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 Give me your hand - Cassandre

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Yugito Frazen
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Placidus


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Ven 19 Oct - 21:26



Tu fermes les yeux, te tournes et te retournes dans ton lit avant de soulever les paupières et de souffler fortement. Tu es seul, ce soir, dans ta chambre. Depuis le retour du voyage en France, Heath est rarement présent en même temps que toi dans la chambre. Ou alors, il se couche après toi et se réveille avant toi. Ce qui ne serait pas étonnant, d'un certain côté. Tu observes le plafond dans le noir. Tu distingues seulement les formes. Tu croises tes bras sous ta nuque après avoir rajusté ton jogging sur tes hanches : tu as perdu du poids durant cette satanée semaine. A croire que les disputes et toi, ça fait vraiment deux.

Tu humidifies tes lèvres, t'assois sur le lit. Ton t-shirt est trois fois trop grand pour toi, tu t'en fais la remarque. Tu détestes ne pas trouver le sommeil, comme ça. Tu froisses les draps, rajustes la couverture. L'idée de ranger le bordel ambiant dans la chambre te traverse l'esprit avant de disparaître aussitôt. A quoi ça servirait ? Pas à grand chose puisque demain, tu foutras de nouveau tes habits n'importe où, tes affaires de cours seront entre tes chaussettes et tes jeans et tes jeux seront éparpillés de ton lit à celui de Heath en passant par vos bureaux respectifs, derrière la chaîne hi-fi et même dans la salle de bain. Oui, le rangement et toi, ça fait vraiment quarante six mille cinquante.

Tu te laisses tomber sur les oreillers, soupirant fortement. Tu en as marre, déjà. Tu jettes un coup d’œil à ton portable. Aucun message, et l'heure tardive qui s'affiche. Trois heures dix sept du matin. Il est trop tard pour sortir faire un tour. Le moindre bruit ferait rappliquer tout le monde. Tu hésites pourtant. Peut être irais-tu voir Raven ? Pour lui expliquer, pour essayer d'arranger les choses ? Quoique... vu le poing qu'il t'a mit, ça veut clairement dire « Ne m'approche pas. ». Tu gonfles les joues comme un enfant pris en faute.

La porte s'ouvre, te faisant te redresser. Tu te mordilles la lèvre en l'apercevant. Tu baisses légèrement les yeux avant de coller ce magnifique sourire sur tes lèvres, heureux de reconnaître cette silhouette parmi les ombres.

    « Hey... »


Peut être que tu n'aurais pas du ouvrir la bouche, mais cette fois-ci, le silence ne sera pas le maître. Pas cette fois-ci, plus maintenant. Peut être parce qu'il faut que tu parles, que tu dises des choses. Ou peut être qu'au contraire, tout sera silencieux, tout sera néant et vous resterez là, à vous regarder dans la nuit, sans que l'un ni que l'autre ne bouge.

Peut être que rien ne changera, ce soir. Peut être que ce n'est pas le soir. Peut être.



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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Sam 20 Oct - 6:39

Une semaine. Une longue semaine où l'on m'a renvoyé à l’hôpital avec interdiction totale de sortir de l'enceinte du bâtiment. Une longue semaine où l'on m'a enfermé dans une cage blanche éthérée, aseptisée, Je ne serais jamais en état de faire autant de car, disaient-il. Ou comment me rapeller ma situation de revenante, de chose fragile, détruite, à coup de médicaments et d'éboulement. Moi, javais juste besoin d'air. Alors je m'adossais à la fenêtre, trop penchée vers le vide. Moi je fumais ma cigarette en cachette. J'attendais des appels qui ne venaient jamais. Je me sentais comme dans les premières semaines après mon réveil. Je me sentais comme abandonnée par tous ceux qui m'avaient aimés.

Mais maintenant, ça fait quelques jours qu'ils sont rentrés. Tu as eu le temps de défaire ta valise, d'errer dans les couloirs et de continuer à, un peu te cacher de ceux de Synchronicity. Tu as attendu longtemps, eu de nouvelles de personne. Tous parlaient de cette merveilleuse semaine. Tous parlaient de ces feux splendides qui avaient éclatés dans le ciel, de ces rencontre inoubliables. Certaines crânaient, en disant que les français étaient magnifiques, romantiques. J'avais envie de leur criait que tout ce qu'ils pouvaient chercher, c'était du cul. Du cul et rien que du cul. Qu'ils n'étaient pas différents des allemands ou des russes enfermés dans ces murs de pierre.
Et puis mon cerveau a saturé, éclaté. Je me suis dit que je ne pouvais plus. Je ne dormais pas, et on avait aménagé un coin en retrait dans le dortoir pour moi. A cause de mes crises de paniques. Séparés par des paravents pour cacher la lumières à mes colocataires imposées. J'étais seule sur on lit, a serrer les bras contre ma poitrine, le dos contre le mur. Je respire lentement, attrape mon sac en contre bas. Il ne me faut qu'une demi seconde pour le fouiller, trouver le cylindre sacré. Je verse quelques comprimés dan ma main avant de les ingurgité tout rond. C'est égueulasse, et je me dis que j'aurais sûrement dû les taper. Je me dis que les antidépresseurs ne font jamais effet.

Je me demande pourquoi cette fis, je n'arrive pas à me sortir de cette nouvelle passe.

Les sanglots au bord des yeux, je fini par prendre mon courage à deux mains. A me lever, passer devant mon miroir. Coiffé mes cheveux bruns, en casser les boucles, leur donner un coup de volume. Je me maquille, efface mes cernes et plaque du rouge sur mes lèvres. Il est trois heures du matin. L'heure des putes sur les grands boulevards. Ca doit être pour ça.
J'enfile rapidement un short en jean taille haute, plus long que ceux avec lesquels on m'a déjà vu parader. Une chemisier que je rentre dans ma ceinture. Bleu ciel à imprimés blancs. Et une paire de vans couleur neige. Je vérifie de ne rien avoir laissé derrière moi. Allons donc traîné dans les couloirs.

Pourtant je sais où je vais. Je pousse les portes qui ne me sont pas autorisée. Entre dans la salle commune des Placidus jusqu'à la chambre numéro quatre. Je sors la clef dans ma poche avant de l'enfoncer dans la serrure. Je tourne la poignée et entre, comme si je rentrais chez moi.
Je retire directement mes chaussures, les posant à côté de la porte. J'en profite pour lancer un regard à droite et deviné que Heath est sorti. La clef tombe sur l'une de semelles de mes baskettes, mes doigts se plongent dans mes cheveux, relèvent ma coiffure en une queue de cheval que je me dépêche de nouer avec l'élastique autour de mon poignet. Je me dirige sans un mot vers le lit du fond, celui qui est occupé, avant de chercher la lape de chevet de mes doigts, d'activer l’interrupteur. Du vert dépasse déjà de mon chemisier. Je m'en fous. C'est Frazen.

Je le regarde sans un mot. Je ne veux pas lui parler. il aurait pu m’appeler, il aurait pu venir me voir dès son retour. Mais il n'a rien fait. Il avait fallu que je fasse le premier pas, comme d'habitude, venir le chercher, montrer à quel point j'étais fragile, à quel point j'avais besoin de bras. Il avait fallu que je vienne toute seule ici, à presque trois heures vingt du matin. Sans un bruit. Eviter de mettre des talons, éviter de réveillé les filles du dortoirs. Il avait fallu que je prenne tout en main. Mais je ne me résoudrais pas à lui dire, que j'avais besoin de lui.

Je tremble. A cause des médicaments. Je me sens même un peu stone. Il faut dire, j'ai rien pu faire de tout ça à l’hôpital. J'étais en manque. Et j'ai recommencé. Comme si, même le temps d'une semaine, je n'avais jamais arrêté.
Je ne peux me résoudre à lui demander comment c'était la France. Ni à lui dire quoi que ce soit, alors je soulève les draps, je me glisse à l'intérieur avant de retirer mon short et le bout de tissus bleu ciel. Mon bras cherche la lumière. Même lui, je ne veut pas qu'il voit mes cicatrices.

Une fois plongée dans le noir, je pose ma tête sur son torse sans un mot. Je fais des dessins sur sa peau du bout des ongles. Je me sentirais presque normale.

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Yugito Frazen
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Placidus


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Sam 20 Oct - 16:39



Elle ne t'a pas répondu. Tu te mords la lèvre, plisses légèrement les yeux sous la lumière qui t'agresse avant de te rallonger. Tes yeux dérivent sur son corps, légèrement, rapidement. La voilà dans les draps, sous la couverture, elle éteint la lumière et son corps se presse contre le tien. Tu te mordilles la lèvre, tes doigts glissent sur ses hanches nues, glissent lentement dans son dos. Et tu caresses tendrement sa peau, tes lèvres déposent quelques baisers légers sur sa peau. Et le train-train reprend ses droits. Le silence, les caresses, le noir. Rien d'autre, seulement ça.

Tu as envie de lui dire qu'elle t'a manquée. Tu as envie de lui demander pourquoi elle n'était pas en France. Tu as envie de lui demander ce qu'elle a fait cette semaine. Tu as envie de lui poser des tonnes de questions, mais pourtant, tu restes silencieux. Si silencieux. Ce n'est pas toi, c'est ce que tu as envie de te dire. Mais qui es-tu ? Tu te poses cette question depuis quelques temps déjà. Tu te remets en question comme un adolescent de treize ans...

Et finalement, tu te laisses tenter. Ta voix brise le silence. Tu murmures contre sa peau, tu caches ton visage dans ses cheveux qui sentent légèrement... tu ne sais quel parfum, mais ils sentent bons. Et tes lèvres remuent, cassent le silence dans un chuchotement :

    « Tu m'as manqué, tu sais... ? Je voulais venir te voir quand on est rentré, mais j'pensais que tu voulais être tranquille. Y'a tout le monde qui m'a viré, tu sais ? J'ai vraiment l'impression d'être un poids pour tout le monde. C'est sûrement le cas, tu vas me dire. J'suis chiant, collant, et j'fous la merde partout où je passe. Enfin.. Tu m'as manqué, quoi. »


Et tu te mordilles les lèvres, tes caresses reprennent alors que tu les avais arrêtées. Ton cœur bat peut être un peu trop vite, tu restes le visage caché dans ses cheveux. Tu restes là, à la serrer contre toi, à caresser son dos, ses hanches. Tu la serres contre toi comme si tu ne voulais pas qu'elle parte. Tu la serres contre toi, l'embrasse sur la joue, la tempe, dans le cou.

Tu veux juste qu'elle reste avec toi. C'est égoïste, tu le sais, mais tu as trop besoin d'elle pour la laisser partir elle aussi. Cette fois-ci, tu as brisé le silence. Tu ne sais pas si c'est une bonne idée ou une mauvaise, tout ce que tu sais, c'est que tu l'as fais parce que tu en avais besoin.

Tu avais besoin de lui dire que tu tiens à elle, et que tu veux la garder avec toi. Tout le temps, le plus longtemps possible.



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Cassandre S. Lipovsky
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Dim 21 Oct - 18:10

Je l'empêche de venir caresser le bas de mon dos, l'arrière de mes hanches. Comme d'habitude. Je ne veux pas qu'il sente la peau brûlée sur mon corps, celle qui ne se reconstruira jamais, celle qui me fait éteindre la lumière avant de venir me glisser dans des draps. Je sens son coeur s'accélérer, son souffle sur mes cheveu alors qu'il débite son monologue. Si tu avais tant envie de me voir, pourquoi n'es tu pas venu ? J'ai envie de les lui crier comme une gifle en pleine gueule. J'ai envie que ce soit comme d'habitude, que ce soit lui qui prenne soin de moi, contre mon gré alors que ne peux être que ravie. J'ai envie qu'il s'inquiète pour moi, pour ma santé. Qu'il me demande si j'ai arrêté, tous ces médicaments qui me prennent les tripes, la tête. J'ai envie d'être le centre d'attention, qu'il ne parle que de moi. Parce que je suis simplement et purement égoïste, ne l'oublions pas. Alors quand il me dit que je lui ai manqué, j'esquisse mon premier sourire. Je le laisse reprendre la danse de ses caresses alors que je lui interdis toujours mes cicatrices. on souffle se fait lent.

Putain, qu'est ce que je fais ?

J'enfouis mon visage dans sa nuque, vient poser un délicat baiser. Je ne devrais pas jouer avec lui comme je le fais avec les autres. Après tout, il m'a quand même bien remis debout. Il est ma béquille, le prince pas si blanc, pas si charmant. Il est n'est rien d'autre que le chasseur qui m'épargne, celui qui me donne la chance d'avoir un conte de fée qui m'est dédié. Je respire ses cheveux blonds dans le noir de la salle. Ma main glisse doucement sous son T-Shirt. Je fais doucement. Comme avec ceux qui ont peur. Ca n'ira pas jusque là, mais quand même. Qu'est-ce que j'aime plaire.
J'oublies tout de même un détail. Ce n'est pas un client, ce n'est pas celui qui va m'offrir champagne et excta, bien au contraire. Il est celui qui va m’ôter le verre des mains, il est celui qui va piétiner mes cachets, les souffler comme un nuage de poussière. Il n'aura droit qu'à la frustration qu'il m'offre quand il me dit ne prend pas ton Xanax.

Qu'est ce que je fous, vraiment ?

Ma main serre légèrement sa peau, comme dans un spasme. Ma bouche se rapproche de son oreille. Je devrais pas. Il m'a bien aidé, quand même. Il m'a fait plus de bien que de mal, pour une fois. Certains se demanderaient pourquoi je ne le prends pas à mon bras. Moi qui ai désespérément besoin d'affection. Moi qui ai désespérément besoin de devenir quelqu'un avec une vie saine. A la place de ça, je suis en train de jouer, en sachant très bien que je vais regretter.

    « ... Tu m'as manqué aussi. »


Murmure. Entre mensonge et vérité cinglante. Je ne devrais pas prononcer ces mots. Pas sous des draps, pas enserrées contre son corps. Je ne devrais pas faire semblant d'aimer. J'en suis déjà incapable en vrai. Je crois. Je colle mon rouge à lèvre sur sa joue, étends mon visage en un sourire, un peu fin, un peu timide. Juste pour qu'il le sente. Juste pour qu'il sache, dans ce noir complet, ce que je veux lui dire. Ce que je ne dirais sûrement pas.

    « Frazen, je peux te poser une question ? »


Ca sonne comme un ultimatum. Ca sonne comme quelque chose qui te tien à coeur, et dans le fond, c'est vrai. Tu voudrais savoir.

Bordel, Cass, qu'est ce que tu fais ?
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Yugito Frazen
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Placidus


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Dim 21 Oct - 18:37



Le silence n'est pas roi, ce soir. Et cette phrase tourne dans ta tête. Tourne dans tous les sens. Ce soir, tu penses à elle, à toi. Seulement à vous. C'est débile, c'est bête, mais c'est instinctif. Vous n'êtes que tous les deux, qu'importe le reste, n'est-ce pas ? Tu vas juste te laisser aller dans ses bras, ce soir. Tu vas juste briser le silence qui s'était installé. Tu vas juste... t'occuper d'elle, d'elle et seulement d'elle. Car c'est comme ça que tu es. Car c'est comme ça que ça doit être.

Sa bouche se dépose sur ta nuque, sa main glisse sous ton t-shirt de Mario Bros trop large. Tu frissonnes. Elle semble réfléchir. Et un léger frisson la prend elle aussi – ou peut être est-ce juste un léger sursaut ? Ses lèvres glissent, lentement. Elles coulent vers ton oreille, et tu frissonnes encore. Elle a ce pouvoir sur toi. Ce pouvoir dont tu détestes être l'esclave. Tu te mordilles la lèvre inférieure, tu resserres son emprise sur son corps, la rapproches de toi, encore.

Tu fermes les yeux alors que ses lèvres s'entrouvrent pour briser le silence. « ... Tu m'as manqué aussi. ». Et ça te fait sourire. Ça te réchauffe le cœur sans que tu ne saches vraiment pourquoi. Peut être aurais-tu du aller la voir, quand vous êtes rentrés de France, mais tu avais peur. Oui, peur. Peur de sa réaction, peur de la retrouver mal, peur de ne pas la reconnaître. Tu la sens sourire contre ta peau, et tu ne peux t'empêcher de te dire que c'est la première fois. La première fois que tu la sens sourire avec toi, dans tes bras.

    « Frazen, je peux te poser une question ? »
    « Tu l'as déjà fait, mais tu peux recommencer. »


Le rire est dans ta voix. Puis tu reprends ton sérieux et ta main remonte dans ses cheveux. Tu emmêles une mèche entre tes doigts, joues légèrement avec. Et tu distingues légèrement son visage dans le noir, juste à peine, juste les formes, les contours. Tu te mordilles la lèvre inférieure. Toujours la même. Tu t'excuses à demi-mot et ta main libre vient se caler derrière ta tête, te surélevant légèrement. Tu quittes le confort de son corps, l'odeur de ses cheveux pour pouvoir la voir.. Enfin, la distinguer.

    « Je t'écoute... »


Ce soir, tu t'occupes d'elle avec des mots. Ce soir, tu écoutes sa voix, et seulement la sienne. Ce soir, tu parleras peut être de toi. Ce soir, tu restes avec elle, seulement avec elle. Le monde extérieur ne compte plus pour le moment. Juste toi, juste elle.

Le silence n'est pas roi, ce soir.



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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Jeu 25 Oct - 19:23

Sa remarque m'énerve, m'embête. j'ai envie de me lever et de partir. De le laisser en plan, de le laisser regretter ses mots, de parler sans réfléchir, de dire tant de conneries alors que pour une fois, je voulais être, comment on dit déjà ? Humaine, avec quelqu'un. Alors je m'écarte de lui, laissant un léger espace entre nous. Je ne veux pas de cette proximité qu'il y a entre nos corps si c'est pour qu'il se foute de ma gueule.
J'attends ses excuses, prononcées sur le bout des lèvres. J'attends qu'il laisse sa plaisanterie, sa gaminerie de côté. J'attends qu'il soit un peu plus sérieux, un peu moins puéril. J'attends qu'il existe pour moi. rien que pour moi. Ne serait-ce que ce soir.

Je me redresse légèrement, je fais attention à ce que le draps couvre al totalité de mes cicatrices. Je fais attentions à ne rien avoir d'autre que mon souffle qui l'effleure. Parce que je veux être dégagée de cette tête blonde, le temps que les mots sortent. Le temps de sa réponse. Je veux figer le temps, avoir une infinité de secondes pour comprendre. Je ne veux que rien soit fait dans la hâte.

    « Pourquoi tu prends soin de moi ? »


Je li ai déjà demandé, au début. Pourquoi il s'intéressait à moi ? Pourquoi il était attentionné, sans essayé de me niquer, sans même essayer de me toucher, de m'embrasser. Pourquoi il s'est mit en tête que j'avais besoin d'aide, pourquoi il s'est mis en tête de me protéger ? Et je veux savoir. Je veux savoir, ce que j'ai de si spécial. A part mes seins et mes fesses. Je veux désespérément savoir, ce qui peut intéressé chez moi, mise à part mon rouge à lèvre rouge, mes talons hauts. Parce que je sais bien que je suis pas la femme parfaite, la femme idéale. Je suis celle que l'on ramasse, que l'on baise dans un coin des toilettes.

Pourtant lui a du voir autre chose. Quelque chose que même mon miroir n'a pas su me dire. Et je flippe.
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Yugito Frazen
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Placidus


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Jeu 25 Oct - 20:19



Tu te mordilles la lèvre, la regarde, hausse un sourcil surpris en la voyant se redresser, et toi, tu t'assois, en tailleur, le drap vous découvrant légèrement toi et elle. Tu te détends, attends que sa bouche esquisse un mouvement. Et voilà. Une question que tu ne pensais qu'elle poserait jamais. Une question dont tu ne connais pas la réponse. Pourquoi ? C'est vrai ça, pourquoi ? Après tout, pourquoi elle, pourquoi pas une autre ? C'est pas comme si y avait pas de gens qui parcouraient les couloirs à moitié bourré ou à moitié défoncé... Pourquoi elle ? Pourquoi pas une autre ?

Tu humidifies tes lèvres, te racles la gorge. Ta main vient emmêler tes cheveux puis glisse sur ta nuque pour la frotter légèrement. Tu réfléchis à ce pourquoi. Pourquoi pose-t-elle cette question ? Pourquoi maintenant, pourquoi ce soir ? Pourquoi pas un autre jour, à une autre heure ? Et la réponse vient toute seule, un peu comme une évidence, à quelque chose qu'on ne réfléchit pas :

    « Parce que c'est toi. »


C'est elle qui t'a marqué dans les couloirs. C'est elle que tu as bousculé. C'est ses yeux à elle que tu as croisé, pas ceux d'une autre. Juste elle, seulement elle. Tu as l'habitude d'aller vers les gens, tu es comme ça, tu vas vers eux, tu les aides, tu leur fais des câlins et tu souris à tout le monde, tu n'abandonnes que rarement, tu es trop têtu... mais, tu ne le fais pas avec les gens qui ne te marque pas. Et elle t'a marquée. Pourquoi ? Pourquoi ? La question tourne dans ta tête.

    « Tu sais, c'est un peu comme si tu me demandais pourquoi j'aime ça ou ça. Pourquoi j'ai acheté ce t-shirt au lieu d'un autre. Je sais pas, en fait. C'est parce que j'en ai envie, parce que... l'un m'a marqué et pas l'autre... »


Tu fronces les sourcils, fronces le nez, te pinces les lèvres. Bon, tu t'es mal exprimé, tu le sais. Tu t'empresses de rectifier, tes mains se glissant sur son avant-bras le plus proche :

    « Pas que je te compare à un t-shirt, hein ! J'suis nul en métaphore ! C'est juste qu'en fait, ben, j'en sais rien. Tu m'as tapé dans l’œil, c'est tout. Tu dégages un truc genre, c'est fou, tu vois ? Tu marches, et tout le monde te regarde, mais moi, j'voulais te connaître, puis, quand on s'est croisé, j'te connaissais pas, on s'était jamais vu, c'est qu'après que je t'ai remarqué, mais j'étais content de pouvoir t'aider un peu... Parce que, y'a des gens, comme ça, comme toi, à qui je tiens et je veux juste genre, les aider, tu vois ? Et moi, j'veux juste, t'aider, rester avec toi, c'est tout. »


Tu mordilles ta lèvre inférieure, tes doigts lâchent son avant-bras et tes mains se posent sur tes jambes repliés. Tu baisses légèrement la tête, tu tritures le bas de ton t-shirt, et l'excuse passe la barrière de tes lèvres quelques instants plus tard :

    « Désolé, je parle trop... »




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Cassandre S. Lipovsky
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Winterhood


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Dim 28 Oct - 20:46

N'y a t-il don aucune réponse simple ? Rien qui puisse être dit en quelques mots ? N'y a -il pas assez de silence pour que sa réponse s'en compose ? Pourtant c'est moi qui ai voulu une réponse. C'est moi qui désirais savoir. Pourtant j'ai l'impression qu'il se perds dans ses mots. Qu'il me perds dans ses mots.

C'est vrai. Qu'est ce que ça veut dire, marquer quelqu'un ? En général, on marque quelqu'un parce qu'on est beau, parce qu'on est gentils, ou simplement parce qu'on a quelque chose de spécial. On se souvient du garçon qu'on a vu dans le bus avec ce joli sourire. On se souvient de cette femme qui venait vous apporter une rose tous les matins alors que rien ne l'y obligeait. On peut à la limite se souvenir de quelque chose qui nous a fait rire, choquer ou apitoyer. Mais on ne se souvient pas de quelque chose, d'une ombre qui passe dans un couloir. On ne se souvient pas de toutes les personnes qui nos ont bousculées. Alors pourquoi, pourquoi s'est il souvenu de moi ? Pourquoi m'a t-il cherché après ça ?

Je lui ai tapé dans l'oeil, dit-il. Et encore une fois, ça voudrait dire que c'est on physique qui a tout fait. Encore une fois, ça voudrait dire qu'on s'intéresse au paquet plus qu'à ce qu'il contient. On veut tous avoir le plus gros cadeau à noël, celui sous le sapin qui fait la taille d'un éléphant. Personne ne veut le petit paquet, celui emballé à la va vite. On veut ce qui se voit, ce qui est beau et attire les regards. Qu'importe si dans le grand il n'y avait qu'une peluche géante et dans le petit, minuscule, une rivière de diamants.

Une fin de déclaration, comme une déclaration d'amour. Un peu inappropriée. Un peu déplacée. Et pourtant qui concorde tellement avec chacun de tes gestes. Avec ce jeu que tu as commencé sans te rendre compte. Rester avec toi. Mots tendres et illusions. Pourtant, ce qui me marque, c'est cette notion d'aider. M'aider.

Suis-je tellement désespérée ?

Je recule, légèrement, réarrangeant la bretelle de mon soutien-gorge. Replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille. A moitié gênée, à moitié blessée.

    « Pourquoi aider quelqu'un qui n'en a pas besoin ? Pourquoi aider quelqu'un qui ne veut pas être aidé ? »


C'est du déni. C'est craché dans une grimace. Et pourtant j'ai besoin de ses bras qui m'enserrent. Et mes mots qui on été agressifs se font pardonner par mes gestes. Un doigt contre sa joue. A effleurer ses cheveux blonds dans l'obscurité qui nous étreint.

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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Jeu 1 Nov - 17:53



Elle te reprend presque de volée, te fait fermer la bouche et tu l'observes, tu restes là, sans bouger. Juste à la regarder s'éloigner de toi, encore un peu. Pas question de la laisser partir elle aussi. Il y a trop de personnes qui sont parties sans se retourner, beaucoup trop. Puis tu lâches sa main aussi vite que tu l'as attrapée quand elle pose ses questions. Tu t'assois un peu mieux, en tailleur, la couette glisse, tu frissonnes légèrement. Tu l'observes, elle, dans le noir. Tu n'y vois pas grand chose. Et tu t'énerves intérieurement.

Mais te calme par ses gestes, sa tendresse.. Mais en ce moment, tu as l'impression que c'est feint, que tout est faux. Y a-t-il seulement quelque chose de vrai dans ses gestes depuis que vous vous connaissez ? Tu te mords la lèvre, puis tu exploses, tu ne sais pas pourquoi, tu n'en sais rien. Sérieusement...

    « Qu'est ce que j'en sais ? J'en sais rien, c'est toi, c'est tout ! Pourquoi tu viens me voir ? Pourquoi tu restes avec moi ? Pourquoi tu m'acceptes moi et pas quelqu'un d'autre ? Moi je sais pas. Je sais pas pourquoi je t'ai filé les clés de la chambre, je sais pas pourquoi je t'ai arrêté, je sais pas pourquoi, voilà. Je l'ai fais, c'est tout ! Tu le regrettes peut être ?! »


Tu passes une main tremblante dans tes cheveux, repousse la sienne. Tu ne te reconnais plus, tu ne reconnais plus personne. En fin de compte, tu ne sais même pas si tu connais vraiment quelqu'un. Le silence reprend ses droits, pas longtemps, pas vraiment longtemps. Juste le temps de quelques respirations. Tu te mords la lèvre, te rapproches d'elle, cache son visage dans son cou, y dépose un léger baiser, juste un effleurement.

    « Laisse tomber, d'accord ? »


Tu ne veux pas répondre à ses questions que tu trouves inutiles, qui ne feront que compliquer les choses. Tu veux juste être avec elle, rester avec elle, l'aider s'il le faut, la soutenir s'il le faut, l'embêter quand tu devras l'embêter, mais c'est tout, rien de plus.

    « Je veux juste... rester avec toi, c'est tout. »


C'est tout. Peut être pas, en fait.



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Cassandre S. Lipovsky
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Lun 12 Nov - 21:05

Le problème de Frazen, c'est qu'il ne sait pas se taire. Qu'il en dit toujours trop. Alors il s'emballe, repoussant mes gestes de tendresse. Ni vrais ni faux. Et je me demande si ce n'est pas de ma faute. Si ce n'est pas à cause de mon don qu'il réagit comme ça. Qu'il me déteste comme ça Juste un instant, sur un instinct primaire, sur une pulsion.

Il pense reprendre ses droits, dans un geste simple, un geste doux. Un geste de pardon. Il croit reprendre ses aises, en me demandant de laisser tomber, en posant ce baiser dans ma nuque. Mais je me décale, évite le contact de ses lèvres sur ma peau tiède. Je n'en ai pas envie. S'il repousse mes gestes, je suis en droit de faire de même. Je reste en recul. Je le déteste. Sur l'instant, je le déteste vraiment.
Je le pousse, n'entends pas ses derniers mots pendant que je pose cette distance entre nous. Je veux sortir de ce lit. Me rhabiller et partir. Pourtant, c'est pas ce qui se passe. Ce qui se passe, c'est que j'ai des larmes derrière les yeux, et que surtout, je bat très lentement des cls pou e pas qu'elles coulent.

    « Putain ! Mais si je viens te voir c'est peut-être que j'en ai envie ? C'est peut-être aussi après que j'en ai besoin ! Tu te rends pas copte, peut-être ? Que je passe pas mon temps à venir dans le lit des gens simplement pour entendre leur coeur battre ! Je tiens à toi parce que t'es pas un connard avec moi ! T'essayes pas de me faire tombé, t'essaye pas de me baiser ! Tu te fous bien de mon cul, de mes lèvres. Et putain, Frazen, ça fait du bien ! Tu te rends pas compte à quel point c'est dur. Tu t'rends pas compte que comme je me déshabille avec toi, c'est pas comme je me déshabille avec les autres ! Mais toi tu t'en fous, t'as juste "flashé" sur moi ! Je m'en doutais que les gars pensaient avec leurs couilles, mais j'pensais que toi, peut-être t'aurait pas vu que ça chez moi. J'en étais assez persuadée à vrai dire. Ahah ! T'es content au moins ? Ah. C'est vrai. Toi tu sais pas. Tu m'as pas connu en Russie. Tu sais pas que quand je m'accroche aux gens, c'est pas pour de faux. Tu t'rends pas compte que j'sais pas faire semblant dans l'affection. Tu sais pas que je suis désespérément seule. »


Les larmes coulent, la gifle part. Et je me lève d'un coup. Je ne veux pas de son avis. Je veux rien d'autre. Mais au moment où je me baisse pour ramasser mon sac, je respire. J'essaye de me calmer. D'apaiser mes pulsions. Il fat que je contrôle ce putain de don. Alors je fouille dans mon sac. Attrape une clope, même s'il aime pas ça. Cherche les allumettes et en craque une dans l'air.

Première taff. Je me calme. C'est plus efficace que ce qu'on appelle mon pouvoir. Deuxième, je respire, puis exhale mes mauvaise pensée. Troisième, je me rapproche du lit. Quatrième je reviens sous les draps. Cinquième je fouille dans le tiroir dela table de nuit. Sixième je trouve le cendrier que j'ai caché là. J'écrase. Je retiens mes dernière larme.

Et me voilà contre son corps. Me voilà qui aggrippe son T-Shirt. Un peu sa peau aussi. Et je le supplie.

    « Par pitiée, me lâche pas... »


Bordel. Pourquoi je m'attache comme ça.

- - - - - - -


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« Tu t'acharnes à croire que l'un d'eux veut autre chose que sa peau contre la tienne. »
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Yugito Frazen
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Tu ne voulais rien de plus. Pourtant, elle se décale, s'éloigne de toi d'un geste vif et élégant. Elle s'en va. Tu as l'impression de la perdre, et la voilà qui déballe sa haine, sa haine envers toi. Tu fixes ses yeux légèrement brillants, tu vois ses paupières cligner, une fois, deux fois, trois, quatre, puis tu ne comptes plus. Elle te balance les vérités au visage comme des gifles, les unes après les autres. Et plus les paroles se créent, plus le poids sur tes épaules s'alourdit. Tu te rends compte de ce qu'elle a fait, de ce qu'elle a été, de combien elle a du en souffrir. Tu te rends compte que ce n'est pas juste, qu'elle n'aurait pas du mériter ça, vraiment pas.

T'aurais pu être un connard, la draguer comme certaines, juste pour t'amuser, juste pour passer le temps. En d'autres circonstances, peut être que ça se serait produit, peut être, sûrement même. Mais ça ne s'est pas passé comme ça. Parce que tu l'as vu dans ce couloir, parce que tu as eu juste envie de la protéger, de l'aimer, de la serrer contre toi à l'en étouffer s'il avait fallut le faire.

La deuxième partie de sa tirade te foudroie. Non, tu n'as pas juste flashé sur elle. C'était une façon de parler. C'était... tu ouvres la bouche pour te justifier, pour lui faire comprendre que c'est faux, que ce n'était pas ça que tu voulais dire, mais elle continue, ne s'arrête pas. Tu ne sais pas quand prendre la parole. Elle t'en empêche. Et avant même que tu n'ai pu dire quoique ce soit, la gifle part. Une vraie, cette fois-ci. Une qui te brûle la joue, qui te fait serrer les dents et dont tu auras peut être la marque pendant une heure ou deux.

Elle se lève, s'éloigne encore, ramasse son sac, ses affaires. Tu esquisses un mouvement, mais elle sort une cigarette, tu as envie de lui dire que c'est pas bien, qu'il faut pas qu'elle fume, qu'elle va se ruiner la santé, mais tu restes silencieux, cette fois-ci. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la voilà de nouveau assise dans le lit, la cigarette à la main puis dans le cendrier posé sur les draps et la couverture, et elle contre toi... ses larmes mouillant ton t-shirt.

    « Par pitiée, me lâche pas... »
    « Jamais... »


Jamais tu ne la lâcheras. Pour rien au monde. Tes bras se referment sur elle, la serrent contre toi et ta main gauche glisse dans ses cheveux, vient caresser sa nuque lentement, doucement. Le bas de son dos t'est interdit, tu ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça, c'est une règle, une règle silencieuse. Et quelques minutes passent, jusqu'à ce que tu sentes sa respiration se calmer. Tu recules un peu d'elle, tu l'observes dans le noir. Tu tortilles une mèche de ses cheveux autour de ton index avant d'essuyer ses larmes de tes pouces, prenant son visage en coupe.

    « Tu sais, quand j'ai dis que tu m'avais tapé dans l’œil, c'était, genre, tu sais... un truc que tu as. Comme une aura, ou un truc du genre, c'était pas ton physique. Même si j'avoue que tu es vraiment magnifique, hein ! Mais... c'est parce que c'est toi, que je me suis arrêté, juste... ton aura, ou un truc du genre, j'en sais rien. Puis.. En fait, je dis de la merde, laisse tomber. Je tiens à toi, vraiment beaucoup, et ça, c'est pas de la merde, je te le jure. »


Tu la regardes, tu te mordilles la lèvre inférieure et tu lui souris légèrement.

    « Tes yeux sont magnifiques, quand tu pleures... mais, je veux plus te voir pleurer, je suis désolé, je voulais pas te faire du mal, c'était... pleures plus à cause de moi, s'il te plaît... Et le premier qui te fait pleurer, j'irais lui casser la gueule, à ce connard ! »


Tu déposes un baiser sur son front, la serres de nouveau contre toi. Et tu tombes à la renverse sur le lit, l'emportant avec toi, et tu ris légèrement, comme un gosse. Tu ris parce que la pression redescend, tu ris parce que tu es content d'être avec elle, et que tout soit arrangé, tu es content qu'elle soit là, avec toi, et surtout, tu es content parce qu'elle restera avec toi.

    « Merci... de supporter un mec comme moi, ça doit pas être facile tous les jours ! »


Et tu tournes le visage vers elle, déposes un deuxième baiser sur sont front, et tu lui souris, ta main caressant légèrement sa joue. Et tu voudrais rester comme ça pendant des heures, juste vous deux, sans personne autour pour vous gâcher la vie.

Juste vous deux.



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Cassandre S. Lipovsky
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Mer 12 Déc - 19:11

Il aurait pu promettre. Il aurait put juré. Il aurait pu dire qu'il me retiendrait toujours. Mais il avait choisi ce mot là. Mais sûrement ne savait-il pas. Que ces six lettres m'avaient en partie détruite, m'avaient en partie fragilisée. Que c'était en partie à cause de ça, qu'avant l'accident, avant l'attentat, j'avais commencé tombé. Mais comment aurait-il pu savoir que ce simple mot que tout le monde utilise, comment aurait-ils avoir que je reliais ce mot à un mort. A un défunt. A quelqu'un dont je refusais de faire le deuil. Ce n'était pas même que j'y arrivais pas. C'est que je ne voulais pas. Il devait-être vivant, quelque part. Certain disait qu'il était immortel. Ce n'étaient que des rumeurs auquelles je me rattachais vainement. Ce n'était que des rumeurs qui me faisait penser que je ne le retrouverais jamais. Que c'était la chose que l'on avait scellé. A jamais. Dans l'abstrait des choses, dans les décombres, je l'avais perdu. Il m'avait suivi comme un fantôme sans réelle existance, jusqu'à ce que Frazen sort ce tout petit mot de ces lèvres.

Il n'a pas fait exprès Casandre, calme toi.

Mon souffle s'accélère, et j'essaie de le contrôler. J'essaye d'être calme. Alors je sens son pouce étendre ma nuque. Et j'essaye de penser à des caresses, anodines, celles qui ne me mettraient pas si mal. J'essaye de pense au corps de n'importe quel autre dont j'oublie le nom à l'instant où il me l'offre. J'essaye de dédramatiser les choses, d'aller dans ce glauque confort qui me connait par coeur.
Et puis il parle. J'aimerais qu'il apprenne à se taire. Qu'il ne dise plus rien. Se contente de profiter. Mais il n'est pas comme ça. Je lui chuchote de se taire, que je ne veux pas savoir. Mais il ne m'entends pas et continue dans sa tirade. Je le laisse. en fait, je crois que ces mots, insouciants, vont à l'encontre des miens. Où chacun à son importance.
Je le laisse m'embrasser, je le laisse croire que je suis sa poupée. Pas pour très longtemps. Juste pour cette étreinte dans la pénombre. Juste pour un temps, qui n'existe pas vraiment. J'ai envie de lui dire de prendre soin de moi. J'ai envie qu'il me serre dans ses bras, mais au lieu de ça, je me rallonge, doucement, le tirant avec moi. Au lieu de ça, je pose un baiser au coin de ses lèvres. Je ne l'embrasse pas sur la joue car il n'est pas l'une des potiches qui me suit. Je ne l'embrasse pas sur les lèvres parce qu'il n'est pas l'un des connard qui me tire. Puis je lui demande, comme une enfant. Le plus simplement possible.

    « Ne t'arrêtes pas de parler. »


Et je ferme les yeux, m'enfouissant dans son corps.

- - - - - - -


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Yugito Frazen
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Elle t'embrasse au coin des lèvres et ça a le mérite de te faire taire. Ça a le mérite de te surprendre. Tu restes là, à l'observer dans le noir. Tu ne comprends pas vraiment ce qu'il se passe. Elle est là, contre toi, à te demander de continuer tes paroles incessantes. Elle qui prônait l'art du silence. C'est trop bizarre pour être normal.

Tu hésites quelques instants à reprendre la parole. Tu te mordilles la lèvre inférieure, déglutis et déposes un léger baiser sur son front après quelques isntants. Les mots franchissent la barrière de tes lèvres, dans un murmure, comme pour la bercer.

    « Je t'ai dis, que quand j'étais gosse, je voyageais un peu partout avec mes parents ? Y'a des paysages genre, magnifique, c'est un truc de fou. Les couleurs sont tellement belles. Je pense que ça te plairait, d'aller dans quelques uns des endroits où je suis allé... »


Et tu continues de blablater sur les autres paysages que tu as vu, pendant de longues minutes, pendant de très longues minutes. Tu sens sa respiration se calmer, peut être est-elle endormie, sûrement. Tu ne comptes pas vérifier, de toute façon.

Tu resserres légèrement ton étreinte autour d'elle avant de déposer un autre baiser sur sa tempe.

    « Je te lâcherais pas, Cassandre. Je tiens trop à toi pour ça. »


Et même si tu ne la connais pas, même si tu ne sais rien d'elle, tu en es persuadé. Tu tiens à elle et tu la protégeras, tu t'en fais la promesse.



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