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 I saw the stranger's eye, or was it my own ? - Libre

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Charlie Clarke
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Autonomia


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Date d'inscription : 28/03/2012

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Ven 20 Sep - 19:09

C’est une sensation étrange. De la liberté, quelque part. De la peur aussi, de l’incompréhension. Quelque chose est arrivé. Impossible de savoir quoi, de démêler le vrai du faux, le rêve de la réalité. Est-ce au moins possible ? Sans doute, peut-être, sûrement. Cela a dû nécessiter un grand pouvoir, mais ça n’en reste pas moins faisable. On oscille entre incrédulité et euphorie. Entre surprise et colère. Quelque chose est arrivé. Les couloirs de l’école n’ont pas changé, mais tout est différent. Comment ça a commencé, déjà ?

Au début, il y a eu le réveil. Comme si tout avait changé. Pas exactement la même chambre. Pas la même vision des choses. Comme si le rêve et le sommeil se rebellaient, refusaient de laisser place à la veille et la réalité. Lentement, un pied est sorti de sous les couvertures, comme s’il hésitait. Il a effleuré le sol, sursauté à sa fraîcheur. Un air incrédule s’est dessiné sur ton visage, Charlie. Le pied est retourné vers le sol, s’y est posé, s’est affermi. Un sourire a retroussé tes lèvres, un sourire surpris, le sourire de quelqu’un qui n’a pas l’impression que ce qu’il vit est réel. Les premiers pas ont été compliqués. Comme si tu en avais perdu l’habitude, comme si tes jambes ne t’avaient pas portée depuis longtemps. Ces pas mal assurés t’ont dirigée vers la salle de bain, pendant que tes yeux observaient ce qu’ils pouvaient attraper de ton corps comme s’ils ne l’avaient jamais vu. Des mains fines, des mains de filles. Même chose pour ces jambes, cette poitrine, ces mèches qui effleurent tes épaules. Puis est venue l’épreuve du miroir. Ton visage a pris un air surpris, choqué. Puis s’est transformé. Une grimace de colère mêlée de peur a plissé tes yeux et déformé ta bouche, qu’une de tes mains a vite recouverte. Puis elle a effleuré ta joue, touché quelques mèches. C’est un corps féminin dans le miroir, dans ce pyjama dépareillé, à l’élastique trop grand, avec des lapins sur le haut de des rayures en bas. C’est ton corps, Charlie, mais il paraît étranger. Un grand spasme t’a secouée, tes mains se sont agrippées au lavabo, ta tête s’est courbée jusqu’à ce que tu sois pliée en deux. Ta respiration s’accélère, ton ventre se soulève vite, trop vite, comme si tu suffoquais, comme si une immense vague venait de te submerger.

« Bordel de merde, qu’est-ce qui se passe encore ? »

Cette fois, ton corps entier a été secoué par un sursaut, il s’est redressé, ton regard a parcouru la salle de bain comme pour chercher l’origine de ces mots. Ces mots, c’est ta voix qui les a prononcé, tes lèvres qui ont bougé,  mais ton attitude entière respire la peur, tes yeux cherchent quelqu’un d’autre dans la pièce. A nouveau, ta bouche s’ouvre.

« Putain… »

Nouveau sursaut, ta main s’est posée devant tes lèvres, comme pour les couvrir. La voix a déjà changé, ce n’est plus celle que tu as quand tu n’utilises pas ton don, c’était une autre voix, une voix masculine, une voix que ta gorge n’avait encore jamais utilisée, que tes oreilles n’ont sans doute jamais entendue. Des spasmes te secouent, comme une crise de panique en train d’arriver, sauf que c’est de la colère qui se dessine dans tes yeux. D’un revers, ta main a envoyé balader tous les produits posés sur le lavabo, pendant que ta voix retentit à nouveau. Ta voix, ou cette autre voix, ou une autre encore, impossible de le dire.

« Putain ! »

La crise a mis longtemps à se calmer. Etonnant que ta colocataire ne se soit pas réveillée. Tu as fini par te relever, tes pas se sont dirigés vers l’armoire, tu as retiré ce pyjama ridicule qui amenait sur ton visage une grimace de répugnance. Tes mains ont saisi un pantalon, hésité longuement face à un soutien-gorge. Elles ont fini par l’attraper, mais tes gestes ont été maladroits pour l’enfiler, des jurons se sont échappés d’entre tes dents, arrachant de nouveaux sursauts à tes épaules quand ta voix retentissait. Quand tous tes habits ont été enfilés, c’est le chemin de la porte que tu as pris. Aller à l’extérieur. Voir des gens. Comprendre ce qui cloche. Comprendre pourquoi tout paraît si différent.

Tes pas résonnent dans les couloirs. Tout autour de toi est étrange, tes yeux reconnaissent des gens qui ne t’ont jamais vue, ceux à qui tu es familière leur paraissent inconnus. Ton pas s’est fait plus léger, peu à peu. Mais pourtant, cet air confus ne s’efface pas de ton visage. Cet air confus, et cet air de colère aussi. Tu ressembles à quelqu’un qui cherche quelque chose, qui veut comprendre. Parfois, tes pieds amorcent un mouvement pour se diriger vers ceux que tes yeux te désignent, mais le mouvement avorte. Quelque chose ne va pas. Alors tu continues à marcher dans les couloirs. Comme quelqu’un qui veut une réponse.

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It's a cold and it's a broken hallelujah
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Erika Linoa
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Date d'inscription : 08/04/2012

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Dim 29 Sep - 22:35

«  All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces »

Il ne vous arrive jamais de vous réveiller et, dans un court instant de panique, d’être incapable de situer l’endroit où vous vous retrouvez ? Et bien c’est ce qu’il m’est arrivé pas plus tard que ce matin, lorsque mes yeux sont restés fixé sur le plafond au dessus de moi, ma respiration s’étant figée dans ma poitrine, incapable d’aligner deux pensées cohérentes. Très rapidement, les choses se sont calmées et j’ai pu remettre les choses à leur place, plus ou moins. Virtus Insania. Oui, c’était ça. J’étais à Virtus Insania, cette école horriblement glauque perdue en Allemagne ou quelque part par là. Mais ca ne m’empêchait pas de rester un peu perdue, décalage horaire ou quoique se soit d’autre, je ne me sentais clairement pas en phase.

Essayant de chasser cette étrange impression, je secouais un peu la tête avant de m’étirer. C’est à ce moment que je compris vraiment ce qu’il se passait et que mon malaise n’était pas seulement du à une vague torpeur matinal. Ravalant un juron pour ne pas simplement rameuter la moitié de l’aile dans un hurlement, je fixais mes doigts avec stupeur, poignait dans mes cheveux, sautait du lit pour me mettre debout en m’observant sous toute les coutures. Vraiment, l’endroit où je me trouvais était bien la seule chose que je savais et ca n’était pas pour m’enchanter. Prenant une grande inspiration, je décidais de ne pas perdre mon calme et de commencer par m’habiller, le reste pouvait bien attendre. Alors que j’enfilais les vêtements que j’avais peiné à trouver dans cette armoire qui me donnait l’impression d’être celle d’une autre, je tentais de me souvenir de la veille, en vain.  

Quelques minutes plus tard, je quittais la pièce où j’avais dormis pour atterrir dans un couloir qui me rappelait vaguement quelque chose, juste ce qu’il me fallait pour prendre une direction quelconque sans me perdre. Je n’avais pas vraiment décidé d’un endroit où aller, il me fallait avant tout réfléchir à la situation actuelle. Distraite par le moindre reflet que je pouvais croiser, ce ne fut qu’à l’impact brutal que je remarquais qu’une personne se trouvait dans ma trajectoire, dans le sens inverse.

    « Aoutch… Faudrait penser à regarder où tu vas ! »

Assise sur le sol, je levai un regard froncée vers la personne que j’avais bousculé –ou qui m’avait bousculé, peu importait-. J’avais une vague impression de la connaitre, comme si j’avais croisé son visage au détour d’un couloir ou d’un cours. La situation devenait un peu plus délicate et le mieux à faire était d’adopter une optique peut-être un peu plus diplomate que d’ordinaire. On pouvait toujours essayer du moins. Prenant une profonde inspiration pour restaurer ton calme, je regardais un peu vers l’autre jeune fille.

    « Pas de mal au moins ? »

J’avais eu du mal à feindre un quelconque semblant de compassion mais au moins, je n’avais pas non plus fait preuve de morgue ou de cynisme. D’une certaine façon, ca relevait déjà d’un effort qui aurait pu être souligné, si ca avait été nécessaire.


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