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 S’assoir sur des machines à laver c’est cool, je t’assure } Cassandre

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Dragomira K. Ivanova
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Lun 28 Jan - 19:26

Comme elle n’avait rien à faire que d’envoyer des textos, et qu’au bout d’un moment, faut bien l’avouer, ça lasse (sauf ceux de son frère, attention), elle s’est ennuyée un moment, allongée sur son lit à fixer le plafond. Puis les morceaux de journaux, photos et autres, accrochés au mur. Mais la flemme de les foutre en l’air et de tout recommencer, même si d’habitude c’est marrant et l’occupe toujours pour un bon moment. Faut comprendre, imaginer et créer une scène avec tant de trucs ça ne prend pas cinq minutes.

Donc, on en est à ce point, où elle ne trouve rien à faire, et ses ongles sont déjà vernis, ses cheveux coiffés, aucun livre n’attire son attention, son frère semble occupé… Bref, c’est l’horreur. Des fois ça lui arrive et elle fait avec, en mode zombie à rester à un endroit, dans un angle sombre c’est parfait pour faire flipper les gens qui passent, et pas bouger. Pas bouger du tout. Pendant très longtemps s’il le faut. Si elle a la foi elle peut même rester sans cligner des yeux un moment. Mais bon. Là, elle l’a pas, la foi.

Le premier truc qui lui vient, c’est de ramasser ses affaires au sol. Celles qu’elle a déjà mises. Qui sont là, au bout de son lit, à sagement attendre au sol qu’elle veuille bien en faire quelque chose. N’imaginez pas non plus qu’elles ont étés jetées là sans soin. Non, impeccablement pliées. Il n’y a aucune logique là dedans, mis à part le mode de rangement lunatique de Dragomira. Qui leur accorde enfin de l’attention, les déplies, et poses une à une ses affaires sur son lit, les unes à coté des autres. Pour vérifier s’ils ont besoin d’être lavés, dans une logique de pratique qui échappe surement à plus d’un là encore. Elle se contente de les fixer, le regard sévère, les mains sur les hanches, si menaçante que le tissu pourrait presque en trembler. Il semble que simplement les défier du regard suffit à déterminer qui a besoin d’un passage à la machine. Même si la quasi-totalité des tissus sont noirs.

Après cette opération, et s’apercevant qu’en fait elle avait aussi un peu la flemme d’aller à la laverie, elle tourna sur elle-même et, tiens, Cassandre. La fixe un peu, sourcils froncés.

« Cassandre. T’as des fringues sales j’imagine. »

Histoire de directement entrer dans le vif du sujet. Ou presque. Mais allez savoir si, à demi-retournée, les mains sur les hanches et un regard pas spécialement méchant mais les sourcils braqués, ça met les gens dans la confiance.

« Un tour à la laverie. On y va? »

Tout en disant ça, la voilà qui se retourne à son lit, se penche, prend ses fringues cette fois en les chiffonnant pour en faire une sorte de grosse boule noire, et chopant sa lessive spéciale préservation du noir en même temps, maintenant prête à partir. Mais décidément pas seule.

« Alors, tu viens? »

Et c’était déjà beaucoup d’avoir dit tout ça, et pour elle, c’était de la façon la plus polie qui soit. Alors, qui s’étonne encore qu’elle ait pas une tonne d’amis?

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Cassandre S. Lipovsky
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Ven 8 Fév - 17:51

Plein milieu d'après midi et absolument rien à faire. Bien sûr, bien sûr je pourrais me pavaner dans les couloirs, exhiber ma poitrine quelques minutes et entendre quelques "salope" et "bonasse" qui me ravissent alors que je prend un air outré, mais dans le fond, je me lasse. Je me lasse terriblement. Alors je suis silencieusement assise devant mon miroir à nettoyer l'eye-liner, le far à paupière et toutes es choses que j'applique avec soin sur le visage chaque matin. Le coton blanc se noircit sur ma paupière droite. Et je regarde mon visage que je ne démaquille que sur ce profil là. J'ai l'impression d'être un clown. Mes yeux ne sont pas si grands, mes lèvres pas si brillantes. Et l'on voit encore une trace de brûlure quand je tire mes cheveux en arrière, là où ma mèche voltige chaque jours, en tout temps et en toute heure. Je réfléchis à mon existence, minable ou splendide selon les jours alors que j'applique du démaquillant sur un second coton. Et cette fois-ci, j'y vais beaucoup moins délicatement. Je lève ce masque de peinture, je retire tous ces artifices, quand soudain la voix de ma colocataire retenti dans les airs.

Il y a une chose à savoir, sur les rapports entre Ivanova et moi-même. Elle n'est pas méchante, et, croyez le ou non, je ne la méprise pas. Sûrement parce que contrairement à toutes ces autres filles, elle n'essaye pas de se faire prendre en pitié ou d'être la bombe de service. Il n'y a donc aucune raison de la détestée. Bien qu'elle soit étrange et que nos rapports sont à quatre-vingt pourcents cordiaux. Dans la chambre, j'oublies régulièrement son existence. Silencieuse, elle est la colloc' parfaite en comparaison d'Aniela qui essaye de répandre le sourire sur les visages par sa joie naturelle. En réalité, le seul indice de vie est la sonnerie de son téléphone, plus souvent sur vibreur. Et je pense trop fort dans ma tête, alors les ondes disparaissent comme dans une mélodie constante que je confonds avec mes migraines récurrentes. A la limite, elle me demande d'écraser ma clope quand j'allume le bâtonnet du diable en pensant être seule.

Enfin, voici qu'elle parlait de fringues. Un des rares sujets de conversation que l'on avait et qui meublait une partie de nos activités communes. Ici, il s'agissait du linge salle, ce qui impliquait la laverie. Je me retourne alors d'un coup vers elle. Pourquoi n'a t-elle pas proposé ça il y a, je sais pas moi, dix minutes ?

    « Et il a fallu que tu attendes que je me démaquilles complètement pour décider ça ? »


Je suis énervée, mais pas de quoi péter un câble, et de toutes façons, je pense qu'elle ne m'a pas entendue puisque elle me propose de l'accompagner. J'attrape un crayon noir et encercle rapidement mes yeux, je passe du gloss rapidement sur mes lèvres, et le détail à ne pas oublier, de la poudre sur ma cicatrice, parce que je ne veux pas qu'on la voit. Je préférerais me montrer sans tout le reste de mes artifices. C'est le plus grand manque de confiance en moi depuis que j'ai quitté le monde normal. C'est la première chose qui me blesse dans mon égocentrisme.

Je me relèves d'un coup et tire le panier que j'ai planqué sous mon lit, j'y rajoute le string qui est perdu dans mes draps et le foulard qui trône à côté de ma relique magique devant laquelle je dois m'admirer plus d'une heure par jours. Et la voilà déjà partie alors que je fourre mes clefs dans une poche, que j’attrape les produits de lessives les balançant sur ma robe noire froissée.

On longe le couloir, je préfère ne rien dire dans les couloirs, on pourrai me prendre pour une fille sympathique, et j'aurais en nausée l'idée qu'on me prenne pour quelqu'un qui a "seulement besoin d'un câlin pour se sentir bien". Alors je redresse le menton, faisant claqué mes talons et doublant Dragomira. Seulement, une fois arrivée devant la laverie, je lui tiens la porte. Geste que vous ne me surprendrez pas à faire régulièrement. Il n'y a personne, fort heureusement.
Je pose ma panière sur l'une des machines que je m'empresse d'ouvrir, y lançant tous mes vêtements blancs et des draps sales. Je la lance avec un peu de produit avant de me lancer devant une autre machine, commençant à vérifier que je n'ai pas de vêtements dits "fragiles". Alors je déplies les débardeurs et autre robes, les mettant délicatement les uns après les autres dans la seconde machine.

    « J'aimerais bien te voir en blanc, une fois. Ca doit tellement te changer. Enfin, ça ferait peut-être gamine de film d'horreur, aussi. »


Et me voilà assise sur une machine à laver, jambes écartées, les coudes délicieusement posées au devant de mon boxer qui doit dépasser de mon short beaucoup trop court. J'appuies mon menton sur mes mains. J'aime avoir l'allure d'une actrice porno. Vraiment.



[HS : J'ai eu l'erreur d'écrire sur du Mumford & Son, du coup, le style d'écriture ressemble pas trop à du Cassandre. Mais, PARDON. Et pardon aussi pour la première personne, CA NE ME CORRESPOND PAS, mais j'ai commencé comme ça, je me sentais aps de tout rechanger. Je me rattrape au prochain poste .c.]

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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Dragomira K. Ivanova
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Mar 19 Fév - 21:48


Tout ça n’avait pas vraiment d’importance au final. Ses vêtements pouvaient attendre encore un peu sans avoir à se plaindre, surement comme ceux de sa colocataire. Elle aurait pu tout aussi bien partir sans l’informer ou lui demander de l’accompagner. Elles n’étaient pas vraiment amies toutes les deux, aucune obligation envers l’autre. Elles n’étaient pas ennemies non plus. Sans douceur ni danger, elles se contentent de vivre avec l’autre, entamer quelques fois une conversation qui ne va jamais très loin, et se jugent sans gène. Cassandre aurait très bien pu refuser son offre, sans grand intérêt et bien trop soudain. Mais comme il était drôle de la voir se remaquiller simplement pour se promener dans quelques couloirs. Dragomira l’attendit près de la porte en souriant. Ce qui était rare sans son frère dans les parages, mais qui se faisait quand même à certaines occasions.

Aucun son provenant d’elles deux dans les couloirs à part le bruit de leurs pas. Panier de linge sale en main, comme si elles se rendaient à un lieu sacré. Apportant sacrifice de tissu aux saintes machines à laver. Voilà, de si peu, Dragomira qui divague. Les talons de Cassandre claquent, s’imposent au sol, lui exigeant le respect. En auto proclamée reine elle se fait première de la marche, mais dans sa grande générosité, retint la porte de la buanderie pour que le dragon entre dans la pièce sans encombre.

Suite à cela, leur manège commence. Elles se mirent à posséder ces machines à tourbillon et à leur délivrer leurs proies, chassées spécialement pour elles.

La grande Cassandre sur ses talons perchée lui fait une remarque. D’origine vestimentaire, bien sur, pour ne pas effrayer les habitudes et ainsi les faire fuir. Du blanc. Sur Dragomira l’on n’en voit qu’à faible dose, d’un col sortant d’une robe de nuit, des accessoires en os, des chaussettes des fois. Mais c’était si rare.

« Tu veux dire tout en blanc? Ce serait affreux. Le blanc ne me va pas du tout. »

S’imaginant ainsi, donnant l’ordre à la machine d’enfin tourbillonner, elle se tourna vers l’autre jeune fille.

« Mais il y a pire. Imagine moi, couverte de couleurs. Disons, par exemple, que j’aurai cambriolée la garde-robe d’Aniela. J’aurai surement l’air de ces clowns dans les films d’horreur qui ne rêvent que de ton malheur. »

Sur ces mots, elle posa son panier vide au sol, et par la force de ses bras, se posa sur le haut de la machine au travail. Assise ainsi sur ce trône elle mirait la salle. Battant ses pieds dans l’air et coiffant ses cheveux de ses doigts, elle continuait d’imaginer.

« Et toi maintenant. Une journée en noir de la tête au pieds, sans oublier le maquillage et les accessoires lugubre, tu penses que tu supporterais? »

Non. Elles ne se détestaient pas.



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Cassandre S. Lipovsky
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Mar 5 Mar - 19:43

Oui. L'idée d'imaginer Dragomira bariolée de couleur me tire un sourire, et même, un rire du coin des lèvres. Parce que j'essaye de l'imaginer avec une de ces magnifique robe jaune et des fleurs dans les cheveux. Un peu comme seul Aniela sait le faire sans paraître ridicule. Et il faut dire, c'est quelque chose. J'imagine les longs cheveux noirs de Drago avec quelques brins de muguets, une robe multicolore et son expression blasée de tout. Je m'en souviendrais quand je déprimerais. Ca devrait pouvoir marcher en cas de petits coup de blues.
Mais bien sûr, la discution ne s'arrête pas là. Ta colocataire te propose bien gentiment, à sa façon à elle, de t'habiller tout en noir. Et tu hausses un sourcil. Serait-ce un défi ? Parce que si c'est le cas, tu es presque sûre de pouvoir t'en sortir.

    « Bien sûr. Je pense même l'avoir déjà fait. »


Ce que j'omets volontairement de dire, c'est qu'il y a noir et noir. Parce que j'ai déjà été seulement en sous-vêtements noirs et talons aiguilles. Certains m'ont même vu. J'ai déjà été, dans ces robes couleur nuit qui laissaient apparaître beaucoup trop de mes formes. Bien sûr, j'avais ce rouge à lèvre rouge. Mais tant que l'on ne m'obligeait pas à en porter un noir, je m'en sentais capable. Enfin, toujours est-il que le "noir façon Dragomira" ne me convenais pas du tout. Au mieux, je pourrais porter un slim et un blouson en cuir, farder mes yeux et mettre un foulard noir, avec peut-être un imprimé "tête de mort", pour être dans le genre. Mais je savais que ce n'était pas ça qu'elle voulait dire, alors avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, je descends de ma machine à laver, la pointant du doigt en lui disant d'attendre quelques secondes.

Et me voilà à faire l'aller-retour jusqu'à la chambre où je me suis dépêchée d'attraper un slim, un débardeur et mon blouson. Tout noir, évidement. Je repartais en courant presque jusqu'à la laverie où je regardais Drago quelques secondes avant d'hausser les épaules et me déshabiller devant elle, dévoilant un ensemble azuré qui m'allait légèrement trop petit au niveau du sein droit. Bien sûr, j'étais face à elle, pour ne pas lui montrer la cicatrice que j'avais dans mon dos. Même si elle l'avait peut-être vu. J'enfilais alors le débardeur et le blouson alors que j'étais encore en petite culotte, et fis un tour sur moi-même.

    « Je reste sexy même à moitié habillée, à moitié déshabillée. Pas vrai ? »


Et je rigolais parce que je le pensais pas. Même si je n'étais pas repoussante, personne ne pouvait être "sexy" à proprement parler avec seulement un blouson en cuir serré.contre sa poitrine. Et à se propos, je finis par le réouvrir, sans le retirer pour autant. Après quoi je décidais d'enfiler le slim et de remettre mes talons hauts.

    « J'ai plus qu'à retirer le rouge à lèvre rouge et mettre des bottes noires, et puis tout est parfait. A ton tour. Blanc ou couleur ? »


Et ce n'était pas grand chose. Seulement des trucs comme ça. Des affaires de filles, ils appellent ça.

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Dragomira K. Ivanova
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Jeu 7 Mar - 1:29



Le dragon, impertinent, comme toujours. Parfois, faisant semblant, se montrant presque poli. Là, en présence de la reine sur ses hauts talons. C’était un clin d’œil caché dans des mots. Une sorte d’invitation exigeante, où l’on vous fait courbette sans vous demander votre avis au préalable. Et là. Ce mouvement d’épaule, perçu du coin des yeux, pendant qu’elle continuait, insouciante, à brosser ses cheveux de ses doigts. Les dents de la reine claque, en même temps qu’elle hausse le menton.

Elle l’a déjà fait? Bien. Mais de quelle façon? Celle sous-entendu? Cassandre, glissée dans les vêtements de Dragomira, un spectacle à voir.

Et voilà que la reine descend de son trône. Prend-t-elle l’invitation du dragon au sérieux? Un mouvement du buste et un doigt dirigé dans la direction de l’amoureuse du noir semble indiquer que oui. Et elles n’étaient partis pour rien, la porte claque, Cassandre l’avait suivi sans obligation, elle est maintenant seule dans cette pièce vrombissante. Les machines tournant, et assise sur l’une d’entre elles, le sentant d’autant plus.

Elle s’allonge à moitié, s’offrant la machine par avant occupé de la reine, y posant mollement ses seins et sa tête sur ses bras, ses jambes encore un peu laissées au vide. Il y a quelque chose d’agréable et serein. Le bruit des machines ressemble de plus en plus à un chœur de ronronnement. Le dragon se verrait bien les rejoindre, miaulant d’aise à son tour. Si elle pouvait.

L’attente ne la dérange pas, et quand Cassandre revient, Dragomira la regarde s’imaginant ressembler à un chat ne bougeant pas au retour de son maitre. Elle prend une pose plus humaine, sortant de magasines, le buste relevé bien que le corps allongé, la tête retenu par une main sur sa joue et le coude sur la machine, et l’autre bras posé sur ses hanches, jambes remontés cette fois sur ses machines se croyant quelques fois chats. Vraie petite pin-up sans le maillot de bain et la plage.

Et était-ce dans une suite de connexion mentale que Cassandre semble vouloir faire de même? Mais prenant le jeu peu être un peu plus à cœur. À dire vrai, le dragon ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe quand l’autre fille, sans même s’annoncer, se déshabille sous ses yeux. Elle la regarde faire, faignant une attitude décontracté, mais clignant frénétiquement des paupières.

Et la voilà qui tourne, la reine, sans plus ses talons, portant à peine plus d’un blouson sur sa peau, défilant avec sa petite culotte devant le dragon et ces machines à miaulements. Et qui commente ses actes, avec fierté et vantardise. Alors elle s’arrête et couvre ses jambes. C’est au tour de quelqu’un d’autre de faire un commentaire.

« Je me demande… Tu aurais agi de la même façon si j’avais été un garçon? »

Dragomira ne savait pas si elle devait se sentir honorée ou vexée. Et puis, qu’est-ce que c’était que cette tenue au final? N’avait-elle finalement rien comprit ou c’était pour se moquer un peu plus?

Mais ça n’empêche pas la reine de demander récompense. Alors, mon dragon qui ronronne, qu’y a-t-il de plus ridicule sur toi, le blanc ou les couleurs?

Les deux.

« Ça dépend. Tu préfères hurler et mouiller ta culotte, ou n’avoir aucune réaction trop surprenante en premier lieu mais garder ce traumatisme toute ta vie? »

Et ça la fatiguait un peu, d’user autant de sa voix. Autant. Oui, pour elle, c’était déjà beaucoup. Peut être trop.

Mais soit, puisque la reine le propose, ce jeu, elle y participe aussi. Alors la voilà qui abandonne la prise des deux trônes, et qui passe, près de l’autre, et qui s’arrête presque en l’effleurant, lui lançant un regard de défi.

C’est à son tour, maintenant, de défiler dans les couloirs. Si certains les suivaient ils ne devaient plus rien comprendre. Dans la chambre, c’est en même temps le placard de Cassandre et d’Aniela qu’elle ouvre. Une nausée exagérée lui vint. Blanc et couleurs. Ramassant son butin, elle sort, pressant le pas, agacée quelque peu par ce pari pas vraiment dit.


Face à Cassandre, posée pile devant elle, à distance mesurée pour être ni trop proche ni trop éloignée. Même manège. D’abord le col, qu’elle déboutonne. Pui la robe, qu’elle retire. En soutien-gorge et collants l’hésitation la gagne quelques secondes mais elle continue. Plus de collant. Et cette pile de vêtements. À la rigueur, elle préfère rester en sous-vêtements. Voir même être nue. Cette fois c’est un regard presque haineux qu’elle lance à Cassandre. Le dragon têtu qui refuse de perdre face à la reine.

« Je le fais. Mais après tu porteras ma robe. »

Plus de marche arrière.

Elle pioche ce haut, blanc. Un t-shirt, manche courte, décolté. Frayeur. L’enfile tout de même. Découvre que l’on voit ressortir quelques bouts de son soutien gorge. Et une jupe, courte, en jeans. Des habits de citadine. Elle croyait ne jamais avoir à porter ça. Mais le pire reste à venir et la voilà déchirée dans son envie d’arracher ces choses au plus vite et les garder le plus longtemps possible pour ne pas avoir à affronter le reste.

Plus de marche arrière.

Une robe à fleur. Tuez-la.




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Cassandre S. Lipovsky
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Dim 7 Avr - 9:56

Pendant que je me déshabille, me rhabille, elle me pose cette question insolite. Aurais-je agis de la même façon si elle avait été un homme ? Et je hausse les épaules parce que je ne sais pas. Parce que surement je me serais déshabillée, mes seins sous son nez, juste pour sentir son pouls s'accéléré. Sûrement, si elle avait été une autre fille, je n'aurais pas même pris la peine de me changer. Et pourtant, pourtant. Comme je suis devenue mal à l'aise avec ma nudité. Quand l'on se concentre sur mes seins, sur mon ventre, tout va bien. Mais je ne veux pas qu'on aperçoive mon dos, les quelques cicatrices à l'arrière de mon corps. Je voudrais retrouver mon corps, lisse et parfait. Celle d'une playboy girl. Celle d'une de ces filles qui pose sur tumblr. Je voudrais que toutes rêvent encore d'avoir mon corps, mes yeux et mes cheveux. Je voudrais pouvoir refaire comme à ma première année à Synchronicity. Déambulée en chemise culotte dans les couloirs. Laisser tomber le tissus blanc à col pour exhiber mon corps. Me retrouver en retenue, presque exclue. J'aimerais pouvoir retrouver confiance en cette chaire déchirée.

Enfin. La voilà qui exécute le même manège que moi. Aller-retour entre la laverie et la chambre. Et elle se déshabille, s'habille alors qu'elle me dit que je devrais porter sa robe. Et en la voyant en sous-vêtement, je me demande comment mes seins vont rentrer dans ses vêtements. Mais tant pis, un jeu est un jeu. On abandonne pas une partie en cours. Plutôt perdre que d'être lâche. Je souris à la vue de la robe à fleurs. C'est ça que je veux qu'elle porte. Alors lorsque elle fixe l'étoffe printanière, je saisis sa robe du bout des doigts avant de recommencer à mes déshabiller. Toujours encore en faisant bien attention à ne pas exposer mon dos. Mon blouson tombe sur le sol, et tout le reste s'en suit. Et j'enfile cette tenue qui m'incommode. C'est serré au niveau de la poitrine. Et je me sens presque none. Mes cheveux tombent, quasiment lisses dans le dos. Et si je n'avais pas cette touche de maquillage pute, je pense que de loin on pourrait me prendre pour Ivanova.

    « Mon dieu. Qu'est ce que ça ne me va pas ! »



Je me regarde de haut en bas, et n'ose même pas retourner dans la chambre me regarder devant un miroir. Je pense que je ne supporterais pas l'image de moi que j'en verrais. Je pense que j'en serais bien trop choquée. Mais le pire. Si quelqu'un venait à me croiser dans les couloirs comme ça. Je pense que je perdrais un peu plus du mythe que j'ai créé. Déjà qu'il s'est à moitié envolé en fumée.
Mes mains se posent sur ma poitrine, et je boutonne lentement le col avant de ramasser les collants de ma colocataire et de les enfilés. Mon dieu. Pourquoi on a échangés tout ça ?

    « Et ça plait aux garçons, ce genre de tenue ? Je veux dire, tu t'es déjà faite draguée plusieurs fois ? Parce que t'as pas moche, mais je suis pas sûre qu'ils osent t'approcher. »


C'est ce qui peut le plus ressembler à un compliment dans ma bouche. Pas moche. Ca veut dire jolie. Mais j'ai trop d'égo pour le dire. Et cette question est stupide, parce que de ce que j'ai compris depuis que je partage une chambre avec Dragomira, c'est que les garçons elle s'en fout, sauf s'il s'agit de son frère. Alors à quoi bon poser une question pareille.

Ses vêtements me tiennent chaud. Moi qui exhibe ma chaire au premier moment venu.

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