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 Estranged [Lyria & les Guns'n'Roses]

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Heath J. Andersen
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Placidus


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Mar 15 Mai - 23:09

I can't breathe, until you're resting here with me

C'est sûrement plus de la curiosité que l'envie d'être avec toi qui l'a poussé à s'enfuir, à partir de cet endroit trop vide. Vous partiez sans cet ailleurs que tu lui avais suggéré, promis. Elle s'habille alors que tu détournes le visage. Qu'importe si elle s'en fout, ce n'est pas ton genre. Ni de mater, ni même elle. En fait, tu ne sais pas ce que tu lui trouve, à cette fille délurée aux cheveux de neige. Parce qu'elle n'est pas la plus belle des fille que tu as pu croisé dans cette école. Elle n'est pas non plus celle avec le plus fort caractère. Sûrement que tu la trouves trop seule. Sûrement qu'elle est trop différentes de toi, et pourtant semblable sur quelques oints, que tu ressens ce besoin insistant de rester près d'elle. Jusqu'à ce qu'elle hurle qu'elle te hais. Jusqu'à ce qu'elle t'étrangle.
Et elle te passait devant. Sans le moindre regard. Alors que tu ne voyait que cette traînée blanche qu'elle laissait.Elle entra dans cette salle, commença à traverser cette marrée humaine. Et c'est là que ton corps ce mis à bouger. Tu vins te ficher contre elle, la protéger. Comme si tu voulais établir un périmètre de sécurité pendant que la musique devait martelé ses tympans. Tu aurais pu l'attraper par la taille, lui prendre la main pour l'extirper, mais non, tu te contentais de rester près d'elle, avançant un bras lorsqu'on allait la bousculer. Pour l'abandonner devant cette salle. Devant ce dortoir improvisé. Tu lui souffles quelque chose. « Attends moi. » Murmuré entres deux boums de basses écrasants. Et te voilà reparti dans cette fête qui n'a rien d'heureuse. Qui n'a l'euphorie que de l'alcool. Tu te hisses entre deux personnes, attrapes une bouteille. Puis une deuxième. Tu fais bien attention, une fois près de la sortie, à passer ton bras autour de la nuque de cette jeune fille. De toucher de ton pogné son cou dénudé. Parce qu'elle est un passe muraille. Tu te souviens très bien de son visage. Parce qu'il y a un nombre incalculable de fois où tu viens lui parler, juste pour l'enlacer, emprunté son don quelques instants. Et te voilà reparti. e voilà de nouveaux avec l'anglaise. Tu lui tends l'une des bouteille. Pink Vodka. Tu n'en as jamais goûté. Et à priori, celle-ci est à la barbe à papa.

Tu lui souris, sans un mot, avant de te diriger dans le long couloir. D'arriver devant la porte de l’amphithéâtre. Tu t’approches près de la serrure. Tu souffles dessus. Et la magie opère. La poignée s'ouvre sans le moindre effort lorsque tu appelles la princesse de ce bal épuré. Lorsque tu pousses la porte pour la laisser entrer.

Vous voilà à l'intérieur. Vous voilà dans cette immense salle. Tu pousse la porte, faisant attention à ne pas remettre le loquet. Tu va poser la bouteille qu'il te reste sur l'un des siège du premier rang. Tu gravis la scène. Parce que tu domines tout d'ici. Parce que tu dois aller trouver les lumières. Mais tu sais parfaitement où elles sont, alors ça ne prend que quelques secondes. Et puis tu vas fouiller ans ce genre de loges qu'il y a derrière. Pour sortir un poste radio. Tu souffle encore sur quelques cadenas d'armoires. Parce que tu sais que beaucoup laissent ou se font confisquer des CDs. Use Your Illusion I & II, des Guns'n'Roses. Un Best off de Coldplay, en double CDs. Tu choisis Les Gun's. Met un CD, active la lecture aléatoire et branche le poste sur les emplis de la salle. Le son ne doit pas être trop for, tu ne veux pas de curieux. Tu mets seulement ça pour vous, pour cet espace où elle pourra s'enfuir à sa guise.

    « C'est mieux ici, non ? »


Tu ries, légèrement, pour qu'elle t'entendes, avant de revenir sur le devant le l'estrade. De t’asseoir sur son bord puis de te laisser tomber sur le sol. Tu vas au premier rang, t'assois à côté de la bouteille. Du vin. Et d'après ce que tu en connais, pas trop mauvais. Du blanc. Tu ne lui reproposes pas de danser, pas maintenant. Parce que tu sais qu'elle refuserait. Tu en est persuadé.
Tu amènes le goulot de la bouteille à tes lèvres, ne prend qu'une demi-gorgée avant de tendre la bouteille à Lyria.

« Santé ? »

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Il voit les vies de tous ces gens qui s'en vont droit aux abattoirs, cet inutile qui nous surprend parfois qu'on verrait l'espoir.
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Lyria Sandman
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Mer 16 Mai - 1:30


She's a wave and she's breaking
Tu te retrouves avec une bouteille dans les mains. Quelque chose de bien trop coloré pour être naturel. Tu préférais éviter de savoir ce que ca pouvait être. Tu daignes la prendre malgré tout, ça à défaut d’autre chose, tu sens légèrement pour te donner quand même une idée du gout. Sucré. Peut-être que ca passera mieux. Mais tu devais quand même faire attention. Sucre et alcool font souvent un peu trop bon ménage. Fallait que tu fasses attention. Tu lui jettes vaguement un regard en coin. Tu doutes qu’il est vraiment fait attention à l’augmentation du degrés d’une boisson alcoolisé en présence de sucre. Ce n’est pas comme s’il avait ton savoir dans tant de domaine. Tu lui accorderais le bénéfice du doute pour une fois. Juste pour cette fois.

Tu avançais dans le couloir silencieux, quelques pas derrière lui sans vraiment le suivre. Tu regardais le mur et les éclairages. Ce qui te manquait le plus dans cette école, c’était de voir le ciel. Tu avais toujours l’impression d’étouffer dans ces sous-sols. Tu avais la constante envie de pousser les murs. C’était surement pour ça que tu étais rarement de bonne humeur dans ce château, sauf peut-être dehors ou dans le réfectoire. Les salles qui étaient au niveau de l’extérieur. Pas dans les entrailles de cet endroit. Ca devait d’ailleurs être la raison qui faisait que tes cauchemars continuaient. Ce dortoir étriqué, cette odeur d’humidité.

Tu portas une main à ta tête, manquant de te cogner à Heath qui s’était arrêté devant une porte. D’un petit geste habitué, il ouvrit la porte, comme s’il s’agissait d’un tour de magie. En voilà un don qu’il avait visiblement pris l’habitude de piquer et qu’il avait prit la peine de maitriser.

« Pff et tu l’as piqué à qui celui là, Bob ? »

Tu entres dans cette vaste pièce. Sans même te rendre compte, tu prends une inspiration plus grande. Tu es moins oppressé par les murs et le plafond ici. Tu ne te souviens pas avoir déjà été dans cette pièce mais en même temps, tu n’étais pas arrivé avec les autres et ca ressemblait à une salle de conférence ou quelque chose s’en approchant. Un amphithéâtre comme on en voyait dans les films parfois. Tu laissais le brun faire ce qu’il avait à faire, avançant tranquillement dans une allée pour descendre vers l’estrade centrale. Posant ta bouteille au liquide rose sur un des plan de travail au premier rang, tu finis assise juste à coté de celle-ci.

Avant que la musique ne retentisse, tu avais profité du silence, de l’absence de grondement de basse même si tu en gardais le vague écho dans un coin de ta tête, comme le signe d’un mal de crane ou d’autre chose. Quoiqu’il en soit, tu préférais être au calme ici plutôt qu’à coté de cette absurdité bruyante et décadente qui avait lieu dans les dortoirs. Ce garage à bétail que tu détestais.
Tu tournes la tête vers la voix qui retentit finalement, un peu après la musique, suivit d’un rire et tu hausses les épaules, continuant de laisser ton regard errer autour de toi.

« Mouais mais ca casse pas non plus trois pattes à un canard. »

Tu t’assois en t’ailleurs sur le bureau qui fait toute la rangée, écoutant la musique en essayant de reconnaitre le groupe. Tu avais des horizons assez ouvert en matière de musique, alors il ne te fallut pas vraiment longtemps pour reconnaitre un classique. Tu levas légèrement les yeux au ciel, ce que c’était navrant comme choix et, un brin prévisible. Tu lachas un soupir proche du grognement avant de tourné la tête vers le brun qui n’était pas si loin de toi, assis sur un siège -ce qui était plus logique quand on y réfléchissait-. Après avoir bu une gorgée, il te tendit la bouteille. Tu tournas la tête de l’autre coté, te contentant de prendre celle qu’il t’avait donnée. Le vin blanc, tu y avais trempé tes lèvres une seule fois, par curiosité, et tu avais littéralement détesté. Hors de question d’en reboire.

« Ce genre de formule est vraiment idiote. Comme si boire était bon pour la santé. » râlas-tu avant d’avaler une gorgée avec une grimace.

C’était plus fort que la bière bon marché que tu avais avalés jusqu’à maintenant. Mais l’arrière gout sucré était plutôt intéressant et pas mauvais. Il fallait juste passé outre l’amertume de l’alcool. A cet instant, tu avais déjà commencé à oublier le risque de ne pas connaitre tes limites face à la boisson. Ce gout sucré était plutôt traitre et puis, tu n’étais surtout plus complètement sobre mais surement bien plus détendu dans un endroit calme comme celui-ci. Peut-être que sans t’en rendre compte, tu avais légèrement relâché ta garde.

Tu continuais à regarder autour de toi curieuse. C’était vraiment grand et la salle avait une sacré acoustique. Ca ne semblait pas particulièrement difficile d’y rentrer avec les bonnes personnes. Vraiment, vraiment…

« Ils auraient pu venir faire leur boucan ici, ces abrutis. »

Gardant la bouteille à la main, plus pour ne pas avoir les mains vide, tu avalas une nouvelle gorgée avant de te lever, debout sur le bureau, attrapant la cravate négligemment laissé défaite. Elle t’énervait de trop depuis tout à l’heure. Comme si c’était parfaitement normal, tu l’envoyas sur l’estrade.

« T’as vraiment des gouts de merde. Je pensais pas que c’était possible à ce point. »

Comme si rester en place te demandais trop d’effort, tu commenças à marcher doucement sur le bureau. Tu aimais bien cette sensation d’être en hauteur. Au dessus du reste. Il fallait avouer que ca ne t’arrivais pas souvent, pas physiquement du moins. Une fois au bout de la rangée, tu fis simplement demi-tour, le pas calme et assuré, ton oreille tendue vers la musique que tu fredonnais vaguement sans t’en rendre compte. Et bien oui, ce n’était pas pour rien que tu étais dans le groupe de musique à Synchronicity. Avec les vêtements, c’était un de tes domaines de prédilections même si tu n’aimais pas chanter devant les autres. La musique laissait passer beaucoup trop de chose. C’était bien plus traitre que les mots la plupart du temps.

Finalement, tu te retrouvas à nouveau en face d’Heath qui n’avait plus cet affreux tissus rouge qui t’avais agressé les yeux jusqu’à maintenant. Tu t’apprêtas à lui demander pourquoi. Pourquoi il t’avait trainé ici. Qu’est-ce qu’il avait en tête. Qu’il était agaçant. Incompréhensible. Masochiste. Que tu en avais marre de le croiser. Qu’il avait vraiment des gouts musicaux douteux ou un sens de l’ambiance un peu trop kitch. Mais finalement.

« Le vin, c’est un truc pour les vieux. Va falloir que je t’appelle l’ancêtre maintenant. » lâchas-tu d’un ton moqueur en le regardant de haut, ce qui n’était pas dur vu que tu étais debout sur le bureau.

D’ailleurs, maintenant que tu y réfléchissais, tu ne savais pas vraiment l’âge qu’il avait. Plus vieux que toi, c’était sûr. Mais en même temps, beaucoup de personne faisait plus vieux que toi. Même si tu avais un peu grandit ces derniers temps. Tu avais du retoucher quelques vêtements avant de venir ici d’ailleurs. Mais c’était une autre histoire.

Et puis d’abord, tu t’en fichais de son âge en fait. Tu n’avais pas besoin de le connaitre, ni quoique se soit le concernant.
A quoi ca te servirait ?

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Wait, Wait,
I swear I've seen that face somewhere.
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Dernière édition par Lyria Sandman le Mer 16 Mai - 22:07, édité 6 fois
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Heath J. Andersen
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Mer 16 Mai - 21:47

I can't breathe, until you're resting here with me

Surement aurait elle préféré e CD que tu as trouvé, Poison and Winde, de Civil Wars, sûrement aurait elle préféré, autre chose que ce groupe qui a bercé une époque, marqué chacun à sa manière. Mais toi tu aimes les Guns'n'Roses. Bien plus que ce que tu aimerais jamais l'un de ces groupe sorti après les années deux milles. Indémodables, dit-on. Les premières notes de Back off Bitch surgissement. Ca te fait sourire. Parce qu'elle commence à chantonner. Elle ne fait pas partie de ces filles que tu imagines chanter, sous la douche, en marchant, ou n'importe où. Pour toi, les filles qui chantonnent sont des filles ouvertes. Ce sont généralement des filles qui aiment vraiment la musique, qui ont en permanence leurs écouteurs dans les oreilles. Tu ne voyais pas Lyria comme une de ces filles là. Tu la voyais plutôt seule, dans son coin, avec un ou deux bouquins. C'était pas non plus la fille que t'imaginais avec une bouteille sur sa table de chevet. En fait, tu ne l'imaginais pas vraiment, sans son mépris, ses airs supérieurs et ses remarques acerbes.

Alors elle envoyait valser ta cravate que tu regardas atterrir sur l'estrade où tu te trouvais il y a quelques minutes encore. Elle te regarde d'un peu trop haut. Toi, tu ne la regardes pas. Seulement l'espace devant toi. Le tissus rouge sur le planché. C'est une remarque dont tu as l'habitude. Tu poses la bouteilles. Respires.

    « Mes goûts de merdes sont géniaux. Et encore, tu as échappé au noeud papillon orange et au smoking à carreaux, au pull à carreaux, aux moon boots et aux lunettes de soleil zébrées achetées chez Claire's. »


Tu ris un peu. Parce que dis comme ça, c'est vrai que c'est assez moche. C'est vrai que c'est quelque chose de spécial. Mais tu mets ces machins, sauf peut-être le smoking en tweed, et les moon boots. Qu'est ce que tu ferais avec des moon boots ? Sauf quand il neige. Sauf quand tu veux avoir l'air absolument ridicule.

    « Et puis, c'est dans mon "style", tu vois. Toi tu t'habilles avec des robes à volants à moitiés transparents, avec des corsets, des lacets, moi je mets des choses ridicules. Et puis, c'est bête, mais, j'aime bien moi. Je ne critique pas tes acessoires, tes casquettes parfois trop grandes, la manière de passer tes cheveux de tel ou tel côté. Je n'ai jamais dit à une fille que franchement, les spartiates, c'est vraiment moche, félicitions, tu es la première. »


Et tu la regardes décliner ton invitation. Le vin, c'est un peu ce que tu préfères avec la bière. Parce que c'est soft. C'est parfois même un peu traître. Parce qu'il n'y a pas ce gout d'alcool pur. Ca n'a pas ce gout qui brûle, désèche la langue. Ca a parfois même quelques arômes. Alors quand elle te traite de vieux, tu hausse simplement un sourcil. De toutes façons, tu n'es plus à un surnom prêt. Don Juan, sac à patate, Bob l'éponge et maintenant ancêtre. Qu'est ce que ça peut bien te faire ? Les surnoms ne servent qu'à mettre de la distance entre deux êtres, ils entravent le nom, essence des choses. N'y a t-il rien de plus puissant que lorsque que quelqu'un ponctue une phrase avec votre nom ? Avec ces quelques lettres qui vous caractérisent. C'est en partie pour ça, que tu n'as jamais prononcé ces cinq lettres qui la définissent. Que tu te contente de chéries, jolies, princesses et mademoiselles. Titres à qui tu peux donner un transfert.

Puis tu te lèves, retournant entre l'espace vide. Entre l'estrade et les tables. Entre le professeurs et les élèves. C'est la fin de la chanson. The Garden prend la suite. Ce n'est peut-être pas le meilleur des titres. Ce n'est peut-être pas le plus évident, mais avant que les premiers mot ne retentisses, tu lui redemandes. Insistant.

    « M'accorderez tu cette dance. »


Tu n'es pas quelqu'un qui danse forcément rès bien. Tu te débrouilles, connait quelques pas. Mais tu connais autre choses que les déhanchements auquel vous aviez le droit, plus loin dans le couloir. Danse avec moi. Trois mots que tu ne diras pas. Parce qu'elle les prendrait comme un ordre. Parce que même si elle le voulait, elle refuserait. Par principes. Il y a tout un protocole auquel tu dois faire attention. La main tendue vers elle, tu l'attends.

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Lyria Sandman
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Mer 16 Mai - 21:59


Cold when I am denied it
Tu l’écoutais à peine quand il justifiait ses gouts. Pourquoi est-ce que tu y aurais prêté attention après tout. Tu t’en fichais. Il avait des gouts affreux et puis c’est tout. Tu avais la grosse majorité de ton attention occupé à faire disparaitre la légère incertitude que tu dissimulais habilement sous chacun de tes pas. Surement que cette boisson rose était un peu trop forte pour toi. Le plus sage serait de ne plus y toucher. Ou alors, juste une dernière gorgée pour la forme. Tu entendis vaguement qu’il faisait une remarque sur tes tenues légères et transparente. Elles n’étaient pas transparentes. Et puis, tu n’étais pas quelqu’un de frileux alors à quoi bon te couvrir à outrance. Tu grommelais vaguement dans la barbe que tu n’avais pas. Par contre, tu étais d’accord avec lui sur un point : les spartiates étaient la pire invention de la mode depuis le retour des bottes en caoutchouc. A croire que toutes les filles aller bêcher leur jardin. A cette idée, tu laissas filer un léger rire moqueur pour toi-même.

Le fond sonore changeait, ton fredonnement dont tu n’avais même pas conscience, s’arrêtant du coup sans reprendre. Sans vraiment porter une quelconque attention au déplacement d’Heath, tu essayais de reconnaitre la chanson. Le son plaintif de la guitare, pas besoin d’entendre sa voix nasillarde à nouveau pour savoir que c’est surement un album entier des Guns’n’Roses qu’il a mis.. Tu soupiras avant que sa voix s’élever par-dessus ce bourdonnement musical. Tu tournes le regard en contrebas pour l’observer, lui et sa question. Encore cette question.

Dans un film romantique, tu te baisserais surement, glissant ta main dans la sienne avant qu’il ne vienne t’accompagner dans ta descente du plan de travail et que finalement, vous finissiez par danser comme dans le final de la Belle aux bois dormant. Mais voilà. Tu n’étais pas Aurore, vous n’étiez pas dans un Disney et de ce n’était pas de la musique classique qui résonnait. Alors, tu te contentas de mettre la bouteille dans sa main après une dernière et ultime gorgée grimaçante puis sucrée. Mais tu n’avais pas explicitement refusé pour le moment. Non, d’abord, tu devais descendre de ton perchoir. Procédant par étape, tu descendis d’un palier d’abord en posant ton pied sur un fauteuil, puis l’autre et finalement au sol. Ca avait été plutôt rapide et étonnant agile, surtout quand on savait que tu avais un peu plus chaud que d’ordinaire avec ta dernière gorgée.

« Tsss… Puisque tu insistes. Mais pas cette chanson. »

Tu ne savais pas pourquoi tu acceptais. Tu n’avais pas envie d’accepter. Ou peut-être que si. Tu ne savais pas trop. A vrai dire, ca faisait quelques minutes déjà que tu avais du mal à réfléchir correctement. Sans réellement te presser, tu quittas la rangée pour le rejoindre… enfin pas tout à fait. Tu lui passas à coté. L’estrade était presque aussi haute que toi et tu n’étais pas connue pour ta force légendaire. Tu te contentas alors d’utiliser les escaliers, la plante de tes pieds tapant les marches creuses au rythme de tes pas alors que tu grimpais sur l’estrade.

« On a qu’à dire la prochaine. »

Parce qu’il fallait que tu décides. Parce que tu gardais le contrôle. Plus ou moins parce que tu n’avais aucun moyen de savoir ce qui arriverait après. Tu connaissais certaines chansons mais tu n’avais pas l’intégralité de la playlist en tête. Y avait des choses plus importantes que tu préférais connaitre. Tellement plus de chose.

« Et puis d’abord, Bob, tu risques de te coltiner mon don si on se touche je te signale. »

Dessinant quelques signes de l’index dans les airs, tu fis s’envoler l’horrible cravate rouge pour la nouer autour du micro de l’estrade. Tu terminas en esquissant un petit sourire en coin satisfait. Pour des choses aussi triviale, il t’avait fallut tellement d’heure d’entrainement que tu en retirais une certaine fierté, malgré l’aspect parfaitement inutile de ce genre de tour. Enfin, elle allait toujours mieux à ce micro qu’au brun, cette cravate.

Tu t’étiras un peu, dans un léger gémissement à la tension dans tes muscles. C’était le prix à payer d’être toujours sur les nerfs, prête à mordre et d’arborer une attitude méprisante et hautaine envers les autres. Des tensions dans le dos passablement dérangeant. Il fallait avouer que tu n’étais pas trop du genre à te laisser aller à ce genre de détail en public mais tu n’étais pas non plus dans ton état normal pour le moment. Alors ton geste mué par l’habitude ne te parut pas réellement déplacé.

Lees notes commencèrent à s’éteindre pour débuter un nouveau morceau. Trois notes. Trois simples notes avaient suffis pour que tu la reconnaisses.

« Evidement. » râlas-tu d’un air contrarié qui n’était même pas nuancé de sarcasme ou quoique se soit d’autre.

Don’t cry.
Dans l’immédiat, tu étais plus tenté d’envoyer le poste dire bonjour au mur que de tenir ta parole. Et pourtant, tu n’étais pas une menteuse. Tu avais énormément de défaut mais tu tenais généralement parole quand tu disais les choses. Enfin, quand tu n’utilisais pas le sarcasme pour te dérober mais là, dans la situation présente, ca aurait ressemblé beaucoup trop à de la lâcheté ou à une simple fuite. Et ce genre d’acte de faiblesse, tu n’étais clairement pas assez saoule pour t’y laisser prendre.

Tu l’étais seulement juste assez pour finir par accéder à sa demande finalement.

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Heath J. Andersen
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Ven 18 Mai - 22:08

A falling star fell from your heart and landed in my eye

Il y a cette bouteille dans ta main, il y a ce mouvement. Où elle descend, comme fébrile. Il y a ce mouvement, où, un pas après l'autre, elle te dépasse.

Elle a retenu ton handicap. Celui de ne pas pouvoir toucher les gens sans absorber une part d'eux, pour les Misayas, évidement. Elle a retenu, à quel point ça peu dérappé. A quel point ça deviendrait n'importe quoi. Tu n'as plus de sourire, plus rien sur le visage, seulement ton âme à nue. Et tu lui dis. « Je prends le risque. » Le risque. Parce qu'il n'y a rien de sûr, puisque tu as déjà le don de la blonde, celui de tout déverrouiller. Peut-être que tu échappera celui de Lyria, aussi splendide soit il, aussi destructeur soit-il. Tu ne veux plus de ces migraines, ne plus prendre le risque de tomber sans raison, de perdre connaissances. Tu as déjà tes problèmes, dans ta tête, dans ton estomac, pour ne pas avoir un marteau piqueur accroché à tes tempes.

Tu attends don la première chanson. Et il fallait que ce soit celle là. Ce slow un peu trop connu. Ces supplications un peu trop connues. ces paroles d'amour trop entendues. C'en est risibles, tu tiques du coin des lèvres. C'en est ridicule. Si tu pouvais changer, mettre autre chose. Mais tant pis. C'était dit. C'était à faire.

Elle est là, dressée sur cette estrade que tu escalades dans un mouvement rapide, tu t'approches d'elle, laissant la bouteille au liquide rosâtre sur les planches, regardant une dernière fois le tissus rouge accroché sur le micro. Et tu t'approches d'elle. Ta main droite vient se ficher dans le creux de ses hanches, ta seconde attrapes délicatement la sienne. Tu inspires un grand coup. Tu ne te rapproches pas d'elle, comme il est de convention. Tu n'oses pas, presque imide, presque fragile. Tu lui laisse le choix. Parce que d'ici, tu la domines plus que jamais. Quand vos corps sont aussi proche, tu vois bien à quel point elle est petite. Encore plus sans ses légères talonnettes. Encore plus pieds-nus. Ca te fais un peu sourire, pas beaucoup. Seulement du coin des yeux. De ta fossette trop creusée. Et tu commences à faire quelques pas. Avec elle. Tu sais danser. Tu as souvent danser. Parce que même si ça n'a aucun sens pour toi, tu es quelqu'un de plutôt romantique. Plein de cliché, même si ça, ce n'était pas mis en doute. Premier refrain. Tu te rapproche, à peine. Juste pour faciliter les pas. Tu ne dis rien, te contente de la regarder, sans sourire, sans joie qui transparaît. Peut-être simplement parce que tu as l'impression, que le temps de cette danse, les masques doivent tombés. Parce qu'elle a accepté. De danser avec oi. Malgré cette étreinte gênante. Malgré cette proposition. Parce que, que vous le oubliez ou non, vous resterez hanter, d'une manière ou d'une autre, par votre précédente rencontre. And please Remember disait Axl Rose. Même si toi, tu aimerais tout oublier. Le temps des quelques vers restants.

Les paroles s'achèvent dans ce souffle gélissant. Il y a quelques secondes de silences. Le temps que l'aléatoire se décide. Juste assez pour que tu lui demandes. Juste assez pour que la réalité reviennes. Même si tu as aimé danser avec elle.

    « Est-ce que, pendant un instant, tu as oublié ta solitude ? »


Tu te foutais bien, que ce soit grâce à toi. Tu te foutais bien, qu'elle ai pu aimer ou non danser, tu avais juste voulu, que le temps de ces quelques pas, elle oublie la totalité de son être, légèrement égocentrique, qu'elle oublie la distance qu'elle s'acharnait à mettre entre les gens. Que ce soit par toi ou un autre, tu aurais voulu qu'elle sourit. Tu aurais voulu qu'elle oublie.

J'ai aimé danser avec toi. Même si jamais tu ne le dira. Ca reste dans tes yeux, sur ta bouche, Ca reste sur toi, en toi. Tu ne le dira pas. Pas avec ces mots là.

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Lyria Sandman
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Ven 18 Mai - 23:35


J'oublie le temps d'un instant
Il parle de risque. Il fait comme s’il n’avait pas peur. Comme s’il ne craignait pas de perdre à nouveau le contrôle. Quel idiot. Il était si naïf. C’était ton don, tu savais pertinemment ce qu’il pouvait provoquer quand on l’avait de façon soudaine. Après tout, c’était comme ça que tu l’avais découvert et eu. Réveiller un potentiel latent. Quelle foutaise. C’était une foutue bombe à retardement qu’ils avaient réveillé. Enfin, au moins à présent, tu arrivais à garder ce talent capricieux au repos, l’usant de temps en temps, un peu à la façon qu’on pouvait avoir de relâcher la vapeur d’une cocotte minute.

Bref. Quoiqu’il en soit, ce n’était pas le problème du moment. Problème serait un bien grand mot pour cette situation et pourtant. Il avait finit par grimper. Alors que la chanson résonne depuis quelques secondes, chacun de vous prend son rôle. Tu affiches un air plus proche de la contrariété que de l’enthousiasme. Mais ce n’était pas comme si l’on pouvait s’attendre à autre chose de ta part. Il le sait très bien alors il serait complètement inutile de faire semblant du contraire. Mais malgré tout, hors de question de te ridiculiser. La mauvaise humeur qui tire les traits de ton visage finit par se muer en une expression concentrée. Tu ne fais pas attention à la distance, tu comptes et prend garde aux moindres de tes pas.

Tu ne le diras jamais à voix haute, mais étudier la danse est bien la seule chose que tu as fais de cette discipline. Disons plus simplement que c’est une grande première de passer aux travaux pratiques. Bien évidement, si jamais il s’avisait, ne serais-ce que pendant une fraction de secondes, de sous-entendre cet état de fait, tu te ferais un plaisir de lui montrer un moyen TRES rapide de descendre l’estrade. Petit à petit, tu prenais de l’aisance, tes traits se détendant d’eux même sans que tu perdes ta concentration. A la fin du premier refrain, tu es complètement habituée au rythme, au pas et à ceux de Heath. Sans même t’en rendre compte, tes traits s’adoucissent légèrement. Tu te dis que ces filles qui mettent 25 centimètres de talons pour danser sont des abruties. Tes pas sont bien plus légers alors que tes pieds sont nus. Quelque part, tu comprends pourquoi tant de personnes apprécient d’apprendre la danse. Pourtant, tu le sais. Tu le sens malgré le petites 4 minutes que durent cette chanson. Si tu pratiquais un peu trop, tu allais au devant d’une crise. Et il était strictement hors de question que qui que se soit te voient ainsi.

Finalement le volume descend doucement jusqu’à s’éteindre, le crissement du cd laissant entendre que la machine s’apprête à remettre le couvert. Tes pas s’arrêtent alors que tu arbores, juste au coin de tes lèvres. Pas ce sourire orgueilleux et mesquin que tu affiches quand tu triomphes de quelqu’un, quand tu piétines la fierté d’autrui. Non, juste celui de quelqu’un qui est content. De manière tenue, comme le vague souvenir d’une expression rouillée. Mais avant que la moindre mélodie ne démarre, avant que le silence ne soit brisé par les Guns ‘n’Roses, c’est lui qui le tue. Avec une question simple.

Tu redresses la tête, ta bouche n’exprimant plus rien. Comme si ca n’avait était qu’une ombre ou un mirage. Les vapeurs d’alcool peut-être. Qui sait. Tu récupères ta main, tu te dégages de la sienne sur ta hanche, tu t’éloignes de cette chaleur que tu avais connue de bien plus près que ça. Tes sourcils se froncent très légèrement puis tu fais volteface. Tu es contrariée mais tu ne veux pas qu’il le voit. Parce que ca serait une façon d’admettre que tu en as quelque chose à faire. Qu’il a peut-être touché juste. Peut-être parce qu’il l’a fait.

« Je ne suis pas fatiguée de cette solitude. »

Encore et encore. Tu les répètes. Pour qu’ils comprennent tous. Pour que tu arrives à y croire. Parce qu’être autrement te ferais peut-être peur. Si jamais tu commençais à t’en lasser. Si jamais tu finissais par ne plus vouloir de cette solitude, par ne plus l’accueillir comme une fidèle compagne. Tu te retrouverais réellement seule. Sans rien ni personne à blâmer. Parce que tu n’étais pas capable de t’habiller d’un sourire. Parce que tu ne supportais pas l’hypocrisie sociale dont s’embarrassait tout le monde. Parce que tu ne voulais pas agir pour plaire. Parce que tu refusais d’être quelqu’un d’autre que toi.

Parce que cette solitude qui t’accompagnait, jamais elle te t’avait trahis. Jamais elle ne te trahirait la première. Alors tu ne devais pas l’oublier. Tu ne devais jamais oublier que tu l’aimais cette solitude. Alors tu devais le faire taire. Avant qu’il ne brise tout. Ta solitude. Tes habitudes. Tes illusions. Avant qu’il ne te brise toi.

Tu te retournes pour lui faire face. Avoir reculé de quelques pas te permet de ne pas avoir à trop lever la tête pour le regarder dans les yeux.

« Je ne suis pas comme toi. Arrête de croire que tu veux m’arracher à ma solitude quand c’est toi-même que tu essayes de sauver. Dans cette pièce, il n’y a que toi qui en souffre de cette solitude Heath. »

Tu aurais pu le remercier pour la danse. Parce que tu avais apprécié, même si c’était lui.
Tu aurais pu lui dire simplement que tu avais peur que les choses changent. Parce que c’était ça qui te faisait reculer.
Tu aurais pu faire quelque pas pour t’approcher de lui. Parce que tu te souvenais de cette chaleur qui t’était resté sur la peau.

Mais au lieu de ça, tu creusais un peu plus cet espace entre vous. Parce que sinon, tu avais peur d’étouffer. De te briser.

- - - - - - -

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Heath J. Andersen
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A falling star fell from your heart and landed in my eye

Sur un coin de lèvres son sourire. A peine perceptible. Sur le coin de son visage, tu te dis que u as réussis. Réussis, pas gagner. Parce que tu ne veux pas de perdants. Seulement des victoires.
Et lorsque ta voix brise le silence, tout s'arrête. Il y a ces quelques instants. Avant qu'elle ne réalise. Qu'elle retire sa main e la tienne. Elle s'éloigne alors que tes mains vont trouver refuges sur les passants de ton jean. Tu ne sembles pas affecté. Pas troublé par ce revirement de situation. Au contraire, il ne te procure qu'une étrange sensation de bien-être. Cette phrase qui single l'air. Trop refaite. Pas assez naturelle. De tout ce que tu avais pu entendre sortir de sa bouche, tout ça n'était que trop travailler, trop redits. Comme tous tes oui. Comme tous tes tu me manques, prononcés sans fonds, prononcés pour se persuader.

    « Vraiment ? »


Un mot. Tout simple. Qui remet en doute sa parole. Parce que même si ce n'est pas un duel, il ne faut pas que tu perdes ta place de premier. Il faut que tu restes ainsi, à toujours avoir un tour d'avance. Sans ne rien planifier. Sans ne rien imaginer. C'est étrange, que tu sois si spontané dans cette retenue constante. C'est étrange que tu sois en équilibre fragile entre les deux.Comme si tu te fichais de demains tout en refusant de vivre aujourd'hui. Comme si rien n'avait d'importance. Après tout, tu as cet endroit, un peu loin, et endroit quel'on appelle maison où tout est parfait. Où tout te convient.

Elle se compare. A toi. Tu ne lu as jamais demandé une telle chose. Ses mots glissent sur ton visage limpide d'émotions. Ses mots, ses pensées sont erronées. Parce que même s'il est vrai que tu es un utopiste déchu, même s'il est vrai que tu aimes apporté satisfaction, bonheur, tu n'arraches pas les gens à leurs habitudes. Tu ne leurs veut aucun mal. Il est simplement dur pour toi de bien d'y prendre. Les codes sociaux changent tellement. Toi qui va dans un moule pour te rendre compte que la personne en face de toi n'accepte pas ce format là. Toi, tu ne souffres pas de solitude. Parce que tu es entouré. Parce que tu as ton réconfort. Quelques lettres. Toi, tu n'as pas d'amis. Mais e n'est pas grave, puisque la frontière Sud passée, tu retrouvera ton foyer, tes habitudes. Si tes masques te font t'éloigner des gens, si dans le font, tu aimerais pouvoir te lier, te reprochant d'en être incapable, tu n'es pas seul pour autant. Tu ne t'es jamais senti seul.
Jusqu'à ce que l'on annonce que tu ne pourrais pas partir de Virtus. Jusqu'à ce que l'on t'annonce ces jeux assassins. Jusqu'à ce que tu essayes, pour la première fois, de ne pas être une poupée vide sans coeur. Un personnage secondaire avec une tirade qui n'a aucun sens.

    « Tu dois avoir raison. On n'est pas pareil. On a pas grand chose en commun. Nos vies se sont croisées et puis quoi ? On est là, dans cette salle et c'est tout. »


Mais il y avait eu ce prénom. Le tien. Qui ponctuait ses quelques phrases. Il y avait eu ce prénom, qu'elle s'appropriait par deux syllabes. Qu'elle prononce, presque comme une insulte. Mais toi, tu vois toujours les noms à double tranchant. Parce qu'elle t'apportes de l'importance, te rends unique. Tu n'es pas un simple connard ou Monsieur Random. Tu es Heath. Ca te rend intime. Et pourtant, elle aurait put s'en passer, ne pas le lâcher comme une bombe, ne pas mettre ce recul déjà symboliser par ses pas. Elle aurait très bien pu ne rien dire. C'en est fini des surnoms idiots. Pour elle. Parce que tu es incapable à cet instant encore de l'appeler Lyria.

C'est fini, pas vrai ?
Tu tire le col de ta chemise, te dirigeant vers le micro pour y dénouer le tissus rouge. Toi, tu l'aimes bien cette cravate. Elle est simple, tout bêtement. Elle est un peu passe partout malgré sa couleur. Elle tape un peu dans l'oeil. Tu es un peu comme elle, en fait. Tout aussi décoratif et inutile. Alors tu la lisses entre tes doigts alors que tu te diriges vers l'escalier. Tu passes à côté de cette fausse princesse. T'arrêtes un instant. Tu prends sa main. Tu noues ta cravate autour de son poignet. Même si elle se débat, même si elle reste calme. Tu ne sais pas pourquoi, mais il fallait que tu le fasse.

Et sans un mot, tu reprends ta marche. Les Guns chantent encore. Toi tu descends. Toi tu attrapes la bouteille de rosée à laquelle tu vole trois ou quatre gorgées. Toi, tu passes la porte. Il n'y a pas besoin d'au revoir.
Elle a instaurer les règles. Pas de réponses. Jamais. Alors le jeun ne fini pas. Ce n'est qu'une pause, pas une fin. On n'a nullement besoin d'un adieux pour une pause.

- - - - - - -




Il voit les vies de tous ces gens qui s'en vont droit aux abattoirs, cet inutile qui nous surprend parfois qu'on verrait l'espoir.
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Lyria Sandman
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Lun 21 Mai - 20:50


Don't let them know they get to you
Un mot de doute. De doute narquois. Un sous entendu qui t’agace mais que tu ne relèves pas. Parce que tu n’as pas envie. C’est fatiguant après tout. Et tu en as assez. Enfin tu crois. Tu commences à être un peu plus dans le coton. Et il finit par parler. Par répondre à ta remarque, dernier reste de ton mauvais caractère que l’alcool n’avait pas encore noyé. La musique continuait doucement mais tu n’écoutais pas vraiment, elle te semblait trop loin. Bien plus secondaire que ce qu’il était entrain de te répondre.

Durant un bref instant, tu te surpris à regretter qu’il te donne raison. Pourquoi est-ce qu’il ne t’avait pas contredit comme d’habitude ? Alors tu restais silencieuse. Ce n’était pas de l’énervement mais tu ne mettais pas le doigt dessus. Parce qu’il en parlait comme quelque chose de banal. Ca l’était dans le fond. Oui, c’était trivial. Après tout, ce n’était rien. Une danse ? Et alors ? Tu t’en moquais. Oui, c’est ça. Tu te moques de ce qu’il peut dire. De ce qu’il peut penser. De ce qu’il a pu faire. Même si tu sens encore sa main sur ta hanche.

Partie pour faire un demi-tour, tu n’en fais que le quart, distraite par un mouvement de sa part. Tu le regardes vaguement dénouer sa cravate et tu regardes ailleurs. Le silence était pesant, même avec la musique, le rythme lancinant n’arrangeant rien bien au contraire. C’était pour ça que tu détestais ce groupe. Encore une de ses idées nulles. Comme ces bouteilles. Ta carapace s’écorchait à force de gorgée l’alcool, tu ne t’en rendais compte que maintenant, vaguement, sans même t’en inquiéter.

Te finis tirer de tes pensées par ses doigts sur ta peau. Tu te saisis, avec un très léger mouvement pour tenter de récupérer ton bras sans grande conviction. Tu le regardes faire, sans comprendre, interdite, sans masque. Tu es juste sous le coup de l’incompréhension, regardant la cravate à ton poignet et le brun. Et il repart, sans se retourner, sans hésiter. Ta main avance un peu, comme pour le rattraper. Le rattraper ? Pourquoi ? Ton regard se posa sur ta main, comme si c’était une autre personne, arrêtant le geste pour ramener ta main vers toi. Et tu lui tournas le dos.

Tu finis par entendre la porte se fermer. Tu ne jettes pas un regard vers la sortie, ta main attrapant la bouteille rose qu’il avait laissée.

« Je m’en moque d’être seule… »

Ta main se serra sur le goulot avant que tu la lances contre un mur. Surement poussée par ton don, la bouteille explosant à l’impact. Finalement, tu finis par t’assoir sur l’estrade avant de glisser allongée sur le parquet. La musique continuait. Lascivement alors que les effets de l’alcool et la pression qui retombait maintenant que tu étais seule, te faisaient doucement fermé les yeux.

« Je m’en fiche alors arrête d’essayer de me faire changer d’avis… »

Au final, ce que tu avais entraperçu n’était pas de l’agacement envers sa désinvolture, mais simplement de la déception.
Quelques notes plus tard, tu finis par t’endormir sur les planches de bois, le tissu rouge négligemment glissé entre tes doigts.

Seule dans cette immense pièce. Aussi seul que tu pouvais l’être dans ce monde chaque jour.

You will never show your fear
They'll tear you up until your tears show

- - - - - - -

Wait, Wait,
I swear I've seen that face somewhere.
It's the very face I fell for in the human race.
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Estranged [Lyria & les Guns'n'Roses]

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