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 Dance in the Dark [Alessa]

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Aurelian L. Kieser
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Mer 31 Oct - 3:29

Cheers to the freakin' weekend, I'll drink to that


Le retour de Clever Cross a été teinté autant d'amer que de doux. C'est difficile à expliquer, en fait. Autant je suis heureux d'être revenu dans mon pays, dans les couloirs d'une école que je connais et qui m'a vu autant grandir que m'écrouler, autant ce retour marque un nouveau départ pour Niko et moi après notre discussion au bal précédant notre retour en Allemagne, je sens que j'ai laissé un morceau de moi en France. Il s'est passé tellement de choses durant la courte période de temps où j'y ai été, c'est un peu flippant. J'ai retrouvé mon âme soeur et, par la même occasion, cette étrange envie de vivre qui m'avait quitté depuis deux ans. J'ai trouvé une amie aux cheveux bleus – c'est que ça commence à être cyclique – qui a réussit à me faire sourire sincèrement, sans motif caché, sans hypocrisie. J'ai tout dis à Niko, je me suis découvert, dévoilé, je me suis presque mis à ses pieds pour qu'il trouve la bonté me pardonner ma connerie. Et il l'a accepté, il m'a pris contre lui, il m'a embrassé. L'insouciance de nos débuts est revenue. Et même si nous avons fait la promesse de nous sortir de nos habitudes malsaines, de virer la coke et l'héro, de devenir sage, le naturel est revenu au galop sous toutes ses coutûres. Il ne passe pas un moment où nous sommes ensemble sans que l'on aille envie de prendre un truc. Et comme nous résistons à tout sauf à la tentation... Au moins, nous sommes ensemble. Et le jour viendra où on en aura marre, j'en suis certain. Et nous serons ensemble à ce moment-là aussi. Pour l'instant, on se retrouve. Mes mains dans ses cheveux, son bassin pressé au mien, une capsule d'ecstacy collée au palais.

Mais ce soir, c'est avec quelqu'un d'autre que je vais profiter de la nuit. Ça a embêté Niko un peu, ça se sentait. Mais j'y tenais, à passer une soirée seul avec elle. Ça faisait longtemps. Faut dire que, tout le temps qu'on était à Clever, je n'ai pas vraiment eu le temps de lui parler. Entre les évènements, Niko, May, tout ça, j'ai à peine eu le temps de la saluer au détour d'un couloir. Mais voilà, cette soirée lui est réservée entièrement. Il a fallu que je me fasse tendre avec mon mec, que je le rassure, que je lui promette que j'allais venir dormir avec lui en rentrant. Même qu'il m'a dit qu'il allait peut-être attendre mon retour. Enfin, on verra bien, de toute façon, il n'a aucune raison de s'en faire. Alessa, c'est la petite soeur que je n'ai jamais eue. Je lui ai expliqué, à Nikolai, et je sens qu'il comprend, mais je pense qu'il faudra qu'ils se rencontrent éventuellement pour sceller les choses. Maintenant que nous sommes rentrés, ce sera plus facile de se prévoir une soirée ou un café. Et puis, Lessa va probablement me poser quelques questions. C'est bien son genre. Et elle sait tout aussi bien que je vais lui répondre. Je n'ai pas envie de lui cacher quoique ce soit. Vaut mieux qu'elle l'entende de moi que par tous les ragots qui peuvent bien circuler dans les corridors. S'ils pensent que je ne les entends pas. But I've always liked being in the spotlight. D'une façon un peu étrange, un peu tordue.

Je n'ai pas vraiment fait de cas particulier de la préparation. C'est pas comme si on sortait au Tresor à Berlin, après tout. Le jean foncé classique, le pull vert forêt, mince avec un col en V, les cheveux plus ou moins coiffés. Le parfum au creux du cou, la drogue et l'argent dans les poches et je suis prêt. On a prévu de se rencontrer au Baum Pub. Je ne vais pas souvent là, c'pas du tout mon genre d'endroit, mais il semblerait qu'un peu de conscience soit venue à l'esprit des propriétaires. Sachant très bien que ce sont les étudiants qui occupent principalement l'endroit les samedis soirs, ils ont décidé de faire une soirée électro cette semaine. Bon, après, j'ai franchement aucune idée de ce qu'ils vont faire avec la déco; une cabane de bois, c'pas l'idéal niveau ambiance. À voir. Laissons-leur le bénifice du doute. J'embrasse Nikolai avant de partir, lui murmurant que je serais sage et que je pense à lui, puis je m'en vais. Je regarde l'heure sur mon portable; elle doit déjà m'attendre, j'ai pris du retard. Cinq minutes. Je soupire en accélérant le pas, mes souliers crissant contre les quelques feuilles mortes et orangées qui tapissent le sol sous mon passage. Il fait frais, mais j'y suis presque. De toute façon, j'ai beaucoup trop consommé pour que mon corps réalise qu'il a froid. Je bouille à l'intérieur. Comme d'habitude.

J'entre, et aussitôt, la musique s'infiltre dans mes oreilles et l'air chaud enlace ma peau déjà brûlante. J'ai l'habitude. Ça me ferait sourire, si j'en avais envie. Mais ça n'est pas le cas. Pour l'instant, tout ce qui m'intéresse, c'est trouver Alessa dans cette foule. Car foule il y a. Décidément, changer le registre musical de l'endroit aura eu du bon. En espérant qu'ils en prennent note. Mon regard d'émeraude scrute l'endroit, saluant quelques personnes d'un signe de tête au passage, puis je la vois, accoudée au bar. Je fends la masse de gens qui dansent, qui bougent, qui boivent, puis j'arrive à côté d'elle. Sans lui adresser la parole pour l'instant, je demande au barman un black velvet – bière foncée et cidre de pomme, j'ai fichtrement soif. J'attends la commande, j'en prends une bonne gorgée lorsqu'on me la tend puis je m'impose devant la belle brune, un sourire au coin des lèvres.


    « Tu t'es pas trop fait draguer pendant que tu m'attendais? »


Spoiler:
 



Dernière édition par Aurelian L. Kieser le Lun 5 Nov - 6:49, édité 1 fois
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Alessa L. Morreti
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Mer 31 Oct - 16:26



Et voilà. Les vacances étaient finalement terminées, ne laissant dans ta mémoire que des souvenirs éblouissant d’un palais féérique, des gens souriant et aussi… Tu soupiras à t’en fendre l’âme, allongée sur le ventre dans les draps, serrant ton oreiller dans tes bras. C’était idiot mais malgré toutes les bonnes rencontres et les souvenirs merveilleux que tu avais accumulé durant ton séjour, il n’y avait que celui des lèvres de William qui te revenaient depuis que tu avais réintégré les murs froids de l’école allemande. Encore une fois, tu avais vu ton cœur brisé d’espoir que tu avais pourtant pris soin de ne pas nourrir. Ce garçon avait de toute façon déjà quelqu’un dans ses pensées alors à quoi bon ?

    « Je crois que j’ai un mauvais karma en amour... », chouinas-tu en enfonçant la tête dans ton oreiller avant de couiner d’un air dépité.

Et puis, brisant tes lamentations, l’alarme de ton téléphone résonna dans la chambre, te faisant te redresser d’un coup comme si tu avais été frappé par la foudre. Plus d’expression morose, ni de moue triste sur ton visage, rien qu’un sourire alors que tu coupais la musique entrainante que tu avais programmé. Parce que ce n’était plus l’heure pour se lamenter, ce soir, tu sortais avec Aurélian. Sautant hors des draps, encore en sous vêtement, tu trottinas gaiement vers ton armoire pour choisir tes vêtements pour ce soir. Tu avais l’impression que ca faisait une éternité que tu n’avais pas passer un peu de temps avec lui, tu avais mille et une questions à lui poser, l’embêter même un peu sur cette aura lovey-dovey qu’il affichait avec ce charmant jeune homme au cheveux bleus qui faisait partit de l’école russe. Mais plus que la curiosité dévorante, c’était simplement sa présence et être avec lui qui t’avait manqué, toi qui avait eu envie d’aller jouer les petites sœurs encombrante lors de votre séjour en France sans oser percer cette bulle toute rose qui l’entourait.

Envoyant les vêtements voler vers ton lit sans arriver à te décider, tu retrouvai petit à petit ton enthousiasme. Tu finis par opter par un short et de longues chaussettes (c’est qu’il faisait plutôt froid le soir) pour rajouter par-dessus, une robe qui ressemblait d’avantage à un t-shirt un peu long tant elle était courte. Rapidement, tu attachas tes cheveux dans une couette unique sur la droite, certaines mèches s’échappant selon leur bon vouloir. Oh, ma foi, ca n’était pas important, un petit air décoiffé avait parfois son charme.

Les poings sur hanches, tu observas un peu le rendu avant de sourire d’un air satisfait. Tu étais parée. Jetant un petit coup d’œil à ton téléphone, tu remarquas qu’en plus d’être prête, tu étais même un peu en avance. Glissant tes pieds dans une paire de bottine sans talon, tu quittas malgré tout la chambre, trop impatiente. Ca ne te tuerait sûrement pas de l’attendre un peu après tout.

Sautillant plus que tu ne marchais sur le chemin du bar, les feuilles ne craquaient même pas sous tes pas léger alors que le vent semblait te porter un peu plus loin les rares fois où il soufflait sous tes pieds. Au bout de longues minutes de marche, tu finis par arriver enfin dans le bar, les joues rosies par la fraicheur de l’extérieur. Tu devais reconnaitre que le propriétaire avait fait un effort. Sa récompense était d’ailleurs à la hauteur au vu le monde qu’il y avait déjà. Te frayant un chemin jusqu’au bar, sans vraiment accorder plus qu’un simple bonjour aux quelques têtes que tu connaissais, tu t’installas sur un coin tranquille du bar pour attendre. Un simple coup d’œil sur l’horloge de ton téléphone t’indiqua que tu avais finalement dix bonnes minutes d’avance. Soupirant un peu, tu finis par commander une simple bière (mais il faut bien avouer que l’Allemagne était le pays rêver pour avoir la meilleure) histoire de commencer doucement la soirée.

Les minutes s’écoulent doucement et après avoir refusé avec un sourire deux verres qu’on avait tenté de t’offrir, tu regardas à nouveau ton téléphone. Etre en avance n’avait pas été une si bonne idée. Jouant un peu avec le verre vide encore marqué de trace de mousse, tu laissas ta tête se balancer de gauche à droite au rythme de la musique. Soudain, quelqu’un s’installa à nouveau juste à coté de toi. Tu te décidas à fixer le fond mousseux de ton verre avant d’avoir vaguement l’impression de reconnaitre la voix, mais avec le volume de la musique, le doute était permis. Levant un petit coup d’œil en coin, ton regard noisette finis par croisé une paire d’yeux verts que tu connaissais presque par cœur. Un sourire se traça presque instantanément sur ton visage.

    « - Tu t'es pas trop fait draguer pendant que tu m'attendais?
    - Par la moitié du bar mais je leur ai dis qu’il n’avait pas la moindre chance face à toi.
    »

Tu ris juste après ta réponse, lâchant ton verre qui t’avait servit d’excuse pour paraitre occupée jusqu’à maintenant pour te tourner vers Aurélian.

    « Je plaisante, mais on a quand même essayé de m’offrir deux trois verres. Que veux-tu, je suis irrésistible. »

Attrapant le bord du tabouret sur lequel tu étais assise dans tes mains, tu te penchas un peu en avant, l’air chafouin en observant le beau brun en contre bas, les lèvres étirées dans un petit sourire en coin. Tu avais cette expression machiavélique de l’enfant qui se prend pour un génie diabolique sans réussir à avoir la moindre crédibilité.

    « J’espère que tu es prêt pour mon interrogatoire… Je serais sans pitié ! »

Tu avais tellement de chose à lui demander. Sur les vacances en France, sur le bal et son déroulement si étrange, et puis, surtout, sur ce garçon mystérieux aux cheveux bleus. Parce que les couloirs parlaient, ca n’avait rien de nouveau, mais tu ne voulais rien savoir de rumeur ou de murmures. Tu voulais tout savoir mais uniquement de sa bouche à lui, connaitre les détails. Mais peut-être pas trop non plus. En fait, tu avais beaucoup trop de chose à lui demandé, si bien que tu ne savais pas trop par quoi commencer.

Peut-être que demander quelque chose à boire serait un bon début. Comme les cocktails de ton pays te manquaient, tu aurais tué pour un petit Bellini. Ca n’avait rien de dramatique en soit, tu saurais bien te contenter d’un petit Monaco en remplacement.


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Aurelian L. Kieser
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Ven 2 Nov - 4:15

If I fall, if I die, know I lived it to the fullest ;


If I fall, if I die, know I lived it missin' bullets.


Le liquide mi-amer mi-sucré, froid et pétillant, passe dans ma gorge avec une aisance qui ne traduit qu'une seule chose; I am so fucking high right now. C'est le délai habituel. Environ une vingtaine de minutes après avoir pris les cachets, ça nous frappe. Une vague qui s'impose d'abord doucement, en commençant par le bas du corps. Les pieds commencent à avoir très froid. Puis une sensation de chatouillis qui monte le long des jambes, en faisant presque flancher les genoux. La vague monte le long des cuisses, jusqu'au bassin qu'elle enflamme d'une bouffée de chaleur. Le brasier s'étend au ventre, au torse, au coeur qui palpite et aux poumons qui s'emportent. Puis les bras s'engourdissent, les doigts deviennent tout aussi froids que les pieds... Puis la vague déferle sur la tête, entraînant avec elle la pudeur, le vide et la léthargie que nos propres tabous nous imposent à tous les jours. Les sensations explosent, envahissent, emportent. Tout est beau. Les lumières, les lasers, les gens, même le plus léger amas de grenadine qui peut reposer au fond d'un cocktail. La musique est forte et tellement entraînante. On veut toucher, parler, rire, danser, effleurer. La moitié de ma pinte y passe, mes yeux s'entreferment presque lorsque les bulles d'air frappent les parois de mon oesophage, puis je dépose finalement le verre sur le comptoir. Je passe machinalement le bout de ma langue percée le long de mes lèvres alors que celles-ci s'ourlent en un sourire à la fois heureux et joueur. Probablement qu'elle a déjà remarqué où j'en suis, rien qu'à regarder dans mes yeux. Mes pupilles doivent être démesurément grosses. Je ne sais pas si ça la gêne, on n'en a jamais vraiment parlé. Pourtant, elle a été là bien souvent, elle connait cette partie de moi. Lorsque j'ai recommencé, après avoir arrêté pour près d'un an et demi, je n'y suis pas allé de main molle, et...

...Mes pensées divaguent déjà. Focus, you dumb fuck. Elle me parle, réponds à ma question. Et je ne me retiens pas de rire à ce qu'elle dit. Elle aussi, elle rit. J'aime son rire. Cristallin, vivant, chaleureux, comme elle. Elle rectifie le tir en m'informant du fait qu'on lui a offert quelques verres. Ça ne m'étonne pas. Je lève un sourcil dans un air conquérant et offusqué presque crédible. Je garde la pose quelques secondes, juste pour jouer un peu le jeu, puis mes traits se relâchent alors que ma main libre s'étire un peu plus loin pour trouver un tabouret libre. Je l'attire près de moi et je m'assied le plus confortablement possible. Décidément, ces sièges ne sont pas faits pour les personnes de ma taille. Et puis le coussin n'est même pas confortable. Je divague, encore, puis le contact de ses yeux pétillants contre les miens me ramène à sa présence. Elle est belle ce soir. Plus encore que ce qu'elle porte, c'est ce qu'elle dégage. Sa joie m'enlace. Et je la partage. Moi aussi, je suis heureux de la voir. Même si, n'ayant pas consommé, je ne l'aurais peut-être pas assumé. Là, je le réalise, je l'accepte et j'en suis content. Je vole une autre gorgée de liquide à mon verre puis, face à elle, je la regarde encore un peu plus... Jusqu'à ce que ma main quitte ma cuisse, s'avançant vers son visage. Le bout de mon index s'écrase doucement au bout de son nez alors que mon propre sourire prend un air vaguement gamin. Des mots, stables malgré le délicieux chaos qui règne en moi, percent mes lèvres.


    « Bien sûr que tu es irrésistible. En as-tu déjà vraiment douté? »


Je lui décoche un clin d'oeil. C'est définitivement l'une des seules filles qui a droit à ce traitement de faveur de ma part. Voire la seule. Avec May, c'est différent. Avec May, je reste plus ou moins impassible, quelques moments de tendresse habilement dissimulés. Mais Alessa, elle m'a percé. Et c'est quelque chose qui ne se fait qu'au bout d'un certain temps. Peut-être qu'un jour, la jolie fille aux branchies intermittentes verra ce côté de moi, mais pour l'instant, il n'y a qu'Alessa qui voit l'Aurelian sincère et amical. Qui n'est pas le même Aurelian qu'avec Niko. Ou le même Aurelian qu'avec ma mère. Qui n'a rien à voir avec l'Aurelian qui s'affiche la plupart du temps en public, distant et sec. Certains pourraient s'y perdre. Moi, c'est ce qui me convient. Ce sera toujours ainsi. Parce que c'est un choix et un apprentissage à la fois. Back to reality, le serveur me demande si je veux un autre verre. Je regarde la pinte vide; déjà? C'est probablement le seul indice extérieur de mon état, à part les pupilles. J'hoche la tête, il se sauve avec mon verre pour me le remplir. Mon regard tombe une énième fois sur Lessa, qui arbore un air de diablotin à la fois détestable et adorable. Son interrogatoire? Évidemment. Et je lui dois des explications aussi, c'est légitime. Elle n'en a vu que des bribes, elle n'en a qu'entendu parlé des autres, mais au fond, je veux qu'elle le sache. Parce qu'elle fait partie de ma vie, comme Nikolai en fait partie aussi. Après, jusqu'où les capsules de MDMA me délieront la langue, ça reste à voir, mais bon. Elle peut très bien tenter son coup. Je viens poser la paume de ma main sur sa tête, dans un geste qui peut rappeler celui d'un père – mais ça, je ne fais que le supposer. Un sourire, une caresse sur sa joue alors que ma main descend de son perchoir.

    « Sois cruelle, j'assume mon sort. Pose tes questions. Ce n'est pas comme si c'était une surprise de toute façon. »


Je me penche vers elle un instant. Retour de l'air gamin.

    « Je te laisse commencer. Mais je réclame mon droit de te poser des questions après. Si tu penses que je ne t'ai pas vu au bal... »




Dernière édition par Aurelian L. Kieser le Lun 5 Nov - 6:48, édité 1 fois
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Alessa L. Morreti
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Dim 4 Nov - 20:12



Tu louches quelques instants sur son doigt qui écrase le bout de ton nez, fronçant un peu celui-ci sous un sourire à sa réponse. Tu aimes entendre ce genre de phrase de sa part. Tu adores qu’il est ce genre de geste parce que tu sais. Tu sais que tu es la seule qui y a le droit et tu aimes ce statut de privilégiée. Ca te donne quelque chose que personne d’autre n’a et que personne d’autre n’aura jamais. Maigre consolation pour quelqu’un d’autre que toi, et pourtant, tu le chéris comme le plus précieux des trésors, comme la complicité que tu entretiens avec June. Ce sont ces petites choses qui te permettent d’être toi, enthousiaste et pétillante, alors que tu es loin de ton pays natal.

Pendant que le barman s’occupe de vous ramenez de quoi ne plus être assoiffé, d’alcool ou d’autre chose, Aurélian consent à se soumettre à ton interrogatoire, l’air joueur. Tu as remarqué depuis quelques minutes, à ses attitudes, son regard ou encore la descente expresse de son verre, qu’il a prit quelque chose. En tant qu’amie, peut-être que certain te dirait qu’il est de ton devoir de le sermonner, de tenter de le remettre sur le droit chemin. Pourtant, toi, tu n’as jamais pensé de cette façon. Tu savais une chose, qui faisait pour ainsi dire loi quand il s’agit d’Aurélian et uniquement quand il s’agissait de lui, c’est qu’il ne faisait rien d’inconsidéré. Il savait tellement plus de chose que toi alors tu t’étais toujours dit qu’il avait sans le moindre doute une bonne raison. Tu l’avais connu avec, tu l’avais connu sans. Dans les deux cas, il était resté égale avec toi et tant que ca resterait ainsi, tu n’avais pas de raison de t’immiscer plus que de raisonnable dans ses choix. Peut-être qu’un jour, tu lui demanderais pourquoi, quand le moment s’y prêterait. Peut-être que ce moment ne viendrait jamais.

En attendant, tu ronronnais presque sous le geste dans tes cheveux, fermant presque un peu les yeux, ton visage se pressant très légèrement contre la main qui passait sur ta joue, sans excès. Tu aimais ces gestes. Parce qu’ils n’attendaient rien de plus, ils étaient fait en pure affection et, surtout en ce moment, tu avais soif de ce genre de petites attentions que tu n’acceptais pourtant pas de tout le monde. Pas de cette façon, en te laissant complètement aller, comme un chat qui se frotterait en ronronnant comme une chaudière à vapeur. Tu n’étais vraiment pas difficile à contenter d’une certaine façon mais ce n’était pas non plus n’importe qui qui pouvait se targuer d’arriver à t’apaiser d’un geste, de quelques mots.

Alors que tu te dandinais légèrement sur ton tabouret, frétillant d’avance aux questions qui allaient surement trouver leur réponse et ta curiosité finir par être enfin rassasiée (si tant est qu’elle puisse l’être), tu te stoppas un bref instant, surprise à sa dernière réplique, soulignée de ce petit air cabotin qu’il te servait pour la deuxième fois ce soir. Le soir du bal ? Tant de chose s’était passée pour toi ce soir là que tu ne savais pas trop de quoi il parlait. Un léger rose sur tes joues se dissimula au milieu du clair obscur de la pièce alors que tu prenais cet air qu’on pouvait sans le moindre doute comparé à celui d’un diablotin qui tente de se faire passé pour un ange.

    « Moi ? Au bal ? Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Riant un peu alors que tes doigts glissaient autour de ton verre remplis de bulle et de cette boisson au couleur chaude.

    « Mais le marché semble correct. On fait comme ça. »

Tu fis glisser ton doigt sur le glaçage au sucre avant de le manger du bout des lèvres en réfléchissant soigneusement à la façon de formuler ta première question. Après tout, tu pouvais, en une seule question, obtenir une réponse plus que complète. Il suffisait de choisir ses mots intelligemment. Finalement, tu tournas à nouveau la tête vers Aurélian.

    « Puisque tu parles de bal, je t’ai vu aussi. Avec un charmant jeune homme aux cheveux bleus et une coupe de champagne. »

T’accoudant au comptoir, tu finis par caler ton menton au creux de ta main en observant Aurélian, ce petit sourire chafouin accroché au coin des lèvres.

    « Je te demanderais bien si le champagne français était bon mais bon… Soyons honnête, c’est plus à celui qui t’accompagnait que je m’intéresse. »

Alors que tu ravalais un "dis moi tout" qui écourterais cet interrogatoire un peu trop vite à ton gout, tu avalas une gorgée de ta boisson sucrée avant de reposer le verre devant toi. D’une certaine façon, tu avais déjà la réponse à une des questions qui t’avait noué l’estomac pendant toute la semaine où tu les avais vu, inséparables. La présence du brun à tes cotés ce soir te montrait que tes craintes n’étaient pas fondées. Peu importait qui pouvait entrer dans sa vie, jamais il ne te laisserait sur le bord, comme une relique du passé qu’on regarde de temps en temps avec nostalgie. Et rien que ça, ça te rassurait énormément.

A cette pensée, tu souris de façon bien plus tendre à ton voisin, achevant le glaçage restant du bout de l’index.

    « Cette charmante apparition à ton bras pendant les vacances a-t-elle un nom ? »

Le début des hostilités. Le coup de feu. L’ouverture des starting-blocks.
L’interrogatoire avait commencé en douceur mais il n’était pas exclus que la suite s’enchaine avec plus de vitesse. Après tout, ce garçon était entrain d’emporter corps et âme ton précieux Aurélian. Alors il fallait bien savoir s’il le méritait, si tant est qu’il existe à tes yeux, une personne sur cette planète digne de lui.


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Aurelian L. Kieser
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Lun 5 Nov - 7:15



Like an open book, I hold no secrets.


Le bal. Comme si j'avais pu l'oublier. Et la teinte pivoine que prennent ses joues me confirment qu'il y a bien eu là quelque chose de plus que de simples politesses. De toute façon, je l'ai vu, ne serait-ce qu'une minute ou deux, mais c'est suffisant pour se graver à jamais dans ma mémoire lourde, indélébile. Elle était belle comme tout, avec sa robe noire, ses accessoires rose bonbons et ses souliers assortis. Et surtout, elle n'avait pas l'air enchantée de l'habillement qu'on lui avait attitré, comme Niko l'avait été pour pour son noeud papillon atroce. Et je me souviens, comme on se repasse un film, qu'elle s'est approché d'un garçon aux cheveux de neige. Noa, celui dont la parole peut endormir les gens. Et il l'a prise dans ses bras, l'a fait tourner, elle avait l'air heureuse. Et c'est tout ce qui comptait à mes yeux, de la voir sourire et s'amuser avec les autres. Ses boucles brunes bondissantes au rythme de ses rires, ses yeux pétillants. Après, j'étais ailleurs, concentré sur autre chose. Les bulles du champagne, les larmes qui voulaient rouler contre mes joues, l'air frais sur le balcon. Les pleurs, les cris, les aveux, les reproches, les baiser, les étreintes, et les promesses les plus sincères. J'avais bien l'intention de lui demander ce qui s'était produit durant mon absence. À savoir si moi, je lui dirais ce qui s'était passé sur le balcon, ça restait à voir. Il fallait recommencer depuis le début, je ne lui ai jamais vraiment parlé de Niko. Vaguement, quelques fois, sans le nommer. Ce garçon en Allemagne. Aujourd'hui, je le définis comme étant complètement autre chose. L'homme de ma vie. Celui que j'aime. Parce que j'ai déjà tenté de l'oublier, pour ne plus avoir mal. Et aujourd'hui, tout ce que je veux, c'est me bâtir d'innombrables souvenirs avec lui, tous plus parfaits les uns que les autres.

Elle acceptait le compromis, comme prévu. Un sourire se trace sur mes lèvres alors que j'hoche la tête, prêt à subir le questionnaire. En fait, je pourrai sans doute lui répondre sans même qu'elle n'aille à poser ses questions. Je sais ce qu'elle veut savoir et je sais déjà ce que je vais lui répondre. Mais je la laisse faire, je la vois qui réfléchit, son air pensif s'accrochant délicatement aux traits de son visage. La drogue m'empêche de regarder ailleurs, je la fixe. Son nez légèrement retroussé, ses joues, la courbe de sa mâchoire, le rose de ses lèvres. Elle vient attraper quelques grains de sucre entre elles, justement. Mon attention se reporte, un peu à retardement, sur ses yeux alors qu'elle prend la parole. Ses mots sont posés, réfléchis. Jeune homme aux cheveux bleus, coupe de champagne. Un sourire s'étire sur mes lèvres en même temps que le sien. J'étouffe un petit rire d'une gorgée de mon verre avant de le déposer sur le comptoir, croisant mes bras contre mon torse. Elle est mignonne, en fait, prendre un tel détour alors qu'on sait tous les deux que je vais lui dire tout ce qu'elle veut entendre de toute façon. Mais je l'écoute, patient, amusé. Je la laisse élaborer, passer par le goût du champagne, même. Champagne qui était particulièrement bon, mes papilles s'en souviennent autant que mon cerveau. Un sourire tendre. Puis elle me pose la question. Qui pouvait bien avoir pris sa place au bras de son Aurelian? Question légitime, parce que si Niko n'avait pas été là, j'aurais probablement proposé à Alessa de l'accompagner au bal. L'air doux qu'elle arbore m'indique toutefois qu'elle ne m'en tient pas rigueur, voire qu'elle est heureuse pour moi. Je lui rend son sourire, dans la même humeur, puis décroise mes bras pour venir attraper mon verre. Je l'approche de mes lèvres, m'arrête puis je dis, en la regardant dans les yeux :


    « Il s'appelle Nikolai. »


Et comme j'achève à peine de prononcer son prénom, mon verre me glisse d'entre les doigts. Ma poigne n'était pas assez solide. Pourtant, mes doigts semblaient savoir ce qu'ils faisaient... Manque de jugement, je me suis trop fié aux sensations au bout de mes doigts alors que j'aurais dû en douter, comme à chaque fois que je prends plus d'une ou deux capsules d'ecstacy. L'inévitable arrive; dans un sursaut, le restant du contenu de mon verre s'étale sur mon torse et le verre vient se fracasser sur le sol à mes pieds. Les gens se retournent, fixent, certains pouffent de rire. Et normalement, ça m'aurait fâché, même que la première pulsion qui me vient, c'est de les envoyer au diable. Mais outre mes sourcils froncés, rien n'en paraît. Je m'assure d'un regard qu'Alessa n'a rien – seules quelques gouttes sont venues rejoindre le tissu couvrant ses cuisses - , je tâte mon pull trempé qui me colle à la peau puis j'éclate de rire. Et bien vite, les gens autour oublient, retournent à leurs préoccupations. Quelqu'un vient ramasser le verre brisé et on me tend quelques essuie-tout que que je m'éponge. Ce que je fais distraitement. Elle va trouver qu'il me fait un drôle d'effet, si juste l'évocation de son prénom me fait perdre la coordination dans mes mains. D'un signe de tête, je demande un autre verre au barman puis je regarde Alessa, enchaînant avec un sourire aux lèvres et la tendresse dans la voix:

    « Il s'appelle Nikolai et comme tu peux le constater, je suis complètement fou de lui. C'est mon petit ami, que j'ai connu du temps que j'étais toujours en Allemagne. J'ai été idiot. Je suis parti, un matin, et deux ans plus tard, je l'ai revu à Clever Cross. Il était à Synchronicity. Quand on était ensemble avant, je ne savais pas qu'il avait un don, et lui non plus. Je n'avais aucune idée, en fait, jusqu'à ce qu'on s'en parle le soir où nous nous sommes retrouvés. Et depuis ce soir-là, eh bien... Je ne peux plus me passer de lui. En fait, je... Je n'ai jamais vraiment pu me passer de lui. Ça fait des années qu'il me colle à la peau, comme une dépendance, une obsession. Et ce n'est que depuis quelques semaines qu'on m'a rendu ce qui m'avait manqué. »


Je parle trop. Je sais que mes idées sont structurées un peu n'importe comment. Mais elle en comprend l'essentiel. Je ne la quitte toujours pas des yeux. Une gorgée de mon verre – la poigne solide, cette fois – puis je pose ma main sur le genou d'Alessa.

    « Tu veux savoir autre chose sur lui?... En tout cas, c'est idiot, mais je pense que tu l'aimerais bien, il est vraiment... enfin. »


J'ai sans aucun doute cet air mi-béat mi-rêveur au visage. Il ne faut pas que j'y pense trop, je vais me dégoûter.

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Alessa L. Morreti
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Un nom. Nikolai. Tu aurais pu le savoir autrement en réalité, il t’aurait suffit de tendre l’oreille pour écouter les murmures des couloirs. D’ailleurs, tu le faisais, surtout qu’il y avait bon nombre de bruit qui couraient sur toi. Tu préférais en rire, les sachant aussi absurde que monté de toute pièce. C’est pourquoi, quand il s’agissait d’Aurélian, tu te fermais complètement. Tout ce que tu acceptais de croire et d’entendre ne devait venir que de lui. Un peu comme une parole d’évangile. En voilà une drôle de religion d’ailleurs. Mais ce n’était pas le sujet.

Ce n’est que lorsque tu sursautas au bruit de verre brisé que tu réalisas que le verre avait glissé des mains d’Aurélian. Dans un premier temps, tu affiches un air un peu inquiet. Un éclat qui blesse est rapidement arrivé. Pour le coup, tu ne remarques pas les ricanements et ton inquiétude finit par être balayer par le rire d’Aurélian. Tu soupires un peu d’un air à la fois rassurée et bienveillant. Ce genre d’air qui semble dire « non mais franchement, toi alors. ». Ton air cabotin revient au galop pendant qu’il essuie l’alcool sur son pull.

    « Et bien. Il te fait un sacré effet. »


Tu le taquines et il ne tarde pas à répondre sur le même ton. Et il te parle de lui et l’espace d’un bref instant, tu restes un peu interdite devant cette expression de douceur. Ca n’a rien à voir avec cette attitude protectrice presque paternelle à laquelle tu as le droit. Il n’y a pas le moindre doute à tes yeux. C’est d’une certaine façon le regard que tu as toujours voulu avoir sans jamais espérer l’obtenir un jour. Et à cet instant, tu sais pourquoi tu t’étais résignée depuis le début. Une partie de toi avait déjà compris que cette douceur, ce regard un peu vague avec ce sourire à la fois tendre et gourmand au coin des lèvres, comme une illusion qui passe sans bruit, tout ça appartenait déjà à quelqu’un. Une légère pointe de jalousie pinça un bref instant ton cœur mais même si elle s’accrochait, ce sentiment heureux de le voir arborer une telle expression surpassait ce petit détail sans le moindre mal.

Tu ne peux pas t’empêcher de sourire en le voyant s’emmêler dans les mots justes pour t’expliquer. Tu as presque envie de le taquiner sur ce détail, en lui disant quelque chose comme « Pas facile d’être précis quand on est amoureux hein. ». Tu as envie de l’embêter un peu parce que c’est si rare que de voir perdre, même de façon très tenue, ses moyens, juste en parlant de quelqu’un.

Il finit par se tourner vers toi, t’invitant à continuer l’interrogatoire pour finir par ajouter une remarque qui te surprend autant qu’elle te fait plaisir. En vérité, tu aurais pensé qu’il préférerait faire une frontière claire entre le monde, dont tu faisais partit, et Nikolai. Parce qu’il était précieux, il était unique et il était à lui. Tu avais une chose du temps que tu avais passé avec Aurélian : il était assez possessif une fois qu’il s’était attaché à quelque chose. Qui plus est, les rumeurs, même si tu n’y prettais pas attention, n’étaient généralement pas très flatteuse. Surement que Nikolai, même faisant partit de Synchronicity, avait eu vent de quelques unes d’entre elles, surement les pires. Alors tu avais pensé que tu apprendrais tout ce que tu pourrais sur le russe de la bouche de l’allemand sans jamais pouvoir espérer d’avantage. Et pourtant, d’une certaine façon, il t’ouvrais la porte vers une nouvelle facette de ce qu’il était. Ta main qui pianotait contre ton verre glissa un peu avant que tu ne reprennes tes marques, affichant une moue exagérée d’enfant boudeuse, mauvaise comédienne que tu pouvais être, faisant face à ton verre.

    « Mais je n’ai pas encore décidé s’il était assez bien pour toi. Il va falloir qu’il passe le diabolique examen de passage de la grande Alessa Morreti. »


Achevant ta réplique d’un rire diabolique, tu finis par rire plus simplement avant de boire quelques gorgées de ton verre. Tu avais envie de savoir énormément de chose mais ce n’était pas ce qui avait été convenu. Tu tournas à nouveau la tête vers le brun en agitant un index.

    « Et en plus, c’est à ton tour de poser une question. Choisis la bien parce que j’ai déjà la prochaine pour toi. »


Etirant un peu tes bras devant toi sur le comptoir, tu dégageas quelques mèches de cheveux qui te gênaient, vers l’arrière. Tu apprendrais surement bien plus que nécessaire d’ici la fin de la soirée sur ce fameux Nikolai qui te volait ton grand frère, ton Aurélian. Alors, il ne servait à rien de se presser. Et puis, tu avais aussi envie de parler de ton séjour en France même si tu n’avais pas d’aussi bon souvenir qu’une âme sœur retrouvée.

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Aurelian L. Kieser
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Jeu 8 Nov - 4:42

Girl, it's what you do to me


J'ai toujours adoré surprendre les gens. C'est une façon de prouver sa valeur comme une autre, j'imagine. À quel point je peux détruire les attentes que les gens ont de moi, à quel point je peux pousser le vice à l'extrême. Qui peut boire le plus, celui qui avale le plus de cachets, le plus grand nombre de rails en une soirée, combien d'invitations à coucher je peux me ramasser en une sortie en boîte. Je veux que les gens me disent que non, je ne suis pas capable de faire une telle chose. Franchement, Auré, tu dois être complètement dingue. Ça n'a aucun sens, tu vas te faire mal. Tu vas être malade. Tu sais qu'tu peux crever? Well fuck you too. C'est mon orgueil, je le sais. Parce que je suis un homme idiot, con, orgueilleux et borné. Et lorsque je suis décidé à quelque chose, il n'y a vraiment pas grand chose qui peut me faire changer d'avis. J'aime les défis qu'on me pose, que je me pose. J'aime ce petit sentiment de doute dans mon ventre, puis cette détermination. Et lorsque je réussis, c'est l'adrénaline, comme une dose de coke. Ça me fait planer, ça m'enivre. De donner tort aux gens. Prouver, une fois de plus, que je m'élève au dessus de ce qu'ils peuvent croire. Inatteignable, maître de moi-même, parce que personne d'autre ne peut prétendre l'être. Anything you say I can't do, I will. Or I'll get hurt trying. Enfin... Tout cela était bien vrai il y a un mois, environ. Je ne vivais pour rien d'autre, à vrai dire. Que pour contrarier les gens, les mener à m'en vouloir parce qu'il n'ont pas pu, encore une fois, avoir raison à mon sujet. C'est bien simple, n'attendez rien de moi, et vous n'aurez pas honte.

Mais je réalise, avec les jours qui passent et les rumeurs qui courent, qu'en fait, ça n'a peut-être pas tant d'importance. Je n'ai pas perdu de ma motivation, bien au contraire. Je pense que je suis motivé plus que je ne l'ai jamais été avant. Seulement, mon énergie est dirigée vers autre chose qu'assouvir mon égo. Peut-être parce que je vois qu'il n'y a, en réalité, l'avis d'une seule personne qui compte réellement à mes yeux. Les autres peuvent croire ce qu'ils veulent. Tout ce que moi je recherche, c'est que Niko soit fier de moi. Qu'il me regarde avec son sourire mi admiratif, mi avide. Qu'il reste près de moi, sa main accrochée à la mienne ou à ma taille. Qu'un peu de couleur vienne à ses joues quand je me penche vers lui pour l'embrasser en public. Que son regard brille, que ses mains passent sur mon corps avec faim et amour, comme moi je traite le sien presque comme une oeuvre d'art. Je pense que j'ai brisé la plus grande attente que qui que ce soit ait pu un jour avoir envers moi. On m'a toujours dit que les vauriens n'aiment pas et ne sont pas aimés. Et pourtant. Suffirait à quelqu'un de nous épier quelques minutes, lorsque nous sommes seuls, pour qu'il sache combien nous nous aimons vraiment. Ça aussi, c'est s'élever au dessus des hommes. C'est comme avoir été touché par un ange, comme pouvoir embrasser l'extase. Encore et encore. J'ai vu quelque chose dans les yeux d'Alessa. Là, juste là. Une surprise, une déception, une fierté. Un sourire presque touché étreint mes lèvres alors que ma main vient retrouver sa cuisse, en caressant le dessus du pouce. Je sais, et elle sait. That's all we need for now.


    « J'espère qu'il va le réussir. C'est peut-être prétentieux de ma part, mais je pense qu'il va y arriver sans aucun problème.À moins que les cheveux bleus soient inacceptables. »


Mon ton rieur ne laisse pas place à l'interprétation; bien entendu, que je la taquine. Même si je sais que, fut un temps où les sentiments de la jolie brune devant moi étaient ambigus, elle saura être heureuse pour moi, pour cette nouvelle chance que m'offre la vie, pour cette repentance. Et puis, ce n'est pas comme si elle, de son côté, n'avait pas de succès auprès des garçons... Cette question. Je sais déjà ce que je veux lui demander, et je n'attendais que son signal pour me le permettre. J'hoche vaguement la tête lorsqu'elle rappelle que c'est à mon tour – chose inutile mais toujours appréciée – et je lève vaguement les yeux vers le plafond, réfléchissant à ma formulation. Je remarque que ma main ne s'est pas arrêtée. Compulsion de la drogue. Elle est toujours posée sur sa cuisse, l'enlaçant de ma paume, traçant des formes imaginaires de mon pouce. Je change de tactique, venant agripper mon verre pour prendre une bonne gorgée d'alcool, rangeant ensuite sagement ma main dans ma poche. Cela ne l'empêche pas de tirer sur le denim de mon jean, mais c'est moins dérangeant. Pour elle, en tout cas. Mon regard d'émeraude se reporte sur elle et je reprends la parole, un air vaguement taquin au visage :

    « J'ai deux questions, en fait... Je me demande si le petit Lefebvre a été de bonne compagnie, au bal, ou si tu as trouvé meilleur accompagnateur quelque part. Parce que, bon, je n'ai pas été tout à fait attentif au courant de la soirée, je t'avoue. Et je me demandais si après nos interrogatoires respectifs, tu voudrais m'accompagner pour une danse. Ou deux. Ou cinq.  »


Je n'ajoute qu'un clin d'oeil.


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Alessa L. Morreti
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Dim 9 Déc - 23:24



Tu ne te formalisas pas pour la main sur ta cuisse. Ce genre de geste de sa part, tu en avais pris l’habitude et tu les appréciais pour ce qu’ils étaient. Une affection aussi simple qu’aromantique. Il y avait longtemps que tu savais que jamais rien de plus n’existerait et les choses, au final, t’allaient parfaitement ainsi. Il te taquine avec quelques mots, plaçant de fausse crainte quand à la couleur bleue auxquelles tu réponds par une moue pensive et hésitante qui finit par disparaitre dans un rire qui répond à celui du brun avant que tes lèvres ne se trempent à nouveau dans ton verre.

Alors qu’il réfléchit et que sa main quitte ta cuisse, tu termines ton verre en te demandant sur quoi il va te questionner. Le bal ? Ou peut-être qu’il a eu vent de cette soirée. Tu espères qu’il choisira l’option du bal, tu n’avais pas vraiment envie de gâcher la soirée avec un souvenir de cœur brisé aussitôt charmé. Faisant un léger signe au barman pour qu’il te remette la même chose, tu tournes la tête vers Aurélian quand il finit par reprendre la parole, un sourire taquin au coin des lèvres qui laisse présager du ton de sa question.

La sentence était tombée et, à ton plus grand soulagement, c’était le bal qui avait remporté dans les options qui s’étaient installées dans ton esprit. Tes épaules légèrement crispée se détendirent légèrement quand il parla de Noa alors qu’un petit sourire énigmatique s’installait sur ton visage qui se voulait angélique sans trop y parvenir. Remerciant le barman d’un signe de tête lorsqu’il fit glisser ton verre jusqu’à toi, tu posas ton index sur tes lèvres la mine pensive.

    « Je pense que je peux même t’en accorder plus que ça, des danses. »

Tu ris un peu. Tu donnerais presque l’impression de gagner du temps et ce n’est pas loin de la réalité. Tu ne sais pas trop par où commencer pour répondre à sa première question. Tu avais été seule à ce fameux bal à l’origine, incapable de briser la bulle rose de bonheur du brun assis actuellement à coté de toi, et finalement Noa avait accepté de te tenir compagnie, pour ton plus grand plaisir. Mais il y avait eu aussi Simon, qui avait manqué de tout gâcher.

    « Hum… Noa est un excellent danseur. » finis-tu pas répondre en laissant ton doigt glisser à nouveau sur le glaçage. « Il y a eu simplement Simon qui a voulu sa part du gâteau aussi mais Noa avait trop faim pour partager. »

Tu finis par rire. Tu arrivais à en rire mais le soir même, tu n’avais pas réussis à trop en rire. Tu avais gardé la marque à ton poignet quelques jours, le bleu commençant tout juste à s’effacer, caché sous un peu de fond de teint pour la soirée. Tu laissas un petit regard en coin, un sourire goguenard s’étendant sur ton visage avant de reprendre.

    « Mais je ne suis pas étonnée que tu n’es pas été attentif. » taquinas-tu avant de croiser tes mains sous ton menton en papillonnant des yeux. « Tout perdu que tu étais dans l’océan de ses yeux bleus. »

Tu finis par rire, achevant le glaçage du bout de l’index que tu portas à tes lèvres. Tu aimais bien le taquiner mais c’était surtout parce que tu étais vraiment heureuse de le voir si attaché à quelqu’un. Tu avais toujours eu tendance à t’inquiète pour lui, en silence parce que tu savais que tu ne pouvais rien faire et que tu étais de ceux qui n’aime pas agir sans réfléchir dans ce genre de situation. Tu t’étais contenté d’être là quand il avait besoin que tu le sois, comme lui le faisait, sans se montrer intrusif ou ni te jugé. Comme un accord tacite. Tu pouvais aujourd’hui comprendre que, quoique tu aurais pu faire, tu n’aurais jamais pu l’aider parce que tu n’étais pas lui. Tu n’étais pas Nikolai. Personne d’autre que ce garçon russe n’aurait pu aider Aurélian.

    « En tout cas, les français ont fait les choses en grand. Le feux d’artifice était vraiment génial ! »

Tu en avais encore des étoiles dans les yeux rien que d’en reparler. Et comme si tu te sentais obligée, tu décrivais le spectacle à ton voisin, alors qu’il y était autant que toi, le prenant à partie quelques fois en lui demandant s’il se souvenir de telle qui avait explosé juste au dessus du lac ou celui qui avait faillis faire pleuvoir des étincelles sur la foule d’élève. Le meilleur et le plus éclatant. Voilà les souvenirs que tu avais envie de partager avec Aurélian.
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Aurelian L. Kieser
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Mar 18 Déc - 6:49



I’ll be your friend, I’ll help you carry on


Ça avait été spécialement facile de détacher mon attention du bien-être d’Alessa, le soir du bal à Clever Cross. Comme si je savais qu’il fallait que je me concentre sur mon homme, ce soir-là. Comme si mon inconscient était au courant, bien avant moi, que ça allait être une soirée charnière pour notre relation. Que tout allait changer, qu’on allait être testés comme ça avait été le cas deux ans plus tôt. Alors je l’ai à peine regardée. Un petit regard en début de soirée, le temps de la trouver belle et de m’inquiéter un peu. Mais le nœud papillon de Nikolai a attiré mon attention bien rapidement. Et tout le reste. C’est assez surprenant comment les choses autour de moi peuvent disparaître lorsqu’il est là. Et d’une certaine façon, ça me fait un peu culpabiliser. Avant que l’on parte pour la France, j’étais souvent à pour elle. On sortait souvent prendre un verre, ou deux, ou dix. C’est arrivé souvent qu’on se retrouve dans la chambre de l’un ou l’autre, une bouteille à la main, à passer la nuit à discuter de mille et une choses, et parfois juste à se taire, juste pour être ensemble. Et maintenant qu’on est revenus, ce ne sera plus pareil. Elle comprendra, je le sais. Et je vais vouloir la voir encore. Je tiens à elle, terriblement, et je veux l’avoir comme amie encore longtemps. Mais ce sera différent.

Cela ne semble toutefois pas changer grand-chose pour les moments où nous sommes rassemblés. Notre relation est toujours teintée de cette désinvolture, d’une certaine innocence, d’une pureté. On aime la compagnie l’un de l’autre et c’est tout ce qui compte. Pas de tabous, pas de secrets – ou peu. Je veux ce qu’il y a de mieux pour elle. Elle n’a pas remarqué les regards noirs que je portais parfois aux mecs de mauvaise réputation qui lui tournaient autour. Elle n’a pas entendu les quelques mots sifflés à leurs oreilles, les avertissant que si elle ne versait qu’une seule larme à cause d’eux, j’irais leur arranger leur cas. Et c’est mieux comme ça, quelque chose me dit qu’elle n’apprécierait pas forcément… Enfin. Et elle veut ce qu’il y a de mieux pour moi. On s’ajustera, comme je m’ajuste tranquillement au retour du garçon que j’aime dans ma vie. D’une façon ou d’une autre, je sais que je la veux dans ma vie le plus longtemps possible.

Je souris à ce qu’elle dit – j’ai toujours bien aimé danser avec elle – mais je n’ajoute rien. Je suis terriblement curieux, en fait. Ça ne veut pas dire que mon attention était portée ailleurs durant le bal que maintenant ça ne m’intéresse pas. J’étire la main vers mon verre, en prend quelques bonnes gorgées avant de poser le verre sur le comptoir, puis je pose mon regard sur elle. Je la fixe, intéressé. Je veux tout savoir. Tout ce qu’elle voudra bien me dire. J’ai bien entendu réalisé au fil de mes amitiés avec les filles qu’elles préfèrent garder certaines choses pour elle. C’est pourquoi je n’insiste pas souvent. Mais ce qu’elle me dira, je vais m’en souvenir… Puis elle parle, et je ne peux pas m’empêcher de sourire. Bien entendu qu’elle allait être prise entre deux garçons. It was to be expected. Avec son charisme et son sourire, avec ses grands yeux brillants et son rire cristallin. Elle avait quelque chose de spécial, cette fille, quelque chose d’unique et de beau. Peut-être que j’aurais voulu m’en mêler, mais très vite, elle cherche à me rassurer en disant qu’elle comprend. À cause de ses yeux. Mon sourire s’étire presque doucement. Je vois ses yeux dans ma tête, toute l’envie et l’amour qui y reposent. Peut-être qu’elle voit que je me perds dans mes pensées. Mais bien rapidement, elle se remet à parler des feux d’artifices. J’hoche la tête à ce qu’elle dit, ils me reviennent en pensée tout de suite. Ils signifiaient tant pour Niko et moi, ces feux. Ils marquaient le début d’une nouvelle vie ensemble, un retour à la base, à ce qui nous avait manqué depuis tellement longtemps. La promesse avait été scellée sur ce balcon, d’un regard, d’un sourire et d’un baiser posé au coin de mes lèvres. Je me joins à sa description des évènements, en faisant bien exprès d’éviter le sujet de la panne soudaine. Ça n’était pas le moment d’y revenir.

Au bout des mots, des rires et des gorgées volées à mon verre, je commence à sentir mon corps qui me parle, non, qui me crie qu’il a besoin de bouger. L’ecstasy ne connaît pas de politesse. Elle est capricieuse et demandante et, en ce moment, je n’ai aucunement envie de résister à cette pulsion qui se promène du bout de mes doigts au bout de mes orteils. Je jette un coup d’œil au plancher de danse bien plein puis je reporte mon attention sur Alessa, un air presque enfantin au visage, comme si je m’apprêtais à demander une faveur à ma mère.


« Je pense que c’est le moment d’aller danser, miss Morreti. »

En bon gentleman, je me lève d’abord et me place face à elle, une main venant doucement agripper la sienne. Je la lève à mon visage et, sans la lâcher des yeux, je viens poser mes lèvres sur le dessus de celle-ci. Un baiser plus mignon et symbolique qu’autre chose. Je lui souris et, tout naturellement, je me recule et l’entraîne de quelques pas vers le dancefloor. On se faufile entre les gens pour se trouver un place bien au centre et, lorsque je suis satisfait, je passe subtilement derrière elle pour poser mes deux mains sur ses hanches, mes épaules se voûtant un peu comme pour lui servir de bouclier. Pour cette nuit, elle est à moi. Mon corps commence à se mouvoir au rythme de la musique, l’habitude se faisant sentir; je suis habile, je sais ce que je fais. Je laisse la transe de l’électro m’envahir un peu mais j’arrive tout de même à venir souffler à son oreille, sincère :

« Je suis heureux d’être avec toi ce soir, tu sais. »


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Alessa L. Morreti
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Dim 5 Mai - 18:12



Quelques mots, quelques rires et des souvenirs. Beaucoup de souvenir. Ceux de poudres incandescentes qui tombaient du ciel pour s’éteindre dans l’herbe humide. Tu aimes tellement parler de ces choses triviales avec lui, l’écouter te raconter les siennes. Tu avais soif de ces instants où tu partageais avec lui plus qu’avec n’importe qui d’autre –exception faite de ces discussions de fille que tu avais parfois avec June-. Tu en étais avide et pourtant, tu savais que tu allais devoir calmer cet appétit sans pour autant avoir à le faire taire. Cette soirée était d’ailleurs là pour te rassurer en quelque sorte. Il ne l’avait peut-être (même surement) pas fait volontairement mais t’autoriser de son temps, te réserver une soirée, rien qu’à toi et personne d’autre.

Soudain, les basses de la musique semblent prendre le pas sur votre conversation et il se lève pour t’inviter à danser. Tu souris en forçant ton petit nez en acceptant son invitation le gratifiant d’un « avec plaisir, mister Kieser ». La surprise de ses lèvres sur ta main fait un rien pétillée tes yeux avant que tu ne te prêtes à la scène d’une très légère révérence avant de faire quelques pas léger vers la piste sous sa guidance. Tu n’as jamais eu de mal à te faufiler dans une foule, tu as appris à le faire avec l’âge malgré ce cocon de sécurité dans lequel tu as grandis mais ce soir, pas d’effort ni même de petit tour de passe-passe pour rejoindre la meilleure place. Celui qui tient ta main sait se faire une place par sa simple présence et même sans dire un mot, même abrutis par le rythme vibrant de l’électro, les gens se poussent naturellement de son chemin. Tu te demandes parfois s’il s’en rend compte, de cette aura qu’il a autour de lui, rassurante pour ses proches et qui impose une sorte de respect silencieux de la part des autres. Comme si l’instinct reprenait le dessus et qu’ils cédaient tout. Tu étais persuadée qu’il y avait un terme pour désigner ce genre d’individus, dans les meutes… Ah ! Le mâle alpha. Aurélian était un mâle alpha. Tu laissas filer un petit rire qui ne put pas être entendu de quelqu’un d’autre que toi avec milieu de la musique. Cette idée était amusante mais tu n’étais pas certaine qu’elle aurait vraiment plus au concerné, aussi parfait que ça soit comme description.

Finalement, vous vous arrêtez au milieu de la piste. Tu fermes les yeux pour profiter de la musique et la laisser prendre le pas. Tu n’as pas assez bu pour être saoule mais juste assez pour avoir chaud aux joues, pour te sentir bien. Tu n’as pas à faire attention en plus, tu le sais, tu le sens. Tu sens qu’Aurélian est juste là derrière toi, un rempart qui te protège du monde, des hommes et de tout le reste. Tu n’entends que la musique, tu ne sens que ses mains sur tes hanches et le parquet sous tes pieds. Tu te laisses porter par la musique, l’ambiance et tout le reste. Et quelques mots se glissent à ton oreille, laissant s’imprimer sur tes lèvres un sourire encore plus éblouissant que les spots qui courraient sur la piste.

Tu te tournes, t’accrochant à son cou sans peser plus de dix grammes sur ses épaules, tes pieds quittant le sol le temps pour tes lèvres de frôler son oreille, ton sourire n’ayant pas lâché les coins de ta bouche.

    « Je suis heureuse que tu sois là aussi, encore plus qu’on soit tout les deux là en fait. Ca me fait plaisir que tu m’oublies pas. »


Tes avants bras appuyés sur les épaules de ton cavalier pour une soirée bien différente du bal de Clever mais tellement plus importante pour toi, tu donnes presque l’impression d’être aussi grande que lui sauf qu’en réalité, tes pieds ne touchent pas le sol. Rien de réellement difficile en fait pour toi, qui peux te rendre aussi légère que tu le souhaites, ca n’a rien de sorcier de supporter ton propre poids sans qu’il ait à te porter. Peut-être bien ceci dit que l’alcool te donne moins de contrôle sur ton don, ce qui n’arrange rien à ta légèreté du moment. Mais dans le fond, peu importe.

Tu poses un léger baiser sur le bout de son nez avant de rire et de descendre de ton perchoir et te laisser à nouveau porter par la musique. Tu profites de la moindre vibration sous tes pieds, de la moindre oscillation de ton corps ou du sien, de la moindre note à tes oreilles ou du moindre souffle sur ta peau.
Cette soirée, c’était la votre. Juste à vous. Et rien que ça, ca te donnait envie qu’elle dure encore, encore, encore… plus loin que l’aurore.


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Aurelian L. Kieser
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Mar 11 Juin - 23:40



I will learn to love the skies I'm under


Je sais qu’il faut que je reste calme. Déjà que je suis d’un naturel à répondre presque instantanément aux pulsions qui m’habitent, quand je consomme de la drogue, c’est pire. Je deviens presque animal, guidé par mes envies et le désir de les satisfaire dans les plus brefs délais. Déjà, certains pourraient penser que c’est risqué de sortir en boîte sans Nikolai. Même que, en fait, c’est la première fois depuis nos retrouvailles que ça arrive. Et je ne vais pas mentir, ni à lui, ni à moi-même. Il y a de belles personnes ici ce soir. Des jeunes hommes tout à fait désirables, des jeunes femmes plantureuses. Des invitations au vice, en chair et en os. Des yeux vitreux d’envie, des lèvres cachant des bouches expertes et habiles, des corps ondulants au rythme de la musique qui laissaient entrevoir un tout autre type de danse. Et je sais maintenant que je suis raide amoureux de lui, parce que si je ne l’avais pas été, ma langue serait très certainement déjà en train d’en effleurer une autre, et mes mains se seraient mises à défaire une quelconque fermeture éclair séparant mes doigts de la peau brûlante d’un potentiel amant. Mais la vérité reste que je n’en ai pas envie. Parce qu’il me comble, entièrement, et que tout ce que je suis venu chercher ce soir, c’est la compagnie d’une amie, ses sourires, et des rythmes enivrants.

Toujours est-il que je dois tout de même avoir un peu de contrôle de moi-même. La musique est forte, les rythmes sont prenants, et il serait facile pour moi de me laisser submerger par les sons électroniques et me laisser complètement aller à la danse. Mais je ne veux pas la brusquer, je ne veux pas l’effrayer, je veux qu’elle se sente confiante et à l’aise avec moi, contre moi, son petit corps bien pressé contre le mien qui la mène avec une expertise retenue. Et jusqu’à maintenant, j’y arrive. Yeux fermés, je danse avec elle, décidé à lui faire passer une bonne soirée. Mais je la sens qui se tourne dans ma direction. Perplexe, j’ouvre les yeux, sentant ses doigts se perdre contre les cheveux vers le haut de ma nuque. Elle lévite, doucement, rayonnante, heureuse, comme une luciole. Je ne peux pas m’empêcher de sourire, mes mains effleurant ses hanches puis s’arrêtant à ses cuisses, par réflexe, comme pour la tenir en place même s’il n’y a pas besoin. J’aime la sentir près de moi. J’aime savoir qu’elle est entre de bonnes mains, qu’il ne peut rien lui arriver pendant que je suis avec elle. Ses mots me font plaisir, je lui sourit, y répondant d’abord d’un baiser sur la joue, puis de ma voix, basse, rauque mais portante.


« Tu sais très bien que je ne t’oublierai jamais. Pas même si j’en étais capable. Et ça n'est pas le cas. »

Je la sens s’alourdir doucement dans mes bras, mais je ne la laisse pas aller tout de suite. Encore quelques secondes, je la garde contre moi dans une étreinte douce et rassurante. Je m’accroche à sa présence, comme si j’avais peur de ne plus la revoir avant un moment. Mais je me fais, à cet instant-là, la silencieuse promesse de garder du temps pour elle au moins une fois par semaine. Que ce soit pour un café, une balade, une soirée en boîte comme ce soir, n’importe quoi. Mais j’ai besoin de ma petite dose d’Alessa. C’est difficile pour moi d’admettre que je tiens à quelqu’un, mais quand je le fais, c’est pour la vie. Après un moment qui me semble durer quelques minutes mais qui n’en était que quelques secondes, je la pose sur le sol et recommence à danser vers elle au rythme hypnotisant de la musique qui résonne sans relâche contre nos tympans, contre les murs, contre nos cœurs.

Le temps passe. Les chansons, les gens, les éclats de rire, les verres, les escapades aux toilettes où on partage la même cabine mais où on tourne le dos à l’autre, juste pour ne pas avoir à être séparés l’un de l’autre. Une soirée géniale, marquée à jamais dans le marbre de ma mémoire. On nous annonce la fermeture. Un coup d’œil à l’horloge me fait réaliser l’heure qu’il est. Déjà? Et comme tous les autres, on sort de la boîte de nuit, légèrement éblouis par la lueur du soleil à l’horizon. Elle est à côté de moi, accrochée à mon bras, toujours belle comme tout. Je baisse mon regard vers elle et lui sourit avant de proposer, souhaitant que les heures s’étirent encore un peu :


« Je n’ai pas envie de rentrer. Pas tout de suite. Tu me donnes le droit de t’inviter à un p’tit dej’ en ville? Si tu veux, hein. »

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Alessa L. Morreti
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Sam 22 Juin - 19:25




La tête remplie de basse trop forte, tu ne remarquas même pas le temps passé. Il fallait dire que la personne en charge de l’ambiance musicale était suffisamment doué pour que tu n’es eu l’impression d’avoir dansé que sur une seule et unique chanson, interminable comme tu avais souhaité que cette nuit soit. La fatigue ne t’avait même pas effleuré et tu avais accordé tellement peu d’importance à ceux qui pouvaient être présent sur la piste avec vous deux que tu n’avais pas fait la moindre attention à leur nombre décroissant au fil des heures.

Tu t’amuses, tu profites, tu n’as pas besoin de penser à quoi dire ou faire, tu n’as jamais besoin de ce genre de chose avec lui. Tu n’as jamais besoin de te préoccupé de ce genre de chose quand Aurélian est avec toi, tu n’as pas besoin de faire attention à cette bretelle qui a glissé de ton épaule, de cette main qui a effleuré sa hanche parce que vous dansiez suffisamment proche l’un de l’autre pour que ca arrive. Tu te contentes d’être la fille pétillante que tu es naturellement. Vous ne vous lâchez pas d’un centimètre, fratrie siamoise le temps d’une nuit de rire, de verre et de musique électronique.
Le monde n’est qu’un décor de papier qui n’a pas la moindre importance pour une fois.

Et finalement, le jour finit par arriver, comme un rabat-joie pour mettre fin à cette soirée intemporelle. La direction vous invite gentiment à rejoindre la sortie et ce n’est que lorsque le vent frais glisse sur tes joues brillantes que tu réalises qu’il est déjà si tard. Ou plutôt tôt mais un jour plus tard. Accroché au bras d’Aurélian, tu regardes le soleil commencer à embrasé l’horizon. Alors c’est déjà finit ? C’est étrange de constaté à quel point le temps ressemble à un élastique que l’ont pourrait étirer la l’infini mais qui n’a au final jamais plus grand que ce qu’il est à l’origine après coup.

Bougeant légèrement l’une de tes épaules pour t’étirer sans avoir à lâcher le brun alors que tu gardais ta joue contre son bras, sa voix finit par t’interpelé. Il te propose un petit déjeuner, précisant que tu n’es pas obligée d’accepter. Tes yeux s’allument en silence avant que tu ne décides de prendre une mine pensive qui n’avait absolument rien de crédible.

    « Ooooh, je sais pas troooop. »


Et tu finis par rire, resserrant tes bras un peu plus en frottant un peu ton visage contre celui d’Aurélian. Quelle question. Evidement qu’elle était partante pour un petit déjeuner.

    « Ca n’est même pas un droit, signor Kieser. C’est un devoir. »


Tu finis ta phrase en te hissant sur la pointe des pieds pour poser un léger baiser sur sa joue, lâchant son bras pour t’étiré dans un léger couinement. Même si ton corps commence à te dire qu’une nuit aussi déchainer à danser, boire et rire en si charmante compagnie n’est pas quelque chose de tout repos, tu te sens la force de gravir encore une montagne. Voir même deux.

    « On est partit ! »


Ta main attrape rapidement celle d’Aurélian au niveau du poignet pour l’entrainer à ta suite, toujours aussi énergique. Sans vraiment savoir où vous alliez, tu te mis en tête de prendre les devants, encore égayé par l’alcool de cette nuit mais pas complètement saoule. A cette heure, les ruelles de la ville étaient clair et presque déserte et le reste d’une fine brume habituelle des villes de côte. Et au milieu de ces rues vides, il y avait toi, enjouée, qui avançait sans savoir où tu allais et qui gardait ce sourire radieux sur le visage rien qu’à l’idée d’avoir quelques minutes de plus avec Aurélian. Et devant un bon petit déjeuner par-dessus le marché !

    « Je mangerais un éléphant entier si je pouvais ! »


Mais dans le fond, sûrement qu’un croissant avec un bon cappuccino ferait aussi bien l’affaire.

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Dance in the Dark [Alessa]

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