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 Le Vertige des Mots ~ [Will/Eha]

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Jeu 8 Nov - 18:11

Eha aime les jardins. Elle a toujours aimé les jardins. Ils sont dehors et ils sont beaux. L'herbe et les fleurs les habillent, mais leur disposition donne aux jardins à chaque fois un charme différent. Que ce soit dans sa ville natale ou ici, Eha aime toujours se promener dehors, dans les jardins. Elle forme une communion avec la nature, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve. Mêmes enneigés, les jardins restent beaux. C'est la nature embellie par la main humaine, une œuvre à la fois de la nature et de l'homme. Bref, le paradis quoi.

Et ce jeudi-là, il fait beau. Un jeudi éclairci au beau milieu de sept jours de pluie, un jour de lumière dans une semaine sombre de déprime. Eha est formelle : elle doit profiter de cette journée. Quittant la fenêtre, la jeune fille se dirige vers la petite bibliothèque de sa chambre et prend un de ses rares livres en français – un que lui avait offert sa tante. Il est quinze heures et elle a fini les cours plus tôt aujourd'hui, autant en profiter pour lire un peu, et bien sûr, dans les jardins.

Arrivée à destination, Eha se pose sous un arbre. Elle respire l'air frais que lui amène le doux vent venant de la Loire. C'est tellement agréable de se détendre un peu, dehors... La jeune fille reste au moins deux bonnes minutes, les yeux fermés, à sentir le vent lui rafraîchir le visage. Puis, décidée, elle ouvre son livre et tente de relire la première page pour la cinquantième fois, dans l'espoir d'enfin la comprendre.

Mais c'est un espoir vain.
Eha désespère, elle ne comprendra jamais le français.

Elle a beau – à peu près – le comprendre quand on lui parle, aidée des gestes de ses interlocuteurs, quand il s'agit de la lecture, elle est perdue. Cela fait maintenant un an qu'elle étudie ici, elle a l'impression de n'avoir fait aucun progrès. Cette lacune linguistique l'empêche aussi de progresser dans les autres matières... Mais elle n'a pas le choix. C'est soit les cours en français, soit les cours en russe, mais dans le risque de se faire poursuivre par la mafia.
Cette pensée l'amène à se demander ce que fait sa mère en ce moment même. Elle a quelques fois des nouvelles par des lettres que celle-ci lui écrit, lui disant qu'elle va bien et qu'elles se reverront bientôt. Mais Eha est convaincue qu'elle lui dit ça pour que sa fille ne s'inquiète pas. Sauf que ça ne suffit pas. La preuve, Eha recommence à s'inquiéter pour sa famille.

Abandonnant complètement son livre, Eha plonge sa tête entre ses bras qui encerclent ses genoux. Pourquoi la vie a-t-elle voulu que sa si gentille famille soit si menacée...

HRP : Pardonne mon écriture de merde... ;_;
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William Lawford
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Ven 16 Nov - 21:19

Fin des cours, et je me dis « pas trop tôt » en empruntant le couloir vers la sortie. Le beau soleil nous narguait derrière les fenêtres, et, moi qui suis collé à une vitre, j’avais d’autant plus de mal à me concentrer que je pensais à ce que je pourrais plutôt faire dehors, comme me prélasser dans un coin un peu à l’ombre, pas trop bruyant, voire même carrément silencieux.
M’enfin. Fini, la torture. Comme beaucoup d’autres jours, surtout après les cours, j’ai envie de me poser quelque part et glander. Fermer les yeux, me vider la tête, réfléchir sur le sens de la vie, penser à May. Peu importe. Mais j’ai besoin de ces moments-là. Y a des gens qui vont se ressourcer en allant faire du sport, du shooping ou j’sais pas quoi, moi, j’ai besoin de rien. Rien faire. Mais c’est quand même quelque chose, du coup.

Arrivé aux jardins, je finis par me trouver un coin tranquille, avec très peu d’élèves, deux ou trois par-ci par-là. Je me dirige vers un banc proche d’une fille plongée dans un bouquin. C’est bien, les gens qui lisent, ils font pas de bruit.
Je m’affale donc sur mon banc, mains dans les poches de ma veste, tandis que mon regard cherche quelques distractions autour. Bon. Les jardins, c’est p’têt pas le meilleur endroit pour venir seul, y a pas mal de couples qui étalent leur amour en public et c’est assez insupportable pour ceux qui sont autour. Enfin... Je peux bien parler, moi. Je chasse d’un coup de balai mental les images qui me venaient à l’esprit. Non, je n’ai pas du tout une petite amie tarée qui me traîne dans tous les coins de l’école pour qu’on s’envoie en l’air et tant pis si des gens nous surprennent, je ne vois pas de quoi vous parlez.

Du coup, je reporte mon attention sur la fille qui lit à côté, sous un arbre. Je la regarde longtemps. Je peux observer les gens très longtemps sans rien faire d’autre. C’est une occupation comme une autre. Parfois, je le fais sans y penser, parfois, je m’amuse à essayer de deviner quel genre de personne j’ai en face de moi, en captant certains petits détails. Là, par exemple, cette fille est restée depuis au moins cinq bonnes minutes sur la même page, avec un air concentré pourtant, mais sans bouger. Alors, soit elle lit extrêmement lentement, soit c’est d’ailleurs que vient cette concentration sur son visage.
Je penche plutôt pour la deuxième solution, en fait. Elle vient de laisser son livre au sol pour se recroqueviller sur elle-même, bras autour des genoux. Je ne vois plus son visage mais j’espère qu’elle est pas en train de pleurer. Pas que ça m’importe mais… Enfin. Ca serait quand même gênant qu’elle pleure juste à côté de moi, et puis…
Roh puis merde.

Sans déloger les mains de mes poches, je quitte le banc et exécute quelques pas vers elle. Le nez dans le col de ma veste, je demande :

« Hé. Ca va ? »

Spoiler:
 

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Mer 21 Nov - 16:24

Le visage plongé dans ses bras, Eha n'a pas remarqué qu'un jeune homme la regarde depuis tout à l'heure. Ni même qu'il vient de s'adresser à elle. Extrêmement surprise, la jeune fille sursaute une fois les mots du jeune garçon prononcés.
    « Oh ! Euh... Je... »
Elle vient de prendre conscience qu'on s'adressait bien à elle. Rouge écarlate, elle n'ose pas lever les yeux. Elle sait très bien qu'elle ne doit pas le faire. Son don agirait malgré elle. Quelle gêne... Ce jeune garçon vient lui demander si ça va. Ça, elle l'a compris. Mais saura-t-elle répondre, ou du moins... Osera-t-elle ? Il faudra bien. Un silence gênant est en train de s'installer lourdement.
    « Je... va... euh, vais... bien ! »
Une exclamation soudaine qui la surprend de nouveau. Qu'elle est bizarre, doit penser le garçon. Pauvre Eha, elle est en train de passer pour une fille de plus en plus étrange...
    « Pardon-moi... Je ne pas très sais parler français... »
Rouge de honte, Eha aurait tout fait pour pouvoir s'enterrer à la vitesse de la lumière, à cet instant. Pourquoi la nature a-t-elle voulu qu'elle soit dotée d'un don qui la fait fuir tout le monde et qui lui pourrit l'existence ? Pourquoi n'a-t-elle pas eu l'idée de lui donner la capacité de pouvoir creuser le sol par la simple force de son esprit ?
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William Lawford
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Ven 14 Déc - 21:18


Un peu bizarre, cette fille. Qu’elle bredouille, passe encore, elle est sûrement timide mais de là à ne pas oser lever les yeux… Je commence à me dire que je ferais mieux de répondre un simple « Ok tant mieux » et me barrer, plutôt que de continuer à la mettre mal à l’aise pour une raison que j’ignore, mais elle ajoute finalement un détail qui me retient.

La barrière de la langue, bien sûr. C’est pour ça qu’elle avait l’air si concentrée sur son bouquin. Et sans doute pour la même raison aussi qu’elle a laissé tomber, quelques minutes après. Et peut être même que cette difficulté la déprime tellement qu’elle s’est retrouvée sur le point de pleurer, tout à l’heure.

Je ne réponds pas tout de suite, je m’assieds simplement en silence à ses côtés, en tailleur. Je vois bien qu’elle est gênée, à son rougissement, alors je ne fais pas de commentaire sur ses erreurs de langue, je cherche juste la meilleure façon de la détendre. Après quelques secondes à réfléchir, je me dis que le plus simple est encore de commencer par le plus basique :

« Comment tu t’appelles ? »

Je ne la regarde pas, puisque le contact visuel a l’air de la gêner fortement, je n’insiste pas. Je lui parle juste, je lui tiens compagnie, en quelque sorte.

« Moi c’est William. Je suis pas tout à fait français non plus, d’ailleurs. Tu viens d’où, toi ? »

Et voilà que je me retrouve à me sociabiliser. C’est la faute à May, tout ça, elle me rend presque aimable.

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