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 You're coming back down and you really don't mind. [Yugi]

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Raven Ninvenci
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Placidus


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Dim 6 Mai - 11:20

Le printemps était là. Frais, humide. Mais il était là avec son soleil et son ciel nuageux. Il faisait suffisamment bon pour que tu te permettes le luxe de faire ta sieste dehors. Allongé dans l’herbe, les épaules couvertes d’une veste sombre, tu profitais du courant d’air frais. Même avec tes yeux fermés, les éclaircies des nuages qui passaient sur le soleil se répercutaient sur tes paupières. Ca sonnait comme le début d’une bonne après midi.

Mais déjà, l’herbe se pliait sous les semelles de trois paires de chaussures. L’écureuil qui avait élu domicile sur ton ventre se redressa d’un coup avant de s’en aller rapidement en direction de l’arbre le plus proche. Tu ouvris doucement un œil, puis l’autre. L’instant d’après, tu étais en partie redressé observant les trois personnes qui te cachait le soleil. Visiblement, ils attendaient que tu réagisses à leur présence.

« Vous faites de l’ombre. »

Pas un mot plus haut que l’autre. Parce que tu ne savais pas qui ils étaient. Tu ne savais pas ce qu’il voulait. Et dans le fond, tu t’en moquais. Tu ne savais même pas qui ils étaient. Mais ce détail, tu allais finir par le rayer de la liste des choses qui faisaient que tu n’avais pas envie de leur prêter attention.

« - On apprécie pas trop ce que t’as fais à Simon.
- … qui ?
»

Tu n’accordais pas d’importance aux détails mais Simon… ca te disait vaguement quelque chose. Ah, oui. C’était ce garçon, celui qui t’avait fait gouter à des pates en sauce d’une façon dont tu te serais bien passé. Ca t’arracha un soupir. Vraiment, cette histoire t’avait suffisamment dérangé, voilà qu’en plus tu devais avoir des contre coups.

Avec un léger grognement sourd, tu te levas doucement avant de t’étirer. Ton regard fatigué balaya les trois garçons. Quel ennuie.

« Je n’ai rien fais à personne. Alors, un peu d’air. »

Tu fis un pas de coté, te penchant un peu pour éviter un coup soudain. Quel ennuie. Vraiment, tu voulais juste dormir un peu. Profiter de la fraicheur du soleil de printemps. Et il avait fallut que cette histoire revienne t’embêter. Tu évitas à nouveau un poing avant que des bras finissent par t’entraver. Ce que les gens pouvaient être lâche.

Ca aurait pu être une bonne journée. Dommage.


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Dernière édition par Raven Ninvenci le Lun 7 Mai - 17:54, édité 1 fois
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Yugito Frazen
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Lun 7 Mai - 16:48

Tu viens de quitter un groupe de personnes que tu ne connais pas vraiment. Tu n'aimes pas la solitude, mais tu n'aimes pas rester trop longtemps avec des personnes fausses. Tu marches sans vraiment faire attention à ce que tu fais, tu frissonnes sous une brise un peu fraîche. Et ton regard est attiré par une personne allongée dans l'herbe verte : Raven. Tu le reconnais surtout grâce à l'animal – tu es trop loin pour distinguer exactement ce que c'est – sur son torse. Tu souris, ravi de pouvoir l'embêter un petit peu.

Tu ajustes ton sac en bandoulière, passe une main dans tes cheveux et ton sourire disparaît bien vite en voyant trois mecs l'entourer. Tu ne sais pas pourquoi tu n'y as pas fais attention avant. Tu sais que Raven se débrouille bien... quand c'est fair-play, pas quand c'est du trois contre un.

Tu accélères l'allure, espères arriver avant qu'il ne reçoive un coup. Qu'il le mérite ou pas, tu t'en fous. Tu ne veux seulement pas qu'il en reçoive un. Point. C'est lorsque que deux sur trois l'attrapent que tu accélères, encore. Tu cries presque, pour signaler ta présence, t'espères que ça les arrêtera.

« Hé ! Raven ! »

Ça a l'effet de les faire sursauter et de les faire reculer légèrement. Fier d'être arrivé pile au bon moment, tu t'arrêtes de courir, rajustes ton sac – encore – et passe une main légèrement moite dans tes cheveux. Tu souris, tu sais, ce sourire un peu bête, et ton regard se fait amical, trop amical pour être vrai, du reste.

« Bah vous faites quoi les gars, vous avez un problème ? On peut régler ça de manière pacifique, non ? »

Tu sais qu'il n'aime pas forcément que tu interviennes dans les histoires, mais toi, si tu peux régler les choses, tu le fais. Surtout en ce qui le concerne. T'es un peu pot de colle, mais tu tiens à lui, alors pas question qu'on le touche ! Alors que tu es perdu dans tes pensées, les trois autres partent. Évidemment, ils ne vont pas s'attaquer à lui si vous êtes deux. Trop compliqué sinon. Cette histoire n'est pas finie, tu le sais, leur regard le prouve. Dès qu'ils tournent le dos, tu fais volte-face vers Raven, lui souris de toutes tes dents et déposes tes lèvres sur sa joue en guise de bonjour.

« Raveeeeeeeeeeen ! Ça faisait longtemps qu'on s'était pas vu ! »

Seulement quelques heures, mais, c'est énorme, quelques heures !
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Raven Ninvenci
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Lun 7 Mai - 17:53

Tu soupires quand tu te retrouves coincé, prêt à recevoir un coup que tu ne pourras surement pas éviter, ce qui ne t’empêchera pas d’essayer. Mais pourtant, tu n’as pas le temps de tenter quoique se soit qu’une voix éclate un peu plus loin. Et pas celle de n’importe qui. Tu lèves le regard, un peu surpris. Voir cette petite tête blonde déambuler à l’extérieur tout seul, ce n’était pas tout les jours qu’on pouvait voir ça. Son intervention bruyante avait au moins eu le mérite d’arrêter les trois types qui te lâchèrent une fois que Yugito vous avait rejoint.

Cette bonne humeur et cette énergie. C’était assez impressionnant de voir le contraste qu’il pouvait y avoir entre vous. D’ailleurs, aujourd’hui encore, tu ne comprenais pas trop ce qui faisait qu’il t’appréciait tant. Tu n’avais pourtant rien faire pour. C’était même le contraire. Mais bon. Heureux sont les simples d’esprits, parait-il. Il a prit cette habitude malgré toi, malgré tes réticences. Il arrive toujours, comme ça, au détour d’un couloir ou à la sortie d’une salle de cours. Il te saute dessus, il te parle, il rit. Tu as finis par t’y habituer, bon gré mal gré. Tu avais céder et, même si tu ne l’admettrais jamais, tu avais même finis par l’apprécier. Même s’il brisait le calme que tu affectionnais tant.

« Ah… Yugito. »

Les autres se regardèrent, décidant de comme un accord qu’ils n’étaient pas question d’impliquer un type comme Yugito, il était plutôt apprécier par pas mal de monde. Ils s’éloignèrent en adressant un regard noir à Raven. Pas besoin de mot pour comprendre qu’ils lui disaient qu’il ne payait rien pour attendre. Ce n’était que partie remise mais c’était toujours ça de gagner. D’ici à la prochaine fois, peut-être que la situation aura été éclaircit.

Tu étais tellement perdu dans tes pensées que tu n’esquivas pas le bisou sur la joue que Yugito te fit par surprise, te saisit un peu sur l’instant avant que tu ne fronces légèrement les sourcils. Vraiment, celui là. En plus de lui percé les tympans comme s’il se trouve à plusieurs kilomètres ; il était tellement démonstratif. Sa présence, tu t’y étais habitué mais ce genre de geste à ton égard, tu n’y arrivais toujours pas. Et c’était même pire depuis que Sidonie t’avais brusquement arraché un baiser.

« Yugito… Ca doit faire moins de deux heures qu’on s’est vu. »

Tu soupiras et te laissa à nouveau tomber assis sur le sol. Durant un très bref instant, l’ombre fugace d’un sourire passa sur tes lèvres. Il était un peu agaçant mais au moins, il l’avait tiré d’un mauvais pas, sans trop le vouloir. Sans non plus trop en faire. Juste en étant lui-même.
Tu levas les yeux vers lui, l’air à nouveau impassible, comme si cette esquisse qui avait étiré légèrement tes lèvres n’avait été qu’une illusion.

« Mais au moins, tu as le sens du timing. »

Ta façon de lui dire merci. Parce que tu ne savais pas le dire autrement. Parce que te montrer amical était encore une chose dont tu étais incapable. Un peu comme si tu avais perdu le mode d’emploi. Une de ses choses que tu n’avais pas d’innée et qu’il te faudrait acquérir.

Tirant un peu sur le col de ton t-shirt pour dénudé l’épaule par laquelle l’un des types t’avait attrapé, tu vérifiais si par hasard ton teint pale et ta constitution n’auraient pas fait des leur. Il avait une sacré poigne le bougre. Même à travers les vêtements, ta peau avait rougit et avait gardé la marque très légèrement violacé de ses doigts. Tu n’avais pas vraiment besoin de te trimbaler un bleu. C’était vraiment une plaie d’avoir la peau qui marquait aussi facilement.

« Tout ça à cause de cette fille… » marmonnas-tu pour toi-même, ronchonnant presque si tu n’avais pas gardé ce ton plat qui t’était si caractéristique.

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Yugito Frazen
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Mar 8 Mai - 9:11

Le ton de sa voix te fait sourire. Oui, à peine deux heures, et alors ? Ton sourire s'agrandit et tu t'affales dans l'herbe verte, sur le ventre, pas très loin des genoux de Raven. Peut être un futur coussin ? Tu le regardes, l'écoutes. C'est rare qu'il te remercie. Enfin, à sa manière quoi. Tu continues de l'observer. Tes yeux sont attirés vers la peau marquée. Tu fronces les sourcils.

« Ils t'ont fait mal ? »

Tu te redresses un peu, détailles la marque des doigts et grimaces légèrement. Tu soupires avant de poser ton menton sur une de ses cuisses, tu le regardes, sérieusement... avant de lui faire ton plus beau sourire. Puis tu roules sur le dos, t'assoies en tailleur, et tu parles. Tu parles pour ne rien dire. Pour meubler un peu le silence. Tu parles, parles, parles. Sans t'arrêter. Tes phrases ne sont pas liées. Tu parles des derniers potins, évites d'évoquer le nom de Sidonie. Puis tu changes de sujet, tu parles des cours, du fait que tu es un peu out c'est temps-ci... mais qu'en fait, c'est surtout à cause des soirées dans lesquelles tu te fais embarquer par un peu tout le monde. Et tu parles de Zelda. Twilight Princess. Tu l'as recommencé, tu galères toujours au même point : ces fichues statues ! Mais que cette fois-ci, t'iras pas regarder la soluc', que tu trouveras bien tout seul. Puis tu t'arrêtes, tu le détailles. Tu restes silencieux. Puis tu reprends :

« Sinon, ça va, toi ? Non parce que je parle mais... »

Et tu continues ton monologue. Tu lui jette quelques regards, tu sais qu'il n'aime pas forcément parler, tu parles pour deux. Tu lui demandes, mais tu sais qu'il ne te répondra pas vraiment. Tu poses des questions, tu y réponds. Tu t'arrêtes de nouveau et t'allonges, la tête sur ses genoux. Tu fermes les yeux. Tu aimes beaucoup être avec Raven. C'est calme, toujours très calme. Et silencieux aussi. Mais pour autant, ce n'est pas quelque chose d'énervant, de pesant ou de quoique ce soit d'autre.

Tu ne restes pas trop longtemps sur ses jambes – parce que tu sais que ça l'embête un peu, beaucoup même – tu te pousses, restes allongés dans l'herbe. Tu frissonnes sous le coup de vent. Tu marmonnes dans ta barbe, t'insultes d'idiot. Non mais sérieusement, qu'elle idée de se balader en simple t-shirt ? C'est pas l'été et en plus, il fait frisquet, c'est temps-ci ! Tu ouvres les yeux, observe les nuages... puis tu pointes le doigt vers le ciel.

« Regarde, celui-là, on dirait la tête de Yoshi ! Tu te rends compte, les jeux vidéos me suivent jusqu'ici ! »

Tu agis comme un gamin, comme à ton habitude. Mais ça te plaît. Tu ris doucement et laisses tomber ton bras le long de ton corps. Si tu le bouge un peu, tu peux pincer ses hanches. Tout doucement, évidemment. Vu comme sa peau marque. Un sourire malicieux étire tes lèvres et tu passes tes doigts sur ses hanches, pour essayer de le chatouiller.

Ben oui, ton premier but, c'était quand même de l'embêter un peu !
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Raven Ninvenci
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Placidus


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Mar 8 Mai - 13:54

Tu observas son geste vers ton épaule. Il était bizarre. D’une certaine façon, tu avais une vague impression de culpabilité quand tu le voyais s’inquiéter. Plus ou moins. Enfin, presque. Mais pas tout à fait. C’était fatiguant d’y réfléchir de toute façon, alors tu n’y prêtais pas attention, marmonnant vaguement que ça allait en regardant ailleurs. Tu lui jetas un regard en coin quand il installa sa tête sur tes jambes, te contentant de rester assis. Il te faisait penser à un chiot en fait. Fidèle, triste quand il est seul, plutôt câlin, un rien envahissant. Et bruyant. Mais d’une certaine façon attendrissant malgré tout. C’était plus simple de le voir comme ça. Quand on te connaissait, être comparé à un animal sonnait d’avantage comme un compliment que d’être considéré comme n’importe quel être humain.

Il se redressa d’un coup, dans une dynamique dont il avait le secret. Un chiot. Et il se mit à parler. Comme si le sort du monde dépendait de sa capacité à aligner des mots sans le moindre silence. Tu écoutais, en partie, te demandant comment il faisait pour respirer. De temps en temps, tu ponctuais avec quelques sons, pour montrer que tu écoutais, plus ou moins. Tu ne faisais pas réellement attention aux ragots mais tu savais que le blond les adorait. Tu levas un peu les yeux au ciel à propos de certaine rumeurs. Des trafics dans les couloirs de l’école. Tu ne connaissais pas ce Nikolai mais c’était quand même bizarre. Enfin, ces élèves de Synchronicity étaient surprenants après tout. Rapidement, il dériva sur son sujet de prédilection : les jeux vidéo. Tu n’avais jamais été très doué pour ce genre de jeux, sauf peut-être les jeux tactiques mais tu n’y jouais jamais vraiment longtemps. Tu n’avais jamais vraiment eu l’occasion mais tu étais presque sûr que regarder quelqu’un jouer était d’avantage dans tes gouts.

Il finit par stopper un peu sa diarrhée verbale, te laissant l’occasion de parler, te donnant même un prétexte avec une question plutôt simple.

« Ca va. Un peu fatigué. »

Comme toujours. Peut-être un peu plus que d’habitude. Question d’ambiance. Les bruits de couloirs t’épuisaient.
Et il reprend en posant sa tête sur tes jambes. Tu le laisses un peu faire. Après tout, beaucoup de compagnons viennent se percher sur ton épaule, ton ventre parfois ta tête. Alors lui aussi, tu le tolères. Il est un peu plus lourd qu’un moineau mais bon. Tu l’observes un peu se reposer. Le silence. Ou presque. Le bruit du vent, le bruissement des feuilles, le glapissement des animaux qui vous entoure. Des murmures pour toi.

Tu le vois frissonner mais avant de pouvoir dire quoique se soit, il pointe le ciel, l’air émerveillé. Tu soupires. Pas d’agacement. Simplement parce qu’il a la concentration d’un enfant de 5 ans. Au mieux. Tu retires ta veste, lui envoyant sur la tête avant de regarder vers le nuage en question. Ca ressemble d’avantage à un champignon pour toi. Tu n’as pas froid pour le moment, alors ta veste qui te gênait lui servirait surement plus, à cette tête de linotte. Lui qui oublierait sa tête si elle n’était pas bien fixée.

Alors que tu vas pour dire quelque chose, un sourire malicieux se glisse sur ses lèvres et ses doigts au niveau de ta taille. Tu trésailles, te redressant, plus droit que jamais, avec une légère grimace crispée. Des chatouilles. Tu te recules rapidement, essayant d’attraper ses poignets pour l’empêcher de t’atteindre.

« Ah non, pas ça ! »

Vif, ta voix plutôt expressive. C’était rare mais ca arrivait. Tu étais chatouilleux. Il y avait peu de personne pour le savoir. Il fallait dire que te chatouiller n’était pas la première chose à laquelle les gens pensaient. Tu te tortillas un peu pour tenter de reculer, tes mains tentant de tenir les siennes à distance. L’herbe humide facilite un peu ta fuite alors que tu tentes de garder contenance, au maximum de tes capacités. Tu ne sais pas pourquoi mais tu le dois. Cet air impassible, distant, blasé. Mais à ce rythme, tu n’allais pas tenir longtemps.

« Y-yugi ! Stop ! »

Tu te serrais presque mordu la lèvre. Mais ça aurait été admettre que ce qui t’avait échappé, un simple surnom, n’était qu’une simple bévue due au jeu du petit blond. Et pourtant, intérieurement, tu espérais vraiment qu’il ne relève pas ce détail. Mais qu’est-ce qui t’avait pris de l’appeler comme ça ?

Cette fois, tu t’étais mis tout seul dans l’embarra.

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Yugito Frazen
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Mar 8 Mai - 15:54

Ton rire dépasse la barrière de tes lèvres alors qu'il se redresse vivement, essayant vainement de se mettre à une distance respectable de toi... et surtout de tes doigts. Tu ramènes ton bras sur ton torse, avant de te redresser sur un de tes coudes. Tu tends de nouveau le bras, frôle à peine sa hanche. Le mouvement de recul, plus grand que le premier, te déconcerte. Autant que le son de sa voix. Mais moins que le diminutif qu'il utilise. Tu restes surpris... mais même pas un quart de seconde. Tu ne relèves pas... du moins, pas immédiatement. Mais avec la chance que tu avais, tu allais oublier d'ici quelques secondes.

« Chatouilleux, Raven ? »

Tu te redresses sur tes genoux, un sourire taquin incrusté sur tes lèvres. Tu es plus grand que lui à cet instant. Tu hésites, le détaillant. Vas-tu carrément lui sauter et le chatouiller jusqu'à ce que tu l'entendes rire – ce serait une très, très grande première. Vas-tu plutôt faire une petite feinte... puis l'embêter au cours de la conversation – que tu meubleras. Ou plutôt... tu lui sautes dessus, le chatouille – juste un peu – et tu arrêtes avant qu'il te trouve un peu – beaucoup – trop chiant. Tu te pinces les lèvres... et te relaisses tomber sur le sol, comme une masse. Tu te cognes même la tête contre une petite pierre qui traînait par-là.

« Aïe aïe aïe ! »

Tu passes une main rapide à l'arrière de ta tête, frotte ton crâne en grimaçant. Les larmes te montent aux yeux sans que tu le veuilles vraiment. Puis la douleur passe, les larmes disparaissent de la même manière. Tu te mords la lèvre, observes Raven qui te regarde également, puis tu éclates de rire. Tu ne sais pas vraiment pourquoi. Mais tu ris. Tu ris jusqu'à en avoir mal au ventre. Tu te sens bête, parfois, mais y'a qu'avec Raven que tu te sens bête, vraiment bête du moins.

Quelques secondes passent – très, très longues secondes, on s'entend – et tu rampes presque jusqu'à ses genoux pour y poser ta tête.

« Je savais pas que tu craignais les chatouilles ! C'est un bon point pour moi, ça ! »

Tu tends tes lèvres vers lui, plisses tes yeux dans l'intention de faire une grimace et tu respires fort. Tu es ridicule. Totalement ridicule. Tu le sais. Tu reprends une tête normale, observes le ciel un long moment et quand tu le sens un peu moins sur la défensive – ou du moins, quand tu penses qu'il a oublié que tu pouvais atteindre ses hanches sans aucun problème – tu glisses tes doigts à sa taille, le chatouille juste un peu... Et tu ris.



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Raven Ninvenci
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Jeu 10 Mai - 3:01

Il t’observe, triomphant, avec ce sourire alors qu’il se redresse, fier de sa découverte. Oui, tu étais affreusement chatouilleux. C’était même une chose que tu avais depuis toujours. Assis dans l’herbe, tu lèves un peu le nez vers Yugito, ses doigts s’agitant dans l’air alors qu’il semble simplement réfléchir à quelle sauce il va te manger. Parler de faiblesse serait peut-être exagérer les choses mais tu ne pouvais absolument pas et en aucun cas résister à des chatouilles. C’était plus fort que toi.

Ses lèvres se pincent, il prend une inspiration, tes yeux se ferment et… rien. Juste le bruit sourd d’un choc qui te fait ouvrir un œil avant de remarquer le blond entrain de se frotter la tête. Non mais quel clown celui-là. Tu ne pu retenir un vague soupir de soulagement qu’il n’est pas simplement décider de te sauter dessus pour tenter de te torturer à grand coup de guiliguili dans les cotes jusqu’à ce que fou-rire s’en suive. Ca aurait été bien trop fatiguant.

Vos regards finirent par se croiser, une fois le choc et la douleur dissipée sans doute, et finalement, il éclata de rire. D’un rire franc et spontané. Trop spontané. Tu haussas un sourcil, perplex, alors que tu baissais enfin tes mains que tu avais gardées prête à te protéger de l’attaque terrible que promettaient les doigts de Yugito. Le voilà qui revient s’installer sur tes jambes. Un nouveau soupir.Et il se vante tout content de savoir ton petit secret qui n’en était pas vraiment un. Tu lèves les yeux aux ciels avant de lui filer une pichenette sur le front à sa grimace. Il avait une tête affreuse quand il faisait ça.

Tu finis par simplement appuyer tes mains dans l’herbe un peu derrière toi et de lever la tête vers le ciel. Le temps s’est tranquillement dégagé. Le blond sur tes genoux semble s’être calmé. Durant un bref instant, tu te risques à fermer les yeux, profitant du vent qui soufflait doucement. Tu étais mieux sans ta veste, tu avais bien fait de lui donner. D’une certaine façon, il appréciait ces moments calmes. Ces moments où tu n’étais pourtant pas seul malgré tout. Mais en y réfléchissant, quand Yugito était silencieux, c’était un peu comme avoir un écureuil dormant sur ton ventre. En plus encombrant. C’était surement pour ça que tu avais finit par t’y habituer et à le laisser rester à tes petits instants de repos.

Et puis soudain, ses doigts repartent à l’assaut. Tu te crispes, tes mains quittant leur appui pour tenter de saisir les poignets du blond. Ce n’est bien sûr qu’en cours de route que tu réalisas toute l’absurdité de ton geste, un quart de seconde avant que ta tête finisse dans l’herbe. Rien de plus évident. Tu t’étais tout bonnement cassé la figure en arrière maintenant que tu n’avais plus le moindre appui.

« M-mais, Yu-yugito ! Ca chatouille ! »

Tu te tortillais pour tenter de t’extraire de ses mains diabolique qui risquaient de t’arracher un rire, une chose encore plus rare que les aurore boréale, que les étoiles filantes et les éclipses solaires. Alors tu tentais de retenir ça autant que possible. Sans savoir pourquoi. Simplement parce que les choses étaient ainsi aujourd’hui et qu’elles devaient le rester. Encore un peu. Jusqu’à ce que tu obtiennes ce pour quoi tu étais ici.

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Yugito Frazen
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Jeu 10 Mai - 15:01

Alors qu'il tombe en arrière, tu te redresses, quittes ses genoux. Sa voix, légèrement tremblante, ne te perturbe pas du tout. Sa supplice... oui, parce que tu es son tortionnaire à cet instant, te passe totalement par-dessus la tête. Il gigote et se tortille alors que tu chatouilles ses hanches, riant aux éclats... Ce qui n'est pas son cas.

Et alors que tes doigts parcourent ses hanches et sa taille, tu te perds dans tes pensées. Tu n'as jamais vu Raven rire... et cela te perturbe. Tu ne connais pas Raven depuis longtemps. Il ne parle pas beaucoup de lui – voire pas du tout. Il reste assez secret... Il doit sûrement connaître toute ta vie – ou presque – et toi... tu ne connais rien. Je fais bien un piètre ami, songes-tu. Seulement, es-tu un ami ? Raven... t'as jamais réellement mit de nom sur la relation que vous avez. Parce qu'il n'y en a certainement pas. Tu n'as pas conscience que tu as arrêté de le chatouiller, que tes sourcils sont froncés par la réflexion et que tes lèvres sont pincées.

Tu dois avoir une drôle de tête, à cet instant. Perdu dans tes pensées, tu ne fais pas attention que la position dans laquelle vous êtes doit être gênante. Tu te mordilles la lèvre inférieure, les questions se bousculant à l'intérieur de ta petite caboche. Toutes un peu plus bêtes que les autres. Tu as des réactions bizarres, parfois, tu le sais. Autant... être entouré, faire le clown, faire semblant, sourire, dire la vérité... tout ça, tu sais faire. Mais rester dans le doute, ça, tu sais pas.

« Dis... »

Ta voix est calme, un peu rauque car tu n'es pas encore totalement remit de ton rire qui a du déchirer les tympans de l'adolescent en face de toi. Tu laisses ta voix en suspens, tu te pinces les lèvres – encore – et tu ouvres la bouche... pour la refermer aussitôt.

« Non. Rien. »

Tu quittes ses genoux – ô très confortables – et t'allonges sur le sol, arrangeant la veste qu'il t'a prêté sur tes épaules. Tu ramènes tes genoux à ton torse, les entoures de tes bras... puis souris de toutes tes dents avant de repartir dans un monologue interminable.

Tu racontes des histoires idiotes, des blagues débiles. Tu prends des voix différentes pour mimer certaines personnes, tu fais quelques mimiques, rigoles seul en imaginant la tête que tu dois avoir. Tu continues en racontant quelques brides de soirées et de nuits. Tu lui parles de la raclé que t'a mis ton compagnon de chambre à Dissidia... Enfin, que c'était un score serré mais que c'est quand même lui qui a gagné. Parce que c'est son jeu, et qu'il y joue plus souvent que toi, et que donc, t'as un peu du mal. Mais t'ajoutes que toi, tu es sûr de pouvoir le battre à Street Fighter sur la Super Ness ! T'en es même certain.

Mais quelque part, au fond de ta tête, tu ne peux t'empêcher de te demander si tu comptes pour Raven autant qu'il compte pour toi. Quelque part, tu te demanderas toujours pourquoi tu ne l'as jamais entendu rire et pourquoi il est... associable ? Mais après tout, tu es le pot de colle, qui parle, qui n'aime pas être seul. Et même si tu veux mettre un nom sur la relation que vous avez Raven et toi, tu en serais incapable.


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Raven Ninvenci
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Jeu 10 Mai - 16:07

Tu te mords un peu l’intérieur de la joue, lui demandant d’arrêter en essayant de t’y soustraire. La situation doit donner une étrange impression de l’extérieur. Car ce n’est pas celui qui est chatouiller qui rit aux éclats. D’une certaine façon, il riait pour toi. C’était suffisant. Quelque part, l’entendre rire à ta place te permettait de ne pas le faire de ton coté. Puis, progressivement, les chatouilles diminuèrent pour finir par complètement s’arrêter. Tu ouvres un œil puis l’autre, remarquant le visage sérieux du blondinet qui te surplombait. Tu en profites pour reprendre ton souffle, sans trop pouvoir bouger pour le moment. Tu te demandes ce qui lui passe par la tête. Tu ne te poses pas trop la question, parce qu’il n’est pas du genre à rester sans parler. Ca, c’est plutôt toi. C’est pour ça que c’est pratique d’être avec Yugito. Pas besoin de se fatigué à réfléchir par ce qui peut lui traverser l’esprit parce qu’il finit toujours par l’exprimer à voix haute. Toujours ou presque. Mais c’était d’une certaine façon, reposant.

Mais il hésite un peu. Commence une phrase, l’avorte, y renonce. Tu fronces les sourcils, te redressant une fois qu’il a quitté tes genoux. « Non. Rien. ». Comment ça ? Pourquoi est-ce qu’il n’avait pas terminé sa phrase ? Le voilà qui reprenait son long monologue, comme s’il n’avait rien dit. Comme s’il n’avait rien tût.

« Yugito... »

Il continue. Il te parle de soirée, de gens que tu ne connais pas, il joue. Il fait comme si. Il te parle de cette fille qui s’est cassé la figure à cause de ses talons en soirée, à moins que ce soit ce qu’elle avait bu. De ce type qui avait finit tout nu sur une table en dansant la macarena. De toute ses choses triviales d’une vie d’adolescent normal. De toute ses choses que tu ignores. Parce que ce n’est pas ton monde. Parce que tu n’y connais rien de ces distractions. Boire te rend malade. La musique trop fort te donne mal à la tête. Ne pas dormir la nuit sonne presque comme un sacrilège.

« Yugito… »

Il te parle de ce dernier jeu vidéo trop cool auquel il a joué. Il te parle de la personne qui partage sa chambre. Tu ne sais même pas avec qui il partage sa chambre. Tu ne connais pas son nom. Tu t’en moques en fait parce que dans le fond, qui que se soit, ca ne te concerne pas. Il te parle de jeux vidéo, des titres qui ne te dise rien, de toute façon, tu n’as jamais vraiment prit la peine d’essayer d’y jouer. Mais pour le moment, tu t’en moques. Pire, que ça, ca t’énerve. Tu veux savoir la fin de sa phrase. Parce que tu n’aimes pas les non-dits, pas avec lui.

« Yugito ! Stop ! »

Tu veux qu’il se taise, trente secondes. Qu’il te laisse en placer une. Tu as plaqué ta main sur ses lèvres. Pour qu’il se taise un peu. Pour qu’il t’écoute, ne serais-ce que quelques instants.

« … Qu’est-ce que tu allais demander ? »

Tu éloignes doucement tes doigts de ses lèvres. Pour qu’il te réponde. Parce que tu veux savoir. Parce que se taire, ca ne lui ressemble pas. Parce que c’est pour ça que tu l’apprécies. Rien ne t’obligera à répondre après tout mais au moins, tu sauras.

Tu ramènes ta main vers toi, regardant vaguement ailleurs. Vraiment, ce genre de geste, de réaction. Tu te permets trop de chose avec ce placidus. Vraiment trop. Ca ne te ressemble presque pas. Non, ca ne te ressemble pas du tout en fait. Tu n’as pas l’habitude. Tu te recouches dans l’herbe en mettant ton bras sur tes yeux. Ce n’est pas du tout comme ça que tu étais sensé être dans cette école. Tu n’es là que pour une chose après tout. Alors, à quoi bon tout ça ? Pourtant, tu ne peux pas t’en empecher.

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Yugito Frazen
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Jeu 10 Mai - 16:52

Sa voix, plus forte, plus autoritaire, que d'habitude ne te percute pas et tu continues de déblatérer des mots sans importance... jusqu'à ce que ces doigts se posent sur ta bouche. Tu écarquilles légèrement les yeux, surpris. Il recule, ses doigts en même temps que lui. Tu passes ta langue sur tes lèvres pour les humidifier et l'observes se rallonger dans l'herbe, cachant par la même occasion ses yeux. Tu frottes ta nuque, gêné. Tu ne sais pas vraiment quoi faire, après tout... c'est compliqué, toute cette histoire de lien, d'amitié et tout et tout, non ? Si. Ta main emmêle tes cheveux et tu grimaces légèrement en passant sur la bosse qu'à créé la pierre de tout à l'heure.

Tu reportes ton attention sur Raven. Tu restes silencieux et te remets dans ta position fétiche, les genoux entourés de tes bras contre ton torse, la tête posé sur ceux-là. Tu te cales un peu mieux, la tête légèrement penchée, certaines mèches passent devant tes yeux mais tu souffles dessus pour les enlever. Tu restes silencieux. Toujours silencieux. La question de Raven tourne en boucle dans ta tête. Ce que tu allais dire ? Ce que tu allais dire ? Ce que tu allais demander, plutôt. Tu allais lui demander s'il était possible que tu le fasses rire un jour. Ou peut être allais-tu lui demander s'il te supportait, t'autorisait avec lui, parce qu'il n'avait pas le courage de te dire d'aller voir ailleurs. Ou encore, peut-être, allais-tu lui demander de lui parler un peu de lui, pour que tu le connaisses un peu ?

Il fait un peu plus froid que lorsque tu es arrivé. Tu mordilles ta lèvre inférieure – encore, dis donc, celle-là, elle allait être coupée partout hein ! – et lui demandes, relevant la tête par la même occasion, d'une voix joyeuse :

« Tu veux récupérer ta veste ? Il fait un peu frais maintenant ! »

Tu sais que ça ne sert à rien d'éviter la question, mais tu veux la repousser le plus longtemps possible. Parce que tu ne sais pas vraiment quoi dire, les conversations sérieuses, ça n'a jamais été ton truc, mais pourtant, tu aimes quand tout est clair, net, précis. Tu soupires légèrement, détournes ton regard du visage de Raven et observes l'arbre pas trop loin. Les feuilles bougent au rythme du vent et la mélodie de Sweet Dream te viens en tête sans que tu ne saches trop pourquoi. Marilyn Manson, t'aimes pas. Sauf quelques chansons. Celle-ci en fait partit. Tu fredonnes l'air, doucement, comme pour ne pas briser le silence qui s'est installé. Puis au bout de quelques longues secondes, tu soupires, réponds d'une voix calme :

« J'ai trop de questions à te poser pour que tu puisses y répondre en une seule après-midi, tu sais. »

Et tu lui souris franchement, changeant des habituels sourires vrais, certes, mais éclatant. Tu t'étires et étouffes un bâillement. Tu le regardes, déposes un rapide bisou sur sa joue et t'allonges à ses côtés, silencieux.
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Raven Ninvenci
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Jeu 10 Mai - 18:31

Il est surpris. Evidement, tu l’est tout autant même si on ne le remarque pas. On ne remarque pas grand-chose chez toi de toute façon. Que tu sois content, triste, énervé, fatigué… Tu as toujours le même panel figé d’expression vaguement humaine. Toujours très neutre. Tu éprouves des choses pourtant, comme tout le monde. Plus ou moins. Mais tu les as relégué au second plan tellement de fois que tu as oublié à quoi ca ressemblait. A quoi ressemblait le doute. A quoi ressemblait la joie. La tristesse. Non, en fait, celle là, tu ne l’oubliais jamais. Mais tu la gardais encore plus enfouie que les autres. Parce que ca ne te ressemblait pas.

Quand tu y réfléchissais, la raison pour laquelle tu n’étais pas contre la compagnie de l’énergumène qui semblait faire bouillir son cerveau à tant réfléchir à coté de toi, c’était peut-être parce qu’il était tout ce que tu ne pourrais jamais être. Tout en ayant toujours voulu l’être. La franchise que l’on aime. De ces gens qui ont juste ce qu’ils ont envie d’être sur l’instant. Toi, tu vivais comme tu en avais envie mais au dépend des autres. Lui, le faisait avec les autres. La popularité.
Durant un bref, instant, le souvenir de Sidonie écrasant ses lèvres contre les tiennes te fit esquisser une grimace entre dégout et mécontentement. Non, la popularité n’était pas quelque chose pour toi. Quelle hypocrisie que cette société de toute façon. Non, en fait, tu n’enviais rien à ce garçon… Tu t’en persuadais, coute que coute.

Tu ne pretas pas la moindre attention au vent plus frais qui souffla brisant le silence quelques instants avant que Yugito ne s’esquive à nouveau. Tu soupiras, ton bras quittant tes yeux.

« Non, je n’ai pas froid. »

Il ne voulait pas répondre. Ca t’agaçait, sans que tu comprennes pourquoi. Pourtant, il t’arrivait toi aussi de ne pas daigner répondre, répéter ou simplement dire quelque chose à quelqu’un. Bien, s’il ne voulait rien dire, tant pis. Sans que tu le veuilles réellement, ton expression se ferma un peu. Tu laisses un silence un peu plus pesant s’installer. Tu finis par glisser des bras en guise d’oreiller sous ta tête, fixant le ciel, les yeux dans la vague. Tu ne regardais plus vers lui. On aurait presque pu avoir l’impression que tu boudais. Et ce n’était pas loin, même si tu ne savais quel mot mettre dessus.

Il finit par s’expliquer, t’arrachant un regard de coin, un peu à la façon d’un gosse qui refuse d’arrêter de bouder. Mais tu acceptes cette réponse. En silence, laissant tes yeux se poser sur les nuages qui se rassemblent dans le ciel. Parce que tu sais que tu ne seras surement pas enclin à répondre au tiers des questions qu’il a surement envie de te poser. Alors tu acceptes de rendre les armes pour cette fois.

Un bref contact de ses lèvres sur ta joue te fait légèrement sursauter ; parce que tu ne l’avais pas vu venir. Non mais franchement. Quelle habitude étrange. Frottant un peu ta joue contre ton bras, sans réellement penser à mal mais simplement parce que ca te gêne, tu finis par briser le silence.

« Pourquoi tu fais toujours ça… ? »

Ce n’est pas un reproche. Juste une question. Parce que tu ne comprends pas. Et encore, tu t’es ravisé en cours de route, ravalant ce « avec moi » qui aurait du conclure ta phrase. C’est parce que tu ressembles à t’y méprendre avec une fille ? Tu en doutes, tu l’as déjà vu sauter au cou d’autre garçon. Mais tu n’arrives pas très bien à comprendre pourquoi il est comme ça.

« Je veux juste comprendre. C’est pas une critique. »

Tu tournes la tête ailleurs. Pourquoi tu te sens obligé de te justifier ? Tu arrives à t’énerver tout seul maintenant. C’était une grande première. Puis finalement, tu te tournes complètement sur le coté, montrant ton dos à Yugito, un bras replié en guise de repose tête.

« Oublie. Finalement, je m’en moque. »

Tu n’étais pas sûr d’avoir envie de savoir tout compte fait.

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Yugito Frazen
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Jeu 10 Mai - 19:14

La question qu'il te pose te fait tourner la tête. Tu ouvres la bouche pour répondre, mais déjà, il se justifie. Tu fronces les sourcils, sans comprendre alors qu'il te tourne le dos, sa voix se faisant donc moins forte à tes oreilles. Tu rampes jusqu'à lui, poses ta main sur son épaule.

« Raven... »

Tu le secoues un tout petit peu, pas beaucoup. Tu souffles par le nez, faisant une tête d'enfant boudeur. Tu n'aimes pas quand il est comme ça. Quand il te tourne le dos, comme s'il te disait « Va-t-en. ». Tu ne comprends pas pourquoi il réagit comme ça. Pourquoi il a l'air vexé. Ton ventre se serre sans que tu ne le veuilles.

« Raven... je suis désolé, je le ferais plus. »

Tu sais que ça l'énerve, pourtant, tu continues, parce que c'est ta façon d'être. Parce que tu tiens à lui et que tu as besoin de lui montrer. Alors tu lui fais des bisous, des câlins. Sauf que ça, tu ne le diras pas à voix hautes... sauf s'il te le demande. Mais il te l'a demandé. Donc tu vas lui dire ? Tu ne sais pas vraiment. Tu t'excuses une nouvelle fois. Non, vraiment, tu n'aimes pas te disputer avec lui. Tu n'aimes pas quand vous ne vous comprenez pas. Parce que tu peux dire ce que tu veux, la plupart du temps, vous vous comprenez l'un l'autre... enfin, vite fait.

Tu te mords la lèvre, te penches un peu plus sur lui. Tu lâches un petit « Raven ? » d'une voix légèrement tremblante. Tu attends désespérément une réponse. Tu espères qu'il va te dire que c'est pas grave, qu'il ne t'en veut pas. Que ça l'énerve juste, qu'il voudrait que tu arrêtes. Tu espères que ça se passera comme ça, mais tu sais que ça ne sera pas le cas. Tu humidifies tes lèvres en passant la langue dessus. Tu es toujours penché sur lui, à le regarder, attendant qu'il craque. D'une bonne, ou d'une mauvaise façon. Tu préférerais la bonne.

« Raveeeeen, j'te dirais tout ce que tu veux, promis. »

Et tu tiens toujours tes paroles. Parce que c'est comme ça. Tu espères qu'il le sache. Tu espères beaucoup de choses, à cet instant. Mais la chose que tu espères le plus, c'est qu'il ne te dise pas de t'en aller.


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Raven Ninvenci
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Ven 11 Mai - 0:19

Tu boudes. Tu ne sais pas pourquoi. Lui tourner le dos était une sorte de façon pour toi de mettre de la distance. Pas forcement entre toi et Yugito. Juste entre ce qui t’avait échappé. Ce dernier temps, beaucoup trop de chose t’échappait. D’ailleurs, plus tu y pensais, plus ca te donnait mal au crane. Alors tu restais muet, alors qu’il te remuait. Parce que tu ne savais pas quoi dire. Non, il n’y avait rien à dire en fait. Tu lui avais dis d’oublier ce que tu venais de dire. Alors, il n’y avait rien à dire.

Il s’’excusait maintenant. Mais quel idiot. Tu plongeas ton visage dans le creux de ton coude. Pourquoi est-ce que ca prenait de tel proportion ? Tu aurais mieux fait de te taire. Comme toujours. Les choses étaient bien plus simples quand tu ne disais rien. Ce genre de situation avait le mérite de te le rappeler. Le silence, cette protection infaillible contre les malentendus et les discours interminables d’explication. Tu n’avais même plus envie de parler pour le moment.

« - Raveeeeen, j'te dirais tout ce que tu veux, promis.
- Arrête ça Yugito… »

Tu gardais ton visage contre ton bras, restant tourné. Tu allais devoir t’y résoudre. Ce n’était pas comme si tu avais le choix. Enfin, tu l’avais mais sans l’avoir. Qu’est-ce que ca devenait compliqué… Tu en était fatigué d’avance. Après tout ça, tu rentrerais au dortoir et tu dormirais jusqu’au diner. Ou peut-être bien jusqu’à demain. Gardant obstinément le dos tourné et ta tête contre ton bras, tu marmonnas contre toi-même quelques jurons.

« J’ai pas dis ça pour ça. Je voulais juste savoir. De la curiosité. C’est tout. Alors arrête. »

Tu n’avais pas bougé. Ta voix devait être étouffée mais audible. En fait, tu te préoccupais que vaguement des détails. Il devait surement tendre l’oreille de toute façon. Il devait même être penché au dessus de toi, essayant de voir ta tête ou de mieux t’entendre. A cette pensée, tu tournas encore plus la tête jusqu’à sentir le gazon sur ton visage.

« C’est juste que… j’ai plus l’habitude. » finis--tu par marmonner.

La communication. Cet outil incertain et passablement capricieux. Tu n’étais vraiment pas doué pour ce genre de chose. A vrai dire, tu ne l’avais jamais été. Sauf avec une personne. Mais avec le reste du monde, c’était toujours trop compliqué. Tu n’arrivais jamais à poser les mots corrects, le bon ton ou la bonne intonation, peu importe comment ça pouvait s’appeler. Tout ce que tu savais, c’est que dès que tu ouvrais la bouche un peu trop, c’était la catastrophe. Comme maintenant.

Tu espérais vraiment qu’il arrêterait de te secouer avec ça en tout cas.
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Ven 11 Mai - 10:47

Tu restes silencieux, tu l'écoutes, attentivement. Le peu qu'il te dit, tu veux le retenir. Tu restes sur son corps – parce que tu es presque totalement dessus – l'idée que tu puisses l'étouffer à cause de ton poids te passe rapidement par la tête avant de disparaître aussitôt. Tu ne sais pas comment faire pour détendre l'atmosphère. Des questions te passent encore et toujours à travers la tête. Des dizaines de questions. Tu ouvres la bouche, la referme. Il ne te voit pas, les yeux cachés dans le creux de son coude. Tu hésites à répondre à cette question.

« J'aime pas, être seul... »

Tu espères qu'il a entendu, car tu ne le répéteras pas plus fort. Tu t'approches un peu plus de lui, passes un bras autour de sa taille et murmure, peut être trop doucement pour qu'il l'entende, mais tu t'en fous.

« Tu me fais un câlin, Raven ? S'il-te-plaît... ? »

Tu attends qu'il se tourne, tu attends qu'il te donne une réponse affirmative. Tu sais à quel point ça fait mal d'être rejeté, tu sais à quel point ça fait mal d'être seul, tu sais à quel point ça fait mal, et c'est pour ça que tu ne veux plus être seul. C'est pour ça que tu as changé, que tu t'accroches encore plus facilement qu'avant. Mais Raven, tu l'aimes tellement. Ton Raven à toi, d'une certaine manière. Il est important pour toi. Tu le sais, lui peut être pas.

Les méandres de la solitudes... Tu t'y es souvent perdu, pendant cette période. Seulement parce que tu n'avais pas eu le courage de dire une vérité qui faisait mal. Seulement parce que tu n'osais pas perdre quelqu'un. Mais en fait, tu t'es rendu compte que seul les personnes qui disent la vérité, même celle qui fait mal, sont biens dans leur peau. Puis ce besoin d'affection permanent, ce besoin de se sentir important. Tu ne sais pas pourquoi il est apparut, aussi vite que ta lettre pour Virtus Insania. Tu resserres ton emprise sur Raven, juste un peu, et pose ton front contre son épaule... Car c'est vraiment pas confortable de tendre le cou pour essayer de le regarder.

Tout ça n'a duré que peu de temps, quatre ou cinq secondes tout au plus. Tu espères vraiment que Raven va accepter de répondre à cette étreinte, juste une fois, pas longtemps, mais juste un peu, si c'est possible. Tu frissonnes sous le coup de vent, caches un peu plus ton visage sur l'épaule de Raven. Et tu attends, silencieux. Peut être lui expliqueras-tu un jour qu'il compte énormément pour toi. Peut être. Un jour.

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Raven Ninvenci
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Sam 12 Mai - 15:46

Tu as chaud. Il t’oppresse avec son propre corps. Mais tu ne bouge pas, tu ne lui dis rien. Pour le moment, tu restes immobile alors qu’il murmure la réponse, comme s’il espérait que tu n’entends pas vraiment sans pouvoir le garder plus longtemps. Un aveu un peu douloureux, très honteux, quelque chose qui faisait partit de lui malgré lui. Tu n’aurais jamais cru que vous seriez opposé à ce point. La compagnie, toi c’était ça que tu n’aimais pas. En règle générale. Avoir quelqu’un de trop proche de toi, physiquement ou d’un point de vue relationnel. Mettre de la distance entre les gens et toi. Un peu comme lui avait peur de la solitude, être proche de quelqu’un t’effrayais d’une certaine façon.

Ses bras se glissent autour de toi, s’accroche comme à une bouée. Puis, dans un souffle, une demande, une requête. Un câlin. Tu serres un peu ton poing. Ce n’est vraiment pas ton fort. Mais alors pas du tout. Les étreintes chaleureuses, les embrassades passionnées… Tout ce genre de chose, ce n’était vraiment pas ton fort. Tu te tournes un peu, te mettant un peu plus sur le dos, laissant faire. Tu hésitas un peu. Tu savais que tu ne pouvais pas soudainement te retourner pour le prendre chaleureusement dans tes bras. Tu en étais incapable. Même avec celui que tu cherchais, tu en aurais été incapable.

Finalement, avec quelques hésitations, tu poses simplement ta main sur la tête. C’est maladroit. On aurait presque l’impression que tu flattes un chien, même si ce n’est pas vraiment ta pensée. Pourtant, tu ne peux pas faire mieux. Tu n’es même pas sur d’avoir envie mais d’une certaine façon, Yugito fait partit de ces rares personnes que tu n’as pas envie de blesser.

« Je… »

Tu soupires. Tu n’étais vraiment pas doué pour ça. Tu gardais ta main sur la tête du blond.

« … ce genre de truc. Je suis pas très doué. »

Tu tournes juste un peu le regard pour regarder ailleurs.

« Mais je… peux essayer. »

Tu n’étais pas capable de lui proposer plus. Tu ne pouvais pas dire que tu allais changer, tu t’en savais incapable. Tu voulais faire un petit, tout petit effort. Essayer, juste avec Yugito.

Essayer juste une fois.

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Sam 12 Mai - 21:01

La main sur ton crâne te fait sourire. Tu caches un peu plus ton visage contre Raven, fermes les yeux quelques instants. Sa voix, incertaine, étire tes lèvres un peu plus. Tu apprécies le geste, l'effort. Tu l'apprécies à sa juste valeur. Tu sais que tu lui demandes beaucoup. Tu restes un long moment comme ça – du moins, ça te paraît long – et tu profites de l'instant, comme à ton habitude. C'est lorsque tu penses que tu as un peu trop abusé de lui aujourd'hui que tu te redresses, pinçant légèrement ses côtes au passage, un sourire se posant de tes lèvres.

Tu t'étires, cambres ton dos et étouffes un bâillement. Tu t'allonges dans l'herbe, pas trop éloigné de lui, et lui dit, d'une voix joyeuse mais sans pour autant être hyperactive, observant attentivement les nuages :

« Merci.. »

Ton entrain ne disparaît pas. Et tu restes silencieux. Puis tu commences à lui parler, encore. Tu lui parles du Bengale. Cette région de l'Inde que tu as appréciés, vraiment beaucoup. Tu lui racontes comment tes parents et toi, vous étiez dans la jungle avec des guides, pour une « petite sortie ». Tu lui avoues que tu as eu peur, très peur même. Tu ris en lui disant qu'au moindre bruit, tu sursautais. Tu reprends ton sérieux, racontes tout ce que tu as vu, décris les arbres géants. Et enfin ces tigres. Ces tigres magnifiques. Ces masses de plus de deux cent kilos qui auraient pu vous bouffer. Tu lui narres avec entrain les millions de couleurs, oubliant les tigres. Tu décris ta chambre d'hôtel, dont tu as encore quelques souvenirs.

Puis tu lui expliques que tu as passé ta vie dans des pays magnifiques, que tu rêves de voyager encore et encore. Que c'est la plus belle chose du monde. Que les gens y sont plus qu'intéressants. Les animaux fantastiques. Les nuances de couleurs magnifiques. Tu ris, encore. Tu te tournes vers lui, fronces les sourcils et mets les lèvres en cœur. Tu le regardes, restant comme ça quelques secondes avant d'annoncer avec un sérieux, sans pareil :

« Je t'emmènerais au Bengale ! »

Tu ne lui demandes pas son avis. Tu lui souris avant de repartir dans ton récit. Oh oui, tu te souviens d'avoir eu peur... puis d'avoir supplié tes parents d'amener « un petit minou rayé noir et blanc » parce que tu les trouvais mignons. Et tout ça, tu lui racontes. Tu te souviens de ta nounou dans ta chambre d'hôtel, qui t'avait donné une peluche. Tu frottes ta nuque, gêné, et dans un murmure tu lui avoues que tu l'as toujours.

Et tu continues, tu ne t'arrêtes pas. Parce qu'avec Raven, c'est tellement facile d'être toi-même, que tu ne te rends pas compte de ce qui se passe autour. Peu importe ce qui se passe autour, parce que ce qui est important, là, maintenant, tout de suite, ce sont Raven... et les souvenirs que tu lui racontes.
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Raven Ninvenci
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Dim 13 Mai - 5:46

Il te remercie. Il sourit comme il le fait tout le temps. Il t’embête aussi. Il est à nouveau le même. Tu le regardes faire, sans comprendre. Ca voudrait dire que tu as réussis. A faire ce qu’il attendait. A simplement communiqué. Tu as du mal à y croire sur le coup, tu le regardes repartir dans ses récits, divers et variés. Tu te redresses doucement, tu l’écoutes. Tu l’écoutes vraiment pour une fois. Tu l’écoutes te parler de l’Inde. Du Bengale. Tu l’écoutes te décrire les moindres détails de ses souvenirs. Cette fois, tu ne l’interromps pas avec de vague onomatopée pour lui faire croire que tu écoutes. Non, cette fois, tu écoutes vraiment, en silence. Tu le laisses peindre dans ton esprit des paysages féériques et colorés, des animaux sauvages que tu aimerais rencontrer.

Et il te promet. Il te promet avec tout son sérieux qu’il t’emmènera là bas un jour. Tu ne t’en rends même pas compte, les mots dépassant le stade de la pensée comme mué d’une volonté propre.

« J’aimerais bien voir ces paysages. »

Les animaux, la flore. Découvrir du pays. Tu n’y avais jamais pensé. La simple idée de quitter ne t’avait jamais effleuré l’esprit. Dans ton morceau d’Ecosse, au milieu du brouillard des low-land, tu n’avais jamais songé à un ailleurs. Un ailleurs plus beau, plus grand. Venir jusqu’en Allemagne avait déjà été un sacré défis. Mais tu t’en étais accommodé plutôt facilement. Alors pourquoi pas l’Inde, le Mexique, le Canada ou n’importe où ailleurs.

Il t’avouait gêné avoir encore une peluche, un peu comme un souvenir un peu gênant mais qui compte malgré tout.

« Alors, tu aimes les tigres, c’est ça ? »

Tu étais un peu curieux. Et avec ces recits, Yugito entretenait cette curiosité aussi surement que l’eau aide les plantes à grandir. Comme une drogue, plus tu en savait, plus tu avais envie d’en savoir d’avantage. Un cercle vicieux. Un caprice que tu ne te permettrais qu’avec Yugito. Qu’avec lui et loin des regards.

« Yugito… Tu veux bien m’en dire plus sur les pays que tu as vu ? »

Audacieux. Ca te ressemblait si peu. Et pourtant.

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Lun 14 Mai - 17:51

Le fait qu'il te réponde à l'affirmative te fait sourire. Le fait qu'il accepte, qu'il t'avoue qu'il aimerait y aller. Avec ou sans toi, peut importe, cela te fait plaisir, plus que tu ne l'aurais imaginé. Ton aveu ne semble pas le faire rire, au contraire, il te pose cette question avec un sérieux énorme. Tu te tais quelques instants, l'observes... puis tu hoches la tête vivement, un sourire scotché aux lèvres. Tu adores les tigres. Tu adores ces bêtes immenses et magnifiques. De plus de deux cent kilos qui peuvent te bouffer crus, t'arracher les jambes d'un mouvement de mâchoire. Tu n'en as pas vraiment peur... Enfin, si, un peu. Non, beaucoup. Tu termines ton récit sur le Bengale, ou du moins, ce dont tu te souviens encore. Tu te laisses tomber sur les genoux de Raven, calant ta tête contre ses cuisses. Tu fermes les yeux, reprends ton souffle. Ce n'est que dans ces moments là que tu te rends compte que tu parles énormément. Il profite du moment de silence pour te demander de reprendre la parole. Tu soulèves les paupières, le regardes et lui souris.

Tu lui avoues que tu as bien aimé les Maldives. Cette eau turquoise et ses poissons aux milles couleurs. Le sable blanc et les arbres verts. Tu lui racontes que quand tu étais gosse, tu avais peur de l'eau... enfin, surtout ce qu'il y avait dans l'eau. Puis quand vous avez fait de la plongée sous-marine, tu avais été en plein milieu d'un banc de poisson :

« Je crois que ça a été le plus gros flippe de toute ma vie ! J'sais pas si tu te rends compte, ça fait super peur des poissons qui tournent autour de toi comme ça ! »

Tu hoches vigoureusement la tête pour donner plus d'impact à tes paroles même si tu sais que Raven te croira. Tu soupires, restes silencieux... avant de reprendre de plus belles. Tu oublies les Maldives et ses couleurs magnifique pour partir en Irlande. Tu lui avoues que tu n'en as pas vu grand chose, mais que les gens là-bas étaient vraiment très gentil, pour le gosse que tu étais. Tu te souviens de la vendeuse au bar/tabac. Tu lui avais demandé une carte. Seul, parce que tu étais grand, tu ne voulais pas que tes parents viennent parler à ta place. La dame, très gentille, pas très vieille, t'avais écouté parler, bégayer, mélangeant l'anglais et d'autres langues dont tu avais entendus quelques sonorités. Puis, tu l'avais eu, ta carte postale ! Après de longues explications, certes, mais tu l'avais eu.

Tout ça, tu le racontes à Raven, n'omettant aucun détails, lui narrant les choses comme tu les as vécues. Certaines t'ont marquées plus que d'autres. Dublin est une belle ville malgré le peu que tu as vu, les gens y sont gentils et amusants, bruyants, aussi. Tu ris, encore, sans savoir pourquoi, ton torse se soulevant rapidement après ta crise de rire. Alala, les Irlandais étaient vraiment très marrant.

« Dès que je peux quitter Virtus Insania... je le ferais. »

Ton aveu est sérieux. Pour toi, rester toujours au même endroit, c'est une torture. Tu t'en ai rendu compte quand vous avez posé pied au Japon. Et tu en a vraiment pris conscience en restant enfermé dans l'école. Tu rêves de repartir et de voyager, encore.

« Tu me suis, si j't'accompagne dans des endroits magiques ? Vraiment magique, on s'entend. »

Parce que pour toi, Virtus Insania n'est pas un endroit vraiment magique.
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Raven Ninvenci
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Lun 14 Mai - 21:50

Tu as remis une pièce dans la fente. Une pièce pour alimenter cet incessant bavardage qui t’avais exaspéré plus d’une fois. Mais étrangement, là tu l’écoutais. Peut-être parce qu’il s’était mis à parler du monde. De ces ailleurs dont tu n’avais jamais vu que les pales photographie, des paysages couché sur le papier que tu pensais cent fois plus beau en vrai. Même si tu n’avais jamais pu l’expliquer ou le poser avec des mots, voyager était une chose qui t’avais toujours beaucoup intéressé. Mais tu n’avais pourtant pas quitté ton village natal. Tu avais grandis dans la même maison. La même pièce. Tu n’avais même pas changé les meubles de ta chambre de place d’aussi loin que tu t’en souviennes. Parce qu’au fond de toi, tu étais resté bloqué à un moment précis de ta vie. Quand il était partit. Et tu espérais qu’il revienne, tu voulais qu’il sache où te retrouver, alors tu t’accrochais à ce village, cette maison, cette chambre. Parce que sinon, comment est-ce qu’il pourrait savoir où tu étais ?

Sa tête sur tes genoux à nouveau –surement qu’il aimait cette place-, tu voyais Yugito s’extasier à la simple évocation de ses souvenirs qui peuplaient sa vie. Les tigres, les poissons multicolores, les oiseaux bariolés et tant d’autre chose fantastique. Tu avais aussi vu un tigre une fois dans ta vie. Dans un zoo. Mais tu n’en gardais pas un bon souvenir. Même un très mauvais. Cet animal était si malheureux que ca en avait été douloureux même pour toi. Malheureux et en colère. Tu n’étais plus jamais retourné dans un zoo après ça. Les animaux sauvages étaient tellement plus vivants dans la nature, libre. Ce pauvre félin tenait plus du mort vivant. Mais tu avais du mal à savoir comment on pouvait avoir peur d’un banc de poisson, ils n’étaient pas carnivore après tout.

Puis l’Irlande. C’était un pays plutôt proche du tient. D’ailleurs, tu te sentais plus proche des irlandais que des anglais. Enfin, c’était surtout une pensée de famille. Mais quand bien même. Les immenses landes vertes et les falaises abruptes surplombant l’océan te parlait d’avantage que Big Ben. L’anecdote de la carte postale te fis esquisser ce qui se rapprochait le plus d’un sourire quand on parlait de toi. Une vague expression de loin en loin. Son anglais n’était plus si mauvais maintenant.

Il finit par t’annoncer qu’il quittera cet endroit dès qu’il le pourra. Tu n’étais pas surpris. Tu l’étais déjà de plus en plus qu’il est accepté de s’enfermer entre quatre mur de pierre. Et il te propose de l’accompagner. Tu ne peux retenir une expression claire et franche de surprise à sa remarque. C’est vrai que tu t’entends relativement bien avec lui, comparé à tes rapports avec les autres. Disons un peu plus que la normale mais tu ne t’attendais pas à ce genre de proposition. Proposition plutôt tentante qui plus est. Mais rapidement, ton visage se referme et tu lèves simplement le nez vers le ciel nuageux.

« Je dois d’abord retrouver quelqu’un. »

Ta main se serra un peu, arrachant quelques brins d’herbe au passage. La raison de ta présence ici, tu n’avais encore pas réussis à en parler à qui que se soit. Pas de façon claire. Tu avais questionné quelques élèves de Synchronicity fraichement arrivé mais aucun ne savait que ta quête était la seule raison de ta présence ici. Pratiquer ton don ? Pourquoi faire ? Ton don n’était strictement d’aucune utilité. Sauf pour dire à l’araignée qui a fait sa toile au dessus de ton lit d’aller ailleurs. Demander aux souris si elles veulent la fin de ton fromage.

« Mais je crois que… j’aimerais bien ça... voyager. »

Seul. Avec Kylian ou avec Yugito.
Une fois que tu aurais remis la pendule de ta vie en route, tu avais le sentiment que c’était quelque chose qui te plairait.

Tu baissas finalement les yeux vers Yugito. Tu ne cherchais pas vraiment à le faire, pas de façon consciente du moins, mais tu détournas la conversation avant qu’elle ne prenne une tournure qui risquait de t’échapper.

« Magique. Parce que ce château ne l’est pas assez ? »

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Yugito Frazen
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Mer 16 Mai - 9:05

Tu restes silencieux, lèves les yeux vers lui et attends sa réponse. Un sourire a traversé ton visage lorsque la surprise s'est fait voir sur ses traits, mais il a vite disparut, pour laisser place à un visage plus sérieux. Il lève la tête, fait disparaître son regard de la portée du tiens. Sa voix s'élève. Trouver quelqu'un ? Qui ? La question te brûle les lèvres, tu la retiens de justesse. S'il ne t'en parle pas, c'est qu'il ne le veut pas. Tes dents accrochent ta lèvre inférieure, la maltraitent légèrement. Ton regard est attiré par le mouvement brusque de ses doigts. Les brins d'herbes s'arrachent, retombent sur leur semblables. Tu hésites toujours à lui demander qui est cette personne. Est-ce une fille, un garçon ? Un ami ou plus que ça ?

Perdu dans tes pensées, tu sursautes presque lorsqu'il reprend la parole et tu lèves ton regard vers lui, souris. Voyager, hein. Tu ouvres la bouche pour parler, mais il te coupe. Virtus Insania ? Un endroit magique ? Tu réfléchis quelques instants, cherches tes mots.

« Non. »

Tu ne lui donnes pas plus d'explication. Non, ce n'est pas un endroit magique. Les couleurs y sont fades, sans vie réellement propre. Les bruits sont trop mécaniques pour être naturels. La nature est trop loin de Virtus Insania pour que la vraie magie puisse y régner. Tout ça, c'est ce que tu penses, parce que tu as vu le monde, pas en entier, il faudrait plus que toute une vie pour connaître le monde, mais tu en as vu une partie, et tu sais que le monde est magique, vraiment magique.

La question te brûle toujours les lèvres. La curiosité est un vilain défaut. Tu le sais, tu essaies de te soigner, tu n'y arrives pas. Pas avec tout le monde, en tout cas. Tu ouvres la bouche, hésites de nouveau... puis soupires avant de t'allonger confortablement sur ses genoux. Tu tournes légèrement la tête, fermes les yeux. Tu frissonnes, encore, et tu te dis que tu devrais vraiment apprendre à te servir de ton don pour autre chose que faire des farces.

« J'ai pas aimé le Mexique, comme pays... »

Tes paupières se soulèvent et tes prunelles se perdent dans le vague. Non, tu n'as pas aimé le Mexique, vraiment pas. Mais tu ne sais pas vraiment pourquoi. Tu n'y es pas resté longtemps, juste le temps d'une semaine. Pas assez pour connaître le pays, mais suffisamment longtemps pour te laisser une mauvaise impression. Tu soupires et regardes les nuages, restes silencieux. Tu ne sais plus quoi dire. Tu ne sais pas de quoi parler. Tu te mords la lèvres – encore – et jettes un regard à Raven... avant de refermer les yeux.
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Raven Ninvenci
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Mer 16 Mai - 13:00

Le « non » tranchant et sans appel. Cela te surprit un peu mais tu ne relevas pas. Après tout, tu avais juste voulu changer de sujet. Le silence s’installe à nouveau. Le vent se rafraichit. Tu ne t’étais pas lassé de la compagnie du blond mais la simple évocation de Kylian, même à demi-mot, avait cette étrange capacité de complètement t’éloigner du monde à nouveau. Comme un mauvais bouton d’urgence sur lequel tu n’arrivais pas à t’empêcher d’appuyer. Tu te perdais dans tes pensées. Tu oubliais tout le reste. Comme une huitre qui cache sa perle, tu te refermais. Ce n’était pas réellement quelque chose de volontaire. Surement un simple reflex de survie.

Yugito gigote, se cale un peu mieux sur tes genoux. Ca commence à te peser un peu mais tu ne dis rien même si tes jambes bougent légèrement. Tu ne remarque pas vraiment le dilemme auquel il semblait en proie. Il finit par marmonner quelque chose que tu n’entends qu’à moitié. Tu n’écoutes plus vraiment. Tu sais vaguement qu’il a parlé du Mexique. Ce n’était pas en tête des pays que tu voulais visiter. Trop chaud. Tu n’aimais pas avoir trop chaud. C’était toujours plus simple de se couvrir que de retirer des couches. Disons qu’arrivait un moment où on ne pouvait plus rien retirer. Et puis, tu n’étais pas frileux. Par contre, la chaleur avait tendance à t’achever avec les honneurs. Un peu trop oppressant pour toi.

Le vent souffla à nouveau, t’arrachant tout de même un frisson qui remonta ta colonne sournoisement. Tu te redressas un peu plus, remarquant que Yugito avait les yeux fermés. Parler autant, ca t’aurais épuisé toi aussi. Même ne parler que la moitié de ce qu’il avait fait, ca t’aurais épuisé. Ce n’était pas une bonne idée de s’endormir ici. Même si tu le faisais assez régulièrement. En fait, c’était surtout ça. Tu savais précisément que ce n’était pas une bonne idée.

« Eh… Yugito. »

Ta min sur son épaule, tu le secouais doucement. Une fois qu’il avait ouvert les yeux, tu t’étiras un peu. Tu avais sommeil toi aussi. C’était peut-être le moment de rejoindre un endroit un peu plus chaud à l’intérieur. Tu allais surement finir allongé sur ton lit au dortoir.

« Je vais rentrer. »

Quand tes genoux furent libre, tu te levas doucement, tapant un peu tes vêtements pour chasser les quelques brins d’herbes qui s’y sont accroché. Tu regardas un peu la veste qui était encore sur les épaules du blond. Tu allais rentre alors, tu n’en avais pas vraiment besoin.

« Tu peux garder la veste. Tu me la rendras un autre jour. »

Sans plus de cérémonie, tu tournas les talons pour te diriger vers le hall. Les adieux déchirants et les embrassades, ce n’était pas ton truc. Alors il ne fallait pas trop s’attendre à des débordements alors que vous alliez surement vous recroisez de loin en loin dans le réfectoire ce soir.

Pour le moment, tu n’avais qu’une idée en tête en plus. Objectif sieste dans les dortoirs.

- - - - - - -

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Yugito Frazen
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Mer 16 Mai - 20:38

Sa voix te semble lointaine, la secousse te fait ouvrir les yeux alors que tu étais proche du sommeil. Tu l'observes s'étirer. Il te prévient qu'il rentre, qu'il quitte le parc. Tu te redresses, restes assis en tailleur. Tu frottes légèrement tes yeux. Tu étouffes un bâillement. Ton regard s'accroche à sa silhouette, tu le vois épousseter ses vêtements rapidement et tu esquisses un geste pour lui rendre sa veste, mais sa voix te coupe dans ton élan. Tu hoches simplement la tête, tu ouvres la bouche pour le remercier, mais déjà, il fait volte-face.

Tu l'observes marcher lentement, quitter l'herbe pour rejoindre le sentier. Tu hésites à l'appeler, à le rejoindre et à rentrer ensemble. Tu fronces les sourcils, te lèves également et ramasses ton sac qui traîne. Tu le mets nonchalamment sur tes épaules et commences à courir vers Raven. Une fois arrivée à sa hauteur – c'est qu'il marche vite, Raven –, tu lui sautes presque dessus, passes un bras autour de ses épaules et déposes un bisou sur sa joue.

« Alors, tu préfères le Bengale ou les Maldives ? »

Tu le colles un peu, tu le sais. Tu ne comptais pas le faire, au début. Mais tu n'as pas pu t'en empêcher. Tes pensées repartent vers l'aveu qu'il a fait. Il cherche quelqu'un. Qui ? Pourquoi ? Tu n'en as aucune idée. Tu attends un peu, l'observes, lui fais un clin d'œil.

« Non parce que, faut que tu me dises, comme ça, je prépare notre expédition ! »

Tu souris de toutes tes dents, enlèves ton bras de sur ses épaules et glisse ta main à sa taille... avant de le chatouiller rapidement. Tu ris et avance plus rapidement que lui, pour être le premier à rentrer dans l'école. Avant d'être trop loin de lui, tu te tournes et lui fait un grand signe de la main.

« Merci pour la veste ! Je te la rendrais demain ! »

Oui, parce que tu comptes le revoir demain, Raven.



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