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 Nikolaï - Personal notes

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Nikolai L. Valdick
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Springtie


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Ven 24 Aoû - 20:28

Aurelian K. & Nikolaï V. ♥


« It’s not important for me. It’s not new for you. It's useless for me. It's necessary for you. »

04h37. Berlin, Allemagne. Veille du départ d'Aurelian



Il fait nuit noir, et nous fuyons les lasers et autres spotlights, un peu hâtivement, pour retrouver l'ambiance orangée et sombre des ruelles de Berlin. La nuit est froide, et étrangement silencieuse. Et nous, nous sommes complètement ivres. D'alcool, de drogue, et de l'un et de l'autre. La musique résonne au loin, et le silence de la ville endormie nous appelle. Je pose mon doigt sur sa bouche. Tais toi, on va nous entendre. Arrête, j'suis déchiré. Il m'attrape la main, je le bouscule maladroitement.Il me tourne autour. J'aimerais pouvoir lui échapper, mais il sillonne mon cœur de long en large. Et mes yeux brillent comme jamais. J'aimerais comprendre ce qui m'arrive, mais je sais que cela m'échappe totalement. Je le regarde sourire, et il esquisse une moue bizarre, avant de m'attraper par les hanches, en titubant tout comme moi. Je me mets à rire aux éclats, et j'écarte ses mains, qui commençaient à se glisser sous ma chemise. Mes cheveux entravent ma vue de façon chaotique, tout comme l'alcool qui embrume mes pensées. Je sens sa peau, je sens son odeur. A cet instant, je sais qu'il est bien plus qu'un garçon quelconque. Je ne suis pas immunisé contre lui, et il ne quitte plus mes pensées. Il prend toute la place dans mon cœur vide et creux. Il a comblé la vacuité et maintenant il est tout pour toi. Il me prend la main, et je serre ses doigts entre les miens. Il essaye de m'embrasser, et moi, farouche, je me recule et le repousse de nouveau. Et nous rions aux éclats de nouveau. Je caresse sa joue, et il embrasse ma main. Alors je pose de nouveau un doigt sur sa bouche, car il fait encore trop de bruit, même si j'en fais autant que lui en réalité, et je lui ordonne de se taire. Il me plaque contre le mur, et là, il ne me laisse plus le choix. Mais qu'est ce que tu fais ? Ses lèvres s'écrasent sur les miennes, alors je les mords, et je rejette sa langue. Il me mord le cou, il glisse ses mains sous mes vêtements. Ses doigts labourent ma peau, et sillonnent mon être. Je me sens faible et fort en même temps, fragile et puissant. En fait, c'est parce que je suis au dessus du monde ce soir. Au dessus de tout. Au dessus du bien et du mal, de l'humanité et de la morale. Je crois qu'il m'élève au dessus des hommes. En ce monde, rien ne nous entrave. Nous avons laissés tomber nos chaînes, et nos poignets meurtris se sont trouvés, fragiles et abîmés. J'ai pris sa main, et depuis, j'ai compris qu'il était mon absolution. Le salut que j'attendais depuis si longtemps. Nous nous fichons de tout, à tel point que cela en devient outrageux. Le pavé froid fait frissonner ma peau, tandis que ses baisers brûlants me donnent de la fièvre, mon front bouillant peut en témoigner. Je me recule, et je le regarde un peu mieux. Je le trouve beau, même magnifique. Je fixe son regard perçant, et je scrute son âme. Je sais que son âme est belle. Je discerne à peine les courbes de son visage dans la lumière orangée des lampadaires. Mais je sais qu'il est beau à mourir, et que rien n'est plus magnifique à mes yeux, bien que je ne perçois qu'à peine son regard vert à travers les ombres. Je vois ses lèvres vibrantes, et ses traits fins cachés dans l'obscurité. Je le retourne sur le mur. Laisse moi faire maintenant. Et je l'embrasse comme si ma vie en dépendait directement, tellement je suis dingue de lui, et que l'envie me ronge de l'intérieur. Trop grand, trop puissant. Et comme si c'était un jeu, il renverse de nouveau les rôles, me bloque et prend appui sur son avant-bras contre le mur. Il est plus grand que moi, bien plus grand, et il baisse la tête pour m'embrasser, et je ferme les yeux en m'offrant tout entier à lui, soumis et libéré en même temps.

Je souris, et je l'attrape par la main. Je crois que les ombres de la nuit nous appellent. Alors on reprend notre course un peu trop folle, dans cette ville un peu trop sombre et froide. On foule les pavés, on érafle les murs, et on traverse des ruelles, le souffle haletant et saccadé. On arrive finalement chez nous. Tu ne trouves pas que ça sonne bien, dis comme ça ? C'est un simple squat, un appartement pourri qu'on loue pour pas grand chose, juste pour vivre librement notre vie décousue et sans limite. C'est trois pièces seulement. Une cuisine-salon, une salle d'eau, et un toilette. C'est pas bien grand, et il n'y a quasiment aucun meuble. Le frigo est toujours vide, de toute façon, on n'a jamais faim. Même pas de lit, simplement une énorme matelas, épais et lourd sur le sol, recouvert de deux couvertures épaisses et d'une flopée d'oreillers. Le coin cuisine se résume à quelques meubles, un évier, un frigo, une petite table, un four. Mais la pièce est propre, les murs ne sont pas humides et la peinture n'est pas abîmée. Autour du lit, des tas de rouleaux de papiers, de toiles et de pots de peinture sont éparpillés. On peut apercevoir quelques dessins en cours, d'autres terminés. Dans un délire à l'ecstasy, on a même peint un pan de mur avec une immense fresque colorée. On ne sait pas trop ce que ça représente, mais on a toujours trouvé ça très joli au final. Aurelian se galère à ouvrir la porte, et finalement, on finit par l'ouvrir violemment en grand. Il m'embrasse, et je claque la porte du pied, juste avant qu'il me soulève et m'assoit sur la table. J'attrape son visage entre mes mains, puis il enlève avec hâte mes vêtements. Torse nu, je me redresse, et l'attire vers le lit sur lequel il s'allonge, puis je m'assois à califourchon sur lui, et j'ôte sa chemise. Je ne veux plus rien voir sur toi. Et nous avons fait l'amour, avec passion et fougue. Car ça a toujours été de cette façon entre nous, à la limite entre le fantasme et la réalité, toujours tangent. C'est dans ces instants là que je me sentais entier, en osmose avec lui, comme si il n'était que le prolongement de mon propre corps et de mon esprit. Ce n'était plus du sexe, c'était quelque chose de métaphysique, de bien plus puissant. En fait, ça dépassait l'entendement, ça n'avait rien à voir avec la drogue, car ça, c'était sain, c'était naturel. Mon souffle est court, et j'ai l'impression de ne plus respirer par moment, sûrement parce que mon cœur s'arrête de battre par moment, étreint par le bonheur. Ses mains sur ma poitrine brûlante, son ventre sur mon dos. Et dans un dernier éclat, après un long moment de passion et de bonheur, il me relâche, et je m'effondre sur le lit, encore nu et à bout de souffle. Je me redresse, après quelques minutes de repos, et j'enfile un jeans que je ne prends pas la peine de boutonner, et j'allume une cigarette avant d'aller me pencher sur la fenêtre ouverte. La vue n'est pas terrible ici, et on ne voit rien de véritablement intéressant, mais j'aime la sensation de l'air froid et humide de la nuit après avoir fait l'amour. La cigarette, c'est important aussi, bien que cela fasse un peu cliché, mais c'est vrai que c'est agréable. Je lui lance un regard, et je le vois allongé, en train de me fixer. Je ne peux me retenir de lui sourire, tout en me mordillant la lèvre inférieur, dévoré de ma passion intérieure. Je termine ma clope, et j'envoie voler au loin le mégot incandescent avant d'enlever mon jeans, et de m'allonger de nouveau à côté de lui. Je nous couvre avec la couette, tout en posant ma tête sur son torse encore chaud, et il m'entoure de son bras. N'avais-je pas vu venir la tempête ce soir là ? Non, je me suis endormi, innocent et naïf, comme si rien ne pouvait m'arriver, pas tant qu'Aurelian est là avec moi. Malheureusement, j'aurais dû entrevoir l'avenir, et comprendre qu'il partirait un jour ou l'autre.

C'est le lendemain, le soleil pénètre dans la pièce faiblement, tandis que les rayons réchauffent les couvertures lentement. J'ouvre lentement les yeux, ébloui par cette lumière éclatante. Elle est même sublime. Je ne ressens rien, si ce n'est une lente et profonde léthargie, un engourdissement général du corps. Et j'ai senti un vide autour de moi, comme si quelque chose avait disparu. Je touche brièvement mon côté, et je sens les couettes froides. Alors je me redresse d'un bon, et je constate de mes yeux engourdis l'absence d'Aurelian. Je regarde autour de moi, pris d'une panique inexplicable et sourde, et je remarque que ses vêtements, ses affaires, et son sac n'est plus là. Je reste silencieux, paniqué et désarmé. Je sors du lit, et me redresse, la couverture posée sur mes épaules. Ses clés ont disparu également, et je comprends qu'il ne reste aucune trace d'Aurelian, comme s'il avait disparu dans la nuit. Comme s'il n'avait jamais existé autre part que dans mes fantasmes. Je lui envoie un SMS immédiatement, puis un deuxième, et encore un autre. Je lui ai envoyé exactement 14 SMS. J'ai essayé de l'appeler de nombreuses fois, sans succès bien sûr, pour finalement devoir me rendre à l'évidence. Il était parti. Il ne reviendra sûrement pas, ce n'est pas son genre de laisser son portable sonner sans répondre. Mais j'avais l'espoir, alors j'ai attendu, assis sur le lit. J'ai attendu toute la journée, en dessinant des conneries sur mes carnets de dessins. J'ai même écris quelques partitions. Et j'ai attendu comme ça des heures, jusqu'à la nuit. J'ai essayé de l'appeler, j'ai envoyer des messages, j'ai saturé sa boite vocale. Comme des centaines de SOS lancés à tout va. Mais plus le temps avançait, et plus je comprenais. Alors j'ai craqué : j'ai pété un câble. Je retourné tout ce que je pouvais, j'ai détruit cette putain de fresque à la con, et j'ai déchiré tout ce que j'ai pu trouver. Plein de rage et de haine. Comment pouvait-il m'abandonner ? J'ai détruit tout ce que j'avais sous la main, à mesure que je sentais mon cœur et mon amour tomber en morceaux. Un véritable fou. J'ai cru perdre la raison ce jour là, mais finalement je me suis arrêté, et je me suis écroulé à genoux, au milieu des papiers déchirés et des pots de peinture éventrés. Il ne restait plus rien, tout venait de voler en éclats dans la douleur la plus insupportable que je n'ai jamais connu. Je lui avais tout donné à ce garçon. Mon amour, ma confiance, mon corps. Tout ce que je suis lui appartenait, et il m'avait laissé en plan, tout seul. La peinture dégoulinait sur mes vêtements, mon t-shirt déjà maculé de tâches diverses, et mon visage en pleurs. J'avais terriblement froid, je me sentais seul et désarmé. Mais je n'avais plus la force de faire quelque chose. Mourir semblait être un sort presque enviable. Tout ce que je pouvais faire, c'était pleurer et crier, recroquevillé dans l'ombre au milieu des ruines de mon bonheur. Il n'y avait plus d'étoiles dans les yeux, plus de rêves ni d'espoirs. C'était terminé. Tout ce qu'il restait, c'était des promesses brisées et un avenir déchiré. Un amour meurtri, et un garçon détruit. Des milliers de questions se faisaient bataille dans mon crâne blessé, mais tout cela restait sans réponse. J'avais beau crier et hurler de toutes mes forces, rien ne pouvait changer. Cette nuit là, je n'ai pas dormi. Je n'ai fais que me décomposer tout seul, au milieu de cet endroit qui autrefois était notre repaire, à regarder mon univers s'écrouler autour de moi. Ce n'était que la genèse de ma future descente aux enfers, loin d'Aurelian.





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Nikolai L. Valdick
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Ven 31 Aoû - 16:19

Un solo un peu long qui raconte une fin alternative pour Niko'. Volontairement, je n'ai pas précisé énormément la date, le lieu, et les facteurs qui ont poussé Niko' jusqu'à ça, même si j'évoque quelques pistes au cours du texte. Cependant, ça se place dans la perspective où Nikolaï n'a jamais retrouvé Aurelian et qu'il s'est enfoncé plus profondément dans la drogue. C'est volontairement très dark, et un peu glauque. D'ailleurs, la scène finale est un peu gore ceci dit, donc bon. ATTENTION AUX ÂMES SENSIBLES
Petite dédicasse à May, Will, Sasha, Yugi et Aurelian. Because of reasons. ~

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