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 Oh sh*t !

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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


Messages : 75
Date d'inscription : 29/08/2012

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Lun 24 Juin - 17:45



Il y a du soleil à travers les rideaux, mais je refuse d'ouvrir les paupières, parce que c'est le matin, parce que l'affreuse alarme de Virtus Insania n'a pas encore retenti. J'ai un peu la pateusse, mais je crois que la gueule de bois n'est pas aux rendez-vous, et ceci trace un léger sourire sur mon visage. Je n'ai absolument aucun souvenir de ma soirée d'hier soir après deux heures trente passées. A vrai dire, je me souviens être d'être sortie de la boite pour rejoindre un after dans un bar de nuit, désobéissant au couvre feu de l'école Allemande. Je me souviens y avoir croisé quelques visages connus, sans savoir lesquels. Je me souviens avoir beaucoup trop bu, ingurgiter quelques cachets, et jeté mon paquet de clope dans les égouts. Je me souviens de ces néons, de ces shooters. De ces mojitos et ces coupes de champagne. Je me souviens avoir utilisé ma carte bancaire une dizaine de fois. 

Un gémissement sort de mes lèvres, je me tourne, balançant mon bras sur le côté des draps. Sauf que ce n'est pas les draps. C'est un corps, chaud, auquel je m'accroche quelques peu, me collant contre lui. Mes yeux restent clos, et je me dis qu'au final, cette soirée a du être bien meilleure que ce que j'imagine. Alors je respire dans la nuque de l'étranger, essayant de reconnaître une odeur. Puis je décolle légèrement mes yeux, distinguant quelques mèches rousses.

    « Mh...? »


Puis je prends appuis sur mon coude, afin de me relever, découvrir le visage de celui-là. Merde merde merde merde.
Je reconnais ce visage. Mes yeux s'écarquillent. Je n'ai pas le temps de me réveiller en douceur que je me crispe d'un coup. Je suis nue. Nue à côté de lui.
Certes. Certes je voulais lui plaire. Mais à force de s'insulter, j'étais arrivé à me dire que ça ne se produirait jamais, et j'en étais même heureuse. Et voilà qu'en plus de baiser à la va vite, gardant nos vêtement ne faisant que céder à la tentation, on se retrouvait dans une chambre d'hotel. Parce que oui, en plus de remarquer Adam, je ne reconnaissait pas ma chambre, ni même celles typiques de Virtus.

Alors je le pousse, jusqu'à le faire tomber du lit, collant le draps contre ma poitrine.

    « Qu'est ce que tu fous ici ?! »


Trou noir. Au final, ce n'était peut être pas une soirée si géniale.





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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Adam Flower
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Date d'inscription : 20/11/2012

Mer 3 Juil - 13:52




    Where the Wild Things Go.


    A quatre ou cinq, assis en cercle dans une piaule, c’est toi qui roule, comme d’habitude. T’en fais tomber un peu sur la moquette, il y en a un qui râle, qui te dit que « ça coûte cher, connard », tu lui files un coup de coude, et vous riez. A peine trente minutes plus tard, et vous avez déjà transformé la chambre en aquarium d’azote gazeux, la pupille de ton voisin est dilatée, mais sûrement pas autant que la tienne. Et vous bravez les interdits, en bande de grands cons que vous êtes, fuyant l’établissement glauque pour les zones d’ombres d’un bar pas très loin. Encore heureux, sinon on se demande comment vous l’auriez atteint, à s’extasier de couleurs qui n’existent pas. La soirée commence vraiment, les verres s’enchaînent, ta gorge te brûle, tes yeux te piquent, tu danses, tu chantes, tu te déchaînes. Tu te souviens vaguement entendre tes copains t’encourager, et ta main sur une hanche, ils explosent de rire et hurlent, et tes lèvres sur son cou. Tu serres une nana, tu crois bien que tu te la fais même. Ses ongles sur ton torse, tes mains dans ses cheveux, mais tu ne te souviens plus de rien.

    Ça t’apprendra à boire trop.

    Mais pour l’instant peu importe, tu ignores ta bouche pâteuse pour profiter de la fraîcheur agréable des draps sur ta peau brûlante. Bizarre qu’ils soient si doux, alors que les couvertures de ton lit semblent être faites en toile de jute. Tu y réfléchiras plus tard. Tu gémis de bonheur, t’étires un bras endolori et… termine en vol plané, hors du lit, pour une raison qui t’es encore inconnue. Plus pour longtemps. Au revoir, doux monde des rêves et tendresse des draps, voici venu le temps des explications et du réveil en fanfare. Tu te promets à toi même de refaire sa gueule à celui qui a osé te tirer de ton sommeil de cette manière-là. Tu ouvres un œil : eh merde, celui est celle, et même si tu la détestes et que tu crèverais d’envie de la saigner, on t’a toujours dit de ne jamais frapper une fille. En tenue d’Adam sur le sol gelé –oui  tu peux me trucider pour cette vanne-, tu accueilles sa question avec un mépris impossible à réprimer en lui arrachant les draps des mains, la laissant bien embêtée avec ses petites paumes pour cacher ses énormes seins :

    «D’après toi, ça ne se voit pas ? Je fais des tresses à la Licorne rose invisible. Espèce de cruche. »

    Tu t’enroules dans le tissu tel un grec dans sa toge et regrettes amèrement de n’avoir personne de sympathique dans ton entourage pour lui faire cette blague. Tu te relèves difficilement, n’adressant même pas un regard à la succube horrifiée sur le matelas, même si honnêtement, ce n’est pas l’envie qui te manque. C’est cette beauté empoisonnée qui prenait toujours le dessus, au-delà de toute cette haine qui vous rongeait tout les deux. Elle et son rouge à lèvres de traînée, elle et ses talons hauts de pute, elle et son corps. Une petite garce qui se trémousse et ondule sous vos yeux envieux et prend son pieds à vous blesser, à vous en faire baver. Tout ça pour quoi ? Tout ça pour qu’on la regarde, pour qu’on la remarque, pour qu’on lui donne de l’attention. Elle te faisait pitié autant qu’elle te répugnait. Et malheureusement peut être un peu moins que tu ne la désirais, toi aussi. Parce qu’au fond tu étais comme les autres, piégé par la même femme, comme tous ses chiens qui la suivaient dans les couloirs. Dans l’histoire, tu te découvrais être le plus haïssable.
    Tu marches difficilement jusqu’à une fenêtre et perds ton regard dans les rues que tu surplombes : comment as-tu pu traîner ta carcasse ivre jusqu’ici ? Le sexe fait faire de bien drôle de choses. C’était sûrement de sa faute, à elle et sa manie de chauffer tout ce qui portait un pénis. Et tu ne te gênerais pas pour lui faire savoir :

    « Et pas la peine de prendre ce ton accusateur, ma grande. Si tu veux mon avis, c’est pas moi qui t’ai traîné dans ce lit. Ouais, je crois même que tu inverses les rôles. »

    Pas très classe, ni très gentleman comme remarque : mais avec elle, tu ne prendrais pas de gants, et elle ne méritait pas mieux. La démarche lourde, tu te diriges vers la poubelle, réflexe prudent de tous tes lendemains de soirée, en espérant vivement y retrouver un emballage de protection. Il ne manquerait plus que tu engrosses une traînée.



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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Date d'inscription : 29/08/2012

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Dim 7 Juil - 8:58



Il arrache le draps de contre mon corps, et je précipite mes mains vers l'un des oreillers que je colle à ma poitrine, passant une jambe sur l'autre, un pieds en appui sur le matelas. Et il grommelle une de ses débilité alors que je grimace. Sérieusement ? J'ai pas la tête à faire de l'humour, là. Parce que voilà, Adam, je le connais, un peu. Et a chaque fois que l'on s'est retrouvé dans des situations non pas similaires, mais quelques peu intimes, c'était justement sans intimité. Je me souviens dans ce placard à balais, où il m'insultait, me disait que je pourrais avoir des plus petits seins pour qu'ils rentrent dans sa main, et où je lui criais de la fermer. Il y avait toutes ces fois, dans l'insulte et le mépris. Encore habillé, juste nos mains sous les vêtements, ma jupe relevée. Mais jamais dans une chambre d'hotel, aussi classe, dans un espace à nous. Et ça me dérangeait tellement.

    « Si c'est pour dire des conneries tu peux rentrer chez toi ! »


Le voilà qu'il m'ignore. Je relève un sourcil, agite le visage, comme pour réclamer des explications, de l'attention. Puis il affirme que c'est moi, qui l'ai traîné dans cette histoire. Et concrètement, c'est probable. Parce que même si je ne connais pas la chambre, je reconnais très bien le genre de l'hotel. Je pense même que ma carte bleue à cramée l'autre soir. Alors je dis rien, je me relèves, balançant l'oreiller sur le lit, allant derrière monsieur-licorne-magique-et-je-ne-sais-pas-quelles-conneries, ramassant mon Tshirt au passage, l'enfilant comme si c'était normal. J'oublies la petite culotte et le soutiens gorge. Je tiens seulement à cacher mon dos. Parce que je me dis que même s'il l'a vu, même s'il l'a senti, il ne doit pas s'en souvenir. Tant mieux.

    « Sois galant, rends moi ça ! »


Et je tire d'un coup sec sur le draps, le déshabillant à moitié. Et je le reluque de haut en bas, affichant un léger sourire moqueur, alors qu'en soit, il est bien dans la normale. Je voulais juste le mettre mal à l'aise. Je retire alors encore une fois sur le draps que j'arrive à serrer enfin dans mes bras. Je le balance sur le lit, en boule, avant d'aller m'asseoir dessus, croisant les jambes, bombant le torse.

    « Monsieur est content de sa soirée au moins ? »


En vrai, j'aimerais lui proposer de profiter de cette chambre d'hotel. Mais c'est Flower, ce gars, là, avec ce nom tellement féminin que juste de l'entendre, j'ai des nausées avec cette odeur de jonquille. C'est le gars que j'ai envie d'insulter, avant, après et pendant. Et si je lui proposais de remettre le couvert, il en viendrait à penser qu'on fait amis-amis, bête comme il est. Ou pire, que je m'ammourache de lui.




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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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