AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 
 

 In Perfect Harmony (Niko)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aniela N. Glinczanki
avatar
Springtie


Messages : 142
Date d'inscription : 02/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 17ans
Don:

Mar 17 Juil - 10:08

Des jardins. A Clever Cross il y avait de vrais jardins. A Clever Cross tout était beau et chaleureux. C'était complètement différent de Virtus qui était si froid et austère. Et ces jardins... d'une beauté époustouflante, vous les aviez rapidement traversé lors de la visite de l'école et tu t'étais empressé de rejoindre l'endroit une fois vos quartiers libres accordés. Un tel endroit manquait tellement en Allemagne, toi qui t'étais toujours occupée de la serre de Synchronicity tu t'étais retrouvée sans rien à faire une fois arrivée à Virtus. Il y avait bien la plaine, avec les fleurs cristalline d'Heath, mais avec le printemps elles avaient disparu et puis... Ça ne valait en rien la serre fantastique de Synchro... Puis avait été complètement détruite après l'accident. Mais ces jardins faisaient vraiment concurrence à sa serre.

Toutes cette école était magnifique il faut dire. Depuis son arrivée, Ani n'avait pas arrêter de s'émerveiller au moindre détail qu'elle voyait. Il faut dire que c'était pas facile de vivre dans cette école allemande, Clever Cross ressemblait beaucoup plus dans l'esprit à Synchronicity que Virtus Insania. Ani en vint à se demander pourquoi ils ne les avaient pas tous mis là-bas. C'était injuste. Ils avaient souffert de la destruction de leur école mais en plus il devait supporter la rude vie de Virtus. Néanmoins, Ani avait été agréablement surprise de voir qu'elle s'y était plutôt bien adaptée.

Elle traversait ce jardin des merveilles en sautillant, un sourire enfantin aux lèvres, elle riait et s'émerveillait à chaque arbuste qu'elle croisait. Une vraie gamine. Elle n'entendait presque aucune dissonance et c'était vraiment reposant. Presque, parce que depuis un moment Ani entendait une petite plainte qui l'appelait à l'aide. Ani était impressionnée, même dans un environnement totalement inconnu, les plantes arrivaient toujours à savoir qui elle était et ce qu'elle était capable de faire. Elle avait appris à Virtus que c'était parce qu'elle laissait son don constamment actif et que c'était elle qui le leur disait. Le seul ennuis c'est qu'elle ne savait même pas comment elle faisait ça. Alors l'arrêter. Ani cessa sa petite marche joyeuse et se concentra pour trouver la source de la plainte.

Elle marcha un moment, avant de se retrouver devant la statue de Debussy. Elle connaissait bien ce nom, Nocturne, Valse Romantique, Arabesques, Estampes, l'Isle Joyeuse... Son père avait si souvent joué ses œuvres. Ani sortit de sa rêverie et identifia la plante qui appelait à l'aide. C'était un des pieds de la plante grimpante. Il n'avait pas du supporter les dernières vagues de chaud et était en train de dépérir.

« C'est donc toi qui m'appelait depuis tout à l'heure. Ne t'en fais pas, je vais te remettre sur pied. »


Ani s'accroupit pour être à hauteur de la plante, elle toucha délicatement une des feuilles de la plante. Ses mains s'illuminèrent doucement et la plante commença à reprendre des couleurs. Très vite, elle était aussi resplendissante que ses camarade voire même plus. L'éclat de lumière disparu.

« Et Voilà ! Regarde comme tu es magnifique ! Heureusement que je passais par là. »

La plante s'anima soudainement et une des fleurs blanches vint se frotter contre la joue d'Ani tandis que les autres l'enlaçait doucement. Tu fais vivre les plantes, tu leur donnes un moyen de s'exprimer plus que par leurs prestances, tu ne sais pas comment tu fais, ton don a toujours marché à l'instinct, mais tu le trouves si merveilleux parfois.

« Ah ! Arrête tu me chatouilles ! Oui je sais, il n'y a pas de quoi voyons. »

Et ton petit rire enfantin fait écho dans tout le jardin, tu essais de te dégager de la plante tout en riant mais ce n'est pas très facile. Elle te tiens prisonnière, mais ça ne te dérange pas du tout. Tu aimes vraiment bien cet endroit. Ça t'avais vraiment manqué tout cela, tu n'avais même pas remarqué que quelqu'un t'observais depuis un moment.


- - - - - - -
He just led me astray
He took my virtue
I feel so cold inside
Sorrow has frozen my mind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nikolai L. Valdick
avatar
Springtie


Messages : 202
Date d'inscription : 08/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 19 ans
Don:

Lun 23 Juil - 21:43

« You've been my only friend. »
C'était une belle journée. Le soleil, la lumière, la chaleur, le ciel. Tout semblait réuni pour que les gens aient le cœur léger et l'esprit vagabond. Chacun vaque à ses petites occupations : certains profitent du beau soleil de la France. D'autres s'installent tranquillement, fatigués du voyage et de tous ces changements. D'autres encore cherchent à explorer l'école. Moi je ne sais pas trop quoi. Je suis là, comme un abruti, dans cette immense bâtisse, à me demander ce que je pourrais bien faire. Pourtant, ce n'est pas vraiment l'activité qui manque ici. J'ai l'impression qu'il y a tellement de choses à faire, et tellement de choses à voir. Retourner en France est un plaisir pour moi. J'aime beaucoup ce pays, et aussi Charlie, qui pour moi, représente tout simplement la France en général. Et pourtant, c'est limite si je ne sais pas quoi faire. Soudain, l'envie me prend de voir Aniela.

Je n'ai pas eu l'occasion de lui reparler depuis l'incident de notre arrivée à Virtus. Pour dire vrai, on s'est parlé rapidement, en se croisant dans le dortoir ou autre. Mais on n'a jamais reparlé véritablement de ce moment un peu étrange. Et depuis, je me sens tourmenté par mon attitude. Je n'arrête pas de me demander si Aniela m'en veut de l'avoir laissée en plan, comme ça, pendant un instant. Elle qui ne mérite pas ça. Depuis ce dégoût intérieur pour moi-même m'a empêché de lui parler correctement, de peur qu'elle me rejette et m'en veuille. Pourtant, il fallait bien que je me décide à aller lui parler normalement, ne serait-ce que pour savoir si elle est fâchée contre moi ou non. Car en plus, le fait de garder le silence comme ça avec elle me rendait encore plus mal. Au fond, j'ai besoin d'elle, de sa gentillesse. J'ai besoin d'entendre sa voix, son rire. De la regarder s'agiter, et peut être parler un peu fort. L'écouter parler, car on sait tous qu'Aniela parle beaucoup. Mais ça ne m'a jamais dérangé. J'aime bien l'écouter parler, même si c'est pour ne rien dire en particulier. C'est décidé : il faut que j'aille parler à Aniela maintenant. Tout de suite. Sinon je n'aurais pas le courage de le faire plus tard.

    « Hey mec, t'aurais pas vu Aniela ? J'arrête pas de la chercher ... »


Je vais ainsi de personne en personne, afin de savoir où se trouve Aniela. Depuis notre arrivée, je crois ne pas l'avoir croisée une seule fois. Alors je demande, à droite et à gauche, finalement, une fille de Synchronicity me dit qu'elle la vu se promener dans les jardins de Clever Cross il y a seulement cinq minutes à peine. Je la remercie, et court vers les jardins, à l'extérieur du château. Arrivé dehors, je sens la chaleur du soleil sur ma peau, et les jardins se déplient devant moi comme un magnifique et immense tapis floral. Les statues et les haies taillées à la perfection ornent les parterres et les allées de promenades qui sillonnent ce magnifique endroit. Je crois n'avoir jamais vu de jardin plus beau que celui ci. J'avance à travers les petits sentiers, et je croise quelques personnes de Virtus Insania qui se promènent et discutent tranquillement, tout en prenant un peu le soleil.

J'aperçois finalement Aniela, penchée sur un parterre de fleurs, comme à son habitude de toute manière. Elle est toujours aussi élégante dans sa simplicité. Adorable et innocente. Elle est à genoux et semble s'occuper d'une fleur. Certainement une petite fleur en péril qu'elle est venu sauver d'un destin funeste et tragique. L'ange gardien de la nature. Je m'approche doucement d'elle, d'un pas de loup, afin qu'elle ne me remarque pas, bien qu'elle soit bien affairée. Ses longs cheveux verts tombent follement sur ses épaules et le haut de son dos. Son rire s'élevait et explosait dans l'air, cristallin et clair. Un des plus beaux rires que je connaisse. On dirait une enfant quand elle éclate de rire. Je reste un instant à la fixer, sans dire un mot, ce qui peut sembler un peu étrange à première vue. Mais j'ai un peu peur qu'elle m'en veuille, qu'elle ne désire pas me parler. Je n'ai pas envie qu'elle me rejette. Je me dis qu'elle doit se sentir bien ici, à Clever Cross. Cette école semble faite pour des personnes comme elle. Solaire, sensible, innocente. Aniela aime la lumière et la nature. Elle est délicate et à l'écoute de son environnement. Clever Cross lui correspond bien plus que le trou à rats qu'est Virtus Insania. Cette vieille école sombre et poussiéreuse, draconienne et rude. Je suis certain qu'elle se sent bien ici, qu'elle est sa place. Je prends mon courage à deux mains, je me penche un peu vers elle, et je tâche de prendre un air décontracté et détaché, comme si je ne redoutais pas sa réaction.

    « Tu batifoles encore avec les fleurs ? T'es plutôt bien servie par ici, en terme de fleurs ! »


C'est vrai que les jardins de Clever Cross regorgent de fleurs et de plantes en tout genre, toutes aussi belles les unes que les autres. Mais moi, pourtant peu sensible à l'art floral, je me devais de reconnaître que les jardins sont bien aménagés, entretenus et joliment décorés de plus. Je continue de la regarder, un peu charmé par ses airs de jeune fille champêtre. Un peu séduit par son visage rayonnant et son rire d'enfant. Et je me dis que sous son masque de jeune fille peut se cacher la revanche d'une amie blessée dans ses sentiments.

- - - - - - -

UNTIL DEATH DO US PART.


Dernière édition par Nikolai L. Valdick le Mer 8 Aoû - 16:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aniela N. Glinczanki
avatar
Springtie


Messages : 142
Date d'inscription : 02/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 17ans
Don:

Jeu 2 Aoû - 21:14

Plongée dans son amusement, Ani n'a pas remarqué Niko qui l'observait. Elle se rendit compte de sa présence uniquement lorsque le son de sa voix parvint jusqu'à elle. Sa voix, grave, qui contrastait avec son rire cristallin la fit taire. Néanmoins elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que c'était lui. Sa voix lui était si familière. Elle lève la tête vers le ciel, croise ses yeux bleus et lui souris le plus innocemment du monde. Elle est heureuse de le voir. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas vu juste tous les deux. Niko et Ani. Il lui avait horriblement manqué. Elle tend les mains pour le toucher, le bout de ses doigts se posent délicatement sur sa joue. Elle voulait s'assurer qu'il était bien là. Dans l'euphorie du moment elle avait complètement oublié leur petite mésentente.

Il était certain qu'avec de tels jardins, Ani ne manque pas de fleurs. C'était merveilleux. Ani nageait dans le bonheur. La présence de plantes comme ça lui manquait. A Virtus la nature était trop brute, trop sauvage, trop violente avec elle. C'était très désagréable. Même à Synchro ce n'était pas si agréable qu'a Clever d'ailleurs. Il faut bien se dire que Synchro avait certes une serre magnifique, mais les jardiniers eux manquaient à l'appel. Le club jardinage était l'un des moins peuplé de l'école. Du coup on ne s'occupait pas forcément du mieux voulut de ces pauvres végétaux. Végétaux qui de base avec leur directeur taré était loin d'être normaux. Il y avait un travail monstre à faire et ils n'étaient pas assez pour l'accomplir. Ici c'était reposant. Il y avait quelques petites fleurs en détresse, mais dans l'ensemble, en plus d'être nombreuses on les aimait.

« Tu n'imagines pas ! Y en a partout t'as vu ? C'est magnifique ! C'est pleins de couleurs, c'est beau, élégant et si apaisant. On s'en occupe bien ici, elles n'ont pas besoin de grand chose en plus. C'est génial. Cet endroit est génial. »

Et elle laisse échapper un petit rire. Quand soudain son rire s'éteint. la mémoire lui revient et elle ôte sa main qui était toujours sur sa joue. Elle baisse la tête. Elle s'en voulait beaucoup. Depuis leur arrivé à Virtus ils ne s'étaient pas reparlé et voilà qu'elle se met à lui parler comme si de rien n'était ? Alors qu'elle sait pertinemment que lui aussi doit y penser, lui aussi s'en veut. Elle le connait bien à force. Elle culpabilise encore plus du coup. Parce qu'elle sait qu'elle a agit de manière demesuré, qu'elle sait qu'elle aurait du longtemps auparavant l'interpeller et en parler bien avant ce moment, parce qu'elle sait qu'en plus il n'y a pas de raison que ce froid reste entre eux. Parce qu'Ani ne lui en veut pas. Elle tient trop à lui pour être fâché avec lui. Même si elle s'est sentie trahie sur le moment, Ani sait qu'elle n'est pas la seule dans le monde de Niko. Mais elle déteste tellement se sentiment d'abandon qu'elle avait ressenti la dernière fois. Ani a réalisé que Niko est quelqu'un de très important pour elle. Que le perdre serait surement trop dur pour elle. Ce n'est pas de l'amour, mais il représente un stabilité et un réconfort que personne n'a su lui donner jusqu'à présent. Il est si attentionné avec elle, personnes ne l'est autant que lui. Elle est aussi dépendante que lui ne l'est d'elle. Elle a besoin de lui pour avancer. Elle ne se l'explique pas, mais c'est comme ça.

« Niko... Je suis désolée... Je suis tellement désolée. J'ai agi de manière démesuré et du coup tu t'en veux. J'en suis certaine. Je te connais... Et... Je m'en veux encore plus pour ça. Parce que... C'est ma faute, pas la tienne. Je... J'ai eu peur que tu m'abandonnes sur le coup et je ne savais plus quoi faire. Je... J'ai besoin de toi Niko. Tu le sais hein. »

Et elle n'ose pas le regarder. Elle se dit que peut-être qu'il va lui en vouloir d'être si égoïste. Elle se dit que peut-être qu'il est venu juste pour mette un terme à leur amitié ? Elle a si peur de le perdre. Et s'il ne voulait plus lui parler ? Ani ne savait pas ce qu'elle ferait, mais l'idée même la fit tressaillir. Il s'en voulait c'était certain. Mais peut-être qu'il en avait marre d'elle. Tout le monde en avait marre d'elle au bout d'un moment. Même si, Niko n'était pas tout le monde pour elle.


Spoiler:
 

- - - - - - -
He just led me astray
He took my virtue
I feel so cold inside
Sorrow has frozen my mind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nikolai L. Valdick
avatar
Springtie


Messages : 202
Date d'inscription : 08/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 19 ans
Don:

Jeu 9 Aoû - 16:49

« Délicate et désinvolte. Les yeux flous, elle semble si loin de tout. »
Je n'ai jamais vraiment été un accro du jardinage. La mainte verte, ce n'est vraiment pas mon truc. Je n'y connais presque rien, et ma culture florale est assez limitée. A part ma fleur préférée, le lys, et quelques fleurs communes qu'on voit partout, j'ai l'impression de ne connaître aucune plante. Alors les arbres, il ne vaut mieux pas en parler. Pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé, d'ailleurs, Aniela tentait sa chance régulièrement à Synchronicity en m'attirant dans la serre pour lui venir en aide. Mais la plupart du temps, ce n'était pas ça, et mes parterres de fleurs ne ressemblaient pas à grand chose au final … Mais bon, j'ai bon espoir de pouvoir jardiner correctement avec Aniela un jour, et de toute manière, ce n'est pas le plus important. Ce qui est vraiment important, c'est de partager du temps avec elle, même si c'est en jardinant. Mais c'est son truc à Aniela, le jardinage. Elle y passe beaucoup de temps et y dépense beaucoup d'énergie pour faire pousser ses plantes et les entretenir. Un peu comme moi quand je suis au piano, à la guitare ou devant mes consoles de mixage. Sauf que Aniela est réceptive à la musique, c'est pourquoi je m'efforce de m'intéresser à sa passion. C'est la moindre des choses, non ?

C'est donc tout naturellement que je retrouve une Aniela épanouie et heureuse, plein d'enthousiasme et de vitalité, comme à son habitude. Forcément, les jardins de Clever Cross sont somptueux et particulièrement fournis et diversifiés. C'était certain qu'Aniela allait pouvoir trouver son bonheur ici ! Je souris et rigole face à sa véhémence, et j’ébouriffe affectueusement sa chevelure verte, toujours aussi jolie. Je suis vraiment content de la revoir, surtout aussi joviale, car c'est comme ça qu'elle est véritablement sublime et avenante. A Virtus Insania, elle a du mal à trouver son équilibre, dans cet endroit sordide et glauque où la végétation n'a pas sa place vraisemblablement. Mais Aniela, au quotidien, ça reste une vraie boule d'énergie et de bonheur humeur concentrée. Certainement le meilleur remède à ma morosité chronique et à mes coups de blues récurrents. Rien que de voir son sourire, ça me donne la pêche et ça fait taire mes pensées négatives. Je crois qu'elle arrive à m'exorciser de toute la négativité qui m'habite parfois. C'est une plante, Aniela : elle redonne de l'air pur, et un peu de gaieté !

    « C'est vrai que c'est magnifique ici. J'ai tout de suite pensé à toi quand j'ai vu les jardins ! »


Soudain, Aniela change d'attitude, l'air un peu embarrassée, et baisse la tête. Je me demande si elle pense à la même chose que moi, si elle est aussi tourmentée que moi par rapport à ce qui s'était passé la dernière fois, dans les couloirs tortueux de Virtus Insania. Elle n'avait pas l'air de m'en vouloir je crois, bien que nous ne nous sommes pas parlés depuis quelques temps. Je crois qu'elle est aussi est gênée vis à vis de moi, mais je n'arrive pas à savoir pourquoi. Car c'est pourtant bien moi qui a commis une faute, et qui a failli tout faire voler en éclats. Alors de quoi se sentirait-elle coupable ? Elle me dit finalement qu'elle est désolée d'agir réagi de manière disproportionnée à cet instant, et qu'elle a simplement eu peur que je l'abandonne. C'est bien ce que j'ai failli faire, mais j'en étais bien incapable au final. A peine avais-je lâcher sa main que je compris à quel point elle avait besoin de moi, et que je ne pouvais pas la laisser tomber comme ça, sans rien dire, pour un simple fantasme passager. Une hallucination perfide due à l'alcool et à la drogue certainement. Un léger sourire se dessine sur mon visage, qui était jusqu'à présent un peu sombre et désolé, puis j'attrape la main d'Aniela dans la mienne, tout en restant un peu silencieux. Mon regard azur se plonge dans le sien. Lumineux, brillant. Avec ses grands yeux papillonnant.

    « T'as pas besoin de t'excuser, c'est rien. Je n'aurais pas dû non plus te faire peur comme ça, j'ai merdé et je ne sais pas ce qu'il m'a pris. »


On dit que quand on aime quelqu'un, on est prêt à tout lui pardonner. Je crois qu'avec Aniela c'était un peu ça.. Enfin, j'imagine que ça a ses limites quand même. Mais nous n'avons jamais vraiment eu de véritables accrochages. J'avais d'ombres sur le tableau de notre amitié. Tout a toujours été facile et naturel. Et l'attentat de Synchronicity et notre arrivée à Virtus Insania nous ont plutôt chamboulé, à tel point que cet événement est venu s'intercaler entre nous deux, et nous a laissé gêné et silencieux plusieurs semaines. Mais aujourd'hui, dans un soulagement, je comprends qu'Aniela ne m'en a jamais voulu depuis tout ce temps, et qu'en réalité, elle s'en voulait elle-même. Exactement comme moi. Au final, c'était notre culpabilité respective qui nous empêchait de pouvoir nous parler sincèrement sans avoir besoin de rougir ou de s'enfuir, de peur que l'autre soit fâché secrètement.

Je relâche sa main, tout en lui adressant un fier sourire lumineux. Je suis vraiment content de la retrouver, exactement comme avant. Aniela, c'est ma valeur sûre. Mon repère dans la réalité. C'est elle qui me conseille et qui me montre ce que je dois faire. Elle me sort de mon quotidien parfois trop lugubre, et elle rend mes journées plus lumineuses et gaies. A chaque fois que je la vois. Elle parle beaucoup, mais ça ne m'a jamais dérangé plus que ça. Moi je l'écoute, j'attends qu'elle termine, et parfois je commente. Je la taquine, et je m'amuse à la charrier également. Jusqu'à se qu'elle me bouscule, et se mette à bouder toute seule dans son coin. Alors dans ce cas, je rachète mon erreur en lui faisant un gros câlin, ou je l'attrape dans mes bras, et je me mets à courir avec elle, tout en la portant. C'est ce que j'aime avec Aniela. C'est la simplicité et le naturel. Je n'ai pas besoin de réfléchir, pas besoin d'avoir d'arrières pensées. Tout vient naturellement, et de façon spontanée. Je n'aurais pas voulu conserver ce sentiment de gêne entre nous. Tout simplement parce qu'il détruisait cette complicité simple qui existe entre nous. Fragile et délicate.

    « Tu sais quoi ? On n'a qu'à oublier cet épisode, tu veux ? Après tout, on est mieux sans ça je crois. »

- - - - - - -

UNTIL DEATH DO US PART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aniela N. Glinczanki
avatar
Springtie


Messages : 142
Date d'inscription : 02/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 17ans
Don:

Sam 22 Sep - 10:24

Elle sent Niko lui attraper la main, l'obligeant à relever la tête et à le regarder. Son regard plonge dans le sien. Elle y voit immédiatement qu'il ne lui en veut pas. Ils avaient tous les deux été stupide et avait eu peur de la même chose. Un petit sourire illumine le visage de la Polonaise. Leur amitié était si précieuse à ses yeux qu'elle était vraiment heureuse de pouvoir la conservé. Parce que même si comme les autres Nikolaï est quelqu'un qu'elle voit une fois de temps en temps vraiment c'est toujours comme si ils ne se quittaient jamais. Elle a le sentiment que c'est différent de toutes les autres personnes avec qui elle traine à droite à gauche. Parce qu'Ani n'a pas de véritable ami. Elle a des gens qu'elle vient embêter quelques temps, mais elle sait que sa présence à la longue n'est plus désirable. Elle sait qu'elle parle trop, que parfois c'est insupportable, qu'elle tient rarement en place. Elle sait qu'elle donne maux de tête et migraine à ceux qu'elle fréquente. Elle n'a jamais ce sentiment avec Niko.

Il lâche sa main, mais la gratifie d'un magnifique sourire qu'elle lui rendit tout aussi étincelant que le sien. Parce que c'est déjà oublié oui. Parce que c'est pas une histoire ridicule qui va vous séparer comme ça. Parce que vous êtes plus fort que ça. Et puis Ani se doit de l'aider et pour l'instant tout ce qu'elle a pu faire était loin de la satisfaire. Elle sait qu'elle est son point de repère mais elle a l'impression que ça ne suffit pas pour l'aider.

« Je ne vois même pas de quoi tu parles. »

Heureuse que tout ce mal-entendu soit terminé elle le prend dans ses petits bras. Elle a toujours l'impression d'être une naine avec Niko lorsqu'elle fait ça. Il est trop grand. Elle est trop petite peut-être aussi. Mais c'est toujours amusant. Elle reste comme ça un instant, pour s'assurer que tout ceci est bien réel, qu'elle ne l'a pas perdu. Puis elle rompt son étreinte, elle lui attrape la main et le tire vers un autre endroit. Un sourire malicieux aux lèvres.

« Viens il faut que je te montre quelque chose ! Tu vas voir c'est super marrant ! »

Elle le tire et traverse le jardins, ils passent devant des bosquets en forme de licornes, puis de pégases, puis de centaures. Elle court presque. En fait elle se perd un peu, parce qu'elle avait repéré une plante lors de la visite guidé qu'on leur avait rapidement faite, mais elle a du mal à la retrouver. Ces jardins étaient trop grands, son orientation trop mauvaise. Alors elle traine ce pauvre Nikolaï à travers tout le paysage à la recherche de sa merveille. Ani lui promet à chaque tournant qu'elle a presque retrouver l'endroit, même si à chaque fois ce n'est jamais le bon. Au moins cette chasse au trésor l'amuse, elle rit. Ani est une enfant, une enfant toujours impressionnée par la beauté de cet endroit. Un vraie pile qu'il est dur de mettre sur arrêt. C'est peut-être pour cela qu'elle a du mal à retrouver ce qu'elle veut, elle n'est pas très concentrée. Elle est si heureuse de retrouver Niko comme avant. Elle veut vite oublier ce malentendu.

Finalement elle retrouve ce qu'elle cherchait. Ils étaient maintenant dans un coin un peu plus tranquille, beaucoup plus en périphérie du jardin. Il y avait une petite fontaine dans un coin, quelques arbustes taillés en forme de fée, quelques parterres de fleurs à la française de toutes les couleurs. Un vrai petit coin tranquille et coloré. Mais ce qui intéresse Ani ce n'ést pas ça, c'est le petit coin de mauvaises herbes dans l'ombre, elle s'accroupit et invite Niko à en faire autant. Elle pointe de petites fleurs blanches d'environ 50cm de haut.

« J'étais sûre de les avoir vue ce matin ! Tu vois ces petites fleurs blanches ? Ça s'appelle des saponaire. On les appelle aussi herbe à savon. Tu devines pourquoi je suppose, ça lave. Tu mets la fleur entre tes mains et tu frottes avec de l'eau comme du savon et ça mousse et ça lave. Y a de la saponine dedans. Ma mère en utilisait parfois... Quand j'étais petite une fois de temps en temps, quand elle était encore là, elle nous lavait avec ces fleurs. Il en fallait beaucoup, mais j'adorais ça. Je trouvais ça si magique et si beau. Mon frère aimait moins. T'façon Wies' n'aime jamais ce que j'aime... Il disait que c'était un truc de fille, mais il n'a jamais su résister à ma mère, moi non plus. Pourtant c'était pas l'autorité incarnée... Loin de là. On l'aimait trop je crois...  »

Ani ne sait pas trop pourquoi elle lui a raconté tout ça. Mais avec Niko tout sort tout seul, parfois c'est frustrant, mais c'est d'un naturel étonnant. Elle a besoin de lui dire tout ça, en quelque sorte. Peut-être que c'est ces fleurs... Elles lui font penser à sa maison. Ça la rend nostalgique... Parce qu'en ce moment elle l'évite un peu cette maison, cette famille.

«  Enfin bref... C'est une plante méditerranéenne normalement, mais elle pousse bien dans les serres et s'adaptent bien aussi. C'est un peu de la mauvaise herbes il faut dire. Ça fait si longtemps que je n'en avais pas vu... C'est pas une plante qui pousse facilement en Pologne... Si seulement il y avait quelque chose à Virtus j'en aurais bien ramené un peu... C'est super amusant de se laver avec une fleur. Tu trouves pas ? Elle s'arrête un instant, fait une grimace, elle se rend compte qu'elle a trop parlé. Depuis qu'elle s'était fâchée avec Lyria, Ani se disait que c'était vraiment mal. Désolée... Je raconte encore pleins de trucs... »

- - - - - - -
He just led me astray
He took my virtue
I feel so cold inside
Sorrow has frozen my mind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nikolai L. Valdick
avatar
Springtie


Messages : 202
Date d'inscription : 08/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 19 ans
Don:

Dim 21 Oct - 13:36

« I wish I was a punk rocker with flowers in my hair. »
Je lui adresse un sourire amical quand elle fait semblant de ne pas se souvenir de quoi je parle. C'est Aniela tout craché, avec son air rieur et son innocente désinvolture de demoiselle libre et candide. Je crois qu'elle a ce petit quelque chose de particulier qu'on retrouve chez certaines filles. Cette lueur dans le regard. Ce petit quelque chose qu'on ne sait pas expliquer. Je ne saurais dire ce qui la rend spéciale. Tout ce que je sais, c'est qu'elle est elle même. Naturelle et simple. Ses petits bras m'entourent, et je la surplombe comme à chaque fois. Je referme mes bras sur elle, et l'enveloppe, lui montrant par là qu'elle sera toujours la bienvenue au creux de mes bras, quoiqu'il arrive. Je crois que pour rien au monde je voudrais briser cette amitié avec Aniela. C'est quelque chose de précieux pour moi. Parce qu'elle a toujours été là pour moi, même dans les pires moments. Elle a été témoin de mes excès et de mes folies, sans prendre peur, alors que tant d'autres auraient dit de moi que je n'étais pas un garçon fréquentable, et que je sème moi-même les graines du chaos dans ma propre existence tourmentée. Elle n'a pas baissé les bras, parfois elle s'est énervé, et parfois elle a pleuré. Mais à chaque fois, elle finissait toujours par se réfugier dans mes bras. Moi, même la tête en vrac, j'ai toujours les idées assez claires pour elle. Même si je l'ai pas toujours été, j'ai quand même essayé de rester droit devant elle. Parce qu'elle le méritait plus que n'importe qui. Alors en retour, je lui ai offert mon épaule et ma compagnie. Je l'ai suivie dans ses délires, et ses folies. Moi, elle me faisait gentiment sourire, souvent rire même. Et à chaque fois, à chaque événement tragique ou heureux, elle était là, et moi j'étais là pour elle. Rien ne nous prédestinait. Elle, si fragile et innocente, moi beaucoup trop décadent et malsain. Mais à deux on a trouvé une certaine d'équilibre. Et nous voilà désormais en parfaite harmonie.

Elle attrape la main, et nous voilà de nouveau repartis pour un tour. Une nouvelle aventure en somme. Oui, car à chaque fois avec Aniela, la moindre promenade prend des allures de grande aventure épique. Elle me fait zigzaguer au milieu des parterres de fleurs colorées, et je découvre à mesure que je contourne les arbustes de nouveau champs de végétation, plus jolis les uns que les autres. Je crois bien qu'Aniela est une des seules personnes qui arrivent à me traîner dans le jardin. A vrai dire, ce n'est pas que je voue une sainte haine pour le jardinage, c'est simplement que ce n'est pas spécialement mon truc. Pourtant, à Synchronicity, Aniela arrivait assez facilement à me traîner jusqu'à la serre, où elle me faisait participer à son activité. Sa grande passion de toujours. En retour, elle venait parfois m'écouter jouer dans la salle de musique. Parfois je lui jouais un morceau de piano, d'autres c'était du perfectionnement à la guitare ou la batterie. Finalement, on arrive en périphérie des jardins, dans un petit hameau calme et reculé, avec une petite fontaine et quelques arbustes parfaitement taillés. Tout en me pointant du doigt les petits fleurs blanches, Aniela commence à m'expliquer leur utilisation en tant que savon. Je la regarde avec un air intrigué, et je me demande comment une simple petite fleur blanche peut mousser et servir de savon. Aniela évoque aussi brièvement son enfance, et de nouveau son frère, avec lequel elle vit une relation conflictuelle et compliquée. Penché sur les fleurs, je tourne la tête vers elle quand elle commence à se confondre en excuses du fait qu'elle parle trop d'après elle. Je passe ma main dans ses longs cheveux verts qui miroitent au soleil, un air attendri sur mon visage.

    « T'en fais pas, ça m'dérange pas de t'écouter. En plus tu m'rends moins débile, alors je devrais pas m'en priver ! »


Je l'aide à se relever, pour pas qu'elle ne s'écrase maladroitement dans le parterre de fleurs. Je crois que ça faisait un moment qu'elle n'avait pas évoqué sa famille. C'est toujours un sujet un peu tabou pour elle, notamment le cas de son frère. Elle m'en a déjà parlé à quelques reprises, mais c'est toujours assez timide. Je crois qu'elle n'aime pas forcément trop en parler, ça l'énerve. Et comme tout le monde le sait, Aniela n'aime pas s'énerver et reste une fille calme en toutes circonstances.

    « Ca faisait longtemps que tu m'as pas évoqué ton frère, d'ailleurs. »


Je me penche de nouveau sur le petit parterre de fleur, et je m'approche pour sentir l'odeur des petites fleurs blanches. C'est toujours un peu délicat, les histoires de familles. Comme on dit souvent, on ne choisit pas sa famille malheureusement. Ainsi, c'est comme ça qu'on se retrouve parfois dans une famille qui ne nous désire pas, d'aucune manière quelle qu'elle soit. Je n'en parle pas contrairement à Aniela, jamais. C'est simplement parce que je pense qu'il n'y a rien à dire, rien à ajouter. Mes parents n'ont jamais voulu d'enfant, ils n'étaient pas faits pour ça. Né au milieu de leur indifférence et de leur désintérêt pour moi. Que puis-je dire de plus sur ça ? Je pourrais les blâmer et leur en vouloir, mais je crois que je les déjà trop fait, et que mes reproches ne servent à rien de toute manière. Ils ne servent qu'à ressasser inexorablement les mêmes souvenirs pénibles et blêmes. J'ai dépensé déjà trop de haine pour eux, et maintenant, nous retombons tous dans l'indifférence, les uns pour les autres. Seules des liens d'ordres administratifs ou financiers nous unifient. Triste histoire d'une famille sans amour et sans liens. Triste chronique d'une existence qui n'aurait pas dû être. Je me retourne sur Aniela, en m'arrachant de mes pensées sur la famille.

    « Tu me montres comment ça marche, tes fleurs-savons ? »


A vrai dire, je n'ose pas arracher une des fleurs, de peur que je fasse mal à la Nature. C'est bête à dire, mais je ne sais pas comment Aniela ressent les choses de la Nature, et je ne voudrais pas couper la tête d'une fleur qui se mettra à hurler dans les oreilles d'Aniela. Alors je préfère être prudent et respectueux, en laissant Aniela le faire, parce que elle, c'est l'amie des plantes et qu'elle leur fait pas de mal comme moi, Nikolaï, le gros lourd et la terreur de Mère Nature. Je crois qu'elle me punira un jour, pour toutes les fois où j'ai vomi dans des parterres de pauvres et innocentes fleurs sans défense. En y réfléchissant, je me dis que la Nature doit me détester tout simplement.

- - - - - - -

UNTIL DEATH DO US PART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aniela N. Glinczanki
avatar
Springtie


Messages : 142
Date d'inscription : 02/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 17ans
Don:

Dim 25 Nov - 18:09

Pauvre Niko, entrainé à tout vient dans les escapades d'Ani. Après tout, elle avait bien conscience qu'il n'y avait pas grand monde qui appréciait le jardinage. Il suffit de regarder la liste des élèves inscrit au club jardinage lorsque Synchronicity était encore debout. C'était l'un des clubs les plus insignifiant. Mais Aniela aime les plantes et Aniela aime Niko, alors lorsqu'elle peut avoir les deux ensemble elle est comblée. Elle aime sentir les doigts de Niko dans ses cheveux comme elle aime s'occuper de ses plantes. Alors elle le regarde et lui souris, un sourire qui veut dire merci. Merci d'être là, merci de m'écouter.

Il l'aide à se relever et évoque son frère, sans le vouloir le visage d'Aniela se ferme instantanément. Elle n'aime pas penser à lui, elle n'aime pas l'évoquer même si, avec Niko c'est toujours plus fort qu'elle. Honnêtement elle aimerait pouvoir cacher son existence au monde entier. Elle ne l'assume pas, elle n'assume pas sa relation avec lui, elle n'assume pas d'être complètement odieuse, méchante et sans cœur avec lui. Même si elle pense qu'il le mérite. Aniela n'est pas fière de ce qu'elle est. Elle déteste cette colère qui l'habite dès qu'elle pense à lui. Une colère incessante. Une colère qui dure depuis des années. Une colère qu'elle n'arrive pas à surmonter. Elle, celle que tout le monde pense incapable de nuire ou d'avoir une mauvaise pensée, elle est loin de cela lorsque son frère rentre dans la conversation. C'est réciproque bien sûr. Quoique. Dernièrement Aniela commence à en douter. Wieslaw a agit étrangement depuis l'attentat et elle est un peu perdue, elle ne sait plus quoi penser. Et elle préfère ne pas y réfléchir. Elle tient à la stabilité de son monde actuel. Elle n'en a jamais eu de meilleur. De ce fait, elle choisit d'ignorer la remarque de Nikolaï à propos de son frère. Pour le moment. Car elle ne cache rien bien longtemps à l'Allemand. C'est quasiment impossible. Il a ce pouvoir de la faire parler, de réussir à avoir sa confiance alors que rien ne le permet. Ils se ressemblent c'est vrai, mais pas tant que cela. Parfois c'est même de parfaits opposés. Alors être si proche ? Aniela ne se l'explique pas, ça s'est fait comme ça, sur le moment, une promesse silencieuse. Un pacte. Une chose est certaine, elle ne s'est jamais autant confié à quelqu'un. Mais Niko est spécial. Il a su briser le mur que pas grand monde ne remarque et qu'elle pensait infranchissable.

Face à son silence, Nikolaï fini par lui demander comment marchait ces fleurs-savons, son visage s'illuminaede nouveau, c'était très simple en fait. Si... Si elle arrivait à récupérer quelques fleurs. Ce qui n'était pas vraiment sûr. Quoique, elle pouvait peut-être convenir à un arrangement. Oui, étant donné que les plantes s'insinuaient dans son esprit en permanence elles avaient entendu son idée qu'elle n'avait même pas à formuler du coup. Et elles étaient tout à fait d'accord. Aniela se tourne vers Nikolaï un grand sourire aux lèvres.

« J'vais voir ce que je peux faire »

Elle se laisse tomber au sol à genoux, pose délicatement ses deux mains sur le parterre de fleur-savon et ferme les yeux. Elle se concentre, fait le vide dans son esprit, doucement, ses mains s'illuminent. Petit à petit, la terre remue. De petites tiges pointent à la surface, continuant de grandir, rapidement, les tiges forment des bourgeons et certains éclos même en de magnifique fleur blanche. Le double de fleurs-savons peut-être observé à présent. Ani retire ses mains du sol. Tout s'arrête. Elle lève la tête et regarde Nikolaï avec un grand sourire comme un enfant qui veut montrer son premier dessin à son papa. Puis elle cueille avec attention une poignée de fleurs-savons. Elle se relève, attrape la main de Niko et en pose avec soin sur sa paume. Puis elle se dirige vers la petite fontaine, invitant son compagnon à en faire autant.

« Alors tu mouilles un peu ta main libre, puis tu frottes tes mains, et si tu vois que ça mousse pas assez tu peux les plonger dans l'eau pour que ça mousse mieux. Tu vas avoir les mains pleins de pétales comme ça, mais sinon il faudrait retiré les pétales, le pistil et tout, et honnêtement c'est long et assez pénible. Et puis les pétales ça part facilement à l'eau. »

Et tout en expliquant, elle s'exécute pour montrer l'exemple à Nikolaï. Elle frotte ses mains ensembles et une mousse verte pâle commence à se former. Elle continu de frotter, montre à Niko ses mains pleines de mousses et de pétales et rit un peu de l'idiotie qu'elle leur fait faire. Elle frotte de nouveau pour essayer de faire le plus de mousse possible. Tout en faisant cela, son regard se perd dans l'horizon, elle fini par arrêter de frotter, mais n'en a même pas conscience. Elle revoit encore sa mère qui lui montrait pour la première fois ces fleurs. Elle revoyait encore sa famille si fragile qu'un accident avec brisé à jamais. Et finalement après un temps de silence, elle regarde Nikolaï l'air grave.

« Dis Niko, est-ce que... Est-ce que tu as déjà détesté quelqu'un ?... »

Elle laisse sa question en suspend, mais se rend bien vite compte qu'elle a un peu brisé l'ambiance. Elle baisse la tête, regarde l'eau et trempe rapidement ses mains dans la fontaine avant de recommencer à faire sa mousse et en bafouillant.

« Non rien oubli ce que je viens de dire. Désolée »


Spoiler:
 

- - - - - - -
He just led me astray
He took my virtue
I feel so cold inside
Sorrow has frozen my mind
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nikolai L. Valdick
avatar
Springtie


Messages : 202
Date d'inscription : 08/01/2012

Carte d'Identité
Âge: 19 ans
Don:

Dim 13 Jan - 21:12

« If you hate it, fold your arms.
If you love it, clap your hands. »
Je la regarde s'activer à ras du sol, et de ses petites mains fines et délicates, elle fait pousser et croitre les petites fleurs-savons qui se multiplient et grandissent à vue d'oeil. J'ai toujours trouvé que le don d'Aniela était passionnant. Même si je ne suis pas un grand passionné de botanique et un amoureux inconditionnel de la nature (à part si celle ci peut se fumer d'une quelconque manière possible), j'ai pensé que les dons comme celui d'Aniela avait quelque chose de concret. Comme une application directe à notre monde. Je veux dire par là que mon don, à moi, n'a aucune consistance concrète dans ce monde. Quand je manipule la chance, je n'appartiens plus à ce monde, et je vois d'autres choses. Des choses que les autres ne voient pas. Parfois, ça se traduit par un chemin qui se met à briller, et me dit qu'il faut que je le prenne. Parfois c'est un sentiment flou qui me somme de faire quelque chose. Quelque fois, c'est carrément le monde entier qui se transforme, pour ne laisser place qu'à une vaste étendue cosmique de lueurs mobiles et évanescentes qui circulent dans tous les sens, avec un chaos assez impressionnant. Qui a dit que c'était facile de manipuler la chance ? En plus, Aniela maîtrise plutôt bien son don. Je dirais même qu'elle s'améliore toujours plus. Elle entend encore les voix dans sa tête, mais il me semble qu'elle s'en plaint beaucoup moins fréquemment qu'avant. A moins qu'elle s'est tout simplement habitué à entendre des centaines de petites voix venus de nulle part qui lui réclament de l'eau quand le soleil est un peu trop fort … Je me demande si les plantes lui racontent des histoires. Est-ce que les plantes sont capables de mentir par exemple ? Il faudrait que je lui demande si elle a déjà grondé un bouton d'or malhonnête qui lui dit un gros mensonge qu'elle a percé à jour.

Elle s'empare d'une grosse poignet de fleurs, et elle m'attire vers la petite fontaine non loin de nous, juste derrière, dont l'eau cristalline clapote doucement. Arrivée devant, la belle candide m'explique de quelle manière il faut s'y prendre pour utiliser ce fameux savon à base de fleurs. Ou plutôt fleurs-savons, non ? Je ne sais pas comment appeler ces machins là en fait. Je crois qu'il y a un truc avec saponaire, sopalaire, je sais plus trop, quelque chose qui ressemble à ça … D'ailleurs, le mot me rappelle mes cours de Chimie avec la fameuse saponification. Beurk. Je regarde attentivement Aniela qui me montre l'exemple, et en la suivant, je fais la même chose qu'elle, en frottant les fleurs entre mes mains. Effectivement, une petite mousse verte apparaît entre mes mains. Suivant les instructions d'Aniela, je rajoute un peu d'eau afin de faire mousser un peu plus tout ça, et au final, c'est vrai que ça ressemblait à du savon ! Bien que les pétales écrasées collent un peu aux doigts … Je continue de me frotter les mains en riant avec Ani' quand celle ci se mit à changer brutalement d'humeur. Elle sembla soudainement songeuse, et quelque chose semblait la tracasser à cet instant. Mon air interrogateur l'invitait à se confier à moi, si le cœur lui en disait, ce qu'elle fit d'une certaine manière en lâchant une étrange question qu'elle retira immédiatement avant de se replonger dans son nettoyage actif de mains. Je relève la tête pour la regarder, et elle semblait un peu embarrassée de sa question. Même si elle m'a dit de laisser tomber, je crois qu'au fond elle aimerait que je lui réponde quand même. Calmement, tout en me frottant les mains, je lui dis :

    « Je ne suis pas capable de détester foncièrement quelqu'un. Je crois que je ne suis pas fais pour ça ... »


Mon regard se perd un instant dans l'eau de la fontaine. Je réfléchis aux gens que j'ai détesté dans ma vie. Oh, forcément, il y en a bien eu. Mais ce n'était pas de la haine. Bien que je les appréciais pas, je ne sais pas si j'ai déjà voulu le mal de quelqu'un. Peut être aussi parce que je savais que le karma finirait par les frapper, tôt ou tard, et que je relativisais toujours, à chaque fois selon ce raisonnement. Cela me donnait une raison de pardonner aux gens, seulement parce que j'avais cette certitude que la roue tournait. Alors je n'ai jamais gardé de rancune contre quelqu'un, je me disais que le temps effacerait les choses, ou que le karma les renverserait. Je me rends compte que je ne frotte plus mes mains, et je reprends le frottement en m'arrachant à mes pensées sur moi même avant de reprendre tout de suite après.

    « J'ai détesté des gens, mais généralement, ça n'a jamais vraiment duré. Quand Aurelian est parti, je l'ai détesté. Très fort. Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas à vrai dire. »


Je lui adresse un petit sourire un peu triste, teinté de mélancolie. Non, aujourd'hui je ne suis plus fâché après Aurelian. Je voudrais juste qu'il rentre à vrai dire, qu'il revienne. Je lui ouvrirais les bras à nouveau, car pour moi, il y a toujours eu sa place. Il est vrai que je l'ai détesté, d'une haine noir et dévorante. Je l'ai accusé de tout les torts, et j'ai crié des dizaines d'insultes, pleine de rage. J'ai brisé tout ce que j'avais autour de moi, et quand j'ai eu fini de tout briser ce qui était à ma portée, j'ai commencé à me briser moi-même, parce que cela semblait être un sort presque enviable comparé à la tristesse que son absence m'infligeait tous les jours. Mais je crois avoir surmonté ça. L'espoir de revoir Aurelian demeure encore, et il continuera comme une braise sous la cendre, mais au fond, je sais très bien qu'il y a peu de chance que je le revois. Le temps efface tout. Nos routes se sont séparées, et je ne vois aujourd'hui aucune raison pour qu'elle se recroise de nouveau. Je me demande s'il ne vaudrait pas mieux que j'envisage de faire ma vie d'une autre manière. La refaire sans Aurelian. Qui sait après tout ? Je rince doucement mes mains en prenant soin de bien enlever toutes les pétales écrasées qui restent collées sur mes mains. Puis, je sèche rapidement mes mains en le secouant deux fois, juste avant de les essuyer grossièrement sur mon pantalon comme le ferait un gamin. Je me tourne vers elle, en lui adressant un chaleureux sourire, comme pourrait le faire un grand frère attendri par sa sœur.

    « Pourquoi tu me demandes ça, Ani' ? »


Je me demande si elle pense à son frère en évoquant ce sujet. Peut être qu'elle a envie d'en parler aujourd'hui. C'est pourquoi je lui pose cette question, comme une invitation à me dire ce qu'elle a sur le cœur. Bien sûr, elle n'est pas obligé, et c'est pourquoi je formule ça sous forme d'une bête et banale question, qu'elle pourrait tout simplement éluder avec un simple « Oh, pour rien, je me demandais juste ». Mais si elle veut se confier, elle sait qu'elle peut venir le faire auprès de moi. Après tout, elle est quelqu'un de très précieux pour moi. Et je sais que, rien que par sa présence, elle me fait du bien. Aniela, c'est mon petit tournesol, ma jolie rose, mon délicat lys. C'est un jardin secret à elle seule. Un jardin en parfait harmonie à première vue, mais qui cache aussi des blessures.


Spoiler:
 

- - - - - - -

UNTIL DEATH DO US PART.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
 

In Perfect Harmony (Niko)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» picture perfect memories - nolà
» Perfect World
» Perfect night ♪
» Niko, aussi appelé Dragu, Coil, The Walking Dude, Bibichon.
» « I'm not perfect but I keep trying...» ~ Mia.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Verbum Pretium :: Clever Cross :: Dehors :: Les jardins-
21.04 Installation du design printemps-été. Les nouveautées arrivent bienôt, on a juste essayer de vous faire déjà un joli truc ! N'hésitez pas à donner votre avis dans le FLOOD
AVRIL Un petit rappel des derniers évènements survenus à Clever Cross. Comment s'est finalement terminé le bal tout droit sorti d'un conte de fée. ICI

RUMEUR
EN CONTINU L'été arrive. Préparez vous tous à sortir vos maillots ! Les directeurs de Virtus Insania et de Clever Cross vous réservent une jolie surprise !