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 Un, deux, trois... Une valse peut-être?

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Alessa L. Morreti
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Dim 15 Juil - 14:00


Aux pays de mes rêves


Lorsque tu avais vu le papier d’invitation de l’école française, tu avais littéralement bondit de joie chantant les louanges de la direction de Clever Cross dans ta langue natale. Vous aviez été prévenu relativement à l’avance mais le soir même, ton sac était prêt et tu étais presque assise dessus à attendre le jour du départ. Une pile électrique. Tu ne tenais clairement plus en place. La France. LA FRANCE ! Tu avais passé quelques vacances dans ton enfance, dans le sud très italien de ce merveilleux pays mais tu n’avais jamais vraiment eu l’occasion de t’y rendre plus tard. Les voyages avec toi angoissaient tes parents. Tu ne leur en voulais pas le moins du monde mais bon, ce genre d’occasion te remplissait de joie.

Des heures de routes en car, en avion et autre moyen de transport, même avec toutes ces contraintes, tu arrivas devant le portail de Clever Cross le teint frais et des étoiles dans les yeux.

    « Francia, mi amor ! »

Un duo débardeur léger un peu larges et un mini, tu étais paré pour l’été. Sans prêter attention à ta camarade qui te criait que tu avais (encore) oublié de remettre tes chaussures, tu courrais en direction de l’école, sautillant presque à chaque pas. Quelques professeur coincés tentèrent de te rappeler à l’ordre mais c’était clairement peine perdue. Tu croisas quelques élèves, les saluant dans ton français agrémenté d’un petit accent rital. Une chance que ton grand père maternel ait vécu en France durant toute sa jeunesse. Le français était une langue que tu parlais de façon plus ou moins régulière quand tu allais chez lui, à Milan.

De grand sourire, tu regrettais maintenant de ne pas avoir accepté leur invitation dans cette école. Mais à l’époque, tu étais si jeune que l’idée de quitter ta famille te faisait peur. Tu avais finis par t’y résoudre en rejoignant Virtus et tu appréciais les élèves de l’école Allemande mais tout de même. D’ailleurs, tu réalisas d’un coup que tu étais venus ici avec eux et jeta un regard en arrière, l’air un peu gêné en rejoignant le groupe, t’excusant auprès de ton amie pour lui avoir fait porter tes sandales.

Bon gré mal gré, tu avais suivis la visite rigoureuse des lieux, te faisant rappeler régulièrement à l’ordre lorsque tu commençais à t’éloigner un peu trop du groupe. Tes chaussures à la main, tu trépignais un peu de ne pas pouvoir aller où tu en avais envie. Un peu comme un chiot qui tire tout ce qu’il peut sur sa laisse, tu laissais deviner qu’au moment où on te lâcherait la bride, il n’allait pas être facile de te récupérer.

Comme un cheval fou qui trépigne dans les starting bloc, tu attendais la phrase magique. Tu n’écoutais qu’à moitié ce qu’il pouvait te raconter sur l’architecture et l’histoire de ce merveilleux bâtiment. Et finalement, la phrase magique. Vous avez quartier libre. Un peu à la façon de Bip Bip dans ce célèbre cartoon, tu filas sans même attendre la fin de la phrase, confiant tes affaires à ta camarade qui n’avait que trop l’habitude de tes excentricités. Gardant tes sandales à la main plutôt que là où elles devraient être, la plante de tes pieds frappait frénétiquement le sol au grès de ton inspection personnelle des lieux ponctuée de « oooooh ! » et de « waaaaah ! ».

Tu finis par arriver dans une vaste pièce qui grâce à un jeu de miroir donnait l’impression d’être interminable. C’était presque magique.

    « On se croirait dans un film ! »

Tu avais laissé tomber tes chaussures à l’entrée de la pièce pour avancer sur la pointe des pieds, plus légère qu’une plume. Après avoir fait des grimaces devant les glaces, riant toute seule de ta bêtise, tu fis la révérence à ton propre reflet.

    « Accordez donc moi cette danse milady. »

Prenant la pose d’une valse, tu commenças de danser seul dans cette vaste salle. Surement qu’ils devaient y organiser des réceptions ou des bals. Des trucs classes comme on en voyait au temps de la renaissance. C’était dans ce genre de décors qu’on se voyait sans mal rencontrer le prince charmant.


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Noa Lefebvre
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Ven 20 Juil - 21:09

Curieux, comme toujours, on ne chasse pas le naturel sinon il revient au galop, tu t’adosses contre le portail immense de Clever Cross et contemples, le sourire aux lèvres, l’arrivée du bus. Tu peux bien l’avouer, pour une fois, tu t’étais bien habillé pour les petites Allemandes : jolies baskets en toile aux pieds, un jean moulant qui soulignait ta silhouette svelte, et une chemisette qui s’ouvrait sur un t-shirt noir simple. Classique, mais élégant : ta devise et elle fonctionne toujours. Bien tartiné de crème solaire indice quarante, client numéro un de Nivea Sun et compagnie, tu patientes calmement sous le soleil brûlant d’un mois de juillet français. Ce matin, pas de repos pour toi, pas de grasse matinée bien méritée après une année riche en émotions, non pas de ça pour toi : aujourd’hui, tu fais le guide, tu montres la voie à toutes ces petites brebis russes et allemandes égarées et leur fais visiter cette merveilleuse école qu’est Clever Cross.
Les bras croisés sur ton torse, tu attends qu’un groupe de touriste s’organise et se refuge sous ton aile. Les filles piaillent, les garçons prévoient déjà une baignade dans la Loire, certains s’extasient, d’autres ne lèvent qu’à peine les yeux, et toi tu te lances le défi de leur faire découvrir ton établissement en utilisant le moins de mots possible. Oui, ce serait trop bête d’endormir tout ton auditoire et qu’ils tombent tous comme des mouches dans le couloir. Mais tu t’es bien entraîné pendant toutes tes années ici, et tu finis la visite sans heurts ni siestes soudaines.

Tu observes les nouveaux arrivants s’éparpiller, la joie collée sur la face, et tu repars tout seul de ton côté. Content d’avoir vu de nouvelles têtes, heureux d’avoir épier de nouvelles réactions, et agréablement surpris par le nombre de belles personnes que tu avais rencontré. Il t’en faut peu pour –être heureux- égayer ta journée, et là, elle commence à merveille. Tu traînes paresseusement dans les couloirs, c’est rare pour toi de ne pas rentabiliser ton temps, mais là, pour une fois tu te dis simplement que tu es en vacances, et que tu as le droit de t’ennuyer. Et parfois, c’est plutôt plaisant.
Devant le palais des glaces, tu t’arrêtes, l’œil attiré par une chevelure noire qui virevolte. Il y a une fille qui chantonne, une fille qui danse et qui fait claquer ses pieds sur un rythme ternaire. Elle tourne en rond, elle glisse sur le sol, elle est si gracieuse que tu n’oses respirer, de peur de la déranger dans son petit manège touchant. Et puis finalement, tu te dis que tu n’as rien à perdre, alors tu t’approches doucement, te racles la gorge pour qu’elle ne sursaute pas à ton arrivée soudaine, et proclames :

« C’est un peu triste de danser seule ! »

Quand elle se retourne, tu lui fais une courbette, et lui tends ta main blanche. Les yeux brillants de malice, et les lèvres étirées en un sourire discret, tu ne doutes pas de tes talents de valseur. Elle fait tout juste ta taille, peut-être légèrement plus petite, de deux ou trois centimètres, tu attendras qu’elle parle pour mettre une nationalité sur son accent. Tu espères ne pas passer pour un escroc, un gentleman raté ou pire un beau parleur, car tout ce que tu dis, tu le penses, après, ça peut-être tourné de manière à ce que les autres ne le comprennent pas et n’y voient que du feu. Mais devant cette fille, ta fourberie disparaît : tu veux juste lui accorder cette danse, pour qu’elle ne valse pas qu’avec son seul reflet.
Tu lèves les yeux vers elle, élargis ton sourire et déclare :

« Je m’appelle Noa, ravi de vous rencontrer. »


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Alessa L. Morreti
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Mar 24 Juil - 13:08



Une voix s’élève soudain derrière toi et en quelques pas, tu te retrouves face à un jeune garçon qui te fait la révérence. Etrangement, tu as une impression de déjà vu sans mettre le doigt dessus. C’est d’autant plus bizarre que tu n’es là que depuis quelques heures. Mais tu laisses ce détail assez rapidement de coté au final. Affichant un large sourire, tu glisses ta main dans la sienne.

    « Enchantée, moi c’est Alessa. »

Ton français avec ton petit accent chantant, tu en es fière. Alors maintenant que tu es en France, tu ne comptes pas te priver pour le parler. Tu as cru reconnaitre un vague accent Suisse chez le petit albinos. Après tout, ce sont aussi tes voisins dans ton pays natal. Sans la moindre hésitation, tu reprends ta posture, une main dans la sienne, l’autre sur son épaule. Aujourd’hui il fait beau, il fait chaud alors tu n’as pas vu l’intérêt d’user de ton don pour peser plus de trois maigres kilos. Juste ce qu’il fallait pour porter tes vêtements, pour supporter le contact d’une peau sur la tienne. Tu as juste ce qu’il faut pour te sentir légère, sauté et virevolté à ton envie dans ce décor onirique. Et pas un instant tu n’as songé que ca pourrait le surprendre, de te sentir si légère sous ses doigts, alors que tes pieds nus ne font presque aucuns bruits sur le sol carrelé.

Tu danses avec toujours autant de gaité. C’est encore mieux avec quelqu’un. Danser, tu as toujours aimé ça. La valse, la danse classique, la danse contemporaine, la salsa, le jazz, la street dance… Tu dansais de tout. Mais tu dansais vraiment. Pas comme ces sacs à vins qui se trémousse vaguement sur des rythmes monocordes comme des putains en chaleur. Non, tu n’étais pas de ce genre là. Il t’arrivait de danser fiévreusement mais jamais comme toutes ces filles qui se frottent. Mais pour le moment, ca n’avait rien de comparable. Tu te laissais juste grisé par la situation, le décor et cet air de valse qui était dans ta tête et tu te fredonnais au rythme de vos pas.

Et finalement, les dernières notes, des pas plus rapproché, tu détaches ta main et tu fais une révérence avant de laisser échapper un rire cristallin.

    « Merci pour cette danse monsieur Noa »

Tu t’étires et tu soupires de contentement. Cet endroit t’emplie d’une telle énergie que tu avais envie de courir d’un bout à l’autre de la pièce, de faire la roue, de rire. Comme ça, sans raison particulière. Peut-être c’était ça d’être juste heureuse.

Tu te tournas vers ton cavalier le temps d’une valse, gardant ton sourire. Tu t’approchas sur la pointe des pieds avant de te pencher en prenant une mèche de ses cheveux, doucement entre ton pouce et l’index. Tu trouvais cette couleur fascinante.

    « Ils sont amusants tes cheveux Noa. C’est naturel ou tu le fais exprès ? »


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Noa Lefebvre
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Lun 30 Juil - 21:42

Une Italienne. Tu en avais tant entendu, là-bas, dans tes Alpes natales, que tu y mettrais ta main à couper ou au feu. Même son prénom respirait l’Italie.
Sa main dans la tienne, tes doigts au creux de son dos, tu la fais glisser sur le sol au rythme d’une musique qui n’existe qu’entre vous deux. Tu brises les conventions de la valse, mélanges tous les genres, et l’invites à tourbillonner une ou deux fois de suite. L’instant paraît magique, cet endroit est magique, cette fille est magique. Dans tous les reflets, tu ne vois qu’elle et ses cheveux qui se balancent doucement, tu souris aux miroirs, mais surtout, tu souris à Alessa. Les yeux plissés de bonheur, tu t’abandonnes à la douceur du moment, et pour une fois, juste une fois, tu oublies la notion de temps, et te contrefiches de ce que tu pourrais faire de mieux, si tu ne dansais pas comme un idiot avec cette fille que tu ne connais même pas.

Obnubilé par sa grâce, perdu dans ses rires étincelants, il te fallut plus d’une vingtaine de pas de danse pour te rendre compte que ta cavalière ne pesait rien du tout. Comme réaction, tu n’eus qu’un haussement de sourcil : depuis ton arrivée à Clever Cross, plus rien ne t’étonnait, et surtout pas une jeune fille plus légère que l’air. Tu avais eu droit aux ondes sonores qui détruisent tous sur leur passage, aux éternuements explosifs, alors une petite exception aux Lois de Newton, ça ne te choquait guère plus que ça. Et puis ça t’arrangeait, c’était pratique pour la soulever d’une main et pour qu’elle tournoie plus vite.
Puis vos jambes ralentissent, et vos souffles se font plus courts, alors d’un commun accord silencieux, vous stoppez la machine et détachez vos mains. Tu remontes les manches de ta chemise en l’observant se pencher pour te remercier. Tu accueilles sa révérence avec un sourire discret, pour ne pas trop consommer de ton temps de paroles compté, et te laisses apprivoiser par de si jolis doigts, qui viennent se glisser entre tes cheveux blancs. Tu penches ta tête pour qu’elle n’ait pas à s’élever sur la pointe de ses pieds, et déclares, un peu amusé par son accent à tomber :

« Si je le fais exprès ? Haha. Non, je suis né comme ça. Je suis albinos, Mademoiselle. »
Ce genre de remarque, on te l’a toujours fait, de ta naissance jusqu’à aujourd’hui. Tu te plais à les entendre, elles ne font que souligner ton originalité et le fait que tu sois unique. Tu ne pensais pas qu’on te dirait un jour que c’est « amusant », tu t’étais plutôt habitué aux brimades vexantes, aux regards dégoûtés, ou aux compliments exagérés, mais pas aux qualificatifs tels qu’ « amusant ». Peut-être la faute à son français approximatif, mais sa manière de parler te plaisait tout autant que sa façon de valser.
Les yeux pleins de malice, tu saisis son poignet entre tes doigts, passes un bras derrière son dos, et en une seconde, glisses le deuxième sous ses genoux en la soulevant sans aucune difficulté. C’est bien ce que tu pensais : Alessa ne pesait rien. Tu la portes comme une princesse, et tu trouves que ça lui va bien d’être traité de la sorte. Tu virevoltes sur les carreaux, éclates d’un rire enfantin et demandes :

« ça aussi ! C’est amusant. C’est naturel, ou tu le fais exprès ? »

Tu as l’impression de porter un drap, peut-être même quelque chose d’encore plus léger, et ne peux t’empêcher de danser encore quelques secondes, juste pour voir ce que ça fait. C’est dingue, une fille comme ça, c’est vraiment dingue.

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Alessa L. Morreti
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Mer 1 Aoû - 22:21



Il rit à ta question. Elle était peut-être un peu bête mais c’était la première fois que tu voyais une personne avec des cheveux comme ça. Blanc, complètement blanc. Tu avais déjà vu des blonds très clair, ce n’était pas si rare mais un blanc comme ça… Mais maintenant que tu y pensais, tu avais aperçu quelque tête dans ce genre dans les élèves russes mais comme il y avait aussi des cheveux bleus ou encore vert, tu avais pris ça pour une excentricité. Pourquoi pas après tout ! Tout ce que tu savais, c’était que ca lui allait plutôt bien et en plus, ils n’étaient pas rêches et secs comme pouvaient être les cheveux décolorés par moment.

Tu finis par lâcher sa mèche de cheveux mais avant que tu ne puisses éloigner ta main ou ton bras, les doigts blancs du français s’enroulèrent autour de ton poignet. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, tes pieds avaient quitté le sol, ton premier reflex étant de poser ta main sur son épaule pour stabiliser, ton don te faisant encore un peu plus légère pour peser le moins possible sur ses bras. Tu n’avais pas pu réprimer un petit cri bref de surprise avant de rire quand il s’extasie de ta légèreté comme tu l’avais fais de sa couleur de cheveux. Il n’était pas le premier à faire ce geste, par curiosité ou en connaissance de cause alors tu en avais l’habitude. Tu avais presque l’impression d’être assise dans ses bras, comme s’il avait s’agit d’un fauteuil incliné. Tu fermes les yeux, profitant du vent qui agite tes cheveux alors que tu virevoltes avec lui, dans ses bras.

    « Je suis né avec cette masse. Enfin, un peu moins en fait. »

Tu lui fais un clin d’œil avant de poser tes mains sur ses épaules et avec un très léger mouvement de jambe, tu finis par faire l’équilibre, tes deux mains sur ses épaules sans peser plus qu’une veste qu’il aurait enfilée, riant alors que tes cheveux descendent en cascade devant son visage.

    « Je peux faire plein de chose chouette grâce à ça ! »

Finalement, tu te laisses basculer pour t’atterrir en silence sur le sol derrière lui, sans le moindre souci. Les bras tendus en l’air, tu te retournes et salue à la façon des gymnastes avant de rire.

    « C’est cool hein ? »

Tu aimais ta petite particularité, même si ca faisait de toi quelqu’un de différent. Un Misaya ou quoique se soit d’autre. Tu aimais pouvoir sauter par surprise sur le dos d’Aurélian, tes mains devant ses yeux, boudant parce qu’il te reconnaissait toujours vu que tu pesais rien sur lui. Tu adorais battre les garçons au bras de fer en utilisant ton don pour augmenter la masse dans ta main un bref instant quand tu avais le dessus juste un peu.

    « Et toi, c’est d’être un albino ta particularité ? »

Tu posais vraiment la question parce que ca aurait pu être ça dans le fond, comme ça aurait pu être autre chose. Tu ne savais pas grand-chose des « albinos ». C’était un mot qui, même s’il était le même dans ta langue, ne t’avais jamais paru clair. Jusqu’à ce que tu le rencontres.

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Noa Lefebvre
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Dim 5 Aoû - 16:41

Juillet embellit ton quotidien, y glisse du soleil et des éclats de rires cristallins. Enfermé dans une jolie cage dorée où n’importe qui se jetterait à corps perdu, tu oublies un petit peu de ta curiosité maladive et de ton obsession à vouloir tout savoir en détaillant silencieusement le joli minois d’une délicieuse Italienne. Les yeux perdus dans les miroirs étincelants qui t’envoient dans les pupilles toutes les plus belles images d’Alessa, tu t’abandonnes aux danses décousues de la lumière qui s’entrechoque et qui explose sur chaque glace. Prisonnier dans un merveilleux mirage, incapable de décrocher un mot de peur que ces belles illusions se brisent sur la réalité, tu te balances d’un pied à l’autre, les lèvres étirées en un sourire sincère et épanoui, le regard rivé sur Elle.
Tu te serais bien giflé les joues, juste pour voir si tu te réveillerais au milieu de tes draps ou si cette fille belle comme un cœur et légère comme une plume ne disparaitrait pas en un millième de seconde dans la lumière d’un matin prolongé, rêve éphémère d’un sommeil trop profond. Mais au bout de quelques années, tu avais appris à ne plus t’étonner de la vie à Clever Cross, à ne plus ouvrir de grands yeux exorbités devant des garçons volants ou des animaux dotés de paroles, et tu t’étais presque accoutumé à vivre dans un rêve éveillé, dans cet univers fantastique et atypique. Et pourtant, l’exquise acrobate qui grimpait sur tes épaules et glissait le long de ton dos te paraissait bien trop charmante pour habiter un autre monde que celui de tes songes. Amusé par sa candeur et sa grâce enfantine, tu laisses échapper un petit rire discret à sa révérence, et approuve ses propos d’un hochement de tête. Voilà un don qui semblait lui arranger la vie, un peu comme elle le souhaitait, contrairement au tien, qui t’enfermait dans un mutisme contraignant et forcé, t’obligeant à peser chacun de tes mots, à tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler.

« Et toi, c’est d’être un albino ta particularité ? »

Tu exploses de rire à sa question, que tu ne peux t’empêcher de trouver stupide en premier lieu, mais te retiens bien vite, de peur de la vexer. Plutôt qu’à la bêtise, tu as plutôt l’impression d’avoir affaire à quelqu’un qui dit tout ce qui lui passe par la tête, caractéristique qui t’attendrit encore un peu plus. Calmant lentement les sursauts agités de tes côtes, secoués par les rires débordants, tu passes la main dans tes cheveux, comme pour illustrer tes propos :

« Non, les surprises de la génétique n’ont rien à voir avec mon don, ce serait trop simple, sinon ! »
Les yeux pleins de malice, comme un gamin qui prépare savamment sa connerie, tu t’approches doucement d’elle, débordant d’espièglerie. Un sourire taquin au coin des lèvres, tu t’autorises à attraper délicatement sa main, lentement, pour ne pas l’effrayer. Tu te dis que tu peux bien jouer un petit peu, et que même si elle te gronde et se fâche, tu pourras toujours lui sortir les yeux doux, le grand jeu, les excuses pleines de bons sentiments et un bouquet de marguerites. Mais cette fille a l’air gentil, et peut-être tout aussi joueuse que toi, alors tu peux bien t’y risquer : après tout, tu ne la verras qu’une semaine, à tout casser. Tu respires un grand coup, te concentres intensément, et mets en œuvre tout ce que tu as appris depuis des années :

« Mon don, c’est ça. Ne t’inquiète pas, ça ne fait pas mal. »

Après lui avoir décroché quelques phrases, facile de l’endormir en seulement quelques mots. Sans attendre, les paupières de l’italienne se font lourdes, et ses quelques misérables kilogrammes s’effondrent dans tes bras. Fier du résultat, tu t’assois, Alessa au creux de tes bras, et comptes les secondes avant qu’elle ne se réveille. Trente, tout au plus : tu as su gérer l’intensité de ton pouvoir, et tes mots ne devraient pas la garder endormie plus d’une minuscule minute. Tu écartes les mèches de cheveux qui obstruent son visage pour mieux la regarder, et espères secrètement qu’elle ne se réveillera pas en fureur. Tu aimes bien jouer, c’est tout.

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Alessa L. Morreti
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Dim 5 Aoû - 20:47


Tu affiches un air boudeur quand il explose de rire, un peu moqueur. Ca aurait pu ! Tu avais bien croisé une personne à Virtus comme ça. D’ailleurs, vous étiez même sortit ensemble pendant une ou deux semaines. Bref, ce garçon avait le pouvoir de se transformer en arbre (drôle de don, il fallait l’avouer), et du coup, sa peau était légèrement hâler et ses cheveux changeaient de couleur avec les saisons. Tu avais toujours trouvé ça amusant et d’ailleurs, tu avais été avec lui pendant l’automne alors qu’il portait un roux très orange. Enfin bref, tout ça pour souligner le fait que la couleur des cheveux de Noa aurait pu eux aussi être la conséquence de son don.

Pinçant un peu les lèvres dans une moue un peu vexé, tu le laissais se calmer pour t’expliquer ce que tu avais compris, que ses cheveux n’avaient pas le moindre rapport avec son don. Croisant les bras, tu regardas un peu ailleurs, marmonnant pour toi-même.

    « Bene, bene. Capito. » *

Il s’approche doucement, l’air polisson. Tes bras se décroisent, tu es curieuse et tu te demandes ce qu’il a en tête. Sa main se glisse sur la tienne et tu te dis que, peut-être, ça a un rapport avec le contact avec la peau. Tu essayes de deviner, comme une enfant à qui on pose une devinette, tu l’observes, tu t’observes, laissant ta main dans la sienne. Tu vas pour ouvrir la bouche pour lui demander quand il prend la parole. Tu t’arrêtes, fronce les sourcils, sans comprendre avant qu’une fatigue te tombe dessus sans prévenir. Tu as à peine le temps de débuter une phrase que tu sombres dans l’obscurité sous tes paupières, retrouvant ton poids originel de quelques grammes dans ton sommeil.

Tes yeux finissent par se rouvrir, tes sourcils se fronçant en ridant le haut de ton nez à cause de la luminosité. Tu ne comprends pas ce qu’il s’est passé alors que tu remarques le visage de Noa juste en dessus du tiens alors que, dans le temps où tu as perdu connaissance, tu sembles t’être blottis, à la façon que tu as de le faire lorsque tu ne dors pas seule. Frottant un peu l’un de tes yeux avec ta main, tu ajustes ton poids par reflex maintenant que tu es à nouveau éveillée.

    « Je me suis endormie ? »

Tu te redresses soudainement, sans prévenir, te cognant sans le faire exprès au menton de Noa, lâchant une plainte alors que tes mains rejoignent le point d’impacte sur ton front.

    « Aaaaïe. Excuse-moi, mauvais calcul. Je t’ai pas fais trop mal ? »

Frottant un peu ton front, tu laissas filer un léger rire, un peu gêné en vérifiant que son menton n’est pas prit trop de dégât.

    « Désolée, je suis pas très douée mais… C’est ton don, hein ? Le fait que je me sois endormi. »

Tu restais assise sur le sol, tenant tes pieds entre tes mains plante contre plante, dans un semblant d’assise en tailleurs. Tu trouvais ce don génial, pouvoir endormir les gens à volonté. Oh, bien sûr, tu adorais ton don aussi mais tu aurais tellement d’utilisation possible pour un don comme celui du petit français. Tu aiderais Aurélian à dormir convenablement par exemple. Tu endormirais les types un peu lourds qui t’embêteraient. Tu te ferais dormir plus facilement le soir quand tu étais trop survoltée pour dormir.

    « Il est vraiment …. Sorprendente ! Incrédibile ! Sei molto fortunata! »**

__________
* : « Ouais, ouais. J’ai compris. »
** : « Il est vraiment… incroyable ! Extraordinaire ! Tu as beaucoup de chance ! »

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Noa Lefebvre
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Lun 13 Aoû - 7:41

Normalement, lorsque les princesses sortent de leurs longs sommeils passés à attendre un tel ou tel chevalier resplendissant sur une magnifique monture, elles ouvrent doucement leurs grands yeux clairs et posent délicatement leur main sur le visage de celui qui les réveille. Enfin, ça, c’est ce que veulent bien nous faire avaler les livres et les dizaines de contes fabuleux de notre enfance ; les princesses d’aujourd’hui, les Italiennes en particulier, elle se redresse d’un coup, et vous brise un morceau de mâchoire. Tu plisses les yeux sous la douleur et retiens un léger grognement : tu as perdu l’habitude de te faire mal, et même si tu n’es pas douillet, tu es tout de même loin d’être un dur à cuire. Aux dérapages évidents et bagarres dangereuses, tu préfères les discussions bien tournées et les ruses mesquines : franc mais pas idiot, courageux mais prudent. Cette devise t’avait évité de nombreuses disputes et jeux de mains trop poussées, tu en avais presque oublié la sensation que provoque une griffure, quelqu’un qui vous pince, ou quelqu’un qui vous explose le menton. Mais elle en avait sûrement plus pâti que toi.

«  Non, ça va, ne t’inquiète pas. J’aurais du prévoir ta réaction à l’avance, c’est de ma faute. »

Gentleman, poli, on ne froisse pas les dames, c’est ce que tes parents t’ont appris. Alors tu ne fais mine de rien, et range ta douleur derrière un sourire enjôleur en rassurant Alessa. Règle numéro un avec les femmes –selon ta chère mère : elles ont toujours raison, tu as toujours tord. Règle numéro deux avec les femmes –toujours selon ta chère mère : lorsqu’une fille énonce l’un de ses défauts, c’est la seule occasion où il faut déroger à la règle numéro un et la contredire sur le champ. Pas très douée, dit-elle ? Venant de quelqu’un qui grimpait sur tes épaules et en bondissait en cabriole, ça te donnait plus envie de rire qu’autre chose. Mais ce petit geste maladroit t’attendrissait encore plus, et son rire gêné appela ta main à trouver ses cheveux et à les ébouriffer tendrement :

« Tsss ! Oui, c’est bien ça mon don. Tu vois ? Rien à voir avec des cheveux blancs !  »

Tu ris doucement, espères que ton humour taquin ne la vexera pas et retires tes doigts de ses longues mèches brunes qui s’échouent à nouveau sur sa nuque. Tu la contemples, assise devant toi à la manière d’une enfant attentive, et tu te dis que c’est trop bête qu’elle parte si tôt. Tu t’appuies sur tes bras, et penches ton dos en arrière, les jambes croisées devant toi, un sourire lumineux collé sur le visage qui ne ternit pas. Tu l’écoutes s’exprimer en italien, les mots tintent à tes oreilles comme une jolie musique : on dirait qu’elle chante, on dirait que la langue fut créée exprès pour elle, exprès pour qu’elle la parle.

«  En effet, ça peut l’être, si tu n’as pas envie d’avoir de vie sociale.  »

Parce que la vie avec ton don n’avait pas toujours été d’une facilité déconcertante comme aujourd’hui. Pas que tu l’ais envisagé une seule fois comme un handicape, au contraire, l’expression de ton don t’apparut plutôt comme un nouveau moyen de dépasser tes limites, un concours encore plus drôle que de s’entraîner durant des mois pour courir plus vite que les autres garçons : une bonne raison de te donner à fond, et de faire mordre la poussière au reste du monde. C’est peut-être à cause de cet esprit de compétition si imposant que la solitude ne te faisait pas bien peur : si les autres ne veulent pas de toi, c’est qu’ils sont jaloux, envieux, ou moins bons. Et de toutes manières, tu es trop occupé à devenir le meilleur pour consacrer plus de deux heures par jours à ces foutaises qu’on appelle « l’amitié ». Ton don ne te dérangeait que pour une seule chose : ça t’empêchait de devenir Président. C’est tout.
Tu ramènes tes genoux contre ton torse, et te lèves agilement, tendant une main à Alessa. Vous n’alliez pas y rester toute la journée, dans cette salle, même si ça te fendait le cœur de quitter un rêve. C’était juste pour en rejoindre un autre.

« Il y a des endroits que tu n’as pas vu lors de la visite. Ça te dit qu’on aille se balader ? »

Si elle te disait non ? Tu retournerais plonger le nez dans tes bouquins, et regretterais amèrement d’avoir accéléré la fin d’un délicieux instant. Si elle te disait non ? Tu ne montrerais pas à quel point tu serais déçu, et tu partirais le premier, en te mordant l’intérieur de la joue. Si elle te disait non ? Il faut l’avouer, tu serais peut-être un tout petit peu, un chouilla, un rien du tout…triste. Mais elle ne te dira pas non, n’est-ce pas ?

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Alessa L. Morreti
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Mer 15 Aoû - 18:49


Tu n’écoutais à moitié ce qu’il te disait, rêvant à tout ce que tu pourrais faire avec un don comme le sien. C’était tellement de possibilité. Mais c’était surement le cas pour n’importe quel don à vrai dire. Et puis, il devait y avoir des inconvénients, comme pour toi. Beaucoup de fille enviaient ton don sans imaginer que le moindre pull pesait parfois tellement sur tes épaules que tu préférais attraper un rhume plutôt que de te surchargé de vêtement et d’accessoire. Ca avait au moins eu le mérite de te rendre très peu pudique sans être pour autant exhibitionniste. Si le coté romanesque de pouvoir être porter sans mal dans les bras de son bien-aimé était la première chose à laquelle on pouvait penser, elles oubliaient aussi que tu ne pouvais jamais te peser réellement, tu devais te fier à ton reflet dans le miroir pour établir si ton métabolisme n’était pas en déséquilibre. Il y avait de quoi être stressé. D’ailleurs, c’était surement ce qui t’aidait à garder la ligne : le stress. Ca et ton énergie qui semblait inépuisable.

Tu fus tiré de tes pensées par Noa qui se relevait rapidement avant de te tendre la main pour t’aider à te relever. Souriant, tu accrochas tes doigts à cette aide pour te redresser, légère dans une petit impulsion qui avait donné l’impression que tu avais lévité un bref instant avant que ton pied ne se repose au sol sans un bruit. Tu étais toujours pied nue mais en vérité, tu t’en moquais éperdument. Tu n’étais pas de ces filles précieuses qui défaillent d’avoir les pieds un peu noircis. Il te proposait d’approfondir la visite à tes cotés et tes yeux s’allumaient de mille étoiles.

    « Oh ouiiiiiiiiii ! Tu vas me montrer les endroits secrets de l’école ? Des passages secrets ? J’aurais du être à Clever Cross normalement mais c’était un peu trop tôt pour moi, quitter Venise et mes parents. J’ai tellement hâte de découvrir tous les recoins de cette école !! »

Tu aurais presque sautillé sur place tellement l’idée t’emballait. Tu attrapas la main de Noa et commença à rejoindre la sortie de la pièce en l’entrainant derrière toi.

    « Je compte sur toi pour tout me montrer, mia piccola guida*. »

Un petit clin d’œil et tu l’entrainais à ta suite, prenant les devants sur une visite que tu étais sensé suivre. Tu l’emportais dans ton enthousiaste, le pas léger, la main ferme et décidé. Vraiment, tu n’avais pas imaginé tomber sur une personne aussi gentille dès ton arrivée. Tu étais tellement ravie. Tu ne le lâcherais pas de la journée, pas avant d’avoir tout vu.

Ma journée promettait d’être riche pour toi et fatigante pour lui.



Fais moi danser sur les notes d'une valse.

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*: "mon petit guide."

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Un, deux, trois... Une valse peut-être?

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