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 Don't let me down - Lyria ~~

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Yugito Frazen
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Placidus


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Sam 11 Mai - 18:50



Tu ne sais pas vraiment ce que tu fais ici. Vous êtes une petite vingtaine dans cet atelier. Vous êtes là, avec vos bouteilles à la main parce que personne n'a pensé à prendre des verres. Y'a des biscuits qui traînent, des bouteilles vides. Tu as l'impression que le sac de l'une des filles n'a pas de fond. Elle sort des bouteilles comme par magie, comme si elle avait un bar dans son sac. Et pas un petit bar ! Un bar rempli. Rempli de Whisky, de Manzana, de Get, de Tequila, de Vodka. Toi, t'as choppé la bouteille de Manzana. C'est un alcool de filles, mais tu t'en fous. C'est bon, t'en as bu presque une bouteille depuis le début de la soirée. Tu es bien. Surtout que vous avez fait un échange, à un moment. T'as bu un peu de vodka, un bon tiers de la bouteille. Tu ne te sens pas très bien.

Tu ne te sens pas bien du tout, même.

En fait, tu vois flou, tes mains tremblent un peu trop. Tu parles à tout le monde et tu fais des bisous un peu trop longs sur les joues des deux personnes qui t'entourent.

Tu es là, à rire fort même si ta voix te donne mal à la tête. Tu es là, à faire des grands gestes, même si le moindre mouvement te donne le tournis. Tu es là, à boire au goulot des bouteilles, alternant entre Manzana et Vodka, même si le goût t'écœure. Tu es là, à juste déposer des baisers rapides sur les joues des personnes que tu connais plus ou moins, même si tu n'en as pas spécialement envie. Tu es là... avec cette envie horrible de pleurer et ce besoin viscéral de prendre quelqu'un dans tes bras, ou d'être pris dans une paire de bras.

Et tu ris à une blague débile, tu en racontes une digne des blagues carambar, mais ça vous fait rire, ça te fait rire. Et tu continues :

    « T'as trois poussins mais t'en veux que deux, qu'est-ce que tu fais ? Bah t'en pousses un ! T'en poussin ! »


Et tu bois de nouveau, après un rire, un rire qui est communicatif. Et après la tristesse liée à l'alcool, ton sourire revient. Comme par magie. L'alcool a cet effet sur toi. Ca te rend triste, puis après, ça te rend heureux. Encore quelques gorgées, et tu voudras serrer tout le monde dans tes bras, encore plus que quand tu es dans ton état normal. Et tu ris. Encore, toujours.

Et en fait, tu espères que quelqu'un va passer cette porte et te faire la moral. Tu espères que quelqu'un va te chercher et te dire « Mais qu'est-ce que tu fous, Yugito ! Va te coucher. T'es bon pour aller au lit ce soir toi ! ». Tu espères un peu, en fait.

L'espoir, c'est le pire des trucs qui existe au monde. Et tu ouvres une nouvelle bouteille de Manzana, laissant la vide sur le sol. Peut être que t'arriveras à finir cette bouteille. Peut être.



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Lyria Sandman
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Faithbee


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Sam 25 Mai - 22:47


Time to turn the light off

Tu avais essayé de dormir tôt. Tu avais vraiment essayé. Mais il avait fallut que dans la pièce pas trop loin, quelques idiots décident de se réunir pour faire du bruit. Sûrement dans le but unique de te pourrir un peu plus l’existence. Enfin, tu n’étais pas réellement égocentrique pour le croire vraiment mais disons que, que ce soit ça ou pas, le résultat était le même. Déjà que tu étais obligé de partager ta chambre avec quelqu’un d’autre mais en plus, voilà que tu devais AUSSI supporter les soirées de beuverie de ses hôtes germanique qui avaient mis une éternité à réaliser que, peut-être, des dortoirs, c’était vraiment pas le top.

Des rires, des éclats de voix, parfois, tu entendais même des morceaux de phrase complets. Ca te portait bien trop sur les nerfs pour que tu reconnaisses vraiment une voix mais il ne fallut pas plus de dix bonnes minutes de chahut pour que tu sortes dans le couloir, passablement sur les nerfs, hésitant un peu à enfoncer la porte d’un coup de pied (un peu aider de ton don, histoire de soigné ton entrée) avant de leur gueuler d’aller dormir. Avec tes longs cheveux nattés (plus simple pour dormir), ton t-shirt sans manche et son short, tu restas presque cinq minutes de plus, histoire d’évaluer combien ils pouvaient être là dedans et aussi si le volume sonore était entrain de baissé. Une partie de toi essayait aussi de s’assurer que tu n’allais pas croiser une personne que tu n’avais pas du tout envie de croiser.

Et puis soudain, à travers la porte, une voix filtra un peu plus fort que le reste, vaguement familière mais sans que tu la reconnaisses véritablement.

« T'as trois poussins mais t'en veux que deux, qu'est-ce que tu fais ? Bah t'en pousses un ! T'en poussin ! »

C’était sûrement le détail de trop, une blague aussi nulle qu’elle aurait sûrement fait un flop dans une cours d’école primaire, la plante de tes pieds claqua sur le sol à chacun de tes pas avant que tu n’ouvres la porte à la volée, passablement énervée. Il fallait avouer qu’en temps normal, la patience n’était pas une de tes vertus mais en ce moment, c’était presque pire.

« Nan mais c’est pas bientôt finit ce bordel ?! »

Ton regard balaya la pièce d’un air complètement consterné en voyant les cadavres de bouteille dont certains avaient laissés l’auréole d’un fond de bouteille oublié sur le sol. Tu pousses une bouteille trop près de ton pied du bout des orteils, n’osant pas rentré d’avantage dans la pièce pied nus de peur de marcher sur quelque chose de louche. Et ton regard remarque une tignasse blonde, mais pas n’importe laquelle.

« J’aurais du me douter qu’une blague aussi pourrie, c’était forcement de toi… » soupiras-tu avec une pointe d’exaspération dans la voix.

Tu le regardes avec un air condescendant au possible et une légère appréhension au creux de l’estomac, vite chassée par un rapide coup d’œil par les personnes présentes dans l’atelier. Tu plantes tes poings contre tes hanches avant de n’adresser finalement la parole qu’à l’unique visage connu de cette assemblée de loser.

« Vu ton état, tu ferais mieux d’aller faire profiter ton coturne de ton humour digne d’un enfant de 5 ans. »

Ca aurait presque pu ressembler à de l’inquiétude, de la sollicitude si ces mots n’étaient pas sortis de ta bouche. Tu n’arrivais pas à être gentille avec lui, encore moins qu’avec n’importe qui d’autre. En fait, le terme exact était que tu n’arrivais pas à être moins méchante, acide, avec lui. Parce qu’être gentille, tu n’arrivais à l’être avec personne…

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Yugito Frazen
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Placidus


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Lun 27 Mai - 11:29



Tes yeux papillonnent. Ils l'observent. Elle. Cette mini-peste. Cette mini-princesse. Celle qui, bizarrement, t'as mis plus bas que terre. Celle avec qui Heath a des secrets. Heath et elle. Y'a un truc, tu le sais. Quoi, tu sais pas. Mais y'a un truc. Un truc qui te perturbe. Un truc qui te chiffonne. Un truc qui... t'empêche de les voir comme tu les aurais vu avant.

Tu fermes les yeux brusquement : tu as l'impression de tomber alors que tu es là, assis par terre, sur un vieux matelas pourri, imbibé d'alcool. Et elle te regarde de haut, tu sens son regard et tu soulèves les paupières pour l'observer. Malgré sa petite taille, elle te surplombe. Car tu es dans un état lamentable. Vraiment lamentable.

La musique te donne mal à la tête. Si tu te souviens bien de ce morceau, il est de Dada Life. Cette musique électro, qu'on retrouve facilement en boîte. Cette musique sans réelles paroles, sans réelles recherches derrière. Mais ça va bien avec l'ambiance. Les autres ne font plus vraiment attention à son entrée. A son entrée fracassante et à cette porte qui grince encore. Ils ne font plus attention à vous et tu ne peux t'empêcher de sourire sournoisement, méchamment. Qu'est-ce qu'elle a à te donner des leçons de vie, cette pimbêche ?

    « Mon humour est peut être merdique, mais moi, au moins, j'ai de l'humour, Mini-Princesse. »


Tu refermes les yeux, tu ne fais plus attention à elle et tu bois de nouveau cet alcool de fille. Et la Manzana te réchauffe l'oesophage, l'estomac. Elle n'existe plus, pendant un court instant. Puis tu la fixes de nouveau.

Ton regard commence par ses pieds. Nus. Tu remontes le long de ses jambes, fines et courtes, le haut des cuisses enfermées dans un short court. Le t-shirt sans manche, les nattes qui retombent des deux côtés de son visage. Tu n'avais jamais été de nouveau attiré par une fille, mais tu appréciais leur beauté, tu savais qu'elles étaient belles et tu n'hésitais pas à le dire. Cassandre est belle, par exemple. Tu le sais. Elle est magnifique. Et Lyria aussi l'est. Dommage que l'intérieur ne le soit pas aussi.

Tu plonges ton regard azur dans le sien. Tu ne vois pas très bien la couleur de ses yeux, mais ils ont une teinte différente des autres. La bouteille à moitié pleine, ou à moitié vide, tout dépend du point de vue, dans la main, tu l'observes. Tu souris toujours, ce petit air supérieur qu'elle arbore te fait sourire. Tu es moqueur. Et tu aimes ça. Tu bois de nouvelles gorgées d'alcool, tout en continuant de la regarder. Tu ne la lâches pas du regard. Puis une fois l'alcool bien au fond dans ton estomac, ton sourire s'agrandit, toujours autant moqueur, toujours aussi méchant, mais toujours aussi vrai.

    « Ca te va bien, les ch'veux attachés comme ça, Mini-Princesse. Tu devrais te les attacher comme ça plus souvent, tiens. »


Tu ne lui laisses pas le temps de répondre, tu enchaînes immédiatement :

    « Tu comptes rester ici encore longtemps ? Soit tu rentres, soit tu dégages, pas les deux en même temps. »


Et un nouvel air de Dada Life te vrille les tympans. Et tu bois de nouveau. Tu vas sûrement attaquer une troisième bouteille avant la fin de l'heure.



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Lyria Sandman
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Mar 28 Mai - 10:11



Au premier « Mini-Princesse », tu tiques. Tu détestes ce surnom. Et puis, il y a cette musique qui te vrille les tympans. Rajoutez à ça l’odeur d’alcool mélangé qui flotte dans l’air et tu te demandes comment est-ce qu’ils peuvent supporter d’être dans une pièce aussi étroite qui sent sûrement le renfermé à la base. Et il est là, vautré sur un martelât qui était sans doute au moins aussi imbibé que lui, à se moquer et à rire comme l’adolescent bourré et paumé qu’il était. Tu boues de colère de le voir te lâcher une réponse aussi désinvolte alors qu’il sait ce que tu es capable de faire énervée. Et il faut avouer que le rire bête des autres avant qu’ils retournent à leur beuverie et autre tripotages en règle n’arrangeait rien.

Tu vas pour avancer plus dans la pièce mais ton pied effleure un sol humide de quelque chose dont il vaut mieux que tu ignores la provenance et ça suffit pour que tu restes sur le pas de la porte à fulminer. Son regard finit par remonter du sol jusqu’à tes yeux. Tu détestes ce genre de regard. Les bras croisés, tu lui adresses un regard qui traduit clairement ta pensée du « Ca va ? La vue te plait ? Continue et je te crève les yeux ». Ce genre de regard, tu en as l’habitude et pourtant, la plupart de ceux qui te les ont lancés l’ont regretté. Presque tous.

« Ca te va bien, les ch'veux attachés comme ça, Mini-Princesse. Tu devrais te les attacher comme ça plus souvent, tiens. »

Tu n’as clairement pas envie d’entendre ce genre de compliment (ca en était un, n’est-ce pas ?) de sa part. De la part d’un type bourré qui gît sur un matelas pourri dans une pièce remplie de loser. Tu ne fais pas cette coiffure trop souvent parce qu’elle a la fâcheuse habitude de faire onduler tes cheveux pendant une journée au moins après et tu ne supportes pas ça. Alors ces conseils esthétiques, alors qu’il n’est même pas capable de mettre de l’ordre dans la masse blonde qui lui sert de cheveux, franchement, ca te passe quinze pieds au dessus de la tête.

Il finit par enchaîner rapidement avec un conseil, un ordre… bref, avec une remarque sur ta présence. Rentrer ? Dans ce dépotoir ? Non merci, tu n’en étais pas de ce genre de pimbêche comme cette catin qui se vautrait sur l’un des types pour aller lui boire l’alcool dans la bouche. Dégager ? Mais pour qui il se prenait pour te parler comme ça alors qu’ils n’avaient rien à faire ici, à faire saigner les oreilles de tout le couloir avec leur musique trop forte sur les enceintes d’un téléphone de trop mauvaise qualité pour gérer comme il se devait les basses de ce genre de piste.

Ce fut la phrase de trop. Alors qu’il leva la bouteille à moitié vide vers ses lèvres, celle-ci lui glissa des mains pour finir par lui déverser son contenu sur la tête avant de l’envoyer sur une pile de cadavre d’autre bouteille. Déjà, le mal de crâne était présent mais tu t’en moquais, il t’avait bien trop agacée pour que tu t’arrêtes à ce détail. Tu avalerais une poignée de comprimé pour t’endormir sans la douleur plus tard.

« Le prochain, c’est ton téléphone miss les seins à l’air… » lâchas-tu d’un ton sec à la fille qui était vautrée sur son voisin avant de re-concentré ton attention sur Yugito.

Depuis quand est-ce qu’il t’adressait un air aussi condescendant ? Depuis quand est-ce qu’il n’appréhendait pas ta réaction à chacun de ses mots ? Pourquoi est-ce qu’il n’en avait rien à faire de ce que tu pourrais lui faire ? Finalement, ta colère finit par être plus grande que ton dégout de l’endroit et tu entras dans la pièce pour choper la larve qui était vautrée quasiment à même le sol, par le col dans l’idée de le trainer hors de la pièce.

« T’as qu’à faire chier ton coturne ou qui tu veux dans ton couloir en te saoulant jusqu’à ce que tu en crèves mais dégage d’ici. »

Il fallait avouer que la force physique n’était clairement pas ton point fort et à part faire bouger le matelas pour aider à le faire bouger aussi, tu avais beau tirer sur son vêtement, s’il n’avait pas décidé de bouger, tu aurais du mal à le renvoyer dans son lit ou n’importe où ailleurs pour qu’il cuve ou tombe dans un coma éthylique. Tu te moquais de comment il finirait la soirée tant qu’il le faisait loin.

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Yugito Frazen
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Placidus


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Mar 28 Mai - 18:26



Tu soupires fortement et laisses ta main droite qui tenait la bouteille sur ton genou. Tu fais la moue. Voilà que tu sens la pomme alcoolisée à des kilomètres maintenant. Tu laisses retomber ta tête en arrière, contre le mur et fermes les yeux. Tu n'as pas envie de te battre, pas ce soir. Ce soir, tu as juste envie de serrer quelqu'un fort contre toi. Ce soir, tu as juste envie que quelqu'un te serre fort contre lui. Juste ça.

Elle t'attrape par le col et tu soulèves à peine les paupières avant de les refermer. Tu respires doucement. Tu as envie de dormir. La musique a changé, et tu sais que c'est l'ipod de tu-ne-sais-plus-qui qui est fan de Kavinsky. Et Nightcall, sorti d'une enceinte pourri, c'est pas la meilleure chanson du monde. En plus, elle est déprimante.

    « T’as qu’à faire chier ton coturne ou qui tu veux dans ton couloir en te saoulant jusqu’à ce que tu en crèves mais dégage d’ici. »


Tu ne fais pas attention à ce qu'elle dit. Tu l'écoutes à peine. Puis un sourire vient briser tes lèvres, encore. Tu la regardes enfin. Comme si elle venait à peine d'exister. Comme si elle ne prenait de l'intérêt que quand tu le voulais.

    « Tu t'inquiètes pour moi, Princesse ? »


Tu attrapes son poignet de ta main gauche, dont le majeur et le pouce sont ornés de bagues que tu as trouvé tu ne sais plus où. Tu plonges ton regard dans le sien. Tu lui souris. Un peu moins méchamment, un peu moins moqueur. Mais un peu quand même.

    « Et c'est pas parce que tu vas me virer, que les autres vont jarter. »


Et tu fronces légèrement les sourcils. Elle est froide. Ou alors, c'est toi qui est bouillant ? Ce serait même pas étonnant. Tu resserres ta prise et la tire vers toi, la faisant tomber presque dans tes bras. Presque. La voilà à ta gauche, affalée sur le matelas, ta main gauche tenant fermement son poignet droit. Tu attends la remarque acide ou la vrille qu'elle te fera faire avec son don. Mais tu te dépêches de parler, comme pour l'en empêcher, juste pendant quelques secondes :

    « Enlève ce bâton que t'as dans le cul, ça te fera du bien. Au fait, t'as froid ? T'es gelée. Tu veux ma veste ? »


Tes pensées ne sont pas vraiment coordonnées, mais bizarrement, tes paroles le sont. Tu te tortilles sur le matelas. Tu arrives à enlever ta grosse veste en coton noire à carreaux gris après quelques efforts et tu la poses sur ses jambes nues.

    « Bienvenue chez les prolétaires, Princesse ! »


Et tu ris encore. Et les notes de Nightcall résonnent toujours. Et ton regard la couve, de nouveau.



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Lyria Sandman
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Mar 28 Mai - 20:04


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Tu gonfles presque les joues, sans réellement le faire quand il lâche sa remarque, somme toute légitime. Toi ? T’inquiété ? Et puis quoi encore !! Tu voulais qu’il débarrasse le plancher, tu voulais la paix, le silence, tu voulais les quelques heures de sommeil dont tu avais besoin dans cette pièce étroite qu’on t’avait refilé en guise de chambre. Tu voulais le trainer hors d’ici aussi sûrement que tu avais envie de partir de ces vapeurs d’alcool qui t’aurait presque filé mal au crane. Tu voulais aussi par-dessus tout qu’il arrête de t’appeler Princesse…

Tu le lâchas immédiatement, amorçant un mouvement pour lever ta main et lui coller la droite de sa vie, histoire qu’il dessaoule plus vite. Mais avant même que tu ne puisses lever la main suffisamment haut pour ton élan, la sienne attrapa ton poignet avec surement plus de force qu’il ne le voulait mais il fallait croire qu’il ne sentait pas pleinement les choses, imbibé qu’il était surement bien plus que tu avais pu l’arroser. Les bagues ridicules à ses doigts appuyaient sur la peau fine et claire de ton poignet. Tu n’avais même pas besoin de le faire lâcher pour savoir que tu marquerais sans le moindre doute d’ici peu et ca t’énervait déjà par avance. Une chose de plus que tu lui lancerais au visage quand vous vous recroiserez. Il te signale que les autres ne sont pas vraiment plus motivé que lui à quitter l’endroit.

« Mais je n’ai pas l’intention de vous laissez le choix. »

Tu n’avais pas de force herculéenne mais tu étais suffisamment buté pour être capable de les mettre dehors avec ou sans leur accord. Ce n’était qu’une bande d’ivrogne après tout. Mais avant que tu ne puisses chercher un nouveau moyen de le faire lui sortir de cette pièce, cet idiot de blond tira sur ton poignet, le métal des bijoux à ses doigts s’incrustant un peu plus dans ton poignet dans une légère grimace alors que tu basculais en avant dans un léger son de surprise. Tu tombes juste à coté de lui, ton poignet toujours prisonnier mais il ne te faut pas longtemps avant de te redresser, folle de rage. Mais il te devance dans la parole un quart de seconde avant que tu ne lui hurles quelque chose, te lâchant une remarque qui te scotche sur place. Un bâton dans le… Non mais pour qui il se prenait !!

Et le voilà qui se faisait plein de considération sur ta tenue, s’inquiétant de savoir que tu as froid, s’agitant pour se défaire de sa veste avant de te couvrir avec. Sa veste qui pue encore l’alcool. Tu t’es retrouvé assise sur ce matelas moisis (parce qu’il devait l’être sans le moindre doute vu l’odeur), couverte d’une veste humide de l’alcool que tu avais versé sur l’ado quelques instants auparavant. Tu finis par avoir la seule réaction logique, n’écoutant pas le moindre mot même si tu as entendu sa remarque pleine de cynisme et complètement hors propos même si tu ne lui dirais jamais. Tu ne lui dirais jamais que tu connaissais surement bien plus la misère que lui, que tu avais connu le givre sur l’intérieur des vitres de ta chambre en hiver. Tu préférais mourir plutôt que de lui dire qu’il n’avait sans doute pas la moindre notion de la définition de ce mot. A la place, tu finis par lui renvoyer sa veste en plein visage.

« Garde ta pelure, abruti, elle est trempée d’alcool ! »

Tu replias tes jambes vers toi, avançant ton visage pour sentir au niveau de tes genoux avant de grimacer. Trop tard. Tu sentais la Manzana à plein nez. Tu tournas ton regard contrarié vers lui. Oui tu étais glacée, c’était comme ça, c’était toujours comme ça. Tu avais toujours eu les mains froides, ce qui avait tendance à t’amuser à cause du diction très surfait « Mains froides, cœur chaud. ». Tu en étais le parfait contre-exemple. Mais en réalité, tu devais en temps normale faire attention au coup de froid, à cause de tes tendances aux problèmes respiratoires mais tu avais surtout apprit à vivre en te moquant de ce genre de détail ou du moins à ne pas les afficher.

« C’est pas chez les prolétaires ici, c’est chez les losers ! Alors garde ta compassion et va terminer ta soirée ailleurs. Et vous aussi ! »

Te redressant en te mettant à genoux à coté de Yugito, tu tentas de le pousser hors du matelas, tes mains poussant dans son dos au niveau de son épaule la plus proche, grimaçant de la moiteur du matelas sous tes genoux. S’il fallait que tu le fasses rouler jusqu’à sa chambre comme le type bourré qu’il était à cet instant, tu le ferais. Enfin, tu le laisserais devant la porte sans doute. Il t’énervait à se moquer de tout ce que tu pouvais lui dire. Tu n’avais même pas envie de te fatiguer à lui lancer des piques pleines d’esprit. Un mollusque n’était déjà pas toujours apte à les saisir mais quand il était imbibé d’alcool, ca n’était même pas la peine d’y penser.

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Yugito Frazen
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Placidus


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Mer 29 Mai - 9:57



    « Garde ta pelure, abruti, elle est trempée d’alcool ! »
    « La faute à qui ? Hé ! Envoie la Manzana ! » lâches-tu à une fille à quelques mètres de toi.


Tu soupires et tu attrapes la bouteille qu'on te tend. Tu en bois une gorgée ou deux. Ou trois. Puis tu lèves les yeux au ciel devant son entêtement. La voilà qu'elle tente de se relever, s'appuyant sur ton épaule, après une parole encore plus cinglante que les précédentes. Elle vacille légèrement et tu la tires de nouveau vers toi, posant ta main sur sa cuisse nue. Tu ris doucement.

Tu ne comprends pas vraiment le principe de ne pas être entouré, celui de vouloir être seul, sans être accompagné par quiconque. Toi qui a toujours eu besoin de gens autour de toi. Toi qui a toujours eu besoin d'amour. Toi qui a toujours eu besoin de câlins, de tendresse. Alors tu ne comprends pas comment on peut rester éloigné de tout être humain. Comme elle le peut. Comme elle peut faire disparaître les gens de son entourage.

Peut être en a-t-elle peur ?

    « Ici, c'est chez les gens qui veulent oublier. Putain mais t'es carrément gelée ! »


Tu la regardes, les sourcils arqués sous la surprise. Tu marmonnes légèrement dans ta barbe inexistante. Ton pouce entame une légère caresse. Une habitude que tu as prise, sans vraiment t'en rendre compte.

Tu le fais tout le temps quand ta main se pose sur quelqu'un. Adam, Cassandre, Clyde. Aurélian, à une période, plus maintenant. Nikolaï aussi, quand vous restiez un peu de temps ensemble. Les caresses, tu les fais immédiatement. Dans le bas du dos, sur les cuisses, sur l'épaule.

Alors machinalement, ton pouce entame une caresse sur sa cuisse, sans vraiment t'en rendre compte. Puis quand tu le remarques, tu ne t'arrêtes pas. Elle t'enverra valser, c'est pas grave. Tu commences à prendre l'habitude.

Tu utilises légèrement ton don. Pas beaucoup. Tu le contrôles facilement, assez bien, même vachement bien, sans vouloir t'en vanter. Tu la réchauffes juste partiellement. Mais de pas beaucoup. Un demi degré. Juste pour faire la différence, juste pour qu'elle ne se les gèle pas trop.

Tu attends le mouvement de recul et la claque avec un sourire moqueur. De toutes façons, ce soir, c'est ta soirée.

    « Santé ! »


Et tu laisses échapper un rire avant de boire une gorgée au goulot, la main posée fermement sur sa cuisse jusqu'à ce qu'elle la fasse dégager.



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Lyria Sandman
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Mer 29 Mai - 16:10


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Tu essaye de le pousser mais il n’a vraiment pas l’air de bouger ni d’avoir envie. Le voilà même qui se reprend une bouteille, s’installe et t’attire vers lui comme une de ces greluches. Il rit, il sourit avec toi comme s’il t’avait invité, comme une bonne amie avec qui il passerait la soirée. Il finit même par se plaindre à nouveau que tu sois gelée, posant ses mains sur toi comme si c’était parfaitement normal. La colère monte graduellement, même si beaucoup penseraient surement que tu ne pouvais pas être plus en colère que jusqu’à maintenant. Ils auraient tord, vraiment tord de croire ce genre de chose. Malgré tes vociférations, tu avais gardé un certain self contrôle jusqu’à maintenant. Mais la main sur ta cuisse et le sourire moqueur sont de trop.

Tes doigts se replient et ton poing se serre alors que certain objet autour de toi tremble légèrement. La colère, la vrai, est presque palpable quand elle se manifeste chez toi. Ta main qui ne s’est pas serré fend l’air dans un geste vif, intimant à la bouteille par le biais de ton don d’aller s’exploser contre le mur de l’autre coté de la pièce. D’un même mouvement, ou presque, tu te recules pour ne plus sentir cette main sur ta peau et tu assènes à Yugito le coup de poing le plus fort que tu puisses donner dans ta position. Pour le faire reculer, pour le faire dessaouler, pour le faire cesser de se moquer.

La main douloureuse, tu te relèves lentement, adressant aux autres qui sont resté bloqués par ta réaction soudainement disproportionnée, un regard qui n’a rien de très amical.

« … j’ai dis que la fête était finie. Il faut que je fasse quoi pour que vos cerveaux imbibés impriment l’information ? La même chose qu’à cette bouteille ? »

Tu ne criais plus, tu avais presque une voix plus grave qu’à l’ordinaire même si tu n’étais pas soudainement devenu un ténor. Tu avanças vers la fille dont le téléphone braillait encore une quelconque chanson à la mode, déformée par le grésillement des enceintes pourris de son appareil. Sans même lui laisser le choix, tu fis léviter le téléphone jusqu’à ta main pour couper la musique. La douleur commençait à te vriller les tempes à trop utiliser ton don pour ce genre de chose stupide. Tu avais juste voulu du calme. Au moins, à présent, ils semblaient bien plus consentant à écouter ce que tu leur dirais… au moins pour éviter de finir comme la bouteille, même si ce qu’il ignorait, c’est que tu n’avais pas la capacité d’agir sur les êtres vivants. Pas avec ton niveau actuel.

« Dehors. Tout de suite. »

Lorsque le pic de migraine s’atténua pour quelques secondes, tu remarquas une autre sensation lancinante sous la plante d’un de tes pieds. Tu avais surement marché sur un morceau de verre. Rien de dramatique en soit, pour le moment, c’était le dernier de tes soucis. Tu tournas rapidement la tête vers Yugito avant de revenir vers lui, le poing encore serré si jamais le premier coup ne lui avait pas suffit.

« Alors, ca y est. Tu as suffisamment oublié ou tu veux que je t’assomme pour finir le travail ? »

Tu restais debout, pour le moment suffisamment loin pour qu’il ne te chope pas comme un peu plus tôt. Tu avais essayé ce qui s’apparentait à la méthode douce pour toi jusqu’à maintenant. Puisque ca n’avait pas marché, tant pis pour lui…

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Yugito Frazen
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Placidus


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Jeu 30 Mai - 18:52



Tu es sonné. Tu es là, tu te laisses tomber entièrement sur le matelas, tu fermes les yeux. La musique disparaît d'un coup. Tout disparaît d'un coup. Tu n'entends presque plus rien, tes oreilles sifflent. Tes yeux brûlent, comme si tu avais regardé le soleil pendant plusieurs longues secondes. Alors tu restes les yeux fermés, allongé sur le matelas, seul. Tu ne l'entends pas les virer. Tu n'entends pas les autres quitter l'atelier en marmonnant et en insultant Lyria de tous les noms. Tu n'entends pas la porte se fermer. Mais tu sais qu'elle te parle. Mais tu ne fais même pas l'effort d'ouvrir les yeux.

Ca t'est souvent arrivé, d'être totalement torché pendant une soirée. Plus d'une fois même. Ca t'est arrivé de vouloir juste dormir, malgré le bruit autour, malgré les gens autour, malgré ton envie de continuer.

Tu te souviens de la soirée que tu as passé avec Heath, dans ce pub français. Tu te souviens de toute la soirée, mais à quatre heures du matin, tu avais juste envie de dormir, tu avais juste envie de retrouver un lit. T'as de la chance que quelqu'un ai tiré un vieux matelas jusqu'ici, tu n'as pas besoin de bouger de là, au moins.

Ton coude se cale sur tes yeux, pour que la lumière ne te fasse pas mal à la tête. Et tu esquisses un sourire, légèrement moqueur, encore, toujours.

    « Si j'te connaissais pas, j'penserais que tu t'inquiéterais, Princesse. »


Ca y ressemble vachement. Cette façon qu'elle a de te tirer vers le haut. Cette envie qu'elle a de te virer dans ta chambre.

    « Ou alors, tu veux me raccompagner pour voir Heath ? »


Tu ris légèrement. Puis tu te calmes. Tu respires doucement. Tes yeux te brûlent, tu as envie de pleurer. Ah, les joies de l'alcool. Ta voix, déjà rendue rauque par l'alcool, devient un peu plus éraillée, à cause de la boule au fond de ta gorge, à cause de ta position :

    « Tu peux partir. Personne ne viendra te faire chier, Ta Majesté. »


Franchement... entre toutes les personnes que tu connaissais, il avait fallut que ce soit elle.



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Lyria Sandman
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Jeu 30 Mai - 19:49


Don't call me Princess, I'm a queen.

Il reste inerte, sans doute entrain de tenter de garder le contenu de son estomac en place. Tu te contentes d’attendre, qu’il décide de rouler, admettant que tu as gagné et qu’il s’en va. Déjà, que les autres soient partis, en te détestant un peu plus qu’avant, était une victoire en soit qui avait eu au moins le mérite de te calmer un peu. Il n’y avait plus que l’idiot de blond à moitié mort sur le matelas et, plus tu y pensais, plus tu te disais que tu pouvais le laisser là à la limite.

Il se moqua encore, arguant que tu t’inquiétais. C’était te surestimé, surestimé ton humanité. Tu ne t’inquiétais pas pour lui, uniquement pour ton sommeil. Tu croisas les bras, soufflant d’un air agacé en guise de réponse, levant les yeux au ciel. Visiblement, tu aurais beau l’envoyer contre le mur, ca ne changerait rien. Tu avais juste besoin d’attendre qu’il s’écroule et tu l’enfermerais ici pour lui apprendre à réfléchir avant de pourrir la vie des autres avec de l’alcool et de la musique criarde.

Mais il finit par rajouter quelque chose, une phrase de trop. Une phrase qui pique dans le vif, pile là où c’est douloureux. Le seul endroit qui peut l’être. Tes bras se desserrent lentement, alors qu’après s’être écarquillés, tes yeux se plissèrent. Tu avais réussis à ne pas y penser depuis quelques temps et il venait de remettre ça sur le tapis. Les bras le long du corps, tes poings se serrés, tu ne prêtas même pas attention à ce qu’il avait pu marmonner encore avant d’appuyé ton pied sur son ventre d’un mouvement brusque. Tu te moquais de mettre du sang sur ses vêtements, tu te moquais de lui couper le souffle. Tu donnais un autre coup de la plante du pied contre le bras qui le protégeait de la lumière.

« Je me fiche de ce coureur ! Hors de question de voir sa sale tête ! Je ne m’inquiète pas le moins du monde pour toi, tu peux bien crever d’un coma éthylique ! Je veux du calme! »

Tu ne voulais pas le voir, tu n’avais même pas envie de voir cet idiot de blond. Tu auras tout fait pour éviter son coturne. Comme tu le faisais chaque jour. Parce que tu ne voulais pas revoir son air hautain, tu ne voulais pas jouer encore une partie de ce jeu qui s’était installé entre vous. Tu ne voulais rien de tout ça.

Tu t’étais retrouver debout au dessus de lui, tes pieds de chaque coté de sa taille, le souffle légèrement accéléré par la colère. Les poings serrés, tu finis par siffler.

« Et arrête de m’appeler Princesse… »

Tu voulais qu’il arrête d’utiliser ce surnom. Ce surnom que tu ne supportais plus dans la moindre bouche. Parce que c’était le seul qu’il t’avait donné, lui. Et tu ne voulais plus l’entendre. Plus jamais.

- - - - - - -

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Yugito Frazen
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Jeu 30 Mai - 20:09



La violence te coupe le souffle. Le pied sur ton estomac te donne envie de vomir sur le coup, mais tu arrives à te retenir. Tu ouvres les yeux et tu la vois. Là, au dessus de toi, ses poings sur ses hanches. Tu l'observes de toute sa hauteur.

Ton sourire a disparu.

Elle insulte Heath. Tu fronces les sourcils. Elle crie. Elle s'énerve, encore plus qu'avant. Tu serres les dents, tes doigts se referment sur les bords du matelas pour ne pas s'enfermer sur ses chevilles.

    « Et arrête de m’appeler Princesse… »
    « Sinon quoi, Princesse ? »


Ta voix est froide. L'alcool embrume encore ton esprit, mais tu es énervé, alors tu penses plus ou moins clairement. Moins que plus, mais tu y arrives. Tu la regardes, les sourcils froncés. Tu te redresses et tes mains s'accrochent à ses genoux. Tu la fais céder, tu la fais se plier, tu la fais s'asseoir sur toi, à califourchon, tes mains fermement accrochés à ses jambes que tu ne lâches pas. Et tu es là, à moitié redressé, énervé au possible.

    « Heath est peut être pas le meilleur mec du monde, mais il est mieux que toi. Ne le juge pas. »


La menace est presque dite. Elle est couverte par les mots, certes, mais elle est là, on la devine à tes sourcils froncés et à ta voix froide.

Ta respiration s'accélère légèrement. Elle est glacée, vraiment. Et tu te rends compte à quel point ton visage est proche du sien. Tu pourrais la faire chier, l'envoyer valser. Tu pourrais la dominer en un seul mouvement. Tu pourrais la mettre en bas. Lui faire comprendre que c'est toi qui a le dessus. Tu pourrais le faire, mais tu ne le fais pas. Tu resserres juste ton emprise sur ses jambes glacées.

Et tu utilises ton don. Juste un peu. Juste de quoi la réchauffer, de quoi réchauffer la peau. Comme si elle aurait mit une épaisseur de vêtement de plus. Juste pour qu'elle se sente mieux.

    « Ne parle plus jamais de Heath comme ça. Jamais. »


Plus avec toute cette haine. Plus avec toute cette rancœur. Plus avec tout ce dégoût. Plus comme ça, tout simplement.

Tes doigts se desserrent de ses mollets, parce que la colère part peu à peu, parce que tu n'as plus à lui faire peur. Mais tes mains restent là, posées dessus. Et tu attends. Tu attends la claque, tu attends le retour.

Tu ne fais qu'attendre.



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Lyria Sandman
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Jeu 30 Mai - 21:09


Shut up... Don't look.

Tu étais sur le point de lui donner un autre coup de pied, par colère, par rancune... tu ne savais pas vraiment pour quoi exactement mais tu en ressentais le besoin. Le besoin de lui faire mal, de lui montrer que son regard froid ne te faisait pas peur. Non mais pour qui il se prenait? Il pensait que sa contrariété mal placée de mâle qui venait de se faire piétiner par une fille plus petite que lui te faisait peur peut-être. Quelle blague.

Mais soudain tout bascule. Il se redresse et te fais tomber à genoux, assise sur lui. Ses mains agrippent tes jambes de la même façon qu'il a pu attraper ton poignet plus tôt, ta peau blanchissant d'avantage si c'était possible sous la pression de ses doigts. Tu le sens, tu le sais, tu es complètement bloquée. Ton regard colérique croise le sien, bien plus proche, alors qu'il te souffle avec toute la colère qu'un type comme lui est capable de manifester, ce qui est le plus approchant d'une menace. Tu entends presque le "sinon" résonner, sous jacent, en ponctuation de son ordre appuyé par la pression de ses mains sur tes jambes.

Et tu ne sais pas pourquoi mais sans même te demander ton avis, ton corps panique. Ton cœur rate un battement avant de reprendre douloureusement se façon bien plus rapide et ton souffle ne tarde pas à faire de même. Par réflexe, tu essayes de dégager tes jambes de son étreinte mais tu te heurtes rapidement à la réalité de votre différence de force physique. Tu entends ce qu'il t'ordonne, même sans écouter mais tu ne fais que lui dire de te lâcher à mi-voix, incapable d'admettre que tu es incapable de te défaire seule. Incapable d'admettre que sous ce regard rageur, c'est la peur qui couve, celle que tu ressens quand tu es impuissante. C'est idiot, tu le sais. Tu as eu à faire à des situations bien moins engageantes que celle-ci avec ta grande gueule mais il y a un facteur qui t'effraie plus que d'habitude. La colère et l'alcool.

Tu as pris l'habitude de provoquer les gens en restant persuadée que de toute façon, leur précieuse morale les empêcherait d'aller au bout de tout ce qu'ils voudraient te faire subir juste pour te faire taire. Et le reste, tu l'effrayais avec ton pouvoir. Mais il y a une chose que l'alcool fait mieux que tout, c'est lever les limites.

Il t'ordonne de ne plus jamais parler d'Heath de cette façon. Tu te moques de ce qu'il veut, toi, tout ce que tu veux, c'est qu'il te lâche. Tu ne remarques même pas que tu n'as de chair de poule, comme si quelqu'un avait allumé le chauffage inexistant de cette pièce abandonnée. Ses doigts se desserrent et tu le pousses en même temps que tu recules pour t'éloigner de lui. Tu n’as même pas besoin de regarder tes jambes pour savoir que tu as une marque rougie de ses doigts sur la peau qui virera sans le moindre doute de la même couleur que celles à ton poignet. Presque par dépit, pour sauver la face ou te redonner confiance, tu lui envoies un coup de pied, grimaçant à cause de la douleur à ta plante.

« Ne me donne pas d’ordre… espèce de poivrot du dimanche. Dégénéré. Abruti. »

Tu en lâches encore un ou deux, calmant ta respiration à défaut de pouvoir le faire avec les battements de ton cœur. Plutôt mourir que de lui laisser comprendre ta panique légère à l’instant, tu préfères encore qu’il se mette un peu plus en colère. Maintenant que tu es libre, tu pourras toujours lui envoyer quelque chose dans la figure pour l’empêcher de te bloquer à nouveau.

« C’est sur ta tête que j’aurais du balancer cette bouteille. »

L’attaque est la meilleure des défenses. Tu partirais bien en lui souhaitant de mourir ici, dessécher par l’alcool qui aura bu, se déshydratant tout seul par ce biais. Mais pour le moment, tu n’étais pas certaine que tes jambes te porteraient. Ce genre de crise de panique, incontrôlable et complètement indépendante de ta volonté, tu en avais horreur. Tu continuerais de l’insulter jusqu’à être capable de partir. Tu continuerais autant qu’il le faudrait pour qu’il ne comprenne pas.

Mais de toute façon, qu’est-ce qu’un abruti comme lui pouvait comprendre ?

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Jeu 30 Mai - 21:31



Putain, mais elle connaît pas la douceur ! Tu l'insulterais presque. Elle et ses coups de pieds. Non mais franchement, elle connaît pas les bonnes manières ? Elle vient faire chier un samedi soir, elle te frappe, te dit de dégager. Mais pour qui elle se prend ? C'est elle qui devrait dégager !

Elle se recule, se décale de toi, se laisse tomber sur le matelas, ne se relève pas. Mais elle continue de t'insulter, de t'envoyer paître. Elle continue de faire comme si elle était plus forte que toi, comme si elle pouvait être supérieure à toi niveau force. Tu lui foutrais des claques, si c'était pas une fille.

Tu es là, allongé, redressé sur tes coudes, tes pieds pas loin de ses jambes. Et tu la fixes, les sourcils froncés, le regard fatigué, les mains tremblant légèrement sous la fatigue et le trop plein d'alcool.

    « Ben dégage bordel ! J't'ai rien demandé putain de merde ! »


Tu t'assoies en tailleur sur le matelas, tu t'affaisses dans un des nombreux trous. Ta main vient emmêler tes cheveux, pour que tu retrouves tes esprits, pour que tu puisses chasser tout ce qu'il y a dans ton crâne. Franchement, y'a pas quelque chose de pas alcoolisé qui traîne dans la pièce ? Puis là, pas loin. Tu te penches et attrapes le jus d'orange, tu en bois une ou deux gorgées avant de reposer la bouteille sur le sol après l'avoir refermée.

Et ton attention se recentre sur elle. Elle qui n'a pas bougé, elle qui te fixe, elle que tu pourrais détester. Que tu détestes. Mais tu n'en aies pas sûr. C'est dur pour toi de détester les gens.

Ta veste qui était à peine mouillée par la Manzana quelques minutes plus tôt est maintenant sèche. Tu la prends et tu rampes presque jusqu'à elle pour être à quelques centimètres de son corps. Tu poses la veste sur ses jambes en soupirant.

    « Tu trembles, et comme madame veut pas que je la touche, j'peux pas utiliser mon don, alors gardes la jusqu'à ce que tu puisses marcher. Et merde, tu sais, tu peux mettre ton égo de côté de temps en temps, ça te tuera pas. »


Tu t'appuies contre le mur après l'avoir fixé un temps. Et vous êtes là, tous les deux, assis sur ce matelas miteux, la lumière électrique te brûlant presque la rétine. Le silence vous accompagne jusqu'à ce qu'elle le brise. Parce que tu n'es pas capable de le briser. Plus maintenant.



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Jeu 30 Mai - 22:21



Le voilà qui se plaignait encore de ta présence. La faute à qui si tu étais là ? Tu lui donnes un coup de ton pied dans le sien, en guise de réponse, pour qu’il se taise. Tu ramènes une jambe vers toi, pressant ton genou contre ta poitrine, jetant un regard en coin vers Yugito quand il se redressa. Tu n’aimes pas le voir s’agiter. Il finit par boire du jus d’orange, tu grommelles entre tes dents que c’est pas le sucre qui va l’aider à dessaouler. Pourquoi les gens étaient aussi ignorant des choses à ne pas faire lorsqu’ils boivent ? C’était affligeant.

Il continue de farfouiller à gauche, à droite. Ca t’énerve. La tiédeur finit par être remplacer par la fraicheur, si bien que tu réalises seulement maintenant que tu avais moins froid. Il avait encore utilisé son don contre toi. Contre… Enfin, pour, non ? Quelle plaie les types dans son genre. Même quand il était hors de lui, il ne pouvait s’empêcher d’être gentil. Les gens gentils sont stupides. Et en plus d’être stupide, quand tu n’arrivais pas à les briser, ils étaient agaçants. Très agaçants. Parce qu’aussi méchante que tu sois, ils se montraient attentionnés. Et tu ne savais pas comment réagir, si même être odieuse ne les calmait pas.

Tu serras un peu ton genou contre toi quand il s’approcha à nouveau pour poser sa veste sur toi, encore. Tu levas les yeux au plafond. Mais qu’il était agaçant. Le voilà qui te faisait la morale, te parlant de ton égo et de l’utilisation que tu devrais en faire. Pour cette fois, tu décidas de laisser faire, de toute façon, il la remettrait dans deux minutes si tu lui envoyais dans la tronche. Au moins, il était assez idiot pour croire que les légers tremblements qui t’agitaient était du au froid, ce qui n’était pas vraiment la cause direct de ton état.

Le silence s’installa à nouveau. Ton souffle et ton rythme cardiaque s’étaient finalement apaisé et tu décidas d’utiliser la manche de la veste de l’abruti en guise de chiffon pour essuyer le sang sous ton pied, grimaçant à cause de l’alcool qui avait imprégné le tissu en séchant. Tu te moquais de savoir comment il réussirait à récupérer son vêtement que tu couvrais de sang.

« J’ai pas l’intention de te tenir compagnie pendant que tu décuves, rassure toi. »

Terminant d’essuyer ton pied, tu soupiras en constatant que ca n’avait strictement servis à rien. Tant pis, tu laisserais une jolie surprise sur le sol du couloir. De quoi égayer l’ambiance de cette école lugubre. Ca vaudra le coup d’œil, demain matin, de voir la tête des élèves qui remarque une trainée de sang sur le sol, jusqu’à ta chambre, alors que tu étais connu pour ton mauvais caractère. L’envie d’enfermer Yugito dans la pièce devenait en plus, encore plus tentante pour le coup. Tu ne pu retenir un petit rire à cette idée.

Tu frottas une dernière fois la plante de ton pied avant de te lever, essayant autant que possible de ne pas poser le pied sur le sol crasseux.

« Et pour ton information, tu ne sais pas si mettre mon égo de coté ne me tuerait pas. »

Esquissant un sourire en coin, tu lui jetas un regard hautain avant d’avancer vers la sortie, levant la main pour dévisser l’ampoule et plonger la pièce dans le noir.

« Cuve en silence ou je reviens t’étouffer avec mon oreiller. »

- - - - - - -

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Dim 2 Juin - 8:44



Tu l'observes essuyer le sang de son pied avec ta veste. Bon ben, bonne pour la poubelle cette veste. Comment tu vas expliquer ça à ta mère, hein ?

Maman, tu te souviens de la veste que tu m'avais achetée au Canada ? Baaah, tu vois, une fille a essuyé son sang avec. Donc voilà, elle est morte. En plus, comme elle est blanche, ben voilà hein. Impossible de nettoyer.

Elle allait vraiment pas être contente, ta mère. Tu soupires alors qu'elle t'envoie valser. Encore.

    « Non, c'est vrai ? J'aurais pas deviné tiens. »


Tu lèves les yeux au plafond et la voilà qu'elle se lève, se tient plus sur un pied que sur l'autre et tu te mords les lèvres. Noir complet. Tu plisses les yeux pour voir dans le noir. Si tu étais gentil, tu te lèverais et tu l'aiderais à aller jusqu'à sa chambre. Si tu étais gentil, tu la porterais comme la Princesse qu'elle est. Si tu étais gentil tu... hé ! Mais tu es gentil. Trop pour ton propre bien même.

Pourtant, tu n'arrives pas à te lever, trop fatigué pour le faire, trop alcoolisé pour le faire. Alors tu restes là, silencieux. Tu as envie de lui envoyer une pique, bien méchante, mais tu t'en empêches. A la place, tu souris, toujours aussi moqueur, toujours aussi joueur.

    « Tu ne pourras pas te passer de moi, tu vas revenir vite ! »


Tu rigoles légèrement, tu refermes les yeux. Tu vas rester ici pour la nuit. Tu es incapable de rentrer dans ta chambre, et en plus, tu crois que tu as laissé tes clés là-bas. C'est pas super de réveiller Heath à quatre heures du matin.

    « Bonne nuit, Princesse ! »







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