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 Encore mieux que Disneyland } Dexter

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Dragomira K. Ivanova
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Faithbee


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Lun 28 Jan - 18:43

Ça passera. Les minutes sont lentes, la taquine. Les secondes se font plus lourdes, juste pour l’emmerder. Ça fait déjà un moment qu’elle a arrêtée de prendre des notes, et même d’écouter le prof. Pas de problème, ça arrive régulièrement. Elle prendra le cours de quelqu’un d’autre à la limite. De toute façon, là, elle ne peut pas se concentrer. Mais bon, ça passera. Ouais, forcément, le cours va bien finir un jour. Même si elle commence à en douter, en fait.

La sonnerie, et les muscles se détendent. Crispés comme ils étaient, et le soupir de soulagement, ça fait du bien. Et la voilà dans les premiers à sortir, les affaires rangées depuis un moment.

Une heure plus tôt, un message du frère, un rendez-vous après les cours, et c’était tout. Passer du temps avec lui, c’est tout ce qui lui importe. Elle savait même pas où ils allaient aller. Flâner, surement. Ou alors il avait tout prévu. Ça lui arrive parfois, les surprises comme ça, pour lui faire plaisir. De toute manière, peu importe l’endroit, si elle est avec lui c’est parfait.

La voilà comme une gamine excitée à qui on a promis de passer une journée entière à Disneyland. C’est peut être grave. Les relations fraternelles c’est pas vraiment sensé faire ça, non? Surtout quand on sait la situation familiale quand ils se sont rencontrés. Ou alors c’est peut être pour ça, dans le conflit ambiant, ils étaient les seuls à pouvoir s’apprécier. Mais bon, c’est pas le problème. Elle en est presque à courir, se retenant quand même, dans les couloirs. Il faut qu’elle sorte, qu’elle le retrouve devant l’école. Il est peut être déjà en train de l’attendre. Et voilà qu’elle espère, pour se distraire en chemin, qu’il n’y aura pas de vent. Elle ne s’attache jamais les cheveux, et comme ils sont longs, ça fini en désastre quand le vent s’amuse à lui souffler à la gueule. Elle heurte quelqu’un, s’excuse même pas, reçoit un "Hé!" pas content mais pas le temps de se retourner et lancer un regard noir. Elle a d’autres choses plus importantes à faire là.

Aussi rapidement qu’elle l’eut pu, elle atteint la porte. La franchi, et Dexter est là. Directement, ça lui colle un sourire au visage. Faisant celle qui n’était pas du tout pressée, elle reprend sa façon de marcher calme et naturelle, et légèrement plus lente que la moyenne, mais surement que sa respiration et ses joues un peu rouge la trahissent, même si elle n’a pas pensée à ce détail. De toute façon, Dexter la comprend toujours.

S’arrête près de lui, ne peux pas s’empêcher de sourire, ce qui peut paraitre dingue quand on l’a déjà vu seule. Et, tant qu’à faire, passe son bras autour de celui de son frère.

« Alors, on va où? »

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Dexter W. Chessmann
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Winterhood


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Lun 11 Fév - 1:35

Dexter sortit de la salle d’un pas lent. Il regarda sa montre et soupira. Il restait deux heures de maths et Drago sortirait dans une heure. Il était hors de question de rester une heure de plus dans ces bâtiments étouffant tout en sachant qu’il devrait tenir une heure alors que Dragomira serait dehors. Il saisit son téléphone et se dirigea dans couloir opposé à la salle où se déroulait le cours de mathématiques. Personne ne releva, les gens avaient l’habitude de le voir partir en plein milieu de la journée. Pour sûr il allait avoir des problèmes mais tant que ce n’était pas le cas il s’en fichait. Il sélectionna le premier de ses contacts, #Sis’.

« Salut Soeurette. Je sais que tu as encore une heure de cours mais prépare toi. Je t’attendrais près de la sortie dans une heure. »

« Message envoyé » lui affirma l’appareil. Bien. Maintenant restait à se faire petit pendant l’heure qui suivait et se préparer. Il fourra le téléphone dans la poche de son jean, réajusta son sac sur son épaule et se dirigea vers sa chambre. Passer inaperçu il en avait l’habitude. L’échine un peu courbée, les pieds trainants, les mains dans les poches et une seule oreillette dans logée dans son oreille gauche de manière à s’immerger du bruit ambiant sans totalement ignorer ce qui se passait à coté de lui. Il traversait les couloirs en silence, le regard fixé sur ses pieds. On aurait pu croire qu’il était déprimé mais à vrai dire il était excité. Il n’attendait qu’une chose, que cette putain d’heure passe. Pourtant il n’accélérait pas le pas.

Il était maintenant dans sa chambre. Il vidait son sac de cours. Puis il réfléchit à ce dont il aurait besoin. En fait il ne savait pas vraiment où ils iraient, le plus important était que Drago soit là. Il fit une liste dans sa tête et remplit son sac au fur et à mesure. Son porte monnaie, son MP3, son appareil photo, son portable, du papier, des crayons, des chewing-gums, un paquet de bonbons, deux canettes d’ice-tea, des gâteaux … Il y ajouta un sweater, au cas où, pour sa sœur. Il revérifia le contenu du sac, voir s’il n’oubliait rien d’important. Puis il le ferma et le remit sur son épaule. Il regarda de nouveau sa montre. Il lui restait vingt minutes. Il se leva, quitta la chambre et se dirigea vers le point de rendez-vous qu’il avait lui-même fixé.

Il était près de la sortie. Il l’attendait, il savait qu’elle serait une des premières à sortir. Et il savait qu’elle courait déjà dans les couloirs. Il savait qu’elle grignoterait la moindre minute qu’elle pourrait pour passer le plus de temps possible avec elle. Elle franchit la porte, avec son allure habituelle, ce pas légèrement lent qu’il appréciait. Il avait l’impression qu’il ralentissait le temps, que de cette façon de marcher résultait une distorsion temporelle qui leur permettait de vivre toujours plus que les autres ces moments passés ensemble. Il sourit à sa vue Les joues légèrement rouges et de sa respiration quelque peu saccadée.
Elle passe son bras autours du sien, ils commencent à marche déjà.

« Alors, on va où ? »

Il se pose mentalement, réfléchit un instant, le regard perdu vers l’horizon. Il veut un endroit calme. D’un coup il tourne la tête vers elle, un grand sourire plaqué au visage.

« J’ai entendu parler d’un endroit qui va te plaire je crois. On va pouvoir jouer, je pense qu’on sera seuls. Le parc pour enfants. Tu connais ? Tu sais ce qu’il se dit dessus ? Une fille y a été tuée je crois. Et puis il est bien situé. Tu sais, le cimetière, tout ça. Si tu veux on leur rendra visite. »

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Dragomira K. Ivanova
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Jeu 21 Fév - 19:19



Elle se laissait aller prêt de lui. Il savait tout ce qu’il fallait. Il l’emmène, l’accompagne, vers un endroit qu’il qualifie superbement. Prêt d’un cimetière. Ça fait rêver. On raconte qu’une fille y a été assassinée. Oh, Dexter, tu sais tout.

La confiance qu’elle lui donne n’a pas de limite. Son amour non plus. Même s’ils ne sont pas nés ensemble, même s’il n’ont qu’à moitié le même sang, il ne fait pas parti de sa vie. Il est sa vie. Et elle se laisse guider, accrochée à son bras comme si le laisser aller les séparerait pour toujours.

Mais rien ne peut les séparer, pas vrai? Pas même un amour qui passerait par là, sans s’annoncer, de la façon la plus mal polie qui soit. Personne ne peut se mettre entre eux, n’est-ce pas? Non, Dragomira ne le croit pas. Même si son frère devait aimer quelqu’un d’autre qu’elle, cela ne changerait rien au fait qu’elle a la première place.

« Dis-moi. Quand on sera mort, on nous enterra l’un près de l’autre, n’est-ce pas? Il faudra l’écrire dans nos testaments peut être. Mais c’est forcé, n’est-ce pas, qu’on reste ensemble même morts? »

Elle n’attend pas une réponse forcément. Ça lui plaisait juste de le dire, d’entendre ces mots sortirent de sa bouche, en point d’interrogation certes, mais sans cacher la certitude dans sa voix. C’était un peu égoïste et prétentieux en même temps, mais en présence de son frère ça n’avait plus d’importance tout ces défauts, étant persuadée qu’il les pardonnent tous.

Il était long ce chemin. Des sentiments opposés se faisaient sentir en elle. L’envie d’arriver à ce parc le plus tôt possible, et que cette promenade ne s’arrête jamais. L’excitation et le calme en un même corps. Le frère s’était, en plus de ça, calé parfaitement au rythme de marche de la sœur. Ce qui rallongeait d’autant plus leur temps avant l’arrivée à destination.

Elle laisse sa main dans celle plus grande de Dexter qui la réceptionne avant qu’elle ne tombe. Peut être, s’ils croisaient des passants ainsi, penseraient-ils en les apercevant qu’ils formaient un couple. Elle sourit, fière, à cette idée. Loin des sentiments incestueux, ça fait juste parti de son manège habituel. Une idée soudaine lui vient, une envie, qu’elle met de suite à exécution.

S’avançant sans pour autant lâcher sa main, au devant elle s’arrête. Face à lui, le regarde, lui sourit. Levant leurs bras au dessus de sa tête, elle se fait tourner. Sa robe tourne avec elle. Et elle continu comme ça, tout en avançant, dansant avec lui. Elle surprend son rire, par endroit, essayant de se faire discret sans pouvoir se contenir. Elle tourne, elle tourne, autour de lui. Elle tourne tant que ça tête lui demande d’arrêter. Elle tourne tant que la terre elle-même pourrait arrêter de tourner.

Il faudrait qu’ils arrivent, ils faudrait qu’ils restent là. Cet instant, un peu suspendu dans le temps. Cette bulle qu’ils arrivent à former, à tout moment, qui les sépare du monde, les laissant seuls. Il faudrait qu’ils arrêtent, il faudrait qu’ils continuent.

Oh, tu sais qu’elle t’aime toi, n’est-ce pas?

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Dexter W. Chessmann
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Dim 7 Avr - 20:50




Ils avancent lentement, au rythme de Dragomira. Il a l’habitude maintenant, de marcher à sa manière, de surplomber le temps d’un pas léger. Depuis le temps qu’ils se connaissent, Dexter a su s’adapter. Il l’a apprise par cœur. Il connait sa taille, ses gouts, ses peurs. Il la connait mieux qu’il ne se connait, et peut être mieux qu’elle ne se connait elle-même. Et c’est réciproque. Ils ont tout apprit l’in de l’autre, ils se sont apprit par cœur. Par amour, par cet amour fraternel un peu trop fusionnel qui les unit, ils ont tout assimilé de l’autre, jusqu'à pouvoir compter sans erreur le nombre de battement de cœur.

Ils vont lentement. Ils volent le temps, le distordent, l’abîment. Qu’importe tant qu’ils sont deux. Qu’importe tant qu’ils sont eux. Pourtant les paroles de sa sœur traversent le temps plus vite qu’il ne l’aurait imaginé. Ils percent un peu cette bulle. Ils les tirent à travers le temps, à toute vitesse. Le jour de leur enterrement. Il se voit devant sa propre tombe, qui est aussi celle de sa sœur. Il voit que l’on met deux cercueils en terre, l’un à coté de l’autre. Il se penche, observe attentivement puis perd l’équilibre et retombe dans la réalité.

Ils avancent de nouveau, le temps reprend le cours bizarre qu’il à quand il est avec Drago. Il sourit. Il ne lui répond pas. Il sait qu’elle n’attend pas vraiment qu’il lui réponde. Il sait aussi qu’elle connait déjà la réponse. Oui, oui bien sûr. C’est évident. Autant que cela est possible il resteront ensemble. Il sait pourtant que c’est bizarre, cet amour pour sa sœur. Il sait que beaucoup de gens le désapprouve et regardent d’un mauvais œil cet amour fraternel trop fusionnel. On lui a souvent dit. Le mot résonne. Inceste. Lui arrache une grimace. C’est ignoble. C’est méchant. Cruel. Il voudrait leur crever les yeux, leur arracher la langue, leur faire ravaler leurs mots. C’est comme une pluie acide qui lui brûlerait la peau, ce mot si atroce, barbare, brutal. L’impitoyable vérité de l’image qu’ils donnent à voir. Mais aussi l’implacable cruauté de la bête humaine.

Le chemin était affreusement court, incroyablement long. Le temps dépassait le chronomètre et durait cent ans. Leurs pas ralentissaient à mesure qu’ils accéléraient, et leur respiration se faisait inaudible, résonnant avec force dans le silence. Les sens de Dexter étaient en bataille, lui aussi était partagé entre l’envie d’arriver et de marcher pour  toujours. Marcher au cotés de sa bien aimée. Mais n’étais-ce pas déjà ainsi que se déroulait leurs vies ? Cote à cote, parallèles, conformément identiques ? L’on ne pouvait parler de la vie de l’un sans y mêler celle de l’autre. Comme deux chemins confondus. Et dans leurs têtes, il en serait toujours ainsi, rien d’autre n’était envisageable.

Drago dépose sa main fine dans celle de Dexter, il sourit. Puis elle s’avance, levant leurs bras à tout les deux. Elle sourit. Puis elle tourne. La dentelle noire vole dans les airs, Dragomira est auréolée de noir. Une rose rare, une rose noir. Alors leur danse commence, sur le trottoir, non loin de parc. Elle rit. Dexter boit son rire. Il se sait un des seuls à l’avoir jamais entendu. Il se sait privilégié d’entendre ce son si délicieux. Elle tourne à en perdre halène, a en perdre tout repères, à quitter le sol, ou même le rejoindre, quand ses jambes ploieront sous le mouvement. Elle commence d’ailleurs à flancher.

Alors, doucement, Dexter la prend dans ses bras. Il l’attrape en plein vol, comme si de rien. Et il se dirige vers le parc qui est maintenant à quelques pas. Il continue à danser en marchant, Drago accrochée à son cou. Il fait quelques pas cadencés, passe le portail. Le décor morne est là. Une scène parfaite pour l’immense tragédie comique qu’est leur vie. Tristement drôle. Dexter s’avance, dépose Dragomira sur une balançoire grinçante.

« Ça va mieux ? »

Il lui dégage un peu le visage de ses cheveux.

« Tu veux aller réveiller les morts ? »

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Dernière édition par Dexter W. Chessmann le Mar 30 Juil - 17:11, édité 2 fois
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Dragomira K. Ivanova
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Dim 7 Avr - 21:41




Euphorie. C’est-ce qui la berce, tendrement. Ce qui la fait tournoyer. C’est son frère qui danse avec elle. Et son cœur qui les rejoint. Elle rit, plus rien ne la retient. Ses lèvres se tirent, ses yeux se plissent. Ses cheveux, sa robe, s’éloignent et reviennent à elle, en claques contre son visage et ses jambes. Mais ça ne la gène pas. Tout va bien. Tant pis les passants, s‘ils les voient. Tant pis les gens, et ce qu’ils pensent. Il n’y que ce qu’il se passe dans la tête de Dexter qui l’intéresse. Et elle sait, ce qu’il s’y passe. Elle sait bien. La seule façon qu’ils pourraient avoir d’être plus proches, serait qu’ils soient directement connectés sur le flux de pensées de l’autre. Mais ils y sont si proche, à quoi cela servirai?

Cet état d’euphorie est si grave qu’elle s’y perd. Sa tête tourne tant que plus rien ne tient, les images s‘amusent à devenir floues, et elle se sent tomber. Bien sur. Son frère est là. Il a tout prit en compte. Et il la rattrape avant qu’elle ne touche le sol. La grande poupée dans les bras, il continu de tourner. Bien accrochée, les bras autour de son coup, Dragomira se dit que peut être, avec de la chance, cette journée ne finira jamais.

Elle le sent ralentir le mouvement, l’arrêter progressivement. Voilà, il reprend son équilibre, et s’avance. Essaye de marcher droit, ce qui n’est pas si aisé après tout ces tours et le poids qu’il s’est donné à porter. Elle comprend qu’ils sont arrivés à destination. Et le voilà, qui la dépose doucement sur ce qui doit être une balançoire à l’écoute du grincement métallique. Les pieds de la brune retrouvent le sol, et ses mains cherchent et trouvent ces anneaux froids attachés les uns aux autres. Son frère est là, s’inquiète pour elle comme toujours et à jamais. Lui redonne la vue en écartant ses cheveux bons à être longuement recoiffés. Elle verra ça plus tard. Acquiesce.

La proposition. Plus qu’intéressante. Oui, elle veut réveiller les morts. Si elle pouvait, tous les morts. Créer une armée de zombies peut être. Qui joueraient à la dinette entre deux batailles. Mais quelle formidable idée, quand on y pense, un parc de jeux pour enfants à coté d’un cimetière.

« Je te suis. Mais on reviendra, après? Il faudra qu’on joue au tape-cul! »

Dessus, elle tenta de se relever, les mains toujours accrochées à la balançoire. Mais ses jambes flanchèrent un moment, se pliant vers l’avant, et elle failli tomber. Heureusement qu’elle se tenait, disons. De nouveau sur ses pattes, et de tenue droite, elle rattrapa une des mains de Dexter. Et commenta ces gestes cassés de la façon suivante:
« L’on n’a surement rien connu de plus gracieux que moi. »

Elle tenta de regagner son sérieux, quand une image lui vient, et elle ne put retenir un petit rire, face à ses jambes qui tremblaient encore un peu.
« Quand même. Je ferais un assez bon zombie je pense. Regarde-moi marcher! »

Là, elle lâcha sa main, et s’avança. Les bras en avant, les jambes un peu écartées et pliées, la tête penchée. Et le pas lent, plus lent qu’à son habitude.
« Une vrai démarche de zombie. Admire un peu la pro! »

Un rire, encore, et elle reprit son sérieux, se retournant vers son frère. Allez que son regard lui lançait. Faut-il se dépêcher pour aller réveiller les morts s’ils sont toujours là à attendre patiemment? Le problème est que Dragomira, elle, n’a pas envie d’attendre.

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Dexter W. Chessmann
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Mar 30 Juil - 21:24



Drago est un zombie, une poupée cassée. Elle avance bizarrement, ses articulations semblent cassées. Ça t’arrache un rire. Pour toi c’est une magnifique poupée de porcelaine à qui on aurait  brisé les os. C’est un peu barbare. Mais elle est belle, bien trop belle pour être un simple zombie. Même ses cheveux emmêlés n’ont rien à envier à ceux des visages de kaolin de ces effrayants pantins. Plus il la regarde et plus il trouve qu’ils se ressemblent. Peut être que sa façon de s’habiller y participe. Tout ce noir et ces rubans, ces dentelles. Cette même beauté glacée, ce même teint d’albâtre, ces mêmes traits fins. Il l’idéalise. Bien sûr qu’il l’idéalise. Comme n’importe qui, lorsque l’on aime quelqu’un. Dragomira est le plus beau de ses trésors.

Elle joue encore quelques minutes avec ses actions cassées. Elle amuse son corps à faire des mouvements saccadés et lents. A chaque instant il s’attend à ce qu’elle tombe. Elle rit, lui aussi. Leur rire, ce cri bizarre.  Un genre de ricanement, comme s’ils n’avaient pas apprit à rire pour de vrai. Pourtant c’est un vrai amusement qui s’empare d’eux à chaque fois lorsque leurs rires s’entremêlent. C’est rare et fréquent. Dragomira ne rit presque qu’en sa présence. Lui rit lorsqu’il le faut, mais pas trop.

Elle revient vers lui, décidée. Il sait ce qu’elle attend. Mais ses pas sont encore pas assurés, elle titube encore un peu. Alors il passe une main derrière elle et accroche sa hanche. Puis il prend sa main gauche de la sienne, lui permettant plus de stabilité. Ainsi il la mène jusqu’à la grille du cimetière. Là il la lâche, pour aller pousser des grandes grilles qui s’ouvrent dans un grand fracas. Ils entrent par l’entrée des morts, celle que l’on ouvre lorsqu’il y a un cercueil à enterrer, au lieu de passer par le petit portail à coté.

C'est un peu court mais je sais pas trop ce que tu veux faire encore alors disons que c'est bon. Au besoin je rajouterai des lignes.

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