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 Bitchin'. That's what we do. And you love it. {Alessa & Keelan

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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Jeu 21 Nov - 21:52



La peinture décrépie de cet endroit me rassure. Les murs effrités savent me tenir compagnie. J'ai à peine poussé la porte dans ce léger grincement que je m'approprie cet espace que je connais si bien. Peut-être le seul que je respecte vraiment ici. Je n'allume pas la lumière, m'abaisse et attrape une prise que je branche. Une guirlande de petite ampoules que l'on a disposé le long des murs tamise alors la pièce. Je me dirige vers le mur du fond, fouille dans le cassier que l'on a amené pour en sortir un porte encens et quelques baronnets au cèdre. Je sors mon paquet de clope que j'ouvre pour en sortir un briquet. Respire doucement, écoutant les premier crépitement du bâton.

Il fait quand même un peu sombre pour que je puisse travailler, alors j'allume le vieux spot que je tourne contre le mur afin de n'avoir qu'une simple réverbération sur mon espace de travail alors qu'elle surexposent certaines des peintures de Miron. Et me voilà, à m'asseoir. sortir une bouteille d'eau et de vieux gobelets. Une boite blanche et un carnet de feuilles épaisses. Cet aprem ce sera de l'aquarelle.

[...]
We're nothing, and nothing will help us
Maybe we're lying, then you better not stay
But we could be safer, just for one day

[...]

Deux. Peut-être trois heures sont passées. Je n'ai fait attention au temps qui passait que par les moments où je m’arrêtais pour changer les CDs du VIS avec qui je partageais l'espace.

    « Un café et on s'y remet ! »


Je branche une bouilloire, une tasse un peu mal lavée. Après tout, c'est un squatt ici. Et c'est parfait. J'attends juste que l'eau chauffe et ce sera bon. Mes jambes se balance alors que la sixième piste de OK COMPUTER se lance. J'aime bien cette chanson. Trop entendue, mais toujours bonne. Rien de surplombant. Juste enivrante sans se démarquer du lot.
La porte grince. Une silhouette fine se desine. Alors je descends de mon perchoir. Fait claquer mes talons sur le sol. Ici c'est mon chez moi. Notre petit atelier rien qu'à nous. Bien que tout le monde y vienne tout le temps. Mais je veux juste marquer mon territoire avant d'attraper la boite à café sans même regarder de qui il s'agit. Deux cuillère. Trois sucres. L'eau est chaude. Je verse dans le mug ce qui va devenir quelque chose entre un délicieux et immonde breuvage.

    « Besoin de quelque chose ? »


Certains dirons que l'on m'a rarement vue aussi aimable. Mais ce n'est qu'histoire de dire le premier mot. Je m'en fous bien, de ce qu'elle veut. Ou de qui s'est. Je veux juste boire mon café.



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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Alessa L. Morreti
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Jeu 21 Nov - 22:42




Un, deux, trois. Pirouette.

    « The people who surround her feel the benefit of it.»

Personne ne s’étonne de te voir sautiller dans les couloirs. Non pas que ca t’arrive souvent –non, vraiment, pas tant que ça- mais disons que ca reste de ton genre de danser tout en marchant. Les écouteurs vissés dans les oreilles, tu avances fièrement en chantonnant à un mi-voix qui tient plus du trois quart qu’autre chose. C'était amusant de voir que tu étais capable de chanter très bien en anglais alors que le parler était parfois un peu laborieux -même si June t'avait beaucoup aider pour ça-.

    « It makes you calm»

Aujourd’hui, c’est une journée géniale de toute façon. Non, encore mieux que ça, c’est une journée parfaite ! Tu t’es réveillée ce matin, ayant chaud sans avoir l’impression de mourir écraser par tes couvertures, tu avais même cette cool chanson en tête. Non, pas juste cool, cette chanson extra-cool. Et puis en plus, tu avais réussis à manger du raisin pour le petit déjeuner et ça, c’était juste magique.

    « She holds you captivated in her pal. ♪♫ »

Ayant d’ailleurs quelques grains dans le creux de ta main encore, tu continuais ton chemin vers l’une des pièces que tu rejoignais avec plaisir dans cette école. Oh, bien sûr, les amphithéâtres pour les courts étaient amusant mais peu pratique pour discuter. Et puis, il y avait certaine règle de la bienséance qui t’interdisait d’être complètement libre, comme à peu près partout en réalité. Mais, parfois, dans l’atelier, tu pouvais à la fois t’amuser, discuter et ne plus te préoccuper de faire attention à ta masse. Et en plus, c’était pour de l’art ! Alors franchement, comment est-ce que ca aurait pu être mieux ? Impossible. Il n’y avait qu’un gros câlin coquin pour être mieux que ça.

    « Suddenly I see… »

Un sourire se posa sur ton visage alors que tu t’arrêtais devant une porte d’atelier, une bien précise dont tu connaissais l'emplacement par cœur au milieu de ses semblables, et où tu allais retrouver un bon ami à toi, un très bon ami. Un peintre même, messieurs, dames. Et oui, c’est que tu en connaissais du beau monde. Retirant tes écouteurs pour passer le fil dans ta nuque, la musique criant toujours près de ta clavicule la même chanson mise en boucle depuis que tu avais posé ton pied léger à terre, tu poussas la porte en prenant une grande inspiration.

Mais en fait, c’est une silhouette féminine –et ravissante- qui s’offrit à toi et ce n’était pas tout à fait ce à quoi tu t’attendais. Tu en oubliais presque parfois une autre personne utilisait cette salle. Ce que tu ignorais par contre –du coup, tu n’aurais pas pu t’en souvenir- c’était que Cassandre, la grande Cassandre, était visiblement une habituée de l’endroit. Tu restas un peu comme une quiche à l’entrée de la pièce, réalisant qu’elle venait de te demander pourquoi tu étais venue ici. La question te ramena sur terre, la surprise de la voir ici se dissipant d’un coup.

    « Et bin j’étais venue voir Lost B... enfin, Peter, mais faut croire qu’il est pas là aujourd’hui. »

Et zut… Une journée si parfaite. Mais qu’à cela ne tienne, tu entras quand même dans la pièce, refermant la porte derrière toi sans faire attention pour t’assoir sur le tabouret qu’occupait le VIS quand il travaillait.

    « Ca te gêne pas si je l’attends ? Il ne va peut-être pas venir mais bon… On ne sait jamais. »

Tu essayais d’avoir l’air détendue mais en fait, tu avais quand même Cassandre devant toi. Vous n’étiez pas vraiment des inconnus mais tu n’étais même certaine qu’elle se souvenait de ta tête alors qu’elle avait sa réputation, le pire comme le meilleur, qui la précédait. Elle l’avait même précédé post-mortem, enfin pré-mortem. Enfin, tout le monde en parlait au passé y a pas si longtemps et un jour, pouf ! C’était un peu comme voir Elvis Presley en tête à tête d’un coup, mais en plus canon quand même.

Appuyée sur tes mains pour te tenir assise dans les airs, tu regardais autour de toi, remarquant les quelques crayonnés de tes courbes sur certaines toiles avec un peu de fierté, même si bon… La plupart était surtout des poses donc à moi de t’avoir eu dans son lit, on ne te reconnaissait pas vraiment.


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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Ven 22 Nov - 9:55



J'apporte le mug à ma bouche, prend une première gorgée. Ca fait du bien en hiver. De se brûler la langue. J'attrape mon paquet de clope et décide d'allumer une cigarette. Classique. Je secoue un peu la tête. Inspire profondément et relâche un léger nuage devant moi.

Maintenant je me concentre sur cet invitée impromptue.

Aucune idée de son prénom. Je me souviens d'elle, parce que je la croise souvent. Avec des filles. Dont je ne me souviens pas non plus forcément du nom. Mais bien sûr, elle évoque Peter. Illumination. Je crois l'avoir déjà vue dans l'atelier. Jamais parlé. Je ne me souviens plus trop s'il lui donne des cours. Ou si elle pose pour lui. Peut-être que c'est juste une groupie, en fait.

    « Tu peux t'installer, vas y. Mais je crois qu'il est parti "en ville" trouver un peu de matos. Il a déjà fini mon acrylique y a deux jours. »


Je la regarde prendre place. Pour qu'elle ai cette assurance à se mettre dans un atelier où je suis la forme d'autorité supérieure, et présente, c'est que ou elle s'en fout, ou elle connait déjà bien les lieux. Et même si elle a l'air de se pouponner un peu trop pour que je la classe dans la catégorie des gens que je peux écraser en une fraction de seconde, elle n'a pas l'air de me vouloir du mal. Alors on va laisser couler.
Et puis. Ca me ferait du bien de parler à une autre fille que Drago pour une fois.

    « Tu veux un café ? C'est de l'instantané, donc faut pas s'attendre à une merveille. »


Je sors une autre tasse, tire un peu mon Tshirt pour essuyer l'intérieur, le rendre, juste pour retirer les quelques poussières qui ont puy s'y déposer. Je met une cuillère et demie puis de l'eau chaude. Et je pose la tasse avec deux sucre à côté sur le second plan de travail. Elle en fera ce qu'elle voudra.

Je me dirige vers la chaîne stéréo et stop Radiohead pour chercher d'autre CDs dans notre bazar. Fratellis. Ce sera parfait. Complètement au pif. J'aime bien la jaquette. Ca me suffira. Du rock à Billy. Je savais pas qu'il écoutait ça. A mon avis, il l'a même volé quelque part. Exprès ou non.

Je récupère ma tasse, m'assois sur ma chaisse et regarde les quelques peinture accrochées face à moi. Réfléchis à comment les reprendre. Hausse les épaules. C'est stupide. Je sais pertinemment que je n'y retoucherais pas.




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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Alessa L. Morreti
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Mar 26 Nov - 15:57




Tes écouteurs diffusant un echo de la chanson que tu écoutais toujours autour du cou, tu affiches une mine un peu déçue quand elle t’explique que ton MichelAnge est partit faire des emplettes. Il y avait très peu de chance qu’il rentre tôt étant donné qu’il allait surement perdre complètement la notion du temps, perdu dans des longues allées d’acryliques et de pinceau de toutes les tailles. C’était souvent comme ça que tu l’imaginais en fait parce que tu n’avais jamais été avec lui faire des courses. Vous n’étiez pas si proche que ça au final.

Ton attention se reporta sur la personne qui, elle, était présente dans l’atelier. Durant un bref instant, tu eu l’impression qu’elle te jaugeait du regard, comme si elle évaluait si tu méritais ou non son attention, même si vous n’étiez que deux dans cette pièce. Ou plutôt, surtout parce que vous n’étiez que deux dans la pièce. Ton visage s’éclaira quand elle te proposa un café, que tu acceptas avec un franc hochement de tête accompagné d’une onomatopée clairement affirmative. Il ne t’en fallait pas plus pour être rassurée. Tu n’avais pas nécessairement de grande attente mais tu étais contente qu’elle ne t’ignore pas ou qu’elle te montre de l’animosité claire. Elle n’était pas connue pour être tendre avec les gens qu’elle n’appréciait pas après tout et d’une certaine façon, c’est pour cette raison qu’elle avait une partie de ton admiration, enfin, ce qui s’en rapprochait.

    « Grazie ! »

Tu sautas sans bruit de ton assise pour rejoindre en trottinant le plan de travail où elle avait posé ta tasse, plongeant les deux sucres dans la mousse légère de l’instantané avant de caler la tasse entre tes mains, avec un soupir d’aise de sentir la chaleur se diffuser sur ta peau. Qu’est-ce que ca pouvait être plaisant, une bonne boisson chaude, surtout que tu n’avais pas mis beaucoup d’épaisseur de vêtement, histoire d’éviter de te sentir oppressé par autre chose que ton t-shirt et ce short léger que tu avais enfilé pour venir.

Alors que tu ronronnais presque de plaisir avec la tasse chaude entre tes doigts, de la musique s’éleva soudain. Tu connaissais ce morceau et, oscillant un peu la tête de gauche à droite, tes ongles battant un peu la mesure sur la paroi du mug. Sans trop envahir son espace, tu approches quand même un peu de ce coin auquel tu n’avais jamais vraiment prêté attention, sans pour autant l’ignorer.

    « Je ne savais pas du tout que tu dessinais. »

Ton regard parcours, de loin, les quelques toiles disposées. Certaines ont l’air inachevé mais elles n’en sont pas moins captivantes pour autant. Peut-être même que c’est l’inverse. Il n’y a rien de plus que ce qu’on voit à apprendre d’une toile achevée mais, une pièce qui est encore en construction laisse l’ouverture des possibilités tellement grande que l’atmosphère mystérieuse qui s’en dégage les rends parfois bien plus belle que les pièces finies. Ne jamais savoir quel aurait été la finalité et ne jamais pouvoir le savoir. Le public travaille alors autant que l’artiste.

Ton regard est attiré par l’un des tableaux, et sans que tu t’en rendes vraiment compte, ta pensée s’exprime à voix basse.

    « Si è bellissima… »

Le son de ta propre voix te saisit légèrement sur le coup. Tu fais un léger pas en arrière, comme pour lui rendre son espace personnel.

    « Je trouve que tu as du talent. C’est assez impressionnant de voir que tu sais faire tant de chose. »

Il n’y a pas la moindre pointe d’envie dans ta remarque. Tu ne lui reproches pas d’être douée en tout, tu es sincèrement impressionnée. Tu as un coup de crayon plutôt bon toi aussi mais tu n’as jamais vraiment ressentis le besoin ou la passion de réellement en faire quelque chose. Tu sais dessiner comme tu sais écrire ou courir, mais participer à un marathon ou écrire un roman ne t’a jamais vraiment traversé l’esprit. C’est pareil pour le dessin.

Tu bois une gorgée de ton café après avoir un peu souffler dessus. L’instantané n’a jamais été ta bête noire, quand on parle de café du moins. Qu’on essaye de te faire boire l’un de ses stick à capuccino instantané et tu feulerais surement comme un chat qu’on tente de mettre dans une baignoire. On ne badine pas avec le capuccino.

Tournant la tasse entre tes mains, tu hésites un peu avant de finir par oser poser la question qui te brule la langue bien plus que le breuvage fumant.

    « Ca te gêne si je te regarde un peu travailler, en attendant Peter ? »



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Cassandre S. Lipovsky
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Mar 26 Nov - 19:56



Et voilà que je regrette déjà d'avoir été polie. Je déteste quand les gens parlent une autre langue. Enfin, volontairement. Sinon le don du concierge permet que l'on se comprenne tous. Je crois. Ou quelque chose du genre. Pourquoi s'étendre dans des langues Européennes du Sud alors qu'on peut simplement dire merci. Je ne lui demande pas de le dire en russe. Simplement que ça me soit traduit en russe. Ou en ce n'importe quoi que je peux comprendre instinctivement comme ma première langue.

J'inspire un peu plus. Je crois que le tabac me fait du bien. Je crois que le tabac me retire cette addiction stupide aux prozac, à la morphine et autres drogues prescrites en pharmacie. Je crois aussi que le tabac me donnera un arrêt cardiaque. C'est étrange comme ces herbes séchées augmentent le tempo de mon pouls mais me détendent. Pardoxal diraient certains. Ou sinon c'est juste que l'adrénaline me fait planer.

Et je la vois qui se tourne vers mes peintures, toujours le mug à la main, comme pour se réchauffer. Quelle idée de s'habiller comme ça. Juste de la voir et j'ai froid. Alors je retire sur ma cigarette. Pose ma tasse et remonte mon sweet au col trop large sur ma nuque. Et la voilà qui reprend. Avec son espagnol ou son italien. Mais elle se rattrape vite. Me complimente. Et tout le monde le sait. J'aime tellement être brossée dans le sens du poil. Même si c'est hypocrite. Alors quand ça semble sincère, un sourire se dessine sur mes lèvres.

A la grande époque, celle de Synchronicity, je crois que je l'aurais voulu parmi mes faire-valoir. Je pense même que j'aurais pu l'avoir facilement. Pas parce que j'aurais tout fait pour, mais parce que j'aurais incité son respect, son admiration ou une connerie du genre. Je me trompe peut-être, mais ne soyons pas fous. Même moi je sais que je ne suis plus aussi brillante qu'il y deux ans. Je fais juste semblant de ne pas le voir.

J'attache mes cheveux en un chignon négligé, pas mal de mèches me chatouillent encore la nuque, les clavicules. J'écrase mon mégot sur un bout de la table, recommence à siroter mon café. Me regarder ? J'hésite entre être flattée et gênée. Et c'est étrange parce que ça m'arrive pas souvent. Je me demande si ça m'est déjà arrivé, autrement que par une humiliation. Alors j'avale de travers mon café. Tousse un brin.

    « Si c'est ton truc, écoutes. »


Je pose ma tasse, attrape le paquet de tabac. Feuille. Weed. Ca va me détendre. Me rendre moins nerveuse à me sentir observée, regarder dans le moindre détail. Alors je roule ma cigarette aromatisée. Une fois qu'elle est finie je la pose à côté d'un bloc de feuilles. Je cherche de l'encre de chine. Un peu d'aquarelle. Et voilà. De l'abstrait. Ca me ressemble plus, en fait. Ce sont simplement des lignes qui s'en vont. Comme des tentacules. Puis des taches. D'abord avec des couleurs claires. L'encre viendra parasiter le rendu. Je pense que ça devrait me plaire. Mais je dois attendre que les trois premiers coups de pinceaux sèchent, alors je prend un autre carnet qui traîne, un crayon. Et je commence à dessiner des corps. Des bouts de corps, plutôt. J'attrape mon briquet. Allume cette cigarette magique. J'inspire. Me lève. Je tourne un peu dans la pièce avec mon carnet et mon crayon. Et je m’assois près de la porte. La fumée sort de mes poumons.

Relâcher la pression.

Relâcher la pression. C'est exactement ce que j'aurais fait sans cette porte qui s'ouvre et cette voix presque chantonante alors que je recrache un nouveau nuage blanc.

    « Bordel de putain, j'ai cru que y'avait un incendie ! »


Fuckin' fuck. On ne peut donc jamais avoir la paix dans cet atelier ?




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Keelan Avril Neil
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Mar 26 Nov - 20:31



Hier, c'était une soirée où j'avais bien rigolé. J'avais croisé Peter, un mec sympa, rigodrôle et qui s'amusait à faire n'importe quoi, mais le must du must, c'est qu'il avait des lunettes, et j'adore les lunettes. Et j'ai du lui piquer dans la soirée, parce que ce matin, quand je me suis réveillée, je les avais sur ma table de chevet. Enfin, ce matin... à quatorze heures plutôt. J'avais pas croisé Heath depuis un bon moment et à vrai dire, ça m'énervait un peu. J'avais vraiment envie de le voir. Bref, après avoir fait tout ce que j'avais à faire : traîner, traîner, prendre une douche, traîner, j'avais décidé, en bonne et gentille fille que je suis, d'aller rendre ses lunettes à Peter. En début de soirée, avant qu'on parle de papillons bleus et roses, il m'avait dit qu'il avait un atelier avec une de ses potes... Bref, trois petites heures plus tard, je gambadais dans les couloirs à la recherche de ce stupide atelier. Et à vrai dire, je l'avais vite trouvé. C'était le seul atelier ouvert la journée d'où s'échappait... un nuage de fumée vachement opaque, quand même.

    « Bordel de putains, j'ai cru que y'avait un incendie ! »


Lâché-je, ouvrant la porte sans même m'annoncer. J'y découvre deux filles et j'arque un sourcil, surprise. Ah, je m'étais peut être trompée d'atelier. Je grimace légèrement, ajustant mon chapeau melon sur ma tête après avoir remonté la bretelle de ma salopette.

    « Mh, désolée, j'ai du me tromper. Euh, vous connaîtrez pas Peter par hasard ? »


Je souris, les détaillant sans me gêner. Ah oui, je la connais, elle. Enfin, au moins une des deux. Cassandre, elle vient de Synchronicity, la revenante. Et l'autre, c'est Aleza ? Alassa ? Bref. Elle, elle est d'ici, par contre.

    « Je le cherche, il m'a laissé quelque chose hier soir, et faut que je lui rende. Je peux le garder, mais je doute qu'il soit super content quoi. »


Si on me piquait une paire de lunettes... j'avoue que je le vivrais très mal. Mais j'ai une passion pour les lunettes un peu bizarre...



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Alessa L. Morreti
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Mar 26 Nov - 22:10




Un bref instant de silence se pose avant sa réponse. Finalement, tu n’aurais peut-être pas du demander et te contenter de regarder en coin l’air de rien. Tu continues de jouer avec la tasse entre tes mains et, au bout de quelques secondes, elle finit par accepter. Plus ou moins. Tu la remercies brièvement et t’installe, ni trop près, ni trop loin. Tu sais que ca peut être un peu stressant d’avoir quelqu’un d’accroché à l’épaule pendant qu’on travaille sur quelque chose mais tu avais vraiment envie de la voir à l’œuvre. Par curiosité. Parce que tu l’avais déjà vu dans son domaine de prédilection, marchant royalement dans des couloirs qui n’avaient pas la prétention de l’aduler. Tu l’avais vu jeter son charisme au regard du monde avec bien plus de talent que les autres. Mais tu ne l’avais jamais vu créer quelque chose à part de l’envie dans le regard des garçons et de la jalousie dans celui des filles.

Elle finit par s’installer mais avant même de commencer, elle commence à attraper son paquet de tabac. La question du pourquoi enchainée une cigarette sur une autre te traverse l’esprit mais est rapidement chassé par le fait que ce n’est pas VRAIMENT une cigarette. Ca t’étonne sans vraiment t’étonner. Tu n’es pas une de ces personnes qui luttent avidement contre la drogue, qu’elle soit douce ou dur. Après tout, Aurélian était un consommateur assez régulier de ce genre de substance et ca n’avait jamais été un problème. D’ailleurs, il t’arrivait aussi de profiter d’un petit joint quand il y en avait un qui tournait dans un groupe. Tu n’étais pas une grande consommatrice et n’avait jamais vraiment ressentis le besoin de consommer par toi-même mais en bonne compagnie, c’était parfois agréable.

Assez rapidement, elle plante un pinceau pour étaler de l’encre sur la toile et c’est partit. Des courbes, des lignes. Des tours et des détours. Tu restes silencieuse, spectatrice bien éduquée, tu bois de temps en temps à tasse, tes genoux servant d’appuis à ton menton depuis que tu as calé tes talons sur le bord de ta chaise. Tu ne dis rien et tu regardes. Même après qu’elle est posé son outil pour se saisir d’un carnet à croquis, tu regardes toujours ce qu’elle a commencé. Tu es un peu perdue dans ta contemplation, laissant un mince sourire se poser sur tes lèvres. Tu aimes bien le début mais tu ne peux pas t’empêcher d’attendre la suite avec une certaine impatience.

L’odeur de l’herbe incandescente attire ton attention, même si ton regard essaye de rester accroché à la toile. Tu tournes la tête vers Cassandre qui s’est assise à coté de la porte. Tu aimes cette odeur. Ca ne te fais pas planer, comme disent certains, tu trouves ça simplement relaxant un peu comme peut l’être l’encens. Tu finis par baisser un peu ton regard vers le fond de ta tasse, laissant glisser une de tes jambes de son appui. Tu hésites. Tu lui demanderais bien si ca ne la gêne pas de partager un peu de son bâtonnet magique avec toi, ca te permettrait d’être un peu plus détendue plutôt que de jouer avec ton mug vide mais en même temps… Tu te dis que depuis que tu as mis les pieds dans la pièce, tu n’as pas arrêté de lui demander des choses.

Tu te redresses, comme résolue. Et puis flute, hein. Ca ne coute rien de lui demander, ca permettra peut-être d’ouvrir un peu la conversation !

    « Est-ce… »

Tu n’avais à peine commencé que la porte s’ouvrit à la volée, manquant de te faire lâcher ton mug alors que tu ravalais ta question dans un hoquet de surprise. Quelle entrée ! Tu observes la fille sur le pas de la porte, haussant légèrement un sourcil d’un air plus que perplexe. Ce chapeau. Tu es sure de l’avoir déjà croisé dans les couloirs des dortoirs des Vis. Elle était donc une de tes camarades. Par contre, pour ce qui est de son nom… Ah lala, tu n’avais jamais eu une bonne mémoire pour les noms.

    « Mh, désolée, j'ai du me tromper. Euh, vous connaîtrez pas Peter par hasard ? »

Tu ne peux pas t’empêcher de réprimer un petit pouffement de rire. Rien de méchant en soit. Décidément, quel dragueur ce Peter, la pauvre Cassandre devait en voir défiler des filles ici, elle n’avait clairement pas choisit le bon partenaire d’atelier pour avoir la paix. Elle enchaina assez rapidement sur la raison de sa venue, après vous avoir jaugé d’un regard pas le moins dissimuler du monde. C’est assez désagréable comme attitude mais, n’étant pas d’un naturel susceptible, tu décides de ne pas vraiment y prêter plus d’attention. Posant ta tasse sur le plan de travail où elle t’avait été offerte plus tôt, tu sautas tranquillement de ton assise.

    « Quelle entrée dis donc. » lâchas-tu dans un mince rire. « Décidment, tout le monde chercher ce cher Peter. Sachant qu'il va surement passer ici, tu peux toujours laisser son ‘quelque chose’ ici. »

Tu changes de siège pour un autre, t’asseyant d’un petit bond agile sur le plan de travail, juste à coté de ta tasse, dans un petit espace dégagé d’affaire. Ce n’est pas les sièges qui sont en plus grand nombre ici, surement parce qu’il n’y a pas vraiment besoin d’être à quinze dans ce genre d’atelier, et comme tu ne sais pas si l’intruse compte s’installer ou pas, tu préfères lui laisser une place confortable. Après tout, tu pèses tellement peu sur le plan de travail que tu dois être aussi difficile à porter pour lui qu’un pot de pinceau.

Tant pis pour ta question à Cassandre. Peut-être que finalement, tu n’avais pas à la poser. Mais étrangement, cette fille au chapeau avait fait une entrée si fracassante et sans la moindre excuse pour avoir déranger les personnes présentes, que tu doutais que la situation à venir se prête vraiment à demander quoique se soit à qui que se soit.  


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Cassandre S. Lipovsky
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Mer 27 Nov - 18:26



Peut-être que je devrais écrire "Privé" sur la porte. Ou autre chose. Peut-être même faire installer une serrure et donner un double à l'apprenti artiste un peu trop péteux qui partage cet atelier avec moi. Comme ça j'aurais plus besoin de lui servir de secrétaire quand quelqu'un veut le voir. Je suis prête à me mettre en tailleur trop court et chignon tiré seulement si on me paie ma soirée. Ne soyons pas fous.

Je me demande ce qu'il m'a pris. De laisser entrer une première personne dans ma bulle. Je me sens chamboulée. Alors je ferme mon carnet comme on claque des doigts. Je glisse le crayon dans les spirales qui retiennent les pages., m'appuie de ma main droite sur le sol pour me relever. Je me dirige vers mon bureau poser mon ensembles de croquis. Retire une grande bouffée. Je la garde dans mes poumons le temps de m'approcher de la nouvelle venue. Et un nuage blanc s'échappe doucement de mes lèvres.

    « Il vagabonde en ville aujourd'hui. Et comme l'a dit la demoiselle, tu peux laisser son quelque chose par là bas. »


Un peu hautain. Parce qu'elle arrive, débarque dans un calme cadre pour y foutre le bordel. Parle sans qu'on ne lui demande rien. S'excite presque toute seule. Je préfère les personnes silencieuses. Ou celles qui m'admirent et me complimentent. Pas de quelqu'un qui me compare à un incendie !

Je l'ai un peu amère, cette fille. Elle ne m'inspire simplement pas. Elle n'a rien à faire sur mon territoire. Et elle s'approche trop souvent de mes restes. Je n'aime pas ça. C'est simple. Clair. Et je sens les pulsions de mon cœur légèrement plus fortes, comme si je les entendaient, l'espace d'un instant, dans mes tempes. Et je sais que c'est mon don qui fait des siennes. Qui fait passer ce genre de méfiance en elle. Alors pour me calmer je tire encore sur ma cigarette magique avant de lui tourner le dos. Passant à travers ma propre fumée.

Je me dirige vers la brune, m'approche de son visage. Tire une dernière barre avant de lui tendre le pétard. Parce que j'avais cru comprendre que ça l'intéressait. J'aime bien. Partager ce genre de choses. Juste ce genre de chose. Bien que si la blonde n'eu pas débarquer pour couper sa phrase, j'aurais sûrement été désaxée qu'elle me demande. On ne demande pas ce genre de chose. On attend plutôt qu'on nous propose. Mais ici, tout me fait relativisé.

    « C'est pas ça que tu voulais ? »


J'écarquille un peu les yeux. Lui met le joint dans la main avant de récupérer ma tasse et de me resservir un peu de café. L'eau est encore assez chaude pour ne pas être tiède et dégueulasse. C'est déjà ça. Je donne deux coups de cuillères. Un sucre. Et re trois ronds dans ma tasse avant de le porter à mes lèvres.

    « Je comprends vraiment pas ce que vous avez toutes avec Peter. »


Je me hisse alors sur ma table, m’asseyant en tailleur. J'ai lâché ça doucement. Je ne le trouve pas incroyable. J'aime seulement son univers. Je pense qu'artistiquement, il me fait vibrer. Après, dans sa personnalité je ne lui trouve absolument rien d'exceptionnel. Un gars comme les autres, avec beaucoup d'égo et qui veut se faire voir. Je suis juste contente qu'il ne soit pas comme ça avec moi.



- - - - - - -



« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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