir au calme pour discuter et te servir d’alibi afin d’éviter que tu ne te saoules tout seul dans ton coin ou que tes copains t’embête. »

Tu ponctues d’un clin d’œil. Tu ne connais pas Will, pas vraiment, tu lui parles depuis plusieurs minutes, peut-être une heure (le temps est tellement incertains dans ce genre de soirée), mais tu l’apprécies. Tu l’apprécies parce que c’est quelqu’un de gentil. La preuve en est qu’il se pose un cas de conscience pour quelque chose qui n’aurait surement pas effleurer l’esprit de la moitié des autres mâles qui pullulaient dans la pièce à coté.

    « Stai tranquillo.* »

Il finit par poser son front sur le tien, ce qui te fait loucher quelques instants. Et le voilà qui se blâme à nouveau. Tu lèves un peu les yeux vers son visage, les joues roses. Vos nez se frôlent un bref instant avant que tu ne décides de fermer les yeux à ton tour. Ca vaut mieux. Tu ne réponds pas tout de suite, non pas parce qu’il a raison. En fait c’est tout le contraire. Tu te connais bien, trop bien même. Et à cet instant là, tu sais ce qu’il risque d’arriver si tu ne te reprends pas rapidement. Il ne sent rend surement pas compte mais cette inquiétude de l’attitude qu’il peut avoir envers toi, c’est une chose qui te touche. Tu te mords un peu la lèvre, pour te forcer à ne pas rouvrir les yeux, pour éviter de te retrouver à nouveau face à l’évidence de votre proximité. Ton cœur d’artichaut a toujours été faible face à la gentillesse, surtout celle là.

    « Tu as tord. »

Tu as plus murmuré que réellement parlé, mais au vue de votre proximité, il y a peu de chance qu’il n’est pas entendu. Finalement, tu n’arrives pas à te retenir et tu ouvres doucement les yeux à nouveau.

    « Je passe une excellente soirée, meilleure que prévue. »

Tu n’as même pas osé hausser la voix, ton visage amorçant un léger mouvement avant que ta raison ne reprenne le contrôle. Qu’est-ce que tu allais faire Alessa, cœur d’artichaut ? L’embrasser ? Te voilà bien téméraire. Ton front se détache du sien pour que tu finisses par enfouir ton visage contre son épaule, en silence. Et puis, comme pour désamorcer la situation, tu ris légèrement, restant contre son épaule. Parce que tu sais que ce que tu vas dire risque de tout fiche par terre.

    « Ne t’inquiète pas, c’est juste l’alcool. Je serais sage et je ne te laisserais pas faire de bêtise qui fâcherait ta petite amie. »

Est-ce que tu as réussis à le dire sur un ton suffisamment léger ? As-tu réussis à rire de la même façon que les autres fois ?
Tu te demandes si tu as réussis à donner le change. Parce que pour toi, la seule raison qu’il se sente coupable dans une situation pareil, c’est sans doute qu’il a déjà quelqu’un dans sa vie… ou dans son cœur. Et cette fille est bien idiote de le laisser s’ennuyer tout seul dans ce genre de soirée.

________________

* Stai tranquillo : T’inquiète pas.

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William Lawford
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Trop réfléchir. Une chose qu’on m’a souvent reprochée, avec « pas assez agir » même si les deux vont sûrement ensemble. Je préfère me laisser porter par les évènements que les provoquer, c’est vrai... Normal. C’est plus simple, non ? Plus rassurant, aussi. Réfléchir est une façon de s’assurer le pas sur des pistes potentiellement dangereuses. Les relations avec les gens font partie des chemins à pièges souvent cachés, que je ne trouve pas forcément (pour ne pas dire jamais) ceci dit. Moi et le relationnel, ça fait cinq.

Pourtant, je me sens bien avec Alessa. Soulagé de savoir qu’elle est venue seule et que ma présence ne la dérange pas, je soupire contre son front. Elle me chuchote des mots italiens, je l’écoute en ayant une idée vague de ce qu’elle peut dire. Ca ressemble au français. Je suis toujours tranquillo, voyons. Ou presque. En apparence, disons. Parce que ça s’agite et ça cogite derrière plus que ça en a l’air.

« Merci. »je dis, simplement, reconnaissant de sa gentillesse.

L’espace de quelques secondes, nos regards se croisent. Trop furtivement. Elle ferme aussitôt les yeux, mais j’ai eu le temps d’y apercevoir une espèce de… gêne. Peut-être est-ce l’effet de ses joues qui rosissent. En tout cas, elle est mignonne comme ça. Ma main vient caresser sa joue, d’un geste très léger et éphémère. Au même moment, elle déclare passer une bonne soirée avec moi et relève les yeux, ainsi que la tête. Légèrement. Tout juste de quoi rapprocher nos lèvres. Je retiens mon souffle, instinctivement mais… Rien. Elle dévie et plonge contre mon cou, me laissant sur ma faim. Ma faim… Je vais définitivement finir par croire que je suis un monstre.

Je me resserre néanmoins contre elle, acceptant son étreinte. Qu’est-ce que j’espérais au juste ? Elle est là, elle ne me laisse pas seul, c’est déjà bien suffisant. Je ferme les yeux, porté par la douceur de la musique et de l’instant. C’est le mot « petite amie » qui me réveille.

Moi, une copine ? Aha, douce blague.

« Je n’ai pas de… »


Ma phrase ne se termine pas. Je viens d’avoir un flash, comme tout à l’heure, quand j’ai embrassé Alessa tout à l’heure. Un flash rempli de bleu et d’un prénom qui circule un peu partout. May. May. May. Et son rire résonne à mes oreilles, le même qu’elle avait laissé éclater plusieurs fois à la Loire. Plusieurs fois, un son lointain, doucement…
J’ouvre les yeux brusquement. Pourquoi je pense à elle tout à coup ?

« Je… »

J’ai décollé Alessa de mon épaule pour la regarder à nouveau, en face à face. Mon Dieu. Est-ce mon œil découvert qui délire ou son visage commence à se superposer à celui de May ? Elle a la même expression d’innocente surprise… Mon cœur se déroute sur un coup brusque de panique, sans compter ma tête qui commence à me plomber sous les effets de l’alcool et ne réfléchit plus distinctement. Ses cheveux me paraissent tout à coup moins doux, plus longs, d’une autre couleur. Ses yeux plus grands. Ses lèvres. Ce sont celles de May... Et j’ai furieusement envie de les embrasser.

Faire des bêtises ? Au diable les bêtises. On se plaint que je n’agis pas assez ? Eh bien, pour une fois, je vais suivre mes envies sans me poser de questions.

Ce second baiser n’a rien à voir avec celui de tout à l’heure, tout timide, tout gentil. Au risque d’être vulgaire, c’est une vraie pelle que je lui roule, et ceci dans les règles de l’art, avec mes mains qui remontent de sa taille à ses joues, glissent jusqu’à sa nuque, s’emmêlent dans ses cheveux. Dès que je la lâche quelques secondes pour reprendre mon souffle, je fonds aussitôt sur ses lèvres à nouveau, plusieurs fois, sans relâche. Comme si j’étais assoiffé de… De je-ne-sais-quoi. Mais j’ai l’impression que je n’en aurai jamais assez.

Je finis tout de même par la lâcher, un peu étourdi par l’excitation de l’instant. Sans croiser son regard, sans bien savoir si c’est May ou Alessa, je souffle à son oreille :

« Tu es trop gentille pour quelqu’un comme moi. »

Et mes lèvres glissent le long de son cou. Instoppables.


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Alessa L. Morreti
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Il commence une phrase, hésite, se reprend. Tu as peut-être été maladroite en lui disant ça. Tu avais eu cette impression, et généralement tu avais le nez fin pour ce genre de chose. Il t’éloigne de lui pour te regarder, bégayant vaguement, te regardant sans donner l’impression de te voir. Tu vas pour t’excuser, pour lui dire que ce n’est rien, que tout ça ne te regarde pas. Surement que tu dirais que tu étais toujours un peu bête comme ça, maladroite à mettre les pieds dans le plat sans faire attention, en laissant filer un rire entre gêne et légèreté. Oui, c’était le mieux à faire sans le moindre doute.

Tu prends une petite inspiration, t’apprêtant à t’excuser quand il te bâillonne de ses lèvres. Ca n’a strictement rien à voir avec le petit bisou chaste et curieux d’un peu plus tôt. La musique s’éteint à tes oreilles, ne te laissant que le rythme chaotique du sang bâtant à tes oreilles. Comme une fièvre qui se serait emparé de lui et qu’il te transmet par ses lèvres. Quelque chose d’incontrôlable et d’enivrant. Tes mains s’accrochent dans le bas de son dos, le moindre éloignement furtif de vos lèvres te semble trop long tant est si bien que tu n’arrives même pas à savoir si c’est lui ou toi qui revient à la charge plusieurs fois. Ta tête se vide, tu te laisses juste grisé. Tu laisses l’illusion agir encore juste un instant, comme si tout ceci était une faille dans un scénario calme, une erreur de script que tu appréciais presque un peu trop. Beaucoup trop. Tu le savais. Tu n’y pouvais rien. Tu étais comme ça.

Dans un souffle, il te glisse quelques mots à l’oreille, t’arrachant un frisson alors que tes mains se serrent sur son haut. Tu serres les paupières, en souriant tristement. Juste un peu encore. Tes bras se croisent dans sa nuque alors que ses lèvres effleurent ton cou, t’arrachant un mince soupir d’aise. Et pourtant, tu sais que c’est à toi d’arrêter tout ça, parce que toi, tu n’as pas l’esprit embrumé par l’alcool, parce qu’il le regrettera surement… et toi aussi. Tu as toujours été faible et, une fois de plus, ca te déchire le cœur, ce cœur qui se ramollit toujours bien trop vite, bien trop fort.

Profitant encore quelques secondes de sa chaleur et de sa présence si proche alors qu’un filet d’eau salé se perd au coin de tes lèvres, tu finis par approcher tes lèvres de l’oreille Will, t’efforçant de ne pas laisser ta voix tressaillir ou vaciller de trop.

    « Je suis désolée Will. Je ne suis pas aussi gentille que tu le dis. »

Tu recules juste un peu, juste pour profiter une dernière fois du contact de ses lèvres sur les tiennes avant de reculer de plusieurs pas, souriant, trop contente que la lueur tamisée incertaine de la fête ne laisse pas trop deviner tes lèvres.

    « Enfin peut-être juste assez pour ne pas profiter de toi saoul. »

Un léger rire à nouveau. Un rire que tu forces tant qu’il te déchire le cœur. Parce que tu as vraiment envie de ne pas être aussi gentille. Tu ne l’ais pas dans le fond, tu n’as juste pas envie d’avoir de regrets. Gentille ? Non, juste égoïste d’un certain point de vue.

    « Tu devrais aller te coucher William. Ecoute donc la voix de la sagesse. »

Prenant une posture faussement autoritaire, les poings sur les hanches, tu laisses encore filer un rire en reculant d’un pas ou deux pour finir par tourner les talons en agitant la main.

    « A bientôt j’imagine. »

Mais tu en doutais. Surement que, malgré sa proposition, tu n’irais jamais le voir quand tu t’ennuierais. Surement que tu ne lui demanderais jamais de te montrer le chemin pour aller sur les bords de la Loire. Tu préfèrerais garder en mémoire le gout de ses lèvres et la chaleur de ses mains sur toi, en enviant celle vers qui étaient dirigées les pensées du jeune homme.

Pour le moment, vous vous éloignez de cette fenêtre au calme, de cette fête assourdie, de ce garçon. Vous vous éloignez, toi et ton cœur d’artichaut.


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William Lawford
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Sam 6 Oct - 22:11

Elle répond. A cet instant, je me fiche d’être immoral, tant qu’elle ne me repousse pas. Je me dis lâchement que si elle m’accepte, c’est que je ne dois pas être si monstrueux… J’écarte cette énervante petite voix qui m’empêche de profiter du moment en me soufflant l’ignoble vérité à l’oreille. Je sais, je la force, je profite d’une seconde de faiblesse, de surprise, je lui impose ce baiser qu’elle juge agréable sur le moment, et je sais aussi qu’on le regrettera à la fin, tous les deux.

J’ai beau me condamner intérieurement, je n’arrête pas pour autant. Quand mes lèvres en ont eu assez des siennes, elles se jettent sur son cou, avec la même soif. J’entends les soupirs d’Alessa et je m’en enorgueillis. A côté de la gentille voix de la sagesse, il y a ce monstre d’égoïsme, énorme, impitoyable, qui l’écrase comme une vulgaire fourmi. Il y a aussi cette part d’instinct viril, vil, qui, dès qu’on lui présente une proie de l’autre sexe, se jette aussitôt dessus comme un affamé sans se poser de questions. Je ne réfléchis plus avec ma tête, mais avec mes entrailles qui se tordent d’envie, mon cœur qui pulse d’excitation et mes lèvres qui chauffent. Je fonce droit devant ce qui se présente le premier à moi. La raison, la sagesse, tout ça, c’est trop loin… Alessa est là, sous mes mains, et elle ne proteste pas.

Ou presque. Alors qu’elle se laissait totalement faire jusque là, je la sens tenter un mouvement vers mon oreille, pour y déposer quelques mots qui viennent tout détruire. Elle ne s’est pas encore écartée, elle me vole même un autre baiser, mais je sais que ça sera le dernier. Elle est désolée… Désolée. Ce simple mot fait revenir toute ma raison en quelques secondes et ça fait assez mal. Puis ce faux sourire, cette larme presque invisible, ces excuses si timides achèvent de me plaquer à terre, écrasé sous le poids de la honte. Je coupe ses excuses, d’une voix enrouée :

« Alessa, je… »


Je ne finis pas ma phrase. Je ne sais pas comment la finir. Je suis désolé ? Ca ne serait qu’une mauvaise plaisanterie. Ivre ou pas, c’est moi qui profite d’elle. Je serai sans doute allé jusqu’au bout si elle ne m’avait pas arrêté, et le lendemain, je me serai senti atroce, je l’aurai évitée tout le restant de ma vie. Je ne peux pas me dire désolé avec cette énorme part de moi qui se sent frustré, malgré tout.

« Très bien » je dis simplement.


Je baisse le regard, pour ne pas croiser le sien. Je l’entends s’éloigner, sans doute définitivement. Son « à bientôt » m’a paru sonner faux. L’espace de quelques secondes, mon cœur s’accélère, paniqué à cette idée. J’ai tout foutu en l’air, et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, c’est sans doute le plus frustrant. Je ne peux pas hurler après Alessa, la forcer à rester, au moins à revenir pour s’expliquer. Qu’est-ce que je lui dirais ? Que j’aimerais bien la revoir ? Stupide. Comment je pourrai réagir envers elle après ça, avec l’esprit clair et sain ? Je l’ai dit moi-même, tout à l’heure : Alessa n’a été que l’affaire d’une nuit, un lien qui s’évanouit aussi vite que la rencontre, aussi puissant soit-il.

Je tente d’ignorer mes pincements au cœur. Mieux vaut passer à autre chose. Je me contente de le regarder s’éloigner, jusqu’à ce que son dos ait totalement disparu et qu’un « merci » m’échappe, dans un souffle.

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