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 Ne te retourne pas [LIBRE]

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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Dim 25 Aoû - 9:57



Où est-elle passée, la fière et belle Cassandre ? Où est-elle passée ? Je me le demande encore. Parce que ces nuits noires sont trop longues, à croire que le monde sous mon corps se dérobe. Alors je passe le couvre feu pour prendre l'air. Rester éveillée. Surtout rester éveillée. J'ai peur que les cauchemars dominent la réalité. Je n'ai plus une clope, et même pas l'envie de fumer. Ni de boire ni de me droguer. Je voudrais redevenir cette fille d'il y a maintenant deux ans. Celle dans sa brillante Synchronicity. Celle qui s'anime pour n'importe qui avant de le rendre insignifiant. Alors je m'assois sur ce banc. Et je regarde le ciel. Parce que lui ne s'écrasera pas sur moi. Et je me dis que ça serait tellement plus simple, si je reprenais ma vie d'avant. Mes pseudos problèmes d'affections, mes conflits sans importance qui me tenaient à coeur. J'aimerait que tout redevienne si simple. Que ce soit moi chassant les hommes qui me repoussaient, les autres me désirant de toutes leurs âmes. Je veux ces filles qui me jalousent à mes pieds, celles qui m'insultent et me méprise sans oser me regarder dans les yeux. Je veux être cette salope. Celle que l'on respecte ou que l'on direspecte. Celle que jamais l'on oublie.

Bitches are aggressive, assertive, domineering, overbearing, strong-minded, spiteful, hostile, direct, blunt, candid, obnoxious, thick-skinned, hard-headed, vicious, dogmatic, competent, competitive, pushy, loud-mouthed, independent, stubborn, demanding, manipulative, egoistic, driven, achieving, overwhelming, threatening, scary, ambitious, tough, brassy, masculine, boisterous and turbulent. A Bitch takes shit from no one. You may not like her, but you cannot ignore her.


C'était ça que je voulais. Qu'on me remarque plus que tout. Être le centre de l'attention. Être celle qu'on oublies pas. Celle que dans, trente ans, on dise "Tu te souviens, de Lipovsky, cette fille là." Parce que jamais je ne serais passée inaperçue à Synchronicity. J'en étais même inoubliable. Maintenant j'essayais tant de me rendre importante, le centre de l'attention. Ce n'était plus ce naturel qui s'évadait de moi. Il me fallait reprendre confiance. Et dieu, que c'était dur.

Alors j'étais assise sur ce banc, à regarder les étoiles. Et mon visage vient se loger entre mes mains. Et un sanglot vint à s'échapper de ma gorge. Quand quelqu'un s'assit à côté de moi. Je voulais juste qu'il ou elle dégage. Vite. Ne pas me voir dans mes faiblesses. Peu importe qui c'était.





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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Yugito Frazen
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Placidus


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Ven 30 Aoû - 7:53



Il faisait une chaleur épouvantable pour l'Allemagne, aujourd'hui. Le soleil tapait fort, vraiment très fort. Les personnes à la peau pâle auraient pu chopper un coup de soleil avec une facilité déconcertante. Toi, tu n'étais pas ce genre de personne à la peau pâle, tes années à voyager ici et là t'avaient habituer aux rayons du soleil et tu bronzais très facilement. Tes cheveux devenaient même encore plus blonds en été !

C'est pour ça que tu étais parti te balader dans le parc. Pour profiter un peu du soleil et de cet air vacancier avant la reprise des quelques cours qui occupaient tes journées. Tu avais même traîné tes pieds jusqu'au galeries, là où les amoureux se bécotaient sur un banc, où les filles discutaient vernis, où les garçons observaient leur camarade, chuchotant entre eux.

Tu étais resté toute la journée, et tu t'étais même allongé dans l'herbe pour dormir et, quand tu t'étais réveillé, il faisait nuit. Totalement nuit. Tu étais resté allongé pour observer les étoiles, un sourire aux lèvres puis tu t'étais levé pour rejoindre l'école, passant avant par les galeries.

Mais il y avait elle. Elle, Cassandre. Tu t'étais même arrêté pour l'observer. Elle semblait pleurer, mais tu ne voulais pas t'avancer. Après tout, il y avait une règle entre vous : vous ne vous connaissiez pas, sauf à l'intérieur de ta chambre. C'était la règle. Une règle pas vraiment dite, une règle jamais écrite, mais tu l'avais toujours senti comme ça. Sauf la fois où  tu lui avais donné ta clé, mais ça, ça comptait pas. N'est-ce pas ? Mais là, il n'y avait personne, sauf vous. Il faisait nuit noire... personne n'aurait pu vous voir, non ?

Après un long moment d'hésitation, environ trois secondes et demie, tu t'avances vers elle. Tu imagines déjà les foudres s'abattre sur toi, mais tu risques le tout pour le tout. Si tu pouvais l'aider, pourquoi tu la laisserais toute seule, hein ?

Tu prends une grande inspiration avant de t'asseoir à côté d'elle, les mains dans les poches, regardant droit devant toi. Tu déglutis, même. Et tu hésites à ouvrir la bouche. C'est sûrement ce qu'il ne faut pas faire. Mais tu vas le faire quand même. Une grande inspiration, et tu te lances...

    « Hey... »


Et déjà, tu sais que c'est une très, très mauvaise idée.






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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Ven 6 Sep - 12:43



Toutes ces choses jamais dites et imposées, par mon être, ma prestance et mon charisme. On aura beau dire que je ne suis plus que l'ombre de moi-même, je suis déjà bien aussi du commun des mortels. Et oui, la modestie ne m'étouffe pas. Mais qu'importe. Voilà qu'une règle, limpide mais jamais prononcée, est violée. Il vient m'adresser la parole dans les galeries, là où n'importe qui peut passer. Là où n'importe qui peut nous surprendre.

Mes mains glissent le long de mon visage. Qu'as tu fais ? semblent lui demander mes yeux. Mais en quelques dixièmes de secondes, me voilà bien plus dure que ce regard presque triste. Me voilà bien plus tranchante. Oh, quelle erreur as tu fais, petit allemand. Petit insignifiant.

    « Tu as trois secondes pour dégager. Trois... »


Je réajuste le gilet sur mes épaules, passe une main dans mes cheveux avant de les nouer en une queue de cheval haute. J'inspire lentement. Je ne prendrais pas plus de temps parce que c'est un prétendu ami. Peut-être que le déchirer comme les autres lui fera comprendre que je ne lui dois rien. Qu'il ne signifie rien. D'important en tout cas.

    « Deux. »


Ma voix ne se brisera pas. Parce qu'au final il vient glisser sur un terrain dont il ne connait rien. Et je ne veux pas qu'il en connaisse plus. Tant pis, une amitié qui aurait pu commencer, réduite en cendres.

    « Un. »


Le pire, c'est que ce sont des secondes normales. Peut-être rapide. Je n'attends pas la moindre de ses réaction entre chaque chiffre de mon décompte. Je n'ai même pas l'espoir qu'il soit assez intelligent pour s'en aller à temps.

    « Ne reviens plus dans ma vie. »


Et je me redresse à peine. Juste de quoi passer la main dans la poche de mon slim. j'en sors alors un trousseau de clefs, dont j'en détache une en particulier avant de la lui lancer au visage.
Oui, je n'en ai plus rien à faire de toi.




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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Yugito Frazen
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Placidus


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Sam 7 Sep - 9:38



Sa voix brise le silence. Le casse sans scrupule, violente et froide. Tu restes pourtant là, à chercher les mots, tu tournes ton visage vers elle. Elle pleure toujours. Du moins, elle a arrêté de pleurer depuis qu'elle a vu que tu étais là. Tu serres les dents avant d'ouvrir la bouche...

    « Je ne... »
    « Deux. »


Tu fronces les sourcils. Même pas elle essaye de t'écouter ? Même pas elle pense que tu en vaux la peine ? Tu serres les poings, non mais c'est quoi son problème à elle, hein ?! Tu vas pour ouvrir une nouvelle fois la bouche, mais sa voix, toujours aussi froide, toujours aussi sèche, toujours aussi violente, te coupe avant même que tu aies pu dire quelque chose :

    « Un. »
    « Mais écoute moi au moins ! »
    « Ne reviens plus dans ma vie. »


Tu écarquilles les yeux et tu observes ses gestes. Tu rattrapes de justesse le double de la clé de ta chambre, et celle de Heath, en passant. Tu laisses ton pouce glisser sur la clé avant de la poser sur le banc en pierre. Tu la regardes. Tes yeux glissent sur son visage légèrement humide, sur ses cheveux qui chatouillent sûrement sa nuque, sur son corps tendu.

    « Non mais c'est quoi ton putain de problème... » marmonnes-tu plus pour toi que pour elle.


Tu restes assis, les jambes tendues devant toi. Maintenant que c'est fait, c'est fait, de toutes façons, t'as plus rien à perdre, puisque tu l'as déjà perdue.

    « Je te comprends vraiment pas ! Un jour du souffle froid, un jour du souffle chaud. Après tu craches du feu, puis de la glace. Et moi, j'suis censé réagir comment, hein ? Bordel de merde, t'es mon amie ! Pas une fille ou un mec comme les autres avec qui je passe une soirée et que j'en ai rien à foutre, merde. C'est quoi ton putain de problème, hein ? Tu veux jamais d'aide ! Dès que je m'approche trop, tu m'envoies bouler, j'vais pas te bouffer, hein ! »


Tu reprends ton souffle, tu serres les poings. Tu restes là, juste le temps de remettre de l'ordre dans tes idées, juste le temps pour lui envoyer ses quatre vérités en face. Tu restes là pour lui dire à quel point elle compte pour toi. Tu restes là pour lui dire que tu ne cèderas pas.

    « T'as pas n'importe qui ! Et je vais pas te laisser là, toute seule, à te morfondre sur ton sort juste parce que t'es pas capable d'accepter l'aide qu'on t'accorde ! L'aide que je te donne ! Merde ! T'es chiante à pas vouloir qu'on te tende la main... Arrête d'être fière des fois, accepte que t'as besoin d'aide, même si c'est pas la mienne... »


Et tu regardes le sol, ne faisant pas attention si elle est toujours là, ne faisant pas attention aux alentours, ne faisant pas attention aux légers nuages qui ont recouvert la lune. Non, tout ça, tu n'y fais pas attention. Tu regardes juste tes jambes tendues, et le sol dallé.



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Gabriel de St-Andrez
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Mer 11 Sep - 11:15

La journée a été chaude, trop chaude pour lui. Gabriel ne supporte pas la chaleur, ce n'est pas nouveau, ce n'est même pas de sa faute, c'est son don. Depuis quelques temps, il a trouvé une solution, un dépannage, mais c'est un dernier recours, pour quand la chaleur devient plus insupportable encore que l'interminable bavardage de Frazen. Et ce jour-là, il ne l'a pas croisé, n'a même pas aperçu sa touffe blonde, ni entendu sa voix qui pourtant ne cesse jamais de retentir. Et pourtant, il en était presque au point de le chercher, si sa fierté ne l'en avait pas empêché. Accepter ses propositions de refroidissement, oui. Les demander, non. Un St-Andrez ne demande jamais rien, il ne s'abaisse pas à ça. Alors il a souffert, toute la journée, a déversé sa bile sur Camille, jusqu'à ce que le brun profite d'un instant d'inattention pour s'esquiver, ne faisant qu'irriter encore plus l'héritier. Le soir venu, la chaleur n'est toujours pas tombée, et l'état d'agacement de Gabriel n'a fait qu'augmenter, rendant toute tentative de s'endormir inutile, surtout avec l'Autre juste au-dessus de lui. Alors il a fini par sortir. Se hisser sur le fauteuil depuis son lit, un effort qui a diminué au cours du temps. Bientôt deux ans. Bientôt deux ans que son infirmité le hante, qu'il fait ce qu'il peut pour ne pas être un assisté, que l'Autre se plaît à lui rappeler sans cesse qu'il n'est plus qu'un pauvre type diminué.

Alors il sort, part chercher un peu de fraîcheur, l'ombre d'une brise. Les pavés inégaux, il a appris à les maîtriser, à esquiver les principaux trous, connaît sans doute mieux le dallage des couloirs que ceux qui sont ici depuis plus de cinq ans. Il avance, avec le son du moteur et des roues sur les pavés comme seul bruitage autour de lui. Jusqu'à ce que des voies parviennent à ses oreilles. Des voix qu'il connaît. Une pour l'avoir un peu trop entendue ces dernières semaines, l'autre parce qu'il désire l'entendre dès qu'une qui lui ressemble résonne.

Alors il s'approche. Parce que c'est elle. Cassie. Cassie qu'il n'a pas vraiment recroisé, alors qu'il l'aurait voulu, tellement. Elle dont il s'émerveille dès qu'il la voit qu'elle soit en vie, finalement, alors qu'il avait tant de mal à faire son deuil. Et puis au fond, même lui, il a presque envie de le voir. Envie que Yugito lui permette de profiter d'un peu de frais. Il ne comprend pas encore ce qu'ils disent, ils sont trop loin, le blond parle trop vite, parle trop, comme toujours. Et puis il finit par se taire, et Gabriel en profite, s'approche, s'avance, suffisamment pour les apercevoir, assis côte à côte sur le banc. Côte à côte mais pas ensemble, comme s'il y avait une tension entre eux, quelque chose qui ne passait pas. Et tandis que Gabriel s'approche, comme un ancien réflexe, c'est le chevalier qui ressurgit, celui qui jouait avec Cassandre, qui suivait ce petit jeu de séduction, celui qui la cherchait dans les couloirs de Synchronicity, celui qui la poursuivait jusqu'au bord du lac pour récupérer sa veste, celui qui la saluait toujours d'un "Mademoiselle Lipovski" respectueux, avec toujours ce sourire qu'il n'avait que pour elle, parce qu'elle était la seule à pouvoir le lui tirer. C'est comme un réflexe, et il associe tout de suite Yugito à cette tension, l'en estime coupable, alors que toute la logique du monde lui hurle que ce type capable de tenter de lui arracher un câlin ne ferait pas de mal à une mouche.


    - Cassie ?


Sa voix a des inflexions inquiètes. Il ne la poussera pas à parler, ne l'a jamais fait. Mais il s'approche, déjà prêt à la défendre, déjà prêt à faire fuir quiconque pourrait lui faire du mal. Les autres, il s'en fiche. Mais pas elle. Tous, mais pas elle.

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Cassandre S. Lipovsky
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Mer 11 Sep - 16:56



Il avait suffit d'un tout petit mot. Putain. Six lettres. Oh, Frazen, apprend à choisir tes mots. Tu ne dis pas Putain à Lipovsky en espérant qu'elle te pardonne. C'était aussi simple que ça. S'il y avait la moindre chance qu'il revienne dans ma vie, il venait de les foutre en l'air. N'importe quel autre mot aurait pu faire l'affaire. Mais on m'avais si longtemps traité de pute, de putain, que de le dire de moi, de quelque chose qui m'appartenait, mon soit-disant problème en outres, que, non pas ça me blessait, mais ça réveillait toute ma haine.

Pourquoi aurais-je un problème ? Je n'ai pas de problèmes. N'est-ce pas ? Je n'ai AUCUN problème. Oui, ça doit être ça. Il n'est personne pour juger de ma vie. Il n'en connait rien à part l'aspect sombre. Celui avec le surplus de medocs. Surplus qui n'en est presque plus un actuellement. Celui avec les cigarettes écrasées à la va vite. Odeur qui restait parfois dans ses draps. Non. Il n'a aucune idée de qui je suis. Parce que voilà. Cassandre n'est pas Lipovsky. Mais les deux n'ont rien à faire ici. Je devrais être en Russie. Pas ici. Pas dans ce pays pourris. Pas dans cette école misérable. Pas entourée d'imbéciles comme ça.


Je me retiens de lui mettre une claque, je ne sais pas par quel moyen. Mais, sache le Frazen. Personne ne me dit que j'ai des problèmes.

Et puis le voilà qu'il commence un monologue qui m'épuisse déjà. Qu'il se casse. Vite et loin. Surtout, quand tu t'en vas, ne te retourne pas ! Aller. Dégage. En fait, il ne mérite pas que je m'énerve contre lui. Ca doit être pour ça que je continue de fixer la cime des arbres devant moi, sans la moindre émotion sur le visage. Parce que si je peux changer les émotions des autres, je peux maîtriser les miennes. Mal, mais parfois, ça m'arrive. Comme là. Oh, non. Il ne mérite vraiment plus mon intérêt avec la tonne de connerie qu'il est en train de déblatérer. Première erreur. T'es mon amie. Et instantanément je souffles un « Tu n'es pas le mien. » Mais sûrement n'écoutes t-il même pas, trop préoccupé par ses propres paroles puisqu'il ne réagit pas. J'écoutes chacun de ses mots. Oh, il ne comprend pas. C'est aussi simple que ça.

Mais heureusement quelque chose me coupe alors que j'entrouvre ma bouche. Un simple petit nom. Une simple voix. Mon visage s'illumine légèrement. Parce que c'est lui. Mon Gaby. Nous étions les rois du monde, lui et moi. A dominer les verts d'un simple regard, d'un simple mot. On nous adorait, nous détestait. Ensembles ou séparés. Mais ils s'inclinaient tous devant nous. On était membre du CES. On était les meilleurs. En haut de l'échelle sociale. Personne n'osait nous cherchait sans craindre des représailles. Oh, Gaby. Gaby, mon chevalier. Viens donc me sauver.

    « Gaby ! »


J'ai la voix clair. Une légère étincelle. Parce que je suis vraiment heureuse de le voir. Il n'y a plus cette tragédie de ma mort, de ma résurrection. Non, non. Et j'ai ce visage d'enfant. Celle qui veut qu'on la défende. Alors je me lève. Et je me place derrière son fauteuil. Je pose un baiser dans sa nuque, mes mains se posent sur ses épaules, et alors que je remonte mon visage, je m'arrête au niveau de sa tempe. Chuchotant lentement.

    « Dis moi que j'ai pas de problèmes, Gaby... Dis moi que c'est encore un con comme les autres celui-là... »


Léger sanglot que je ravale. Une de mes main replace mes cheveux, essuie mon visage d'un voile invisible. Et maintenant ma voix sera une lame de rasoir. Juste pour me défendre des accusations que j'ai subit.

    « Regarde toi en face avant de juger les autres. Tu veux tellement être le héro que tu étouffes chaque personne qui s'approche. Je ne t'ai jamais rien demandé. Tu t'es imposé dans ma vie. Je t'ai accepté. Temporairement. Le bail est terminé. Et ne t'inquiète surtout pas. Je n'ai absolument pas besoin de l'aide de quelqu'un qui n'est là que pour se sentir important pour les autres. Qui n'aide que pour se trouver des amis. »


Ma main se resserre légèrement sur l'épaule de St-Andrez. S'il te plait, mon chevalier. Sauve moi.





[HS : Bon, ça passe par toutes les personnes, mais c'est parce que c'est vraiment écrit à la manière comme elle le pense dans l'instant. VOILA]

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Yugito Frazen
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Mer 11 Sep - 19:35



Te voilà dans une fâcheuse position, Yugito. Toi qui ne veut jamais faire du mal, toi qui prône l'amitié et l'amour. Oh, te voilà dans une très fâcheuse position. Il est là, ce nouvel arrivant, qui arrive comme un chevalier servant. Il est là, à arriver au moment le plus inopportun, ce moment où tu lui disais ses vérités, ce moment où tu lui demandais d'accepter ton aide.

Mais est-ce plus pour toi ou pour elle ? C'est toi qui a besoin des autres, c'est toi qui a besoin de les aider. Plus pour t'aider toi que pour aider les autres. Pour ne pas être seul, tu te lies aux autres. Mais c'est là la nature humaine, non ?

Elle se lève, se met devant lui. Ils se connaissent. Sur le coup, ça te surprend, sur le coup, tu restes les sourcils haussés. Ils se connaissent, et mieux que tu ne l'aurais pensé.

Tu ne la connais pas.

Et tu ne l'as jamais connu. Qu'est-ce que c'était, vos soirées silencieuses dans ton lit ? Qu'est-ce que c'était, tes douces caresses sur sa peau ? Qu'est-ce que c'était, cette fausse amitié basée sur des non-dits ?

Elle lui chuchote des mots à l'oreille et tu fronces les sourcils. Que lui dit-elle ? Que lui susurre-t-elle ? Qu'est-ce qu'elle lui dit ? Et ses mots font mal, quand elle reprend ensuite la parole. Elle te remet à la place qui t'es du. Du moins, à la place qu'elle croit t'être du. Celle en dessous d'elle, celle en dessous de son talon. Bas, très bas, tout en bas de l'échelle.

Tu te lèves aussi, pour être à sa hauteur, pour pouvoir la regarder. Il n'a rien à faire dans votre affaire, il n'en fait pas partit. Il est ici en simple spectateur jusqu'à ce qu'il se mette au milieu, mais tu ne lui laisses pas le temps d'être l'acteur d'une nouvelle scène. Pas encore. Plus tard, peut être.

    « Tu ne demandes rien à personne parce que t'es trop fière pour le faire ! Je me suis imposé, d'accord, pourquoi pas ! Mais c'est toi qui est venu, tous les soirs ! T'es venu tous les soirs ! Tous les soirs ! T'es venu sans rien demander en retour ! Tu as pris ce que je te donnais, mais toi tu donnais rien, t'as jamais rien donné ! Même pas un sourire dans un couloir ! T'es jamais contente de rien ! Je suis là, je t'aide comme je peux ! Mais tu sais quoi ? J'aime ce que je suis ! Je sais me remettre en question ! Je sais que je fais des erreurs ! Je suis heureux de me dire que grâce à moi, tu t'es pas shootée aux médocs ou quoique ce soit d'autre ! Merde. Putain. »


Quand tu t'énerves, tu cries, tu parles forts, tu fais des gestes avec tes mains, et c'est exactement ce que tu es en train de faire. Peut être pas trop fort, pour pas que ça alerte les quelques pions qui doivent tourner dans les couloirs, mais assez pour que quelqu'un puisse comprendre totalement tes mots, même éloigné à trois ou quatre mètres de toi.

    « Je me suis servi de toi, pourquoi pas, allez ! Si ça peut te faire plaisir. Si grâce à ça, tu peux te regarder dans ta glace tous les matins, s'il te faut ça pour te sentir mieux, je veux bien avoir le rôle du méchant ! Avoir le rôle du salopard ou du gros connard... Mais merde, j'ai juste voulu t'aider. J'ai rien fait à part t'aider... Et ça te suffit plus, ou c'est trop... alors tu me rembarres, tu me jettes et tu veux plus me voir... Juste parce que je t'ai aidé. Demander de l'aide, ça a jamais tué personne. Merde. »


Tu reprends ta respiration, tu essaies de calmer tes nerfs. Et tu vois déjà la fin de cet acte, tu vois déjà l'acte suivant commencé. Comédie ou tragédie. Tragédie ou comédie.



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