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 I'll walk all over you - Lyria

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May Bastide
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Autonomia


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Date d'inscription : 06/07/2012

Mar 31 Juil - 22:29

Pour être franche, au début, l’idée était loin de me plaire. Partager mon espace vital avec une troisième personne allemande ou russe qu’on ne connaît même pas… ça me branchait pas trop, et puis, vu la proportion de tarés enfermée dans ces écoles de don, je vous assure qu’il y avait de quoi se faire du souci. Au moins, avec Erika, j’étais tranquille, et puis elle est sympa et elle ne m’embête jamais, alors la vie est facile. Imaginez un peu ! Elle ne râle même pas quand la pyramide de shorts sales sur mon bureau s’élève à plus d’un mètre de haut : la colocataire parfaite. Mais la nouvelle, si ça se trouve, c’était peut-être une maniaque obsédée par la propreté qui passait le doigt sur chaque meuble en poussant un cri d’effroi devant l’amas de poussière. On sait jamais ! Ni une, ni deux, tant qu’à vivre avec elle pour une semaine, autant qu’elle ne tombe pas dans les pommes en débarquant dans une porcherie. J’ouvre les fenêtres en grand sur les jardins verdoyants de Clever Cross : il fait grand soleil, et le ciel se la pète en brillant de tout son bleu. C’est le temps parfait pour un ménage colossal !
L’aspirateur dans une main, le chiffon dans l’autre, Elvis à fond dans la chambre, histoire de me motiver un peu à la tâche, et c’est parti ! J’entame la guerre à la crasse et aux moutons résidant sous mon lit, et en profite pour retrouver des dizaines de choses absolument inutiles du genre, des écouteurs cassés, mon livre de maths, un rapporteur, bref, pleins de choses dont personne n’a rien à battre.

Une heure, deux litres de sueurs, et deux mètres cube de poussières plus tard, je ne reconnais même plus mon côté de la chambre, mais ça plaira sûrement à la nouvelle ! Ou en tout cas, plus qu’une pièce envahie par des CD de rock’n’roll rayés et des chaussures déchirées. Fière du résultat, je range mes armes de guerres –à savoir le balai et produits aux pH dévastateurs-, m’essuie le front du dos de la main et pousse un soupir de contentement. Un coup d’œil vers le réveil d’Erika, dix-sept heures déjà ! La nouvelle ne devrait plus tarder. Et moi je sens le phoque. Hm, ça craint !
Je fouille dans un tiroir au hasard où je crois me souvenir avoir fourrer mon gel douche, en sors bel et bien mon Dop qui sent la pêche et détalle vers la douche, serviette en main. Je saute dans la douche, manque de me manger le robinet dans les dents en glissant sur le carrelage, et frotte chaque centimètre carré de ma peau, histoire de pas sentir la mort pour accueillir la nouvelle. Je me sèche en quatrième vitesse, et tape un sprint dans le couloir en chantant du Le Tigre.

Wanna DISCO ? WANNA SEE ME DISCOOO ?

Plus que trois mètres, deux mètres, un mètre… Et Tadaaaaam ! J’ouvre grand la porte de ma chambre en secouant mes cheveux mouillés partout, sans m’arrêter pour autant de chanter, sauf que… dans mes plans, j’avais pas calculé qu’Elle serait déjà arrivée. Bon, eh bien, mon plan qui visait à éviter de me faire passer pour une tarée et d’ors et déjà tombé à l’eau. Mais c’est pas grave, avec un peu de chance, peut-être que la nouvelle aime bien les tarés ! Ouais, faut toujours rester positive… Même si des fois, hein…
Je me penche, prend sa main et la secoue vigoureusement, le sourire jusqu’aux oreilles, je m’extasie face à son arrivée, un peu plus tôt que prévue, mais bon, c’est pas grave :

« Salut, moi c’est May ! Pas trop long, le trajet ? »

Une banalité. Ça passe toujours, les banalités. En tout cas j’espère qu’elle est sympa ! Ou du moins, qu’elle n’est pas trop chiante. Oh, dans tous les cas, on devrait bien pouvoir se supporter pendant une semaine ! Non ?

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Lyria Sandman
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Faithbee


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Jeu 2 Aoû - 17:15

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F*ck them all
La France. Quelle idée stupide, même pour des Allemands.

Tu avais tout essayé pour ne pas avoir à subir ce calvaire. Tu avais même tenté d’engueuler l’infirmière en l’insultant d’être complètement stupide de te laisser faire un voyage aussi long et chiant alors que tu te remettais tout juste de ta semaine de fièvre carabinée. Tout ce que cette mégère avait trouvé à rétorquer c’était qu’un peu d’air frais te ferait du bien et que si tu avais assez d’énergie pour lui crier dessus, tu en avais bien assez pour rester assise des heures dans un avion ou un bus. Tu avais eu l’envie irrépressible (mais réprimer malgré tout) de lui envoyer ton poing dans la figure mais tu avais finalement simplement tourné les talons pour préparer ton sac.

Pourquoi il avait fallut que cette école à la noix soit en France. S’il y avait un pays que tu détestais par-dessus tous les autres, c’était la France. Surement une montée de nationalisme anglais. Ces froggy mens, ces décérébrés qui se complaisait dans l’inculture de l’esprit pour se contenter des ravissements des yeux. Tu n’avais pas une tolérance très développer envers les étrangers. A vrai dire, tout ce qui n’était pas anglais était, à tes yeux, encore plus inférieur, disons plus que les anglais pouvaient déjà te le paraitre. Alors devoir te rendre dans ce pays qui cultivait l’ignorance, dans une école remplis d’abrutis congénitaux. L’HORREUR !

A peine le pied posé sur le sol, tu grimaças. Tout ce soleil, c’était ridicule. Même la météo dans ce pays était vraiment nulle. Tu avais la certitude que tu finirais couverture de coup de soleil si tu ne faisais pas gaffe. Alors que la plupart de tes camarades s’émerveillaient, courraient partout et allait à la rencontre de vos camarades Misayas, toi, tu avanças clairement vers l’intérieur avec une aura qui dissuadait n’importe qui de t’approcher. Tu avais arraché le papier des mains d’un de vos responsables pour aller vers la chambre qu’on t’avait attribué. Vu comment le château était ridiculement décoré, ils auraient pu trouver un moyen d’avoir des chambres pour les invités. Enfin, c’était moins contraignant que les dortoirs de ces rustres d’Allemand.

Sans même prendre la peine de toquer, tu entres dans la chambre et observe. C’est assez quelconque au final. Tu te contentes de t’assoir sur un lit pour sortir ensuite ton flacon d’analgésique pour avaler 3 cachets d’un coup. Tu avais déjà mal au crâne. Une semaine dans cet endroit. Ca allait être l’enfer.

« Va falloir revenir aux bonnes vieilles habitudes. »

Les habitudes qu’elle avait avant d’atterrir à Synchronicity ou Virtus Insania. Te contenter de vivre la nuit, loin du soleil et des gens normalement constitué. Les autres personnes qui étaient habitué à remplir leur nuit n’allaient surement pas trainer là où tu avais l’intention d’aller quand la lune serait la seule à diffuser sa lumière. Au moins, comme ça, tu n’auras pas à supporter les filles de cette chambre et on te ficherait la paix.

Perdue dans tes pensées, tu te saisis légèrement en retirant la casquette de ta tête quand la porte s’ouvrit à la volée pour une fille… en serviette ? Elle n’avait aucune pudeur ou quoi ? Les française franchement ! Et en plus, elle gueule en chantant faux, t’arrosant avec ses cheveux comme un chien qui rentre de sous la pluie. Cette fille est une plaie. Tu n’as passé que quelque secondes avec elle mais tu le sais déjà. Une semaine avec ça ? Tu la tueras avant.
Quand elle t’attrape la main pour la secouer, tu grimaces presque avant de te dégager d’un geste sec avant de frapper sa main du dos de la tienne.

« Don’t touch me, morron. »

Elle t’avait adressé la parole en français. Au bien sûr, tu avais des bases dans cette langue détestable, auquel tu ne trouvais de l’intérêt que dans les insultes variés qu’elle pouvait t’offrir. Mais tu refusais de faire le moindre effort pour cette fille. Tu regardas tes vetements, fait main, comme l’ensemble de ta garde de robe, constellé de tache d’eau avant de froncé les sourcils, contrariée. Cette fille chantait horriblement faux, elle était bruyante, elle était grossière et dénuée de bonne manière. Une phrase, un geste et tu la méprisais déjà. Ca avait presque été aussi rapide avec le blondin à roulette. C’était surement un talent spécial de ces sales français, te disais-tu.

« Don’t act like we can be friend, you idiot. Be quiet and leave me alone. »

Une semaine. Vivement que leur bal ridicule se fasse que vous puissiez rentrer dans cet endroit qui avait au moins le mérite d’être très peu peuplé de français. Dieu que tu détestais les français.

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May Bastide
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Autonomia


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Jeu 2 Aoû - 23:23

Don’t. Touch. Me. Moron. NON MAIS L’AUTRE ! Sur le coup, je vous l’avoue, je n’y croyais pas : qu’est-ce que c’est que cette sale garce qui débarque là en tant qu’invité et qui se permet de faire la princesse et de traiter ses sympathiques hôtes comme s’ils étaient ses larbins ? Elle me fait bien rire, la demoiselle. Avec ses longs cheveux blancs m’as-tu-vu et ses vêtements faits mains de petite bourgeoise, tout ce que j’aime. Et puis si elle se croyait tranquille en m’insultant en anglais, c’est raté. Mon amour pour la musique pop-rock et ma culture musicale anglo-saxonne sans limites m’ont apporté au moins une chose : être presque bilingue. « Fluent », comme ils disent là-bas. Alors ma jolie, c’est pas demain la veille que tu pourras me prendre pour une gourde en crachant trois mots dans la langue de Shakespeare. Et puis comment ça « Be quiet » ? D’où cette fille se permet de faire taire les gens qui l’accueillent gentiment et acceptent de partager un morceau de leur espace avec elle ? Si elle croit que je vais me laisser marcher sur les pieds juste parce qu’elle a de jolis yeux et qu’elle est blanche comme un drap, elle se met le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Et encore, le coude, c’est que dalle.
Je reprends ma pauvre main dont personne ne veut, hausse les épaules et constate que son altesse-la-sale-garce n’apprécie point les quelques attentats liquides venus s’écraser sur sa toilette. Oh, pauvre chaton. La vengeance est un plat qui se mange humide (et avec des frites, parce que les frites c’est bon), et au lieu de sortir le sèche cheveux si bruyant qui aurait sans doute agressé les tympans de sa majesté, je décide d’opter pour la solution chien-qui-sort-du-lac. En gros, je me secoue très fort, et de manière à ce qu’il y ait de l’eau absolument partout. Mais surtout sur elle. Fière d’avoir massacrer sa petite robe certainement hors de prix à coup de H2O, je me dirige vers mon tiroir, et en sors ce qu’il faudra bien que je me mette sur le dos. Sans aucune pudeur, mais surtout parce que j’ai remarqué que ça faisait bien chier la demoiselle, j’enfile mes vêtements sous ses yeux, en prenant mon temps, et en ayant totalement conscience de lui apparaître comme un attentat à sa notion de l’esthétisme, moi, mon short en jean troué, et mes vieilles converses toutes bousillées.


« Your Majesty, if you wanna be alone, just get out of MY room. And well, that’s quite the bad temper you’ve got there, I don’t think i wanna be friend with a shithead like ya. »


Œil pour œil, dent pour dent, tu ne veux pas faire d’effort ? Je n’en ferais pas non plus. Moi qui pensait passer une semaine à m’amuser avec une nouvelle amie, j’étais loin de me douter que j’allais tomber sur la pire des garces que ce monde ait jamais porté. Bon, peut-être que je m’enflamme vite, et que je pars souvent au quart de tour, si ça se trouve, cette fille a bon fond, mais elle est juste paumée, et crevée par son voyage. Je vais peut-être reconsidérer ma déclaration de guerre finalement.
Non je rigole.
J’attrape le peigne, et me hisse agilement sur mon bureau. J’écrase un cd ou deux et inonde quelques feuilles à cause de mes cheveux, puis m’active à démêler ce massacre capillaire, les yeux rivés sur la petite nouvelle. S’il fallait qu’on se tape un petit Britannique, j’aurais préféré que ce soit Raven dans notre chambre, au moins lui, il ne faisait pas chier tout le monde au bout d’une minute trente de discussion. A la voir prendre la pose comme une grande Dame, je ne peux m’empêcher d’exploser de rire à gorge déployée : non mais pour qui elle se prend ? Ou pour quoi ? A défaut d’être sympathique, cette fille a au moins le mérite d’être drôle. Je bondis de mon perchoir, et avance en sautillant vers elle. Arrivée à sa hauteur, je me penche, et inspecte son sac sans même lui en demander la permission. Bingo ! La fameuse petite étiquette que tous les nouveaux arrivants se doivent de trimballer partout avec eux : Lyria hein ? Je trouverai presque ça joli, si ça n’allait pas de paire avec une fille aussi ingrate.

« So, Lyria, are ya planning on being a pain in the ass all week long ? »

Une semaine. J’espère qu’elle ne compte pas être aussi imbuvable tout les jours, parce que sinon, elle finira découpée dans un congélateur. Ou pire.

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Lyria Sandman
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Faithbee


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Ven 3 Aoû - 16:31

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I'm just me and no more.
Sa mine s’était renfrognée et ses pensées se lisaient sur sa figure. Ca en était risible. Au moins, tu avais planté le décor et tu étais tranquille. Tu connaissais ce genre de fille, susceptible, exaspérante et par-dessus bruyante. Tu savais pertinemment que tu ne pourrais rien faire pour changer ça. Alors le plus simple était de faire en sorte qu’elle te déteste suffisamment pour ne tout simplement pas supporter ta présence. Du coup, elle t’éviterait et tu ferais en sorte de faire de même à ta façon. Il n’y avait strictement aucunes autres possibilités pour que la semaine se passent sans incident.

Ses cheveux encore humide, elle entreprit de les faire sécher de la manière la plus avilissante qui soit : comme un corniaud. Tu te fichais d’être mouillé en vérité, ca t’avait vaguement contrarié sur l’instant mais de l’eau n’avait jusqu’à présent encore tué personne, surtout avec la chaleur qui faisait dehors. Tu crachas un « stray dog » entre tes dents, en soupirant d’un air vaguement agacé mais surtout pour ce spectacle navrant. Et ce n’était pas finit. Semblant vouloir se ridiculiser à chaque instant un peu plus que le précédent, elle fit tomber sa serviette pour enfiler ses vêtements. Cette fille n’avait strictement pas le moindre amour-propre, ca en était navrant.

Et maintenant, là voilà entrain de massacrer ta langue natale avec un accent français américanisé qui te donnait envie de vomir. Et pourtant… L’introduction de sa phrase comme la suite n’eut pour simple résultat que de te faire rire de façon clairement moqueuse. Elle était ridicule. Toi, une princesse ? Du caniveau peut-être mais au-delà de ça. Un tyran, un leader, à la limite. Mais Princesse, surement pas. Ce rôle de joyaux d’un état princier était bon pour les midinettes qui rêvaient d’épouser le Prince William.

« Fine. I do not want to be friend with a dumb like you by the way. »

Tu décidas de l’ignorer à présent, la laissant à ses activités tant qu’elle te fichait la paix. Tu regardais par moment vers l’extérieur, attendant que la nuit tombe pour de bon. Elle se mit à rire comme une folle, te tirant du programme que tu prévoyais dans ta tête sans prévenir. Elle était sérieusement dérangée. Elle avait vraiment un souci psychologique cette fille, ca en était presque effrayant au final. Et la voilà qui arrivait pour farfouillé dans tes affaires comme si c’était la chose la plus normal qui soit. Y avait des limites à ne pas franchir et mettre ses pieds dans ton espace personnel était une des plus grosses erreurs qu’elle pouvait faire.

Sans même préter la moindre attention à sa remarque avec son accent qui te faisait saigner les oreilles (elle avait apprit à parler avec de la pop ringarde ou quoi ?!), tu levas simplement la main vers elle, sans même la toucher, simplement pour la faire reculer, comme si elle était sur un tapis mécanique. Quelques centimètres. Juste ce qu’il fallait pour qu’elle arrête de fourrer ses mains dans tes affaires. Tes sourcils étaient froncés et le ton de ta voix était si sec qu’il n’était pas dur de savoir qu’elle avait été beaucoup trop loin à ton gout pour une étrangère. You’re pissing me off.

« Shut up. If you don’t respect yourself, don’t think that I’ll respect you. Don’t act like we can be friendly to each other or something like that. »

Tut e levas, lentement, ramassant ton sac pour le poser derrière toi sur le lit.

« If you touch my stuff one more time, please believe that you will regret it. »

Tu détestais cette école. Etre punis? Qu’est-ce que tu en avais à foutre ? Si elle te cherchait un peu trop, elle allait te trouver. Et quelque chose te disait qu’elle le regrettera amèrement, cette bouffeuse d’escargot.

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May Bastide
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Autonomia


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Ven 10 Aoû - 14:41

La haine a-t-elle des limites ? Non parce que là, toute celle que j’éprouve contre cette garce aux cheveux blancs, c’est over nine thousand. Dans une autre vie, je devais être un chat, et elle, une chienne. Je ne suis pas difficile, je vous l’assure, je crois que je suis assez ouverte d’esprit pour m’entendre avec qui que ce soit. Que vous soyez stupides, avares, prétentieux, débauchés, bizarres, fous à lier, menteurs, moches, inintéressants, mesquins, pas très drôles, sadiques, puants, orgueilleux, hautains, moches, sournois, ténébreux, bavards, complètement à l’ouest, je vous aimerai quand même. Je déteste très peu de personne, parce que je trouve que ça n’a aucun intérêt, et qu’en général, les gens ont une bonne raison d’être ce qu’ils sont. En plus, personne ne me fait vraiment de tord, du moins, pas assez pour que ça me donne envie de leur cracher dessus. Alors pourquoi ? Pourquoi cette Lyria m’apparaissait si détestable ? Et la voilà qui me cause de respect, elle qui fut la première à m’envoyer paître en me qualifiant injustement d’idiote.
Et tout d’un coup, un truc bizarre se passe. Un truc SUPER COOL. Comment ça s’appelle déjà ? J’ai du voir ça à la télé, avec mes frères, sur une chaîne aux programmes douteux. Entre un exorciste et un appel aux esprits, oui, je crois que ça s’appelait… de la télékinésie. Le déplacement des objets par l’esprit. Mais alors… ça veut dire que je suis un objet ? Je fronce un sourcil, perplexe et me frotte le menton, avec un air embêté. Ça pourrait faire un merveilleux sujet de philosophie je crois. En tout cas, moi je n’y répondrais pas. J’ai trop la flemme pour ça. Plus préoccupée par le fait que je sois potentiellement un objet que par le fait que cette chère et tendre Lyria vienne de faire quelque chose qu’elle n’aurait pas du faire, je retourne à mon bureau, laissant ses affaires en bordel, presque fière de lui pourrir un peu plus la vie. En farfouillant dans mes CD, j’hésite à la trouver absolument fascinante ou radicalement horripilante. Mais ses petits tours de magie sont loin de me faire peur, et finalement, j’opte pour la deuxième option :

« Essaie encore une fois d’user de ton don sur moi, et crois moi que tu n’auras plus l'occasion de faire quoi que ce soit de ta vie. Et si t’es pas contente, t’as qu’à dégager ! »

Je ne vois pas pourquoi je me donnerais la peine de lui faire la conversation en anglais. Oubliez en anglais, je ne vois pas pourquoi je devrais m’embêter à lui tenir le crachoir ou à lever le petit doigt pour elle. Elle ne mérite même pas que je daigne user de mon énergie à me mettre en colère contre elle. Pourtant c’est pas l’envie qui me manque de lui coller mon poing dans sa petite figure de poupée, même si au fond, je trouverais ça dommage de gâcher un si joli visage. Un tout petit peu. Un princesse qui vomit des crapauds. Et des serpents. Pleins de serpents. Je l’entends mettre aux abris le restant de ses affaires n’ayant pas encore été contaminées par ma sournoiserie sur le lit installé exprès pour elle, et regrette intensément de ne pas y avoir glissé du poil à gratter dans les draps. Bon. C’est puéril, mais c’est drôle, non ? Et là revoilà qui chouine et râle, pour changer. Ça vaaaa, c’est pas comme si j’avais cracher dans son sac, non plus ! Quelle petite nature celle-là. Ça lui écorcherait la gueule de se montrer supportable ? Faut croire.

« Et puis j’en ai rien à carrer de tes affaires, Princesse. Relax. »

Et puis s’il y en avait bien une qui devrait regretter d’agacer l’autre, ce serait bien elle. Je suis super balèze en baston, j’ai trois frères, je vous rappelle, et j’ai jamais eu besoin de pschit au poivre à Montpellier : mes poings me suffisent. Mes griffes aussi, graou. Les yeux pleins d’étoiles, je mets enfin le doigt sur le CD tant recherché : Hot Fuss, de The Killers. Sautillant joyeusement vers la chaîne hifi, j’écrase mon index sur « Play » et ronronne de bonheur en entendant les premières notes de « Jenny was a friend of mine » retentir dans la chambre. Je monte le son au maximum, autant pour mon plaisir personnel que pour la satisfaction d’emmerder Sa majesté, et chantonne sans retenue aux côtés de Brandon Flowers. Un jour, il faudra que j’épouse ce type, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui je m’applique à faire péter un plomb à cette chère Lyria, télépathe ou non. Parce que c’est drôle d’abord, et parce qu’elle l’a bien cherché, surtout. Sa raclée, je lui mets quand elle veut.

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Lyria Sandman
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Faithbee


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Ven 10 Aoû - 17:26

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Murder on the dancefloor.
Elle fourre ses mains dans tes affaires sans la moindre retenue et elle se vexe que tu l’éloignes ? C’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Tu décidais d’ignorer ce qu’elle pouvait bien dire dans cette détestable langue que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, tu comprenais. Toi qui aimait tout savoir ou presque, ca aurait été étonnant que tu ne comprennes pas cette langue que tu détestais tant mais dont les insultes étaient aussi fleuries qu’intéressante au final. C’était bien la seule chose que tu trouvais chouette chez ces froggymens. Elle te menaçait et toi, tout ce que tu trouvais à faire, c’était pouffer d’un mince rire narquois. Tu avais déjà une petite idée sur le genre de personne qu’elle pouvait être. Bruyante, brutale et surement aussi féroce qu’un chien enragé. Elle croyait te faire peur en te menaçant ? La bonne blague.

Ca faisait maintenant presque deux ans que tu avais rejoins les rangs des Misayas. Ton don, tu ne le maitrisais que de façon très relative sur les êtres vivants. Déplacer les appuis fixes, comme les pieds, de façon brève et très localisé, tu y arrivais avec de la concentration et de la colère. Il n’était pas rare que tu fasses déraper un pied pour faire tomber quelqu’un ou, comme tu l’avais fait avec elle, que tu fasses glisser les appuis sur le sol. D’une certaine façon, tu avais appris à concentrer ton don sur les chaussures, c’était bien plus simple que d’agir sur la personne en elle-même. Mais tu n’étais clairement pas assez douée pour agir à proprement parlé sur le corps d’une personne consciente et qui avait la possibilité de réagir. Même sur une personne inconsciente, c’était très difficile et le contre coup était si grand que tu n’avais testé ce tour qu’une seule fois. En revanche pour les objets, tu étais devenu relativement douée. Ceux que tu pouvais déplacer par ta simple force physique ne te posait pas le moindre mal, même si tu avais toujours besoin de tes mains pour les diriger à proprement parlé, n’ayant toujours pas trouvé le moyen de faire sans ce support. Des objets un peu plus lourds te demandaient plus de concentration et, même si tu étais incapable de déplacer un 15 tonnes, tu pouvais toujours retourner un lit d’un geste.

Alors ses menaces, elles ne te faisaient que rire. Parce que tu pouvais sans le moindre souci répliquer. Et même au-delà de ça, tu avais eu une enfance suffisamment mouvementé à cause de ta différence que tu étais presque certaine de pouvoir encaisser ses coups bien mieux qu’elle ne devait l’imaginer. Ces gens qui te sous-estime sont toujours ceux qu’il est le plu agréable de voir déchanter. Alors qu’elle te menace, qu’elle se croit en position de force si ca lui chante. Toi, tu restais silencieuse, avec un sourire en coin qui ne disait rien de plus que « tu ne me fais pas peur. ».

Et la voilà encore qui revient avec ce « Princesse », te faisant lever les yeux au plafond. Qu’est-ce qu’ils avaient tous avec ce surnom débile ? Non mais franchement. Et puis, au-delà de tes affaires, il y avait des choses que tu ne voulais pas qu’elle trouve dans ton sac, des choses qu’elle n’avait pas réussissent à atteindre dans sa fouille avortée de ton sac. Et tu ne voulais pas que ca change.

Soudain, elle lança une chanson qui ne tarda pas à retenir bien trop fort dans la pièce. Tu regardas vaguement dans sa direction, sans réagir outre mesure avant de laisser un vague sourire se poser à nouveau sur tes lèvres un bref instant alors que tu hissais ton sac sur ton épaule. Tu savais que ce que tu t’apprêtais à faire mettrait sans doute le feu aux poudres. Tu savais aussi que ca te vaudrait surement une punition quelconque. Et alors, ils allaient faire quoi ? Te priver de sortie ? Quelle blague. T’isoler dans une chambre seule ? Parfait. Ajustant la lanière sur ton épaule, tu levas un peu main, faisant un rapide geste de l’index pour éjecter le CD de la platine, endommageant surement l’appareil mais ce n’est pas comme si tu t’en souciais. Tes lèvres s’étirèrent dans un sourire plus grand, plus mauvais. D’un geste de la main, tu expulsas le disque, qui lévitait jusqu’à maintenant, à travers la vitre. Bonne chance à elle pour le retrouver.

Laissant ta main retomber le plus simplement le monde le long de ton corps, tu posas tranquillement ton regard sur l’excitée aux cheveux bleus.

« You’re too young to succeed at really piss me off. Deal with it. »

Tu rajustas la lanière sur ton épaule avant de porter l’index vers ton menton, prenant une pose faussement pensive et embêtée.

« Oh! I forgot that you can beat me soooo hard. I’m soooo afraid. »

Tu avais l’avantage. Elle n’avait pas le moins du monde réussit à te provoquer pour te faire perdre ton calme, mais toi, tu étais presque sure qu’elle était du genre soupe-au-lait. Si elle s’énervait et fonçait tête baissée, tu étais presque certaine de réussir à prendre le dessus au final, quitte à encaisser quelques coups. Ce n’est pas comme si cette fillette pouvait te faire plus mal que les brutes que tu avais pu croiser qui n’avait jamais eu le moindre état d’âme à tabasser une gamine.

Qu’elle vienne, tu l’attendais.

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May Bastide
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Autonomia


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Sam 18 Aoû - 12:05

Impulsive ? D’accord. Sang chaud ? J’admets. Imprudente ? Légèrement. Mais pas stupide pour un sous, du moins pas assez pour se jeter dans la gueule du loup en une microseconde. Même si le sang me monte vite à la tête, même si parfois je fonce dans le tas témérairement, tête la première, même s’il m’en faut peu pour m’enrager, ce n’est pas face à cette chère et tendre Lyria que je me ferais avoir comme une bleue.
Exclus du monde, enfermés dans notre joli château féérique, on omet malencontreusement de nous parler d’un minuscule détail à notre entrée : les trois quarts d’entre nous sont dangereux. Je ne vous parle pas des rigolos de l’extérieur, qui n’ont que leurs poings pour se battre, je fais référence, ici, aux torches humaines, aux éclairs ambulants, et aux possesseurs de puissances indomptables. Vous voyez le genre ? Bien plus inquiétant qu’une racaille des banlieues de Paris, pas vrai ? à Clever Cross, on apprend à se contrôler autant qu’à se défendre, les cours de maîtrises de don et d’éducation physique et sportive sont là pour ça, alors une pauvre fille télépathe, ça ne me fait pas peur. Mais ça ne me rassure pas non plus.

Peu m’importe ! Tant qu’elle me fout la paix, je m’en balance complet. Mon envie de jouer un peu avec elle s’est bien vite envolée : elle est pas drôle, elle est juste affreusement désagréable, et a réponse à tout, avec un air hautain à vomir. Du coup, du moment qu’elle ne fait pas de bruit, qu’elle ne prend pas trop de place et qu’elle ne se fait pas remarquer, on devrait réussir à éviter de se hurler dessus comme des poissonnières pendant toute la semaine. Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’un certain cédé vole à travers la pièce et parte se crasher au détour d’un buisson. Je me redresse, toujours assise sur mon lit, et reste bouche bée, à contempler le derrière de ma fenêtre, les yeux rivés dans la direction empruntée par Brandon Flowers et ses potes. Elle a osé, j’y crois pas, elle a osé ! Je me retourne vers elle, impassible, avec encore un peu de mal à réaliser.
Et ses mots qui transpirent la mesquinerie, cette méchanceté qu’elle crache comme un acide qui vous brûle la figure et son petit sourire vicieux qui témoigne bien assez de ce qu’elle pense : « Je suis au dessus de toi, et tu me fais pitié. ». Regardez-la, elle est contente, elle est fière d’elle, la garce ! C’est son petit plaisir à elle, de vous regarder vous excitez comme une puce pour une ou deux phrases intelligemment tournées. Elle se sent bien, là haut, sur le piédestal qu’elle s’imagine s’être construit, à vous contempler d’une hauteur qu’elle croit avoir atteint. Elle ricane, joue le rôle de la fille qui s’amuse bien, qui prend son pied, qui se délecte de faire son petit effet. Et elle ricane.  Toute seule.
Regardez-la, comme elle s’y voit. Moi la minable petite française qui s’énerve pour un rien et finit folle de rage, et elle, calme, la mine hautaine et l’expression snob. Elle doit être fière d’elle, elle se dit que c’est gagné d’avance, qu’elle est au-dessus, que c’est marrant de débarquer dans une chambre et de gifler les mains qu’on vous tend, et de s’imposer en reine la seconde d’après. C’est son délire, son « trip », ça la fait jouir de voir un autre s’énerver, et de penser qu’elle est invulnérable. Et après quoi ? C’est bien ! Elle épanche son sadisme à deux balles sur le reste du monde, et ensuite ? Elle fait quoi quand elle a fini ? Celle qui a pitié, ça devrait être moi. Je la plains. Je suis désolée pour elle, d’être victime d’une telle incapacité à paraître sympathique. Et je me demande ce qu’elle fait, elle, sa mesquinerie et sa méchanceté, quand elles se retrouvent toutes seules. Son monde doit être bien froid. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle refroidira le mien. 

Je descends de mon lit en quatrième vitesse, attrape la raison de mon courroux par le col et la plaque contre le mur le plus proche, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf. Pas que je cherche à lui faire peur, avec des filles pareil, c’est rapé d’avance. Je veux juste qu’elle écoute ce que j’ai à lui dire, et que je n’ai pas à le répéter, parce qu’elle commence sérieusement à m’emmerder, et je ne compte pas gaspiller mes vacances à me chamailler avec elle :

«  J’en ai rien à foutre que t’aies peur de moi ou pas. Si tu veux jouer à ce genre de petit jeu, on peut ! Mais crois moi : tu n’en sortiras pas gagnante. T’es allée trop loin, et si ça se reproduit, tu dégages, t’entends ? Même s’il faut que je te traîne dehors par la peau du cul, crois-moi, je le ferais. Et avec plaisir ! »

Je relâche ses fringues qui m’agressent la rétine, et recule d’un pas en vitesse, pour éviter de me prendre un crachat en pleine figure : on sait jamais, elle en serait bien capable. Je m’essuie les doigts sur mon short, comme si sa méchanceté était contagieuse, et je ne la quitte pas des yeux, consciente qu’un objet quelconque pourrait venir m’assommer dans la minute qui suit. Mais je m’en fous, je suis prête, sur mes gardes, et je les bloquerai tous un par un même si elle m’envoie une armoire dessus. Elle me fait pas peur, et si elle n’arrête pas son cinéma sur le champ, elle va se manger une calotte dont elle se souviendra.

« Les killers, c’est sacré. »




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Lyria Sandman
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Sam 18 Aoû - 23:28

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Reverie whisper in my ear
Il y eu un instant de flottement, après ton lancé de frisbee avec son CD des Killers. D’ailleurs, tu te félicitais intérieurement de cette maitrise qui avait été de ne pas balancer la chaine hi-fi avec le cd à l’intérieure. Mais en réalité, aussi surprenant, tu avais une bonne maitrise de la valeur des choses quand tu avais encore le contrôle de tes nerfs. Et elle ne t’avait pas suffisamment énervé pour que tu en arrives à ces extrémités là. Et oui, même toi, tu savais te montrer magnanime. C’était rare mais ca arrive plus souvent qu’on pouvait le croire. Enfin bref.

Pour le moment, elle ne semblait pas réellement considéré le fait que tu aurais pu faire pire, se contentant d’assimiler ce que tu avais fait. Mon dieu ce qu’elle avait l’air stupide à tes yeux à cet instant, les lèvres légèrement ouvertes et les yeux comme deux ronds de flan. Pathétique. Vraiment. On aurait presque pu entendre le « tic, tac » du temps qu’avait l’information à être analyser, suivit de la petite sonnerie (« ting ! ») pour valider le fait que tout avait été enregistré. L’instant d’après, tu aurais pu lui mettre une jauge au dessus de la tête. Un peu comme ces thermomètres au mercure avec une boule en haut pour éviter les explosions. Et le mercure grimpait, grimpait, grimpait, au fil des secondes qui coulaient, coulaient, coulaient. Soudain, la boule de ce thermomètre de sa patiente explose et elle se lève de son lit, t’attrape par le col pour te plaquer contre le mur, sans douceur.

Et toi, tu ne sourcilles même pas. Peut-être très légèrement à l’impact contre le mur, juste pour la forme. La voilà qui cracher son fiel et sa haine à ton égard. Et toi, tu l’observes, avec ce regard suffisant et plein de complaisance. Tu ne dis rien mais ce fin sourire sur tes lèvres parle pour toi. T’aurais-je froissé ? Sans aller jusqu’à jubiler, tu es satisfaite. Qu’elle te haïsse, c’est ce qu’elle est sensée faire. Qu’elle te déteste, c’est ce qu’elle est sensé ressentir. Qu’elle te chasse, c’est ce que tu attendais. Et les mots magiques finissent par passer ces lèvres. Parfait. Un éclair de satisfaction traverse son regard alors que tu l’aides à te lâcher en frappant ses mains qui se desserrent de sur tes vêtements. Dommage, elle recule trop vite pour que tu puisses toi-même la faire reculer. Tant mieux, tant pis. Tu t’en moques tant qu’elle s’éloigne. Ramenant une mèche derrière ton épaule d’un mouvement de tête, tu t’éloignes tranquillement du mur pour retourner vers ton sac.

« Fine. »

Tu ne dis rien de plus. Tu as eu ce que tu voulais. Une bonne excuse. Un bouc-émissaire. Tu hisses ton sac sur ton épaule avant de te tourner à nouveau vers elle, lâchant un rire mesquin en la voyant sur ses gardes. Elle fait bien. Peut-être est-elle moins idiote qu’il n’y parait. Pour le plaisir de la provoquer, tu lèves ta main, à la façon que tu avais de le faire quand tu t’apprêtais à faire voler un objet, la fixant en souriant d’un air mauvais. Et d’un coup sec, tu gifles l’air devant toi mais c’est la porte que tu ouvres par ce geste. Tu la vois se saisir, même légèrement, ses muscles se tendant un bref instant pour parer un assaut un peu trop anticipé.

« My ass will leave this shitty room itself, don’t worry. »

Tu te dirigeas tranquillement vers la porte, gardant ton air triomphant qu’elle ne pouvait surement pas comprendre. Comment une fille pareille pourrait te comprendre après tout ? Et c’était tellement mieux ainsi de toute façon.

Sur le pas de la porte, tu jetas un dernier regard par-dessus ton épaule pour la fixer de tes yeux carmin.

« Don’t think that I’ll be so easy on you next time, loser. »

Et d’un simple geste de la main, tu refermes la porte derrière toi alors que tu t’éloignes dans le couloir. Problème de colocation réglé. Tu n’auras pas à supporter la compagnie de deux française demeurées pour le temps de ton séjour, c’était toujours ça de gagner. En plus, tu avais déjà une idée de l’endroit que tu allais occuper durant les sept prochaines nuits.

Car rien ne vaut un ciel étoilé en été.

I'm scared to death that I'll never be afraid

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Wait, Wait,
I swear I've seen that face somewhere.
It's the very face I fell for in the human race.
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May Bastide
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Autonomia


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Date d'inscription : 06/07/2012

Dim 19 Aoû - 14:21

Un dernier petit coup de théâtre, elle et sa gifle inutile perdue dans le rien, moi qui craint l’arrivée d’un lustre sur le haut de mon crâne, et finalement juste la porte qui s’ouvre. Je baisse les poings, déçue : quoi ? C’est tout ? Elle est franchement pas drôle, trop nulle comme fille, même une petite baston pour me calmer les nerfs, je n’y ai pas droit. Pourtant ça m’aurait bien fait plaisir de lui noircir un côté de sa face, pour lui rendre le centième de sa sympathie, mais j’ai pas envie de me faire virer, non plus. Une dernière remarque empoisonnée sur la chambre que je m’étais pourtant décarcassée à nettoyer pour l’arrivée de la demoiselle, et la voilà sur le pas de la porte, valise en main.
Les poings sur les hanches, je lâche bruyamment un énorme soupire de soulagement : enfin, je vais avoir la paix. Je lui tourne le dos, et sautille gaiement jusqu’à mon lit où je m’écrase paresseusement au milieu des couvertures. En une roulade désorganisée, je me retourne vers elle et observe sa sortie digne de celle d’une Drama Queen : je pourrais faire un film de cette fille, tant elle est incroyable ! Incroyablement affreuse. Je la détaille de la tête aux pieds, histoire de ne pas oublier sa gueule, et me rappeler de la détester à vie et j’attends. Bah oui, elle ne va tout de même pas partir sans un gentil mot pour ma fraise ! Il faut bien qu’elle crache encore un peu de son venin, Sa majesté ! Et l’acide anglophone ne tarde pas à se pointer :

« Don’t think that I’ll be so easy on you next time, loser. »

Ah ! Maintenant c’est mieux ! J’explose de rire et me roule sur le matelas en me tenant les côtes : un véritable sketch, cette Lyria ! Je lui fais coucou de la main et la gratifie de quelques mots tendres. Pour la forme.

« Ouais ouais ! Allez, à la prochaine Princesse ! »

La porte claque, je ne me demande même pas où elle va dormir : sous un pont ou dans les égouts, ça m’est bien égal. J’en ai même rien à foutre de si elle dort ou pas. Je pouffe de rire encore quelques secondes, le temps que l’adrénaline redescende, puis je me calme et reste là, à somnoler dans cette pièce si silencieuse.
C’est qu’elle me manquerait presque.
Non je rigole.

Je me hisse jusqu’à mon bureau, et attrape mollement un autre cédé : Fiction Plane, cette fois. Je le glisse dans ma chaîne en vérifiant qu’elle n’ait pas trop morflé, mais tant que les hauts parleurs crient Two Sisters, ça devrait aller. Ma fenêtre ouverte m’appelle à la recherche de Brandon Flowers, mais comme j’ai trop la flemme, je grogne et je garde le lit. Je chante, je ris, je me dis que j’ai hâte de voir Léo, il faudra que je lui raconte, c’est drôle quand même.
Vivement que je rencontre le reste des petits nouveaux !

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