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 Off with your head, Dance until you’re dead, Heads will roll on the floor. (PV Gab & Cam)

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Léonard d'Armancie
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Fidei


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Lun 20 Aoû - 11:34

Lorsque Virtus Insania et Synchronicity ont posé baguage en France pour la semaine. Les avis étaient plutôt partagés. Il y a ceux qui voyaient cela comme une occasion de se faire de nouveaux amis. Certains autres se préparaient à une confrontation de rivalité. Et enfin certains autres étaient bien trop pommés pour comprendre que la France recevrait bientôt une importante quantité de bière et de vodka.
Pour ma part, j’espérais rencontrer des gens sympas, j’espérais pouvoir défendre les couleurs de l’école et j’espérerais que ça ne perturberait pas trop mon train de vie. J’étais surtout inquiet pour une chose : devoir partager notre chambre. Noa est quelqu’un de possessif lorsqu’il s’agit de cette chambre. Il m’a laissé m’y installer (non sans efforts de sa part). Alors, ça me faisait carrément chier de devoir partager avec une tiers personne. Ce serait peut être un gars super chiant et super possessif. Pourtant, lorsque je vis l’inconnu rentrer dans la pièce, il pleurait et semblait perdue le pauvre. Je réfléchissais à comment l’aider mais au fond de moi, j’étais juste trop rassuré de voir que c’était un type inoffensif. Ceci dit, c’est après avoir couché avec lui que j’ai appris que Clyde ne partagerait pas ma chambre…
En fait, je n’ai pas vu le nouvel arrivant de toute la première journée. Je l’ai rencontré lors d’une petite soirée organisait par les élèves de Clever. Un genre de « Welcome, Peace and Love ». J’y étais bien sur (Lorsqu’il y a une soirée, j’y suis toujours). Et là-bas j’ai rencontré un garçon. Il n’avait pas l’air d’être un très bon coup et n’étais pas non plus bodybuildé, mais quelque chose me poussais à aller lui parler. Vous savez, une sorte de connexion, il y a des gens qu’on voit et on se dit tout de suite « Il faut que j’aille le voir ». Ce lien mystique qui se crée, comme une fusion, comme… OK, je raconte des cracks !
En vérité, ce quelque chose qui me poussa à aller lui parler fût le verre que j’avais dans les mains. C’est une soirée ou il y avait pas mal de monde et il était difficile de s’extirper de sa condition. Je ne parle pas de condition sociale mais de condition spatiale. Si vous étiez assis, il était difficile de se mettre debout. Je décidais donc d’aller prendre l’air sur le balcon, regardant au passage les nouveaux visages. Il y avait un type avec les cheveux rouges, une fille qui semblait chic mais peste, il y avait même un garçon en fauteuil roulant qui me tournait le dos pour discuter avec Lambinet. J’eu un frisson en passant qu’on pouvait être ami avec celui-là. C’est à force de dévisager tout le monde, que j’en oubliais où je mettais les pieds. Je sentis alors quelqu’un se cognait contre moi. Quelqu’un qui écrasait mon verre contre son torse, et le miens. Et c’est ainsi que je rencontrais la chemise taché de Jean-Camille. Je m’excusais bien entendu et par chance il ne semblait pas fâché. Je lui proposais donc de me suivre sur le balcon. J’avais rarement parlé à quelqu’un d’aussi sympa. Il semblait en tout point génial. Il me plaisait, c’est clair. C’était un peu étrange comme sensation d’ailleurs. Je le désirais sexuellement (naturellement voyons) mais pas que. Je le voyais aussi comme une envie. Une envie de faire des trucs avec lui (pas d’idée déplacée je vous prie). Une envie de le câliner de l’embrasser. (Ce que je ne fis pas ce soir là, cependant je lui embrassais la joue et lui murmurais un « à bientôt » avant d’aller me coucher). Nous nous rendîmes compte en chemin que nous partagions la même chambre. Ça me faisait plaisir même si je dus rentrer avant en le laissant dehors histoire de faire du rangement. Les jours passait et nous nous entendions plutôt bien.
Voila, c’est un début d’histoire entre Jean-Camille et moi. Rien de passionnant mais c’est plutôt agréable. May dit que je suis amoureux. J’en sais rien, je ne sais pas ce que c’est d’être amoureux moi. Je ne me pose plus la question. A quoi bon savoir ? Mieux vaut profiter.
Et profiter, c’est ce que je faisais ce jour là. Ça devait être le milieu de la semaine et j’en connaissais plus sur Jean-Camille que sur le petit Nortan (que je croisais depuis plus d’un an déjà). J’avais invité mon nouveau soupirant à pique-niqué avec moi dans le parc de l’école. Ce qu’il accepta bien évidemment. Il était là devant moi, ne mangeais que ce qu’il avait apporté mais il souriait de temps en temps. Histoire de me rassurer je suppose.

-Tout va bien ? Tu n’as pas trop froid ? Je peux te filler ma veste sinon ! Tu n’veux pas de poulet ? Ah non mais tu m’as dis que tu n’en voulais pas. Pourtant c’est bon le poulet. Je parle trop hein ?! J’suis désolé, c’est parce que je suis un peu nerveux. Ahahaha. T’as pas froid ? j’l’ai déjà demandé ça non ? Poulet ?

Oh mon dieu, j’étais parfaitement ridicule. Je cherchais à lui plaire et pourtant je me vautrais lamentablement. Tombant dans les clichés de la pauvre fille amoureuse. Il devait me prendre pour un taré, et puis si ça trouve, il avait déjà quelqu’un. Mais dans ce cas pourquoi me faire espérer. Boarf je dis ça mais c’est quelqu’un de trop sympa pour être seul. Ceci dit, qui ne tente rien n’a rien.

- Et sinon… tu as quelqu’un ? Je ne me rappelle pas avoir autant rougis. Je ne me rappelle pas non plus avoir fait une approche plus naze que celle-là.

Qu’allait-il répondre ? Serait-il ouvert à une relation ? Marina va-t-elle quitter John, vous le saurez dans le prochain épis… OH !! N’importe quoi, on est dans un Rp, pas dans une série télé. (Désolé…)

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Jean-Camille Douze
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Lun 27 Aoû - 21:43


Didn't care if the journey took all day
Oh, bonne nouvelle grande nouvelle ! Quelle sublime idée que celle des dirigeant des écoles ! Ces gens là avaient en effet prit une délicieuse initiative. Des vacances. Genre, de véritables vacances, une semaine en France, à Clever Cross. Toi, pauvre Jean-Camille, pauvre Camille, tu en avais déjà marre de l'Allemagne, de leur langue qui se mâche comme une plâtrée de choux cuit à la bière. Ignoble, vraiment. tu ne goûtais ni à la gastronomie, ni à la couse au podium qui se jouait, et encore moins aux cours de sport qui vous levaient chaque matin aux aurores.
La France, ton pays, ou du moins celui où tu avais grandis depuis tes deux ans. Tu pouvais haïr cette contrée pour tout ce qui avait pu arriver sur son sol, pour toute la haine qui s'était enflammée là-bas... Mais après tout, qu'importe ? Si tu ne pouvais pas oublier ton pitoyable passé normand, tu pouvais pourtant faire l'effort d'apprécier la Loire, ses châteaux et son école aux mœurs si douces. Tu ne t'étais jamais plaint de Synchronicity, jusqu'à ce qu'elle explose. Son plus gros défaut était d'avoir accepté St-Andrez en son sein. Mais depuis l'explosion, La douce Clever Cross te semblais bien plus désirable. Tout sauf Virtus Insania, sa violence et ses désagréables couloirs de pierre.

Soirée de bienvenue, tu avais bien évidement saisit la première occasion pour fuir St-Andrez. Tes vacances n'auraient pu être si tu devais inlassablement observer son visage marbré de chair ébouillantée. Discrètement, alors que sa majesté le futur baron de Mertoz avait commencé à jouer à l'héritier mondain, tu t'étais éclipsé, fuyant la foule à la recherche d'un peu d'air. Le balcon t'était apparu comme une terre promise. De l'air, de l'air, adieu, masse compacte d'individus pépiants.
Enfin, jusqu'à ce qu'un jus rougeâtre, surement à base de fruits rouges, de sirops, d'un soupçon d'alcool peut-être... Vienne finir sa courte vie de boisson sur ta chemise. Un grand blond, un type que tu aurais qualifié de "bellâtre" s'il ne s'était pas excusé. Le verre était dans sa main, la main au bout d'un bras rattaché à une épaule en haut du tronc qu'un coude maladroit avait ébranlé, d'où la secousse qui avait fait voltiger le breuvage loin de la bouche à laquelle il était destiné.

Ainsi faisais-tu la rencontre d'un des deux camarades de chambre qui t'avaient été attribués, Léonard. Pour un raison, terriblement complexe et dure à expliquer, tu avais toujours eut une certaine aversion pour les noms à particule. Oh, cherchez paut-être la raison chez un certain balafré.... Mais le fait était que Léonard, tout blond et noble qu'il pouvait être, ne te rappelait pas St-Andrez, ce qui était déjà un qualité certaine.
Un jeu de séduction, bien gentillet, loin de ce que tu avais pu goûter auparavant ou tout n'était que tromperie et ruses, s'installa. Tu éprouvais pour le damoiseau une certaine affection, de l'amitié. Tu t'amusais à répondre énigmatiquement à ses avances, c'était doux, c'était presque tendre. Ça te changeais les idées, bien que, parfois, tu te surprenais à penser un « St-Andrez serait fou de rage... »

Le jeu durait depuis quelques jours, voilà qu'on te proposais un pique nique, accepté avec joie. Tout allais pour le mieux après tout, tu avais pu éviter Monseigneur ton bourreau depuis le début du séjour. Oh, "éviter" est un bien grand mot, tu l'avais croisé, évidement, tu avais poussé sa chaise à roulettes pour aider à passer une marche. Vous aviez échangé quelques amabilités fielleuses dont vous seuls aviez le secret. Mais tout allait pour le mieux aujourd'hui, tu étais même de bonne humeur.
Léonard te proposais du poulet, et puis du poulet. Un peu de poulet ? Sa veste et du poulet. Avec quelques sourires, tu refusais le gallinacé cuit.

    « Non merci, je n'aime pas trop ça... Ça ira, je vais me servir... »


Oh, tu n'aimais point trop la viande, mais ayant déjà ton régime de diabétique à gérer, tu ne pouvais t'autoriser le luxe d'être en prime végétarien. Tu picorais ainsi quelques tomates cerises, parsemées de fleur de sel. Oh, là un bout de concombre, ici un petit sandwich au fromage blanc et à la truite fumée...
C'était bon, bien meilleur que la nourriture qui était réservée aux Synchroniciens expatriés à Virtus, où le pain tenait bien plus du carton que de la recette au gluten. Tu souriais, tu pouvais te l'autoriser. Jusqu'à ce qu'une innocente question te surprenne.
Si tu étais pris ? Oh, non, après tout, tu ne le pouvais pas. On veillait habituellement à ce que tu ne puisse avoir de vie sociale. Tu avais flirté, mais ta dernière liaison avait été débutée devant un tableau qui parle, et s'était terminée dans la poussière des murs soufflés par l'explosion. Cela paraissait bien lointain... Tu soupirais, c'était du domaine du passé, nul n'avait à en entendre parler. Tu gardera l'existence de Ditfrid et votre courte liaison enfermée dans un linceul de secret.

    « Je n'ai pas d'engagement, rien, pas de petit ami... »


Tu accompagnais ta réponse d'un sourire, ça te plaisais d'être ainsi l'objet d'une tentative de séduction. Tu n'avais pourtant rien de bien extraordinaire, mais enfin... Jouons le jeu, cela te changeais agréablement de ton morne quotidien...
Tu te préparer à sortir quelques badinages, des bavardages, de la conversation en tube, quand une forme trop connue émergea d'un bosquet, les roues de caoutchouc faisant voler la poussière du chemin de terre. Ton visage se referma, tu ne voulais pas le voir, ton ennemi motorisé, mais il venait vers vous, bien décidé semblait-il à noircir le ciel de ta journée parfaite. Parfois l'on pensait que le pire qui pouvait arriver durant un pique-nique était une attaque de frelons, ou une averse de grêle. Mais ici, c'était malheureusement l'arrivée d'une Némésis prête à fulminer.
Tu ne pensais même pas à fuir, tu te l'interdisais. Tu te contentais ainsi d'ôter la main que tu avais auparavant posée sur celle de Léonard.

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Gabriel de St-Andrez
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Winterhood


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Mar 28 Aoû - 20:23

Une semaine à Clever Cross, une semaine en France, voilà qui était une bien bonne idée de la part des directeurs des trois écoles. Surtout après Virtus, pouvoir à nouveau parler dans sa langue maternelle sans se dire que seuls quelques personnes la comprendraient faisait du bien à Gabriel. La France, la mère patrie, là où son titre avait des chances de parler à certaines personnes. Et cela avait été le cas dès le premier soir, dès ce bal organisé par l'école française afin de les accueillir, là, dans la salle, se trouvaient des gens qu'il connaissait, de vue ou un peu plus, des relations mondaines, et Gabriel avait pu ressortir l'héritier modèle, celui qui savait se montrer affable avec ceux qui pouvaient lui apporter quelque chose, qui étaient liés à sa famille, ou qui simplement étaient d'un rang égal au sien. Des fréquentations qu'il n'avait pas eu depuis longtemps, et même si le fait d'être aussi proche du manoir, de Chloé, sans pouvoir lui rendre visite, le frustrait quelque peu, il ne pouvait qu'apprécier cette impression de se sentir chez lui, impression encore renforcée par le château dans lequel se situait l'école. En fait, c'était tellement agréable qu'il ne s'était même pas aperçu dans un premier temps que Camille avait filé, qu'il avait osé faillir à sa mission d'esclave en s'échappant. Et même lorsqu'il en avait pris conscience, après quelques tentative infructueuses pour le retrouver et lui faire payer cet affront, l'irritation provoquée par cette défection s'était bien vite évanouie derrière les devoirs qu'il avait à accomplir en temps qu'héritier de la baronnie de Mertoz.
Elle était pourtant revenue, au fil de ce début de semaine, là où l'Autre aurait dû montrer une soumission sans faille, il était le plus souvent absent, parti on ne savait où, mais certainement pas à la merci des moindres désirs de Gabriel, que cette absence commençait à énerver au plus haut point. Sans cela, la semaine aurait pourtant pu se dérouler le mieux du monde, les activités que l'on proposait aux élèves des écoles russe et allemande réussissaient à l'intéresser, les deux garçons avec qui il devait partager sa chambre n'étaient pas si désagréables... Être à trois restait bien plus supportable que de devoir dormir dans un dortoir entier, et la cohabitation se passait plutôt bien, il n'avait pas à se plaindre. Heath, un élève de Virtus qu'il avait déjà croisé de temps en temps sans vraiment lui parler, continuait exactement sur la même voix, en ne lui adressant la parole que pour les communications nécessaires à la vie en communauté, ce que Gabriel lui rendait bien, et William, quant à lui, l'élève de Clever Cross à qui appartenait cette chambre en temps normal, se révélait lui aussi agréable, ne tentait pas de faire une conversation à laquelle l'héritier ne tenait pas plus que ça, et, surtout, surtout, aucun des deux n'avait eu la mauvaise idée de faire preuve d'une pitié déplacée quant à son fauteuil, d'autant plus qu'il parvenait maintenant à le quitter le soir et à le réintégrer au matin sans avoir à demander d'aide à qui que ce soit, bien que ce fut encore assez difficile et douloureux au niveau des biceps.

Non, vraiment, la seule source d'irritation qui venait gâcher le séjour de Gabriel, c'était ces absences de Camille, les rares moments où il réussissait à lui mettre la main dessus, pour lui rappeler son statut d'esclave, pour déverser sur lui quelques répliques acerbes, pour jouer à ce jeu qu'ils connaissaient si bien tous les deux, ne suffisaient pas à déverser toutes les petites contrariétés qui étaient devenues habituelles, la privation de ses jambes à laquelle il ne se faisait toujours pas, la pitié de ceux qui ne savaient pas encore qu'elle était inutile, ce genre de détails qui mis bout à bout avaient parfois besoin de se déverser, d'autant plus souvent que son caractère bouillonant ne s'arrangeait toujours pas. Alors au bout de deux ou trois jours à ce régime-là, la pression avait fini par devenir trop forte, et puisque l'Autre était encore en vadrouille, il avait bien fallu que Gabriel parte à sa recherche, un affront qu'il saurait lui faire payer comme il le devait. Un élève de Synchronicity avait pu le renseigner, il avait vu Camille partir vers le jardin, en compagnie d'un autre élève, un blond, de Clever Cross semblait-il. Le renseignement complémentaire avait suffi à faire fulminer Gabriel, alors comme ça Monsieur Camille, non content de ne pas assurer son rôle, se permettait un semblant de vie sociale ? Monsieur Camille verrait donc ce qu'il en coûtait lorsque l'on désobéissait aux ordres de Gabriel. Lui, jaloux ? Non, juste fort réticent à partager l'objet de sa haine la plus féroce. Fort heureusement, les allées de Clever Cross était carossables, bien plus que ne l'étaient les couloirs de Virtus Insania et leurs pavés inégaux, à vrai dire, et même si le moteur n'appréciait guère de rouler dans l'herbe, le renforcement dont il avait été doté suite à une rencontre avec un géant qui avait valu à son propriétaire une jambe dans le plâtre suffisait à lui permettre de s'y déplacer.

Tiens, mais voici qu'il apercevait son cher ennemi, en effet en compagnie d'un autre type. Et plus Gabriel s'approchait, plus la scène qui se déroulait se précisait sous ses yeux. Oh, un pique-nique, comme c'était romantique, comme c'était bucolique, comme c'était... Dégoutant. Tiens, mais il lui semblait bien reconnaître ce blond, une vieille connaissance, très vieille, on les avait présentés, il y avait fort longtemps, Léonard d'Armancie, Gabriel avait retenu son nom, après tout, ils étaient du même monde et du même âge... Il avait retenu son nom mais sans plus, la personnalité du blond l'exaspérait, trop exubérant, il ne savait pas tenir son rôle en société, n'était vraiment pas le genre de compagnie que Monsieur de St-Andrez recherchait. Qu'il soit la cause des défections de Camille ne dérangeait même pas Gabriel, s'il fallait que ce soit sur lui que tombe ses foudres, eh bien, tant pis, il ne l'avait jamais vraiment apprécié de toute façon. Mais pour l'instant, alors qu'il arrivait à leur hauteur, plaquer un sourire hypocryte, un vrai sourire mondain sur son visage, un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.

    - Ah, Camille, enfin, je te cherche partout... Tu pourrais au moins me prévenir quand tu t'en vas ! Oh, Léonard, ça faisait longtemps, comment va ton père ? Oh, excuse moi, j'avais oublié.


Du miel dans sa voix, du miel au goût de fiel. Pour l'Autre, des paroles que n'importe qui aurait pu croire amicales, n'importe qui sauf eux, puisque plutôt qu'une inquiétude, elles recelaient un rappel de sa condition d'esclave, puisque cette sollicitude n'y était que feinte. Quand à Léonard, bien sûr qu'il n'avait pas oublié que son père était mort, cela faisait déjà plusieurs mois, et les décès dans la noblesse se savaient toujours. Aussi ces excuses sonnaient-elles faux, mais après tout, n'est-ce pas le propre des relations mondaines ?

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Léonard d'Armancie
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Fidei


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Dim 2 Sep - 12:35

Gabriel de St-Andrez. J’avoue faire mon possible pour oublier que ce genre de type existe. Et pourtant avoir un titre de noblesse signifie côtoyer l’hypocrisie humaine.
J’ai du croiser ce gars plusieurs fois dans ma vie, lors de soirée mondaine. Son père est baron et il a une entreprise qui vaut pas mal de lingot d’or. Et Gabriel est le fils idéal pour le succéder. Il est arrogant, ambitieux et n’hésitera pas à écraser des innocents pour s’en sortir. Et en thermes de figure il fait honneur au cliché du nobliau. Pouah, ça me dégoute presque. Est-ce que je la ramène sur mes antécédents moi ? Non. Et pourtant, mon titre de noblesse a plus de valeur que le siens. Mon titre de noblesse a plus de valeur que celui de son père. C’est le fils d’un baron. Moi je suis même plus fils d’un compte. Je suis compte d’Armancie moi ! Et je ne la ramène pas toute les cinq minutes.

« Oh, Léonard, ça faisait longtemps »

Pas assez pour moi, connard !

« Comment va ton père ? Oh, excuse-moi, j'avais oublié. »

Ah la salope ! C’est bien ce dont je voulais parler, cette hypocrisie mal saine, avec des excuses que personnes ne croit et qui sont super blessante. Benn oui, ça me touche un peu qu’on me parle de mon père comme ça, mais pas de quoi lui casser la gueule. En plus il est en fauteuil roulant, et ça craint de frapper un type en fauteuil roulant.

- Tiens, un dracaufeu à roulette… salut machin, tu vas bien ? Non répond pas j’m’en fou. Par contre, tu peux te barrer s’il te plait ?

Le meilleur moyen de le descendre c’est de ne pas le prendre au sérieux. Je ferrais moins le malin s’il tente de me cramer la gueule, mais j’aurais toujours le temps, de faire exploser une roue de son fauteuil. Et Camille pourra utiliser son don aussi… Son don… Merde !! Je connais pas son don moi. Je suis sur que c’est un truc télépathique. Je suis sur qu’il peut prendre le contrôle de nos cerveaux, un truc puissant comme ça. Les gens mignons et discret, c’est toujours les plus forts dans les films. Ouais, c’est ça, Jean-Camille, le type ultra craquant qui est en train de pique-niquer avec moi est capable de faire exploser le cerveau du p’tit baron.

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Jean-Camille Douze
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Dim 2 Sep - 17:36


You need me but I don't need you.
Des graviers que l'on écrase, c'est les bruits de pas de celui qui est enfermé dans son fauteuil. Un homme aux jambes immobiles, un infirme que tu n'arrives même pas à plaindre, pas le moins du monde, même si tu le voudrais tant soit peu. Rien, un peu de pitié peut-être envers ce grand sire, sentiment rapidement effacé, annihilé par la haine que tu portais à ton cher bourreau.
Il s'adresse à toi, sourire hypocrite, mais regard brulant de colère contenue. Tu serres les dents, prêt à répondre dans la même veine… Mais voilà que St-Andrez fait des manières à Léonard. Tu restes interdit un instant, apparemment ces deux là ont déjà pu se croiser, assez pour se souvenir du nom, du visage, de diverses informations l'un sur l'autre. Un instant de réflexion, mobilisation de tes capacités de déduction, et tu trouves quelque liens. Leurs particules. A moins qu'ils ne se soient rencontrés dans un salon de coiffure dédiés aux blonds, car leur couleur de cheveux était bien leur seul autre point commun. Tu n'étais évidement pas un spécialiste de la noblesse française, mais il y avait bien des chances pour que ces deux là aient pu se croiser dans la haute société.

Léonard avait répliqué à la pique de St-Andrez, un peu échauffé, visiblement, par la référence faite à son père. Évidement, tu ne connaissais rien à ce qui avais pu arriver à ce brave homme, surement quelque chose d'assez grave pour que les réseaux de la noblesse soient au courant.
Le coup du Dracaufeu aurait presque pu te faire sourire, si le blond aux cheveux longs n'avait été dans le coin. Évidement, St-Andrez n'allait pas partir rien que parce que l'on lui demandait, détruire chaque instant de bonheur que tu pourrait avoir était après tout sa priorité dans la vie. À s'en demander, parfois, s'il ne préfèrerais pas abandonner son destin d'héritier de multinationale, toute sa fortune, sa vie plutôt que de se retrouver trop loin de ta personne, de ne jamais plus pouvoir alimenter votre cycle de vengeance.

    « Apparemment, je ne suis pas perdu, tu peux retourner à ta kiné l'esprit serein, Saint-Andrez. »


Ce genre de joute était un exercice quotidien. Vous vous envoyiez des horreurs à la figure avec une joie sans cesse renouvelée. C'était une gymnastique toute en souplesse, une mécanique bien huilée, la précision d'un coucou suisse, la puissance d'une locomotive, le tout saupoudré, malgré tout, d'une dose d'inventivité que nulle machine ne saurait égaler. Une imagination typiquement humaine, à l'inspiration sans cesse renouvelée par la haine et l'observation des moindres faits et gestes de l'autre.

    « Mais c'est une adorable attention que d'avoir daigné nous rendre visite, pour peu, je te proposerais presque de te trainer dans le gazon pour partager du poulet froid. »


Ta voix était sèche, tes yeux froids, toute ta physionomie semblait avoir subtilement changé. Un magnifique contraste quand l'on comparait tout cela avec les sourires que quelques instants avant tu jetais à Léonard, tu avais alors l'air de t'amuser, l'air doux. Et te voilà glacial, cassant, méprisant. Il te hérissait, c'était plus fort que toi, tu avais beau vouloir que ce pique-nique revienne à la normale, comme avant, tu ne pouvais que répondre, qu'attaquer. Peut-être qu'au fond de toi, et c'était bien malheureux, tu mettais le lien de haine qui t'unissais à St-Andrez plus haut dans ta liste de priorités que n'importe quoi d'autre.

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Gabriel de St-Andrez
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Lun 3 Sep - 7:16

Un haussement de sourcils, un tapotement de doigts sur l'accoudoir du fauteuil, c'était tout ce que la réplique de Léonard avait pu engendrer chez Gabriel. Oh, bien sûr, bien sûr, ce blond l'exaspérait au plus haut point, il venait de prouver une nouvelle fois qu'il était loin d'être digne de ce rang que sa naissance lui promettait et que la mort de son père lui avait attribué, qu'il ne savait pas le tenir. Après tout, c'était lui qui lançait les hostilités, Gabriel s'était montré poli, lui. Abominablement hypocrite et dénué de la moindre bonne attention, mais poli. Et dire qu'il ne maîtrisait même pas l'art de l'insulte qui touche. Un dracaufeu à roulettes ? Sérieusement ? C'était censé le blesser, sans doute, puisque cela se référait à deux points sensibles, son don et son handicap. Oui, peut-être que quelque part ça le touchait, mais ça l'agaçait plus que ça ne le blessait, c'était si... Ridicule. Rien à voir avec le genre de joute que l'héritier St-Andrez pouvait avoir avec des gens comme la sale gamine albinos* ou, a fortiori, avec l'Autre. L'Autre d'ailleurs, qui était là, constituait un adversaire nettement plus à la hauteur de Gabriel, et répliquait déjà, parfait exemple à suivre pour Léonard si un jour il souhaitait réellement blesser quelqu'un.

    - ... Certes. Moi aussi je suis ravi de te revoir, Léonard. Mais si tu veux bien m'excuser, je suis un peu occupé, là, on aura l'occasion de discuter une autre fois.


Voilà, il avait fait le devoir minimum de politesse qu'il devait à quelqu'un qui, malgré tout, possédait un titre plus élevé que le sien, et à qui il devait donc un tant soit peu de respect, fût-il aussi factice que celui dont il faisait preuve, avec toujours ce même sourire hypocrite plaqué sur le visage, cette même voix mielleuse. Maintenant, il pouvait l'ignorer, se concentrer sur l'Autre, qui, même si cela coûtait à Gabriel d'avouer qu'il méritait quelque chose, était bien plus digne de son attention. Il fit une pause un instant, comme s'il considérait sérieusement cette invitation à partager leur poulet, qui ne l'était pourtant pas le moins du monde.

    - Oh, quelle charmante invitation, Camille, ça me touche vraiment, mais non merci.


De nouveau, une légère pause, pendant qu'il les considérait un instant, remarquait l'air dur et froid de l'Autre, cet air qui était le seul qui lui ait jamais montré, à part peut-être ce soir-là, sous les étoiles, presque un an plus tôt, et ses lèvres s'étirèrent à peine en un sourire de satisfaction à la pensée que c'était sans aucun doute pour lui et pour lui seul qu'il arborait cet air, que sa simple présence suffisait à lui gâcher la journée. Tant mieux, il adorait ça.

    - En revanche, j'aurais besoin de toi, donc si tu pouvais venir, maintenant, ce serait... Parfait.


Un ordre déguisé en demande amicale. Des paroles prononcées sur le ton de la badinerie, qui ne déguisait pas la haine de son regard, ne cherchaient pas à le faire. Bien entendu, Camille n'allait pas venir comme ça, il n'aurait plus été lui-même s'il lui avait obéi au doigt et à l'œil. Mais tout n'était que joute, tout n'était fait que pour entraîner l'enchaînement des répliques toujours plus dures. Et si cela pouvait distraire l'Autre de ce pique-nique ridicule, ce serait parfait. C'était une chose qu'il faudrait que Léonard comprenne. Camille lui appartenait, appartenait à leur haine. Point.

*Lyria, si tu lis ça, moi aussi je t'aime.

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Léonard d'Armancie
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Lun 3 Sep - 22:07

Les nuages auraient pu se rassembler autour des deux jeunes gens et brandir des éclairs impressionnants, mais pourtant il continuait de faire beau. Le décor n’était pas vraiment propice à la situation. La météo était radieuse mais des éclairs demeuraient dans les yeux de Gabriel et Camille. Il y avait de jolie fleur, mais le type sur le fauteuil roulant pouvait tout cramer, un il y avait un petit muret bien pratique pour s’y adosser, mais j’aurais pu le mettre en pièce sans le vouloir. Et tout ceci ne pouvait être qu’une illusion puisque Cam a certainement le pouvoir de créer des illusions. Ouais, c’est cool ça comme don. Ça lui irait super bien.
Ils se parlent vivement, ils semblent animés par la colère, pourtant, aucun d’eux n’est impolis. Peut être que Cam va lui lancer des lasers qui sortiront de ces yeux. C’est peut être ça son pouvoir. Oh ouais, un genre de superman. Ça colle trop ! Cam est tout discret et mignon comme Clarke, mais la nuit, il met son slip par-dessus ses collants et il envoie des rayons lasers dans la gueule des p’tits barons à roulettes, et même que sa kryptonite c’est le poulet !

« - En revanche, j'aurais besoin de toi, donc si tu pouvais venir, maintenant, ce serait... Parfait. »

Mais pour qui il se prend ! J’en ai chié pour séduire un peu Camille et pour qu’il accepte ce petit moment avec moi, et machin se pointe et il faudrait qu’on soit à son service. Il en est hors de question !

- Camille n’a pas envie de venir mon p’tit vieux. Fiche lui un peu la paix. On est en train de manger tranquillement et paf, tu nous tombes dessus. Camille ne t’appartient pas ok ?

Le p’tit baron avait l’air de juger la situation de son œil torve et suspicieux. Pourtant je jugeais qu’il ne comprenait pas encore que son départ m’impatientait au plus au point. Les mots ne marchent pas toujours, il faut savoir faire de l’action de temps en temps. Peu importe les risques, et puis si ça se trouve, le don de Camille est un bouclier invisible…
Risquant de me faire cramer la gueule, il était hors de question que je perde la partie, face à cette enflure. Je saisis alors le cou de Camille et tapissais sa bouche de la mienne.
Gare au retour de flamme…

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I like to think that i’m a pretty good kisser
I like to think I maybe broke a few hearts
But since I met you I’m a victim of disaster

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Jean-Camille Douze
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Mar 4 Sep - 11:11


Some boys don't know how to love.
Tu n'avais pas le temps de répondre à l'invitation de St-Andrez qua Léonard le faisait à ta place, te coupant soudainement dans ton élan. Pour peu tu serais vexé, ou irrité que l'on s’immisce ainsi dans votre conversation... Mais voyons, Camille, après tout, tu pouvais bien t'en accommoder, n'est-ce pas ? Voire... utiliser tout ça à ton avantage. St-Andrez ne pouvait pas supporter l'idée que tu puisses avoir une vie affective, que l'on puisse t'aimer, que ta peau puisse être effleurée par des mais sans flammes, cette peau qui était pourtant la claire toile du tableau de votre haine. St-Andrez y avait inscrit sa marque, ses brûlures cachées. Cachée, cette œuvre d'art brut devait le rester, se disait-il surement. Tu avais abandonné la natation, ne pouvant camoufler ton dos dans l'eau chlorée. Maintenant, tu te rapprochais assez de quelqu'un pour que l'on puisse craindre l'exhibition de ces marques dans la pénombre de l'intimité ?
Assez. Jouet docile quelquefois, endormant la garde du nobliau, tu pliais l'échine pour mieux l'atteindre un peu plus tard. Reprends la main, Camille, répliques et...
Non, tu n'en eut pas le temps. Léonard, prétendant parfait, plein d'attentions adorables, jeune homme immiscé dans votre haine, en passe de devenir un pion, entrainé dans cette machine infernale... Il n'était visiblement pas très prévisible. Avant que tu n'ai pu proteste, il passait la main sur ta nuque, capturais tes lèvres. Ses doigts effleuraient le haut de ton dos, la frontière de ta première brûlure, la plus grande, cette chair brûlée dans ton dos, obtenue de bien triste manière... Un événement dont tu ne voulais point du souvenir.

    « Hé ! »


Tu as un mouvement de recul, un réflexe. Une exclamation non contrôlée. La surprise fait remonter à la surface de ta mémoire les réminiscences fatales... St-Andrez, ses mains, tentant de plier ton corps à ses désirs dans la rage brulante.
Tu n'aurais pas dû réagir comme cela, tu le savais, St-Andrez ne manquerait pas de le noter, de comprendre qu'il était à la source de ce mouvement de panique. Tu ne voulais pas blesser Léonard non plus, tu ne le repoussais pas, tu...
Avale ta salive Camille, respire un coup. Tu saisis la main de Léo, crispe tes doigts sur les siens. Ça veut dire excuse-moi, ça veut-dire, ce n'est pas grave, ça veut dire attend, ne pars pas en courant, attend, j'ai encore à faire. Attend, si je peux atteindre mon but avec ton aide, je m'offrirais s'il le faut... Des doigts crispés, serrés. Le regard est fixé sur St-Andrez.

    « Tu as... Besoin de moi ? Il y a un escalier sur ta route peut-être ? »


Reprendre contenance, il ne s'est rien passé, tu n'as pas eut de moment de faiblesse. Balle au centre, tu te concentres et tu rebondis, tu réagis, vite, vite, portons un coup avant que l'Autre ne réagisse...

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Oh, mais c'est que le jeune comte revenait à l'attaque, un peu comme un petit chien hargneux que l'on tenterait d'écarter du bout du pied mais qui reviendrait sans cesse mordiller le bas de votre pantalon pourtant si coûteux. Léonard lui donnait exactement la même sensation, exactement la même impression. Ridicule, bruyant, inutile... La définition du parfait petit yorkshire. Camille n'avait pas envie de venir ? Oh, mais ceci était tout entendu, c'était justement là tout l'intérêt de la chose. Quant à cette familiarité déplacée dont il faisait preuve, qu'importe, Gabriel n'en était plus à cela près et n'avait nul besoin d'une preuve supplémentaire d'à quel point le blondinet était indigne de son rang. Lui "ficher la paix", comme il le disait si bien, était bien entendu hors de question, et surtout... Il ne lui... Appartenait pas ? Ridicule, inconscient, la liste de ses défauts s'allongeait de seconde en seconde. S'il y avait bien une personne à qui l'Autre appartenait, c'était bien lui, Gabriel de St-Andrez. Il était tout, son ennemi, son esclave, sa Némésis. Et gare à celui qui s'immiscerait entre eux. Il faudrait bien le lui expliquer, Gabriel s'apprêtait à le faire, lorsque soudain, son interlocuteur réalisa la plus stupide idiotie de sa vie.

C'était bien simple, en osant ainsi établir ce contact avec Camille, en osant ainsi le toucher, franchir cette barrière de solitude que le baron prenait tant de soin à ériger autour du brun, Léonard venait de signer son arrêt de mort. Leur arrêt de mort, en vérité, bien que celui de Camille eut été préparé depuis des années, depuis le début de leur haine, pour une date indéterminée, lorsque Gabriel se lasserait de le voir souffrir, de leur petit jeu, de leur joutes. Sous le coup d'une colère subite, ses poings se crispèrent, contenant à grand-peine quelques flammes, quelques étincelles qui sortirent pourtant, un instant, le temps qu'il se concentre, le temps que l'Autre repousse cette importune bouche, qu'il ne laisse échapper une exclamation de surprise, un mouvement de recul. Une réaction qu'il tenta bien vite de camoufler, prenant la main du comte comme pour signifier qu'il avait été tout à fait consentant lors de ce baiser. Bien vite, mais pas assez, il le savait sans doute, l'attention aux moindres faits et gestes de l'autre était devenue chez eux un réflexe peut-être même plus naturelle que de respirer, chercher la faille, chercher le point qui pourra faire mal, la nouvelle attaque qui pourra toucher son but. Il tentait de se reprendre, mais le mal était fait, il était trop tard, sa faiblesse avait été repérée.

Alors sa pique se brisa sur un mur, trop tard Camille, trop tard, ton cher Léonard s'était déjà occupé d'énerver Gabriel pour toi, cette étape était dépassée, plus vite encore que d'habitude. Et de cette phrase, si commune, si habituelle dans leurs échanges depuis quelques mois, le blond ne retint que la légère hésitation, les derniers morceaux de la façade que le brun se reconstituaient, qui ne firent qu'attiser des braises qui flambaient déjà assez, ne firent que laisser le passage à quelques flammes supplémentaires entre ses poings serrés. Une poussée sur les commandes du fauteuil, le bruit de leur cher pique-nique qu'il écrasait, et ses doigts se refermèrent sur la gorge de Léonard, tandis qu'il se penchait vers lui, amenant son visage au niveau du sien. L'Autre, ce serait pour plus tard.

    - Tu ferais mieux de ne pas parler de ce que tu ne connais pas, Léonard. Camille m'appartient, plus encore que tout ce que ton intelligence limitée ne pourra jamais imaginer.


Juste quelques centimètres de plus, grignotés sur la souplesse de son dos, sur la force qu'il pouvait mettre dans le mouvement vers le haut que sa main imprimait au cou de son cadet.

    - Ne t’avise plus jamais de le toucher. Jamais.


Il avait dit ce qu'il avait à dire, l'avait même grondé plus que dit, entre ses dents serrées, sans même se soucier de la température de sa paume qui devait être bouillante, à la hauteur de la colère qu'il ressentait. Il avait dit ce qu'il avait à dire, il n'avait donc plus qu'à le lâcher, pour mieux se saisir du bras de l'Autre, le tirer vers lui, le forcer à se lever tandis que de l'autre main il faisait reculer le fauteuil.

    Et toi, tu viens. La récréation est terminée.


Voilà, c'était ça. Le jeu ne l'amusait plus, Camille l'avait pimenté un instant, mais cela suffisait. Ce n'était pas sa règle préférée.

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Spoiler:
 
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Léonard d'Armancie
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Fidei


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Vous connaissez tous l’expression « ça va chauffer pour ton matricule ! ». Oui, je sais, c’est super ringard, et personne ne sait vraiment ce que c’est un matricule… Pourtant là je comprenais le sens du mot « chauffer ». Quand un baron pyromane à sa main bouillante sur sa gorge, ça pique un peu oui. Hors de question qu’il le sache bien sur. C’est genre super chaud, mais bon, j’vais genre rien dire parce que ça lui ferrait genre trop plaisir.
Et il barbouille quelques remontrances sur un ton menaçant. C’est fou ce type a beau être super dangereux (parce que oui, sans déconner, ce type peut cramer tout un château), ça n’me fait ni chaud ni froid et je refuse de perdre la face, quitte à avoir une petite cicatrice, une petite brûlure.
Enfin, le bougre me lâchait mais il se tourne vers Camille, oh putain, ça sent l’souffre, c’est pas moi, c’est une expression ! J’irais pas jusqu’à dire que je suis amoureux de Camille m’enfin quand même, c’est la première fois que j’ai un rencard sans arrière pensée sexuelles. J’vais pas le laisser me le chiper, et je m’en voudrais trop qu’il soit brûlé au 3e degré à cause de moi. Action réaction : Le baron s’approche de Camille, alors je claque des doigts… j’avoue je voulais déboîter l’une de ses roues, mais le résultat n’était pas si mal, l’immense cage à oiseaux qui reposait au dessus de nous depuis le début de notre rendez vous, viens s’écraser entre St Andrez et Camille avant de basculer directement dans les bras du p’tit baron. Les oiseaux posés à l’intérieur en profitèrent pour s’échapper, certains donnant de petit coup de bec à leur nouvel ami au passage.

« Angry Bird, comme les piafs dégomment le porc ! »

Autant ne pas rester là, il n’aurait pas lâché l’affaire, et aurait tout fait pour nous pourrir. En me levant rapidement, j’agrippe la main de Camille et m’enfuie avec lui. Si dans 2 minutes nous ne sommes pas partis, je sens que « ça va chauffer pour mon matricule ».
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Jean-Camille Douze
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Jeu 1 Nov - 23:24


Still breathing.
Choc, bruit, des crois d'oiseaux, des râles de colères maintes fois entendus. Voilà que Léonard, après avoir risqué une mort lente et douloureuse… Ou peut-être uniquement douloureuse si l'on en croyait la chaleur qui émanait de l'héritier Saint-Andrez… Bref, le plus déluré des deux nobles et riches blonds français qui te faisaient face avait saisi ton poignet, t'avait levé pour mieux te trainer loin de l'infâme damoiseau. Tu cours, tu cours, fuis Camille, fuis loin, ou du moins essaye…. Car le courroux de sa majesté suite à une telle effronterie ne pourrait manquer d'être terrible. Tenter d'y échapper ? Tu n'y pensais même pas, après tout, tu étais bien placé pour connaître toutes les règles de votre jeu malsain, leurs subtilités les plus poussées, ces instructions immatérielles gravées dans le marbre de votre passé commun.

Tu savais que tu n'échapperais pas longtemps à Saint-Andrez. D’ailleurs, si cela n'avait tenu qu'à toi, tu n'aurais pas fuit ainsi… Comme d'habitude tu serais resté face à l'Autre, plein d'ironie, de sarcasmes, de piques comme seul lui pouvait t'en procurer…Mais l'on t'avait entrainé, fuite forcée qui n'étais pas à ton goût.
D'un geste peut-être un peu trop sec, tu récupérais ton poignet, ton bras, ton autonomie. La course avait fait naître entre tes côtes une douleur sourde. Tu n'avais jamais été très sportif après tout…. Jamais tu ne l'avouerais devant lui, mais Saint-Andrez avait raison, votre haine vous était exclusive et personne ne pouvais s'en mêler. Léonard avait de bonnes raisons pour te tirer hors de là, mais, malgré tout, tu ressentais un certain agacement à le voir s'incorporer entre vous. Tu calmais ta respiration, relevais la tête, le regard sérieux, bien plus dur que quelques minutes auparavant, alors que vous goûtiez à la douceur d'un sentimental pique nique.

    « Je te remercie de te soucier de moi, Léo, mais concernant Saint-Andrez, je m'en sors très bien tout seul. »


"Très bien" ? C'était un peu exagéré, sans doute, mais qu'importe. L'essentiel était qu'il comprenne que le no man's land où il s'aventurait, cet espace bouleversé, retourné par des années de haines, vous était réservé. Que quelqu'un s'y invite soudainement était une violation de territoire, un manque de pudeur avéré. Tu toussotais, la gorge asséchée par cette course, tu souriais, vieille tactique pour rassurer ton entourage, l'air de dire "tout va bien, relax, ces histoires sont futiles et ne valent pas la peine que l'on s'y attarde." Mais au font, tout ton être hurlait au monde de te laisser haïr en paix, éloignez vous, tous, que personne n'intervienne, seuls les pions serons tolérés, placés avec soin sur l’échiquier, puis balayés d'un revers de main quand leur utilité ne sera plus qu'un souvenir.

    « Je m'occuperais de son cas, tu n'a pas à t'en soucier, mais c'est gentil de t’inquiéter. »


Ton air dur se dissipe, un peu de brume dans le vent, un mauvais souvenir, un tour de l'imagination. Tu poses ton bras sur le sien, hoches la tête.

    « Je vais y aller maintenant, le pique nique était adorable, ça m'a touché que tu m'y invite. Maintenant, j'ai un peu de travail à faire, deux-trois bricoles à arranger, on se vois plus tard, d'accord ? »


A vrai dire peu t'importait le moment exact où vous vous reverriez, tu avais de l'affection pour Léonard, pas assez pour lui dédier ta vie, mais un amical sentiment. Cependant son imprudence, le sans gène avec lequel il avait cru pouvoir s’immiscer entre vs blocs de haine avait brisé quelque chose. Tu lui faisais ainsi grâce d'un rapide baiser sur la joue avant de t'éloigner vers le château, prenant soin de ne pas recroiser Saint-Andrez. Tu avais besoin de remettre tes compteurs à zéro, les pendules à l'heure, rester une heure seul avec toi-même, devant un livre, un carnet de croquis, une tasse de thé, qu'importe.
Ensuite, tu sera prêt à le retrouver, à soutenir son regard enflammé. Il voudra te faire payer ton insolence, ton abandon honteux de sa personne, ta fuite… Peut-être même mettra-t-il à profit ce bal dont tout le monde parle, oui, ce serait une bien belle occasion de te ridiculiser aux yeux de tous… Mais réfléchis Camille, avant qu'il n'entame le prochain mouvement, il te faudra être fin prêt à contrer ses attaques… Un peu de repos, puis tu pourras reprendre tes masques, ton travail de stratège.

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