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 Et tu débarques presque comme un superhéros.

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June A. Winters
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Virtus Insania


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Mar 19 Juin - 22:57

De temps en temps, je me sens seule. Profondément, désespérément seule. Même si je sais que je ne le suis pas tant que ça, j'ai comme un trou, un manque. Comme si j'avais coupé un des liens qui m'était vitale. Une seule des ficelles du patin articulé que je suis. Mais qu'est ce qu'une marionnette qui ne peut plus bouger la tête ? Plus aucun intérêt. Il faut la réparée ou la jetée. Et aujourd'hui était une de ces journées. Une de ces journées où j'avais le coeur serré. Je m'assois au bord du lit. Je serre les draps en regardant la tale de chevet. Ne pleure pas. Je grimace. Je mords ma lèvres inférieure jusqu'à m'en faire mal. Pas de quoi saigner. Juste de quoi me dire, ne pas pleurer. Surtout pas. Je suis une gamine. Une poupée froissée. Je suis cette femme capricieuse, cette joueuse lunatique. Et là, j'ai juste besoin de voir ce petit objet, enfermé dans son écrin. Malédiction loin derrière. Je sais très bien que je ne dois pas y céder. Un regard et j'ouvre les robinets. Un regard et je suis fichue. Alors tout est bon sauf ça.

Je m'allonge. Me met légèrement en boule sur ce lit trop grand. Je ferme les yeux, histoire de penser. A tout. A autre chose. Et j'essaye de visualiser tous les liens qui m'unissent au monde. Et comme d'habitude, c'est le néant. Je n'ai aucune certitude par rapport à moi-même, aux autres, et même si je prends sur moi, ça me fait drôlement flippé. Aujourd'hui est une mauvaise journée.
Je reste encore immobile. De toutes façons, je n'ai rien de mieux à faire. On est un dimanche après-midi. Il faudrait que je sorte, que je me bouge. Que je ne reste surtout pas immobile, mais j'ai pas la force. C'est son anniversaire. Et de ne rien lui dire, ne rien lui souhaiter, ça me fait quand même un peu mal. Non. C'est pas ça. Ca me détruit. Mais qu'est ce que je peux lui dire ? Un simple joyeux anniversaire et ses yeux vireront tristes. Autre chose et mes doigts n'arriveront pas à l'écrire. Non. Il vaut mieux se taire dans un silence d'oubli. Il vaut mieux attendre de le croiser. De l'étreindre, de lui demander comme va sa vie et de repartir.

Des bruits de pas. Dans le couloirs. Alors je me relèves. Comme si ça pouvait être pour moi. La clef est sur la porte, personne n'entrera. Mais c'est pas grave. Le silence règne dans la chambre, et ce n'est pas normal. Parce qu'il y a toujours un fond musical. Bohemian Like You qui passe sous la porte. Alors je me relèves, d'un coup. J'attrape la télécommande sur la table de nuit et lance la chaîne Hi-Fi. Je ne sais même pas qu'est ce que j'ai pu mettre sur cette clef USB. Alors quelque chose retenti dans ce vide que j'avais aseptisé de tout bruits, dont les seuls murmures étaient ma respiration. Qu'importe ce que c'est. Ca me permet de me reprendre. Je me précipite devant le miroir, me remet un coup de crayon avant de retourner dans la partie chambre.

Toc.
Quelqu'un frappe à la porte. Et même si je suis prête, ça me surprend. Alors je rest con quelques secondes, les yeux ronds. Je m'approche vers la radio pour baisser le son. J'avertis mon invité surprise que j'arrive. Je réarrange mes cheveux. Un dernier regard au tiroir que je n'ouvre pas. Et puis me voilà qui donne un coup de clef. Qui tourne la poignée. Joli sourire sur mon visage. Joli visage qui forme mon sourire. Je n'ai pas besoin de l'inviter à entrer qu'elle est déjà assise sur mon lit. Je pousse la porte derrière elle.

▬ Ice Tea ? J'ai plus que ça, en fait.


Je me dirige vers le mini-frigo que nous fourni l'établissement pour sortir deux canettes avant d'aller m’asseoir à côté d'elle et de lui tendre l'un des deux objets en aluminium. J'ouvre la mienne avant d'en prendre une gorgée. EN fait, ça fait vraiment du bien de pas être seule.

▬ C'est qui ?


Pas c'est quoi. Non, non. Parce qu je sais que la plus part de ses problèmes viennent des gens, ou plutôt des garçons. De son amour inconditionnel pour la passion. De sa fugue, de sa spontanéité et de sa flamme trop vite éteinte. Mais moi je l'aime bien, même avec ça, cette Alessa. Parce qu'elle est naturelle, sur l'instant. Moi je l'aime bien aussi pour ça, Alessa.
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Alessa L. Morreti
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Mer 20 Juin - 22:43

La situation était grave. Non, même pire que ça. Elle était dra-ma-tique. Une guerre mondiale à coté de ça, c’était une partie de plaisir. Vraiment. Les choses ne pouvaient pas être plus catastrophiques. Tu avais vaguement commencé à en parler avec les filles qui partageaient ta chambre mais autant parler à un miroir. Enfin presque, parce que toi au moins, tu étais drôle quand tu parlais de façon aussi dramatique. Toi et ta manie de parler avec tes mains voir tout ton corps. Typiquement italien il parait. Tu n’en sais rien, tu avais toujours vu les gens de ton entourage le faire, ca te paraissait normale.

Mais ca n’était pas le propos. Ta façon de parlé était même un moindre mal. A coté de CE problème. Alors tu avais finis par te lever et quitter ta chambre. Tes pas se faisaient à peine entendre sur le sol alors que tu avançais d’un pas décidé vers le seul endroit où tu pourrais trouver une oreille attentive et une bouche de bon conseil. Tu finis par pressé le pas avant de déraper en manquant de louper la bonne porte. Revenant de quelques centimètres sur tes pas, tu tentas une première fois d’ouvrir avant de toquer. Tu trépignais presque sur place en attendant. D’ailleurs, tu avais soif.

Lorsque la porte s’ouvrit, tu t’engouffras en lâchant comme une bombe ton information et ta demande, de façon si peu cohérente que ca ne pouvait sortir que de ta bouche.

    « C’est la fin du monde. T’aurais pas un ice tea ? »

Ca sonnait comme le début, l’épilogue d’une longue longue longue histoire comme tu en avais le secret. Tu t’installas sur le lit de June sans plus de formalité. Soupirant de soulagement sans la moindre discrétion, tu te laissas tomber comme une morte allongé, gardant tes jambes croisées en tailleur. Tu tendis la main pour attraper la canette au moment où tu sentis le contact froid sur ta peau. Et viens la question fatidique. Avec toi, c’était comme mettre cent balle dans la machine. Il n’y avait pas moyen de faire marche arrière qui plus est.

    « Simon ! L’horreeeeeur. Tu sais qu’il s’est fait… rembarrer par la rouquine, là. La fille avec des talons plus hauts que la tour de Pise et des soutiens gorges plus petits que les miens. Bref. Elle l’a humilié en public. J’avais un peu de peine. Alors je l’ai réconforté. Mais je pensais à rien d’autre. Ca me faisait juste de la peine. Surtout qu’elle y a été fort. Devant tout le monde tout ça. Depuis, il me lache plus ! C’est une catastrophe ! Ah ! Et puis, il a ce type là. Vitali. Il est de l’autre école. Il est plutôt cool… ouais. Très cool. Mais je crois qu’il me voit juste comme une gamine. Juuuuune. Tu trouves que j’ai vraiment l’air d’une gamine. Franchement hein ! »

C’était à se demander si ton don n’était pas de parler incroyablement rapidement, sans respirer malgré tes quelques pauses pour trouver les mots justes à employer. Tu avais finis par acquérir un niveau plutôt acceptable quand il s’agissait de parler un anglais courant à la limite du familier mais il ne fallait pas te demander d’écrire tout ce que tu venais de dire.

Tu avais finis, pendant ton interminable mais terminé monologue, par décroiser tes jambes pour te tourner sur le ventre et finir par avaler goulument le thé frais ultra sucré que t’avait charitablement donné ta confidente.

    « C’est la fin du monde. »

Une chance que tu ne sois pas un prophète. Parce qu’avec toi, la fin du monde arrivait environ une fois par semaine.

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June A. Winters
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Sam 23 Juin - 11:25

J'hésite. J'hésites à vous décrire Alessa comme une bonne vivante ou une pleurnicharde, parce qu'en fait, elle croque la vie à pleine dent jusqu'à arriver au trognon pour se mettre à pleurer. Un coeur d’artichaut. Une petite chose toute mignonne qui s'attendrit aux premiers gestes d'affections et qui se rabougris ès qu'il y en a trop. Il lui faut un juste milieu beaucoup trop instable. Mais en même temps, elle est mignonne comme ça.

Sa réponse est cependant immédiate. Pas de détour. Un prénom. Qui se suit d'un monologue connu, répété, et pourtant bien unique et sur l'instant. A moins qu'elle ne l'ai répété dans le couloir jusqu'à ma chambre, ce qui m'étonnerais bien quand même.

▬ Simon!
▬ Je vois.
▬ Tu sais qu’il s’est fait… rembarrer par la rouquine, là. La fille avec des talons plus hauts que la tour de Pise et des soutiens gorges plus petits que les miens.
▬ Schnoor ?
▬ Bref. Elle l’a humilié en public. J’avais un peu de peine. Alors je l’ai réconforté.
▬ Première erreur.
▬ Mais je pensais à rien d’autre. Ca me faisait juste de la peine. Surtout qu’elle y a été fort. Devant tout le monde tout ça.
▬ Mh mh.
▬ Depuis, il me lache plus ! C’est une catastrophe !
▬ Comme une fois sur deux.
▬ Ah ! Et puis, il a ce type là. Vitali.
▬ Ah. Lui... Ouais, je vois de qui il s'agit.
▬ Il est de l’autre école. Il est plutôt cool… ouais. Très cool. Mais je crois qu’il me voit juste comme une gamine.
▬ Tu lui en veux parce qu'il ne te voit pas comme une de ses potentielle conquête, en f...
▬ Juuuuune. Tu trouves que j’ai vraiment l’air d’une gamine. Franchement hein !
▬ Mais non ma belle ! Bien sûr que non !


Sa tirade s'achève, comme elle l'a commencée. Par une prédiction qui ne se réalisera pas. Je reprends un peu de thé, et j'essaye de rassembler les éléments. De qui se plaint-elle particulièrement ? De Simon, Sidonie ou de Vitali ? Bon, il y a peu de chance que le vrai problème soit la rouquine, étant donné qu'elle n'a été cité que pour situer. Alors je dois savoir lequel des deux. Parce que l'on doit se concentrer sur un problème avant de pouvoir aborder l'autre. Ca parait plus simple de procéder ainsi. Quel est le plus urgent pour l'italienne, en fait ? Alors je mise sur Simon, parce que c'est le premier nom qui lui est sorti. Parce que instinctivement, je dirais que c'est ça. Allez savoir.

▬ Tu as essayer de lui dire ? Je veux dire, de lui dire clairement "Mec', je veux pas sortir avec toi. C'est pas aprce que je t'ai pris une fois dans mes bras que j'en mouille ma culotte !" ?


A ma manière un peu crue, parce qu'en fait, c'est comme ça avec tous ceux que j'appelle amis, j'oublie la politesse de rigueur, et toute ma discipline et mes belles apparences s’envolent alors qu'elles sont encore plus naturelles que ces-mots là. Je crois que c'est parce que c'est l'instinct plus que ma nature qui parle en ce moment là. Je sais même pas si elle m'écoute vraiment, en fait. Et je suis même persuadée qu'elle ne lui a pas dit. Elle est trop. Trop à ne pas vouloir blesser pour faire ce genre de chose. Je passe une main dans mes cheveux geais, replace une mèche derrière mon oreille.

▬ Ou sinon... Sinon tu y vas plus doucement. Tu ne réponds plus à ses messages. Tu n'as qu'à, je sais pas. Te trouver un vrai copain, et l'embrasser devant lui... Ah oui, je sais ! Non mais le pauvre... Le pauvre quoi ? Tu veux qu'il te lâche ? Tiens la main de quelqu'un d'autre. Évite le. Ou sinon tu lui dis.


Ce qui vous amène à un problème que tu insert entre le dossier appeler Simon et celui nommé Vitali. Le problème Petit copain ? Si elle veut mettre en place ce plan, il lui faudrait sortir avec quelqu'un, tombé amoureuse, ce qui, à priori, ne serait pas trop difficile étant donné le bon vouloir de son petit coeur tout mou tout doux. C'en est même à se demander pourquoi elle n'est pas tombée sous le charme de Simon. Pas son type, sûrement. A vrai dire, j'arrive même pas à savoir de qui il s'agit... Dommage.

▬ Pour Vitali. Euh. Ce type ne m'inspire pas plus que ça.


La raison du pourquoi ? Votre dernière rencontre, où il m'avait bel et bien dévisagé, reluqué de haut en bas. Et moi, bien sûr, j'avais joué. Je n'avais aucunement perdu mes réflexes de lycées, mes petits airs, mes jeux. Ca ne m'intéressait pas forcément, pas toujours, parfois seulement, mais c'était dans mes habitudes.
Mais cela ne résolvait pas le problème du "gamine". Parce que certes, elle avait un côté affectif très gamin, mais elle était aussi une de mes rares élèves qui serrait capable de vivre une vie seule sans poser de problèmes et sans être prise au dépourvu. En fait, je pense qu'à part la thématique masculine, elle est très mature, presque adulte. Enfin, après, ils avaient quand même trois ans de différences. Bien que je ne sois personne pour jugé, étant donné qu'il y a huit années qui nous séparent, Alessa et moi.

▬ Franchement, tout dépend de ce que tu attends de ce type. Mais il a l'air, comment dire. De pas aimé le contact à part quand tu le chauffes bien. Je crois.


C'était l'impression qu'il m'avait donné. En recul, à ne réagir que lorsque j'étais trop près, trop explicite. Et quelque part, je ne voulais pas trop ça pour Alessa. C'est un peu bête, mais je la voyait comme une petitefille, blanche à protéger, d'un peu toute la perversion et la violence du monde. Sans l'empêcher d'être elle-même. Juste la mettre en garde.
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Alessa L. Morreti
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Sam 23 Juin - 15:16

La première proposition de June pour éconduire Simon, te fait exploser de rire. Tu prends même garde, entre deux hoquets, de ne rien renverser sur les draps de la brun. Franchement, à part elle, personne n’aurait osé te proposer quelque chose de pareil. Surement par crainte que tu finisses par réellement le dire ainsi. Oh, tu en serais bien sûr capable, tu n’avais jamais vraiment mâché tes mots sans pour autant avoir au quotidien le vocabulaire d’un camionneur. Mais tu ne faisais pas réellement de chichi pour la façon dont tu pouvais t’exprimer. Même si parfois, tes propres paroles faisait monter le rouge à tes joues sans que tu ais un réel contrôle sur ce genre de réaction.

    « J’imagine sa tête! »

Tu finis par calmer tes rires pour écouter l’alternative plus raisonnable de sa confidente. Ce n’était pas une mauvaise idée. Lui présenter ton petit copain. Encore faudrait-il que tu en ais un actuellement. Tu avais vaguement fréquenté un garçon, le temps de deux semaines en début d’année mais tu avais finis par te lassé assez rapidement. Ton attention avait été plutôt accaparée par les nouveaux arrivants. Si on ne te connaissait pas, on aurait pu croire que tu voyais ça comme un arrivage de chair fraiche mais tu n’étais pas une croqueuse d’homme dans le fond. Chaque relation que tu avais eu avait été sincère le temps qu’elles avaient duré après tout. Tu avais juste beaucoup de mal avec le long terme. Tu finissais oppressé, ennuyée, brisé par la routine. Non, il fallait que tu trouves quelqu’un qui serait capable de toujours te surprendre, de faire vivre la passion des premiers jours jusqu’au dernier.

Tu lâchas un profond soupir, l’air dans le vague. Au fond de toi, tu avais encore l’espoir secret de rencontrer le prince charmant. Pas celui des contes de fées mais plutôt comme une âme sœur. Une personne qui te complèterait vraiment et qui arriverait à se rendre indispensable à ton existence. Tu ne l’avouerais surement jamais, pas même à June, mais tu croyais que cette personne existait vraiment. Tu l’espérais de tout ton être. Mais ce n’était pas pour autant qu’il fallait attendre la bouche en cœur ! Tu comptais bien profiter à fond de ta vie en attendant. Quitte à faire quelques bêtises.

Ton attention remonta en flèche quand elle commença à partir sur le sujet de Vitali. Tu étais forcé de l’avouer, sans dire que tu étais tombé sous le charme, foudroyé par un coup de foudre, tu avais malgré tout un léger béguin pour le jeune homme. Il était loin d’être moche à regarder après tout. Mais tu affichas un air surprise quand la brune te fit par de son impression sur lui.

    « Ah oui ? Tu penses que c’est un vicelard ou un truc dans le style ? »

Tu avais miné une main baladeuse de ta main libre avant de prendre une bonne gorgée d’ice-tea. C’était assez rare que ton amie soit si… tranchante sur une personne. Ce n’était surement pas sans raison. Mais sans doute que ce n’était qu’une impression parce qu’elle n’aurait pas prit la peine de nuancé sa réponse et t’aurait directement déconseillé de l’approcher, sans le moindre détour.

    « Je l’ai croisé à une soirée, il avait plutôt cool. Et puis, il joue au poker ! C’est la classe, tu trouves pas ? »

C’était souvent ainsi. Tu écoutais son avis, parce qu’elle savait être de bon conseil mais ton ressentis primait. A moins qu’elle ne t’interdise carrément de fréquenter quelqu’un, chose dont tu étais persuadé qu’elle ne ferait que pour ton bon, tu finissais toujours par céder à tes envies et ta curiosité.

    « Sinon, tu en as vu des chouettes dans ceux qui viennent de Russie ? Ils ont l’air un peu perdu ici quand même et ils doivent être tristes à cause des personnes qu’ils ont perdues. »

Tu n’osais même pas imaginer si tu devais perdre June dans ce genre de circonstance, elle et tant d’autre. Tu n’étais pas certaine que tu aurais été capable de t’en remettre.

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June A. Winters
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Virtus Insania


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Mar 3 Juil - 11:12

▬ Ouais, un vicelard...


Ou quelque chose comme ça. Il fallait encore qu'il vienne à sa colle pour que je sois fixée, pour que je puisse dire si, oui ou non, il valait le coup. Mais dans tous les cas, je refusais qu'il joue sur deux front, surtout avec Alessa et moi. C'était très bête, mais vouloir la protégée, ça me prenait légèrement aux tripes. Autant tout le monde pouvait s'amuser avec tout le monde, autant je préférais la mettre à l'écart des coeurs déchirés et des jambes écartées sans raisons. Me protéger moi était bien plus égoïste. Et puis, si je souffrais, c'était généralement que j'avais préféré joué, donc je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

Elle me parle de lui, de leur rencontre. Jouer au poker ? Avec un don comme le sien, c'était tellement facile, tellement banal. Parce que j'avais cet avantage, qu'en tant que professeur de PDM, je connaissais tous les dons de mes élèves, pas par coeur, mais il fallait avoué qu'en bonne enseignante qui se respecte, j'avais du relire son dossier pour préparé sa colle. Les mensonges étaient quelque chose d'assez dangereux, et je savais de quoi je parlais. Alors le fait que ce soit un flambeur ne m'étonnais qu'à moitié. Vraiment.

▬ Ne crois aucun mot de ce qu'il te dit. J'ai mes raisons, mais, regarde, tu trouves pas qu'il bluff aussi facilement qu'il dit la vérité ? Imagine il te fait ça dans la vie ? En te disant que t'es gentille, mimi, et qu'en fait il pense "je l'allongerais bien sur mon tapis", c'est moyen tout de même.


Je crois qu'elle ne m'écoutes pas, parce qu'elle change directement de sujet. Je crois que c'est pas si grave, parce qu'elle fera comme elle veut au final, elle débarquera par cette même porte et on parlera de tout en mangeant du chocolat, regardant un film à l'eau de rose. Peut-être même que j'insulterais le personnage principal d'être aussi con. Mais pour l'instant, je pense à sa question. J'ai un peu du mal à me rappeler des nouveaux, de leurs dons. Surtout qu'il y en a beaucoup trop qui sèchent mes cours. Alors j'esquisse un sourire. C'est plus simple comme ça. Et puis, c'est pas tellement faux.

▬ Ils sont généralement trop jeunes pour moi... Seize ans, je regarde même pas, alors bon !


Un clin d'oeil avant de finir ma canette d'une traite et de la lancer dans la corbeille. Loupé. Je dois donc me lever pour la remettre correctement. Y a rien de vraiment génial quand j'y pense. Je m'amusais à faire ça plus jeune. Mais il faut croire que j'ai perdu l'habitude, que même, ça ne m'amuses plus. Ce sont ces petits gestes qui me font me sentir vieilles.
Je passe mes doigts autour de mon auriculaire, massant la première phalange. C'est vraiment un manque. Et je reviens m’asseoir. Je secoues la tête et réarrange mes cheveux.

▬ Tu veux qu(on aille faire du lèches vitrine ?


Je rigole un peu en disant ça. Du repérage. C'est toujours ça. On évitera Simon en se cachant derrière un mur, on suivra ceux qu'on aime bien, et au pire, j'aurais toujours quelque chose à leur dire. Prétendre avoir perdu un devoir, n'importe quoi. C'est toujours mieux que de restée enfermées.



[PS : Paaaardon. C'est pas très beau. Et l'image viendra sous peu.]
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Alessa L. Morreti
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Mar 10 Juil - 16:22

Tu as vaguement écouté les conseils de June sur Vitali, d’une oreille comme souvent. Tu feras attention mais bon. Tu ne comprends pas trop pourquoi elle en fait autant. Peut-être qu’il a un passif louche dans sa fiche d’élève ou un don dangereux. Mais il est plutôt cool à coté de ça alors bon… Tu verras bien. Le tout c’est de ne pas être trop imprudente et tout devrait bien se passer…non ?

Lorsqu’elle te répond que les nouveaux sont un peu trop jeunes pour qu’elle y accorde de l’importance, tu esquisses une moue un peu déçue. Toi qui comptais sur elle pour avoir déjà un avis pour savoir où est-ce qu’il y avait du potentiel. Mais tu saisis la balle au bond malgré tout, ricanant un peu, sans méchanceté avant de rétorquer d’un ton vraiment railleur.

    « C’est toi qui te fait vieille peut-être. »

Comme pour appuyer tes propos, June loupe son lancer en direction de la poubelle que tu consacre d’un « Ah, tu vois! » avant de rire sincèrement et sans penser à mal. Qui aime bien châtie bien et puis, ca reste bon enfant. Tu attends qu’elle jeté la sienne avant de revenir à tes cotés avant d’envoyer la tienne vidée. Pile dedans. Souriant largement, ignorant pour le moment sa question incroyablement tentante, tu pars dans un de tes petits délires dont tu as le secret et qui débarque sans prévenir. Tu imites ces commentateurs italiens qui oublient les espaces entre les mots, donnant l’impression qu’une phrase n’est qu’un mot interminable, avec ton accent chantant, mimant l’ovation avant de te laisser tomber sur le lit allongé à nouveau et plus calme à présent.

    « Les vitrines, c’est incroyablement tentant ! »

Tu esquisses un sourire en coin. Tu sais que tu peux toujours compter sur June pour t’aider pour ce genre de chose, juste ce qu’il faut, jamais trop. C’est agréable. Tu poses ton menton sur sa cuisse, affichant un air machiavélique.

    « On va s’infiltrer dans leur dortoir, faire semblant de se perdre ou pour leur proposer de les aider visiter un peu mieux l’école, les endroits trop cool et tout ! … Ou alors leur proposer de leur prêter la salle d’eau et entrer par mégarde. »

Laissant filer un rire un peu exagéré à la façon des grands méchants de Disney, tu finis par rire de bon cœur, accablée par la bêtise de tes propos. Et puis soudain, tu te redresse, comme illuminé par une idée brillante.

    « Ou alors on peut toujours y aller un peu tard ! Ils seront peut-être entrain de se changer. Ca rendra le lèche vitrine teeeeeeeeeeeeellement plus interessant, héhéhé. »

Des idées, tu en avais des tas. Des bonnes par contre, c’était un peu plus rare. Quoiqu’il en soit, l’idée était plutôt tentante, tu étais plus que partante.

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June A. Winters
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Lun 6 Aoû - 21:39

Je fais abstraction de sa remarque sur mon age, a vrai dire, il vaut mieux. Je ne me trouve pourtant pas vieille, qui le pourrait a un quart de siècle ? Bien que dit comme ça, ce ne soit pas glorieux. Bien que dit comme ça, je me sens m'éloigné de l'âge d'or a grand pas. Alors que je suis en plein dedans. Que je devrais profiter de chaque instant. Carpe Diem. YOLO, disent les jeunes.

Mais je n'ai en fait pas le temps de relevé que son enthousiasme pour ma proposition prend de l'intérêt. Je me dis qu'on ne perdra pas notre journée. Les vitrines. Une activité de fille. Son premier plan ne marchera jamais, par contre. Une prof qui se perd ? Peu crédible. A vrai dire, l'option d'après est plus engageante, mais la majeure partie des eleves ont deja pris leur repères. Il vaut mieux aller se poser dans l'herbe, comme de ton temps avec un paquet de cigarette. Se rendre dans la salle de repas et demander de l'aide, ou dans mon cas en proposer, pour certains qui buchent sur un devoir.

▬ Cherie, un peu plus de finesse. Au moins tu leur prête attention, au plus ils te tournent autour, pour peu que tu ne sois pas un sac poubelle, ce qui est loin d'être ton cas.


Je me relève pour me rendre dans la salle de bain, j'attrape ma trousse de maquillage avant de retourner m'assoir sur le lit. Passe un doigt sous le menton de la brune en face de moi Je tourne a peine son visage du bout de mon index comme pour trouver la meilleure lumière, une fois que c'est fait, je me met a fouiller dans la pochette en cuir pour en sortir un eye liner gris. Juste relever ses yeux sur les pointes. Je trouve que ça lui va terriblement bien. Elle n'a pas besoin de plus. Une pointe de mascara n'est meme pas nécessaire quand on a de si beaux cils. Alors j'utilise le tube vide pour juste retrousser dans une joli courbe la finition de ses yeux. Du gloss transparent que je lui tend. Elle sera capable de le mettre toute seule.

▬ Tien, pour finir>


Je repasse une mèche derrière son oreille. Je me dis qu'elle est encore plus belle que moi a son âge et laisse s'échapper un sourire. Si seulement elle n'avait pas ce coeur d'artichaut, cet organe transformé en moelleux au chocolat pour remplacer son coeur. Un jour peut être elle apprendra a se détaché, a ne pas s'amouracher du premier venu, du premier qui murmurera des promesses non tenues.

Et puis je me redresse, balance mes cheveux vers le sols dans un mouvement rapide, juste histoire de redonner un peu de volume. La trousse a maquillage traine encore sur le lit. Rien n'est urgent.
Me voila a cote de la porte, les clefs a la main, prete a partir, je n'attend plus qu'Alessa.

▬ Tu vas faire des ravages !

Un sourire se dessine sur mon visage. Peut-etre n'ai-je pas la vie éternelle, mais je peux toujours aider des gens a profiter de leur jeunesse.


(Le QWERT, c'est nul. Et ma réponse est moche. Mais je voulais cloturer .c.)

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Alessa L. Morreti
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Dim 12 Aoû - 18:37

Elle te reprend gentiment, t’avertissant sur ton empressement. Tu fais la moue mais écoute ses précieux conseils. Tu ne connais pas meilleure conseillère pour les relations avec les gens et ca n’avait rien d’étonnant. C’était l’expérience qui parlait après tout ! Assise dans les couvertures un peu déranger à force de t’agiter sur le lit, tu la regardes s’éloigner dans la salle de bain, parlant plus fort pour qu’elle t’entende malgré tout.

    « Mais tu sais bien que moi et la patience, on est pas copine. »

Elle revient, avec ce sourire indulgent auquel tu as toujours le droit. Relevant ton visage à la lumière, elle commence à te maquiller. Mise à part pour les choses simples ou au contraire extrêmement complexe (et qui ne pouvait pas se porter a dehors du carnaval de Venise), tu n’avais jamais eu de réel talent pour te maquiller. Un peu de gloss ou de stick hydrant pour tes lèvres et tu te contentais de ça. Alors tu aimais bien quand June prenait le temps de t’embellir. Et en plus, elle avait vraiment bon gout et n’en faisait jamais trop, jamais tu ne semblais vulgaire après être passée entre ses mains.

Tu te saisis du tube de gloss dans un merci avant d’en mettre juste ce qu’il faut pour que tes lèvres brillent mais pas trop, histoire de ne pas avoir l’impression de ressembler à un poisson qui poisse. Tu souris quand elle replace ta mèche derrière ton oreille avant d’aller ranger le brillant à lèvre dans la trousse au milieu de tout les autres produit de beauté.

Ton attention est attiré quelques instants plus tard par le bruit des clés vers la porte et, dans un mouvement léger et enthousiaste, tu bondis du lit pour rejoindre June dans un rire avant de passer tes bras autour du sien.

    « A la chasse aux nouveaux ! »

La soirée promet d’être intéressante. Elles le sont toujours quand tu es avec June.


~ : : Sujet Terminé : : ~

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Et tu débarques presque comme un superhéros.

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