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 Rumeur, légende ou réalité? 〔Pv Sasha〕

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Sam 28 Avr - 7:42

Déjà trois années en tant qu’étudiant dans cette académie. Tu te souviens encore de ce jour si particulier où tu as mis pour la première fois les pieds à Clever Cross. Ce n’était pas encore la grande forme mais les lumières perçaient à travers les ténèbres. Ton esprit ne désirait qu’une chose : ressentir de nouveau ta passion pour la vie et pour toute chose. C’est bel et bien cet endroit qui t’a permis de respirer librement comme autrefois. Pourtant ce n’était pas gagné. Après tout lorsque ton regard s’est posé sur ton futur logis tu as haussé un sourcil. Était-ce une blague? Ce furent tes premières pensées pourtant tes parents étaient si ravis. Ils connaissaient ce lieu. De plus tu n’étais pas le seul à être là. Tu as suivi le troupeau et tu t’es trouvé dans un endroit féérique. Aujourd’hui encore tu le penses. Tu profites de ton existence parmi d’autres personnes. Connaissances, ami(e)s ou autre, tu n’es pas seul. Cela te rassure énormément car ta plus grande peur est sans doute la solitude, l’isolement. Heureusement ici il est aisé de trouver quelqu’un ou d’entendre de la musique. Certes tu fais partie des littéraires mais ce n’est pas pour autant que tu ne sais rien des autres filières ni même de leurs étudiants. Pourtant les rumeurs ne t’intéressent pas. Elles te saoulent au plus haut point mais souvent les rumeurs peuvent devenir légendes. Et ne dit-on pas qu’à la base d’une légende il y a une part de vérité. Mais laquelle? Voilà pourquoi tu vas vers les autres lorsque tu prends ton courage à deux mains. Tu parles, tu réponds et tu vis tout simplement. Sincèrement tu n’as pas à te plaindre et c’est tant mieux.

D’ailleurs tu profites de ton existence sereine. Personne ne sait tes petits secrets et tout le monde te prend pour un garçon. Ça ne te dérange pas trop. Mais étant franc, tu as encore un peu de mal sur le fait de mentir vis à vis de ton apparence. Les autres ne sont pas encore assez proches de toi pour tout connaître dans les moindres détails. C’est sans doute cette raison qui te pousse à agir de la sorte et tu continues à tracer ton chemin. Et cette fois il t’a conduit jusqu’aux jardins. Certes le temps est quelque peu maussade et gris mais cela ne fait que ressortir les teintes printanières des végétaux. Tu t’en approches et tu humes le parfum de certaines plantes. La vie reprend ses droits après un long repos et le spectacle est ahurissant. Les couleurs se mélangent et s’accordent pour donner un tableau digne d’un grand maître. Petit à petit tu avances et tu croises certaines personnes. Les gens sont en groupes ou alors juste en tête à tête voir même en solitaire. Après tout tu l’es aussi. Enlevant ton casque et coupant la musique de ton mp3, tu apprécies les bruits extérieurs. Ici et là on peut entendre des oiseaux. Leurs chants sont magnifiques et tu regrettes quelque peu, que seuls les êtres tel que toi peuvent entendre et contempler ce spectacle. Cela mériterait d’être connu de part le monde. Et pourtant c’est comme un jardin secret. Il n’y a que les pensionnaires, adultes ou non, qui en possèdent la clé. À savoir si tout le monde en profite comme il se doit. De ton côté c’est le cas. D’ailleurs tu t’approches d’une des tables en fer forgé libre. Tu ne désires pas manger mais simplement rester ici au calme mais également loin du silence.

Ce n’est pas forcément simple de vivre ici. Certes tu considères Clever Cross comme un second foyer mais comme dans tous les établissements scolaires il peut y avoir des rivalités entre étudiants ou des disputes puériles pour tel ou tel accessoire, rumeur ou autre. Tu préfères être loin de tout ça. Sincèrement les ennuis tu ne les repousses pas mais tu en évites certains. Les gamineries de ce genre ne sont pas à placer sur ta route. Ton sourire et ton regard malicieux pourraient alors laisser place à une toute autre facette de ton caractère. On ne te marchera pas sur les pieds, on ne te dira pas quoi faire de ta vie bien que tu es ouvert aux conseils. Mais attention, ce n’est pas n’importe qui, qui pourra avoir un tel impact sur toi. Cependant tu laisses ça loin de toi. Tu préfères penser à autre chose. Ton esprit s’envole et ton âme s’évade pour vagabonder ici et là. Les haies taillées te conduisent dans des univers que seule ton imagination pensait connaître auparavant. Aujourd’hui tout est différent. Mais voilà que ton regard se pose sur une fleur particulière. Délaissant la table et son siège, tu t’approches mais tu ne la cueilles pas. Te penchant, tu ne remarques même pas le petit groupe de jeunes gens non loin de toi bien que leurs paroles peuvent parvenir jusqu’à tes oreillesi. Tu es bien trop intrigué par cette petite plante pour te concentrer sur eux. Elle est bien plus fascinante que des humains surtout qu’ils semblent colporter des racontars. Heureusement que l’esprit humain n’est pas capable que de ça, ce serait du gâchis autrement. Mais passons. Tu admires les courbes, les teintes mais tu humes également son parfum. C’est doux. Une chance que tu ne sois pas allergique aux pollens.

Les secondes défilent, les minutes aussi mais ta patience, elle, n’est pas illimitée. Il te gâche ton petit plaisir. Et n’étant pas râleur pour rien tu te redresses et époussettes tes vêtements pour leur faire comprendre qu’ils n’ont sans doute pas que ça à faire. Enfin c’était ce que tu avais prévu à la base mais il se peut que le destin en décide autrement. Vas-tu les arrêter ou vas-tu te concentrer sur autre chose voir sur quelqu'un?
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Sasha Nortan
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Sam 28 Avr - 12:32

Il allait surement pleuvoir. Assis au milieu de l’herbe, c’était ce que tu t’étais dis, lez nez rivé vers les nuages gonflés et grisâtre qui s’était accroché à l’azur des cieux pour en voiler la couleur. Immobile depuis un moment maintenant, tu attendais. Tu guettais la moindre goutte. Mais tu avais été prévoyant pour une fois, tu avais enroulé autour de ton cou une écharpe suffisamment longue pour qu’elle fasse plusieurs tours, cachant tout le bas de ton visage dans les replis duveteux et chaud. Tu avais mis un gros pull bien chaud aussi. A te voir, on aurait pu croire que l’hiver menaçait de revenir à tout instant. Mais ce n’était pas de la neige que tu attendais. Comme un tournesol se fixe sur le soleil, tu attendais que ses nuages sombres se vident de leur trop plein.

Puis finalement, des éclats de voix attirèrent ton attention et finalement, un visage se plaça juste au dessus de toi. Ah. Un de ses élèves du même groupe que toi mais un peu plus vieux que toi. Son nom… C’était quoi déjà ?

« - Ah… Francis, finis-tu par lâcher presque sûr de ton choix
- C’est Frank, p’tit tête. »

Oh. Dommage. Il faisait partit de ses gens avec qui tu as parlé une fois, peut-être deux, en riant et souriant. Peut-être un de ceux que tu as taquiné. Tu ne te souviens plus trop. A moins que ce ne soit autre chose…

« - T’es pas avec l’autre délurée aujourd’hui ? Vous faites la paire tout les deux pourtant.
- Délurée ?
, interrogeas-tu en toute innocence avec ton tic si particulier, inclinant la tête sur le coté l’air perplexe.
- La rouquine qui parle beaucoup trop.
- Charlie n’est pas une délurée.
»

Ton visage se mua en une moue contrariée même si le ton de ta voix n’avait pas haussé. Tu n’aimais pas la façon qu’il avait de parler de ton amie. De ton rayon de soleil qui te souriait dès qu’elle te voyait et même quand elle ne te voyait pas d’ailleurs. Les trois types qui étaient debout autour de toi se mirent à rire, se moquant de toi, pauvre petite chose, qui prenait la défense de quelqu’un. C’est vrai que ça pouvait prêter à la plaisanterie. Ce n’était clairement pas avec tes petits bras squelettique que tu pourras défendre l’honneur de ton amie. Et puis, tu savais aussi que Charlie ne voudrait pas que tu te battes pour elle, même si tu en avais eu les capacités physiques.

« Enfin, de toute façon, tout le monde sait que tu préfères les mecs, vu comment tu les allumes ! » finit par rajouter Frank, qui de toute évidence était à la tête de ce trio.

Tu soupiras. Les gens étaient parfois si fatiguant. Ils n’étaient pas drôles du tout. Alors, il fallait vraiment ajouter une touche d’humour à tout ça.

« Oh… c’est donc pour ça. Pardon Frank mais… je ne peux pas répondre à tes attentes. Ne soit pas jaloux de Charlie s’il te plait. »

Un air gêné, un regard fuyant, des joues roses. Le trouble était plus que prévisible.
Frank se redressa d’un coup, s’exclamant que c’était parfaitement faux, rougissant de honte devant ce mensonge éhonté alors que ces comparses riaient franchement. Après t’avoir traité de tordu et d’autres petites choses tout à fait charmantes, il s’éloigna dans de grand éclat de voix gênant la plupart des gens autours. Tu lui tiras la langue avec un air satisfait. Ca lui apprendrait à se montrer méchant.

Laissant filer un léger rire, tu te laissas tomber en arrière allongé dans l’herbe. Mais ton regard fut attiré par une petite tête blonde que tu voyais à l’envers à cause de ta position. Tu clignas des yeux avant de lui adresser un sourire à moitié dissimuler par ton écharpe.

« Coucou. »

Il avait surement tout entendu. Peut-être qu’il s’était inquiété ? Ou qu’il avait seulement été curieux ? Tu t’en moquais. Il avait une bonne tête. D’ailleurs, elle te disait vaguement quelque chose maintenant que tu y pensais. Mais où est-ce que tu avais bien pu voir ? Restant allongé dans l’herbe humide, tu réfléchissais. Puis soudain, l’illumination.

« Ah ! Tu es un des garçons de la bibliothèque ! »

Tu avais moins de mal à te souvenir des gens en te concentrant sur les endroits où tu les voyais le plus souvent. Et cette petite tête blonde. Ces grands yeux bleu vert. Oui, oui. C’était lui. Surement un littéraire pour passer autant de temps au milieu des livres que tu pouvais en passer derrière ton synthétiseur. Il était surement plus calme que les trois bruyants qui s’étaient finalement suffisamment éloigné pour le calme et les bruits de la nature reprennent leur droit. Ca serait chouette d’avoir un ami comme lui, te disais-tu en gardant ton sourire timide mais présent, bien au chaud sous les plis d’étoffe qui entouraient ton cou.


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Sam 28 Avr - 17:24

Pourquoi étais-tu là? Pour profiter du calme. Cependant il n’était pas présent. Certes il te fallait des bruits mais les chants des oiseaux auraient été amplement suffisants. C’était pour cette unique raison que tu avais coupé la musique que tu écoutais il y avait peu. Malheureusement un petit groupe semblait cancaner auprès d’une jeune personne. Au départ tu ne l’avais pas remarqué, bien trop absorbé par ta contemplation. Cette fleur était tout simplement stupéfiante. Les jardins ne t’étaient pas inconnus depuis le temps mais tu étais souvent surpris par ce qui t’entourait. Sans doute ton esprit te permettait de réagir de la sorte. Dans tous les cas tu avais tenté d’occulter leurs moqueries mais une autre voix leur avait fait face. Il semblerait que la victime des attaques incessantes et pour le moins stupides des quelques idiots ne se laissait pas faire. Tant mieux. Il fallait des gens avec un tel cran et puis il semblait faire mouche. Après tout le petit groupe s’en alla pour lui foutre la paix. Mais tu n’avais pas prévu que la petite voix s’adresse à toi. Surpris, tu posas un regard l’étant tout autant sur l’inconnu. Au final ce n’en était pas vraiment un car tu avais entendu des rumeurs à son sujet. Quelques personnes de ta classe te l’avaient présenté et l’avait même montré du doigt au détour d’un couloir. Il s’agissait d’attitudes que tu ne supportais pas. Il est fort possible que tu aies abaissé le doigt accusateur tout en prononçant une phrase cinglante. Les gamineries n’étaient pas à ton goût et puis tu ne le connaissais pas.

Mais pourquoi ne pas tenter l’expérience? Certes il y avait des rumeurs mais était-ce vrai? Était-ce un séducteur? Une tête en l’air? Tu n’en savais rien et cette rencontre te permettait d’en connaître davantage à son sujet. Curieux, son attitude précédente en rajoutait davantage. Sa légende grandissait peu à peu. Voilà pourquoi tu le saluas à ton tour. Ce fut simple mais direct. De plus tu l’observais. C’est ainsi que tu remarquas un sourire quelque peu dissimulé dans son écharpe. Là encore c’était surprenant. La neige était-elle de nouveau annoncée? Il ne te semblait pas que ce soit le cas alors pourquoi une telle tenue? Que de questions mais les réponses n’étaient pas là. Ta curiosité redoublait et envahissait tes chairs. Ton esprit était assailli de questions mais tu savais également être poli et respectueux. De plus il se souvenait de toi. Aucun mot n’avait été échangé avant ici et pourtant l’un comme l’autre vous n’étiez pas vraiment des inconnus. Une situation assez cocasse si l’on peut dire. Du coup tu t’installas à ses côtés sans pour autant le frôler ou le toucher. Non pas que le contact humain te déplaise mais ce n’est pas forcément au goût de tout le monde. Mais cela n’empêchait pas ton regard de dessiner ses traits, tout du moins ceux n’étant pas dissimulés par ses étoffes. Ce petit sourire qui ne disparaissait pas et son visage te firent penser à un chaton. Certes les chats ne sourient pas mais ce fut la première idée que tu aies eu de lui. Autant la garder pour toi pour l’instant et te présenter convenablement avant de l’énoncer clairement.


«Tu as totalement raison. Je m’appelle Lionel, et tu es Sasha si je ne m’abuse.»


Tu te mis à l’imaginer avec une paire d’oreille. Étrangement cela lui conviendrait selon toi mais tu allais un peu trop loin pour une première rencontre. Tu mis un ola à tes pensées et tu te concentras sur votre début de conversation. À ton tour tu continuais de sourire. Après tout tu n’avais rien contre lui, pourquoi lui ferais tu la gueule? Aucune raison, alors autant être sociable un minimum ou plutôt un maximum pour que l’un comme l’autre vous vous sentiez à l’aise et à votre place à cet instant de votre vie.

«Je te tire mon chapeau pour ton coup de maître face au trio. C’était magnifique.»

Comme à ton habitude tu étais sincère. Pas de politesses exacerbées ou de courbettes. Ce n’était pas ton genre. Cependant de nouvelles questions explosaient dans ton cerveau comme des feux d’artifices. Vous vous étiez présentés en partie. Tu pouvais alors te permettre de le questionner, de savoir s’il était légende ou réalité. Mais au vu de ce que tu venais d’entendre, tu parierais davantage sur réalité. C’était spectaculaire et de ton côté tu en serais incapable. Envieux dans un coin de ton esprit, tu trouvais ce genre d’astuces pour le moins astucieuses. En avait-il d’autres dans son sac? Possible. Au moins il savait se protéger et protéger ceux qu’il semblait apprécier à sa manière. Après tout la fameuse Charlie avait eu un chevalier servant pour le moins habile. Sa façon d’user des paroles n’était pas banale. La taquinerie allait jusqu’à faire fuir celui qui avait débuté les hostilités et même ses comparses n’avaient rien fait pour l’aider. Acculé, il n’y avait plus que la fuite. Et c’était ce qu’il avait fait après tout. Cependant la première question que tu comptais poser n’était pas étrangère à ce que tu venais d’assister. Tout du moins les premières demandes... Car une fois lancé, rares étaient les évènements ou propos qui parvenaient à t’arrêter.

«Je vais peut-être paraître indiscret mais tu es souvent attaqué de la sorte? J’avoue que même dans ma filière et dans ma classe, j’ai pu entendre certaines choses à ton égard. Ce n’était pas toujours à ton avantage mais j’aimerai savoir quelle vérité se cache sous les rumeurs et sous ta légende qui prend forme grâce à leurs commérages. J’espère que cela ne te gênera pas.»

Un dernier petit sourire et tu te rabrouas pour tenter de te taire. Il ne fallait pas faire fuir le chaton après tout.
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Sasha Nortan
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Sam 28 Avr - 20:07

Tes yeux s’agrandirent de surprise quand tu l’entendis prononcer ton nom. Il te connaissait. C’était surprenant. Peut-être que tu étais une star sans le savoir. Tu fis malgré tout un petit signe de tête, moitié surpris moitié impressionné. Car même si on lui avait parlé de toi (ca n’était pas impossible), il avait réussis à te reconnaitre. Et ç, ca t’impressionnait. En vérité, il y avait énormément de chose qui t’impressionnait. Mais c’était une autre histoire. Avant ces présentation peu commune ou presque, il s’était installé doucement à tes cotés.

Tu étais soulagé. Tu t’étais dit qu’il allait peut-être vaguement répondre à ton exclamation avant de partir. Peut-être qu’une grande partie des personne, surtout celle qui connaissait jusqu’à ton prénom, aurait eu ce reflex. Surement même. Sauf les personnes qui t’appréciaient. Mais elles n’étaient pas nombreuses. Ou peut-être un peu trop. Bref. Tu avais eu peur de devoir subir la déception de le voir partir mais il n’en était rien. Non, il s’assaillait à coté de toi. Comme si vous étiez de bon ami. Se retrouvant ici pour échanger quelques nouvelles, leurs dernières aventures. C’était peut-être poussé un peu loin mais tu étais content.

Comme pour relancer la conversation entre vous, il te félicita de ton petit tour de maitre pour éviter les ennuis auprès des trois individus. D’un mouvement aussi soudain que vif, tu t’étais alors redressé, une certaine fierté imprimé sur le visage, attrapant le bout de tes chaussures jointes alors que tu avais finit assis en tailleur ou ce qui s’y apparentait.

« Tu trouves ? »

Tu aurais presque eu des étoiles dans les yeux. Beaucoup de gens te trouvait bizarre d’agir ainsi. La plupart de temps, on se moquait ou on trouvait que tu en faisais trop. Les gens manquaient d’humour. C’était amusant comme façon de faire. Et puis, ca n’était jamais sérieux après tout. Enfin, pour toi, c’était une chose évidente mais tu n’avais jamais songé que, peut-être, les autres avaient un peu de mal à dissocier tes petits numéros de ton attitude véritable. Il fallait dire que tu étais assez bon comédien, surtout dans ce rôle.

Ton sourire était bien plus franc à présent et même tes yeux riaient. Tu étais content qu’au moins une personne comprenne. Vraiment très content. Riant doucement, tu restais assis en regardant une cocinelle se frayé un chemin parmi les brins d’herbe. Elle était bien courageuse cette petite cocinelle. Ton regard se fixa sur elle alors que la voix du blondinet résonna à nouveau à tes oreilles. Malgré ton attitude un peu distante et rêveuse, tu l’écoutais. Il était très poli. C’était amusant. Tu l’étais aussi, tu ne jurais pas ou très peu mais ca façon de parler était vraiment très… polie. Ca lui donnait un petit coté amusant. Dans le meilleure sens du terme.

« Ce n’était pas vraiment une attaque. Ils sont venus me dire bonjour. » finis-tu par dire en avancant ton index sur le chemin de l’insecte rouge à pois noir pour l’avoir sur le bout de ton doigt. « Ils aiment bien me taquiner. Ils ne sont pas méchants. »

Mais bon, ils n’avaient pas été très gentil avec Charlie. Alors tu avais été obligé de leur jouer un mauvais tour. Mais tu ne les considérais vraiment pas comme de mauvaise personne. Peut-être que tu étais naif. Surement même. Mais tu aimais vivre ainsi. Et puis finalement, tu repris la parole, de cette voix douce qu’un simple coup de vent un peu fort dans les branche semblait balayer.

« Des rumeurs ? Hum… Il y en a beaucoup. » continuas-tu en louchant presque sur l’insecte. « Des gens disent que je suis bizarre. Parfois, on dit que je suis fou. On dit aussi que j’aime les garçons. Et puis… Oh. »

L’insecte qui s’était arrêté au bout de ton doigt avait finit par prendre son envol et tu le regardais tracer sa route dans les airs, ne terminant pas ta phrase. Comme souvent. Si facilement distrait. Sans méchanceté. C’est juste que l’inertie n’était pas une chose à laquelle tu t’étais habitué. Faire, voir, sentir, entendre quelque chose en permanence. Il y avait tellement de vie tout autour de toi que tu ne pouvais pas l’ignorer. C’était plus fort que toi. Curieux.

Finalement, tu posas à nouveau ton regard vers Lionel en souriant.

« C’est laquelle de rumeur que tu as entendu ? » finis-tu par demander en souriant simplement.

Tu n’étais pas aussi naïf qu’on pourrait le croire. Tu le savais. Tu les entendais les bruits de couloir. Tous ses murmures qui étaient sans trop d’importance au final. A coté de la vérité des choses. Celle qu’aucun bruit ne devait révéler. Celle que tu n’avais encore dit à personne. Qui resterait enfermé au fond de ton cœur. Bien en sécurité. A l’abri de ce monde cruel qui tu avais réussis à apprivoiser.



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Sam 28 Avr - 20:44

Ses actions et ses réactions ne faisaient que te prouver que tu avais raison. Face à toi un être innocent se trouvait. Mais derrière ce faciès angélique se trouvait un petit chaton. Ses mimiques étaient adorables et il te faisait alors penser à un chaton que tu avais eu la chance d’adopter il y a quelques années. Il était noir et ses yeux étaient dorés. Adorable mais caractériel, il avait réussi à prendre beaucoup de place dans ta vie et aujourd’hui il vivait chez tes grands-parents. Il y avait beaucoup plus d’espace que chez tes parents bien que si tu avais pu et surtout su, il aurait pu s’amuser dans les environs. Toutefois ceci n’avait rien à voir avec ce que tu vivais actuellement au côté de Sasha. Être couvert de rumeurs voir de légendes. Il était entre le mythe et la réalité. Cependant il vivait bien au même endroit que toi. Vous étiez simplement séparés par vos âges respectifs et votre parcours éducatif. Pour lui la musique, pour toi la littérature. Tu es un petit rat de bibliothèque tandis que tu le vois libre et dérivant sur les notes de musique. Envieux tu l’es un peu. Les instruments ne sont pas pour toi. Le chant non plus car ta voix sonnait souvent faux alors que l’on désirait une tonalité particulière. Mais cela faisait partie de la vie. Tu n’étais pas parfait et tu ne comptais pas l’être. Qualités et défauts faisaient de toi Lionel, comme ils faisaient de Sasha ce qu’il était. Mais il n’y avait pas que ça. Sa question était soudaine tout comme le fait qu’il s’était redressé. À présent vous étiez tous deux assis sur l’herbe. Cela ne l’empêchait pas d’agir à sa guise et de bouger bien qu’il ne s’agissait que de ses mains.

«Oui c’était parfait comme un échec et mat. Il a pris la fuite et a cessé de t’embêter. D’ailleurs ses compagnons n’ont rien fait pour l’aider. Cela prouve ta réussite sans faille.»

Là encore tu lui offris un sourire sincère tandis que vous continuiez de parler. Tu en voulais toujours plus. Curieux, passionné, Sasha serait peut-être embarqué dans tes pensées et tes envies. Pourtant tu te retenais encore un peu. Après tout tu te taisais à chaque fois pour le laisser parler et répondre. C’était la moindre des choses. Mais voilà qu’il parla de ses agresseurs d’un ton doux et sans amertume. Il ne semblait pas leur en vouloir alors que de ton côté c’était différent. Tu ne comprenais pas qu’ils aient osé agir de la sorte avec lui. Peut-être aurais-tu du t’en mêler. Malgré tout Sasha avait réussi à s’en sortir. Il n’était pas rancunier? Ou alors tout simplement innocent? Tu ne saurais le dire. L’un comme l’autre vous aviez votre façon de réfléchir et de penser. Et sur ce point vous n’étiez pas du même avis. Cela pourrait donner vie à divers débats mais tu avais bien vite dérivé sur autre chose. Tes pensées défilaient à grande vitesse et tu te laissais déborder sans pour autant te noyer. La discussion n’aurait plus de sens sinon et sincèrement qui aimerait d’une conversation sans queue ni tête à part un chapelier toqué? Personne ou peut-être le chat? Mais Sasha était-il ce félin-là? Après tout il était vrai qu’il était digne des plus folles rumeurs mais ce n’était pas les mêmes. Il ne faisait pas en sorte que les gens se perdent en chemin. Il les troublait par certains propos, tout simplement. De plus il s’arrêtait brusquement pour observer autre chose comme une petite coccinelle. C’était chose faite. Cependant cela ne l’avait pas empêché de te répondre. Une rumeur en moins. La réalité était bien différente de ce que les autres pouvaient penser de ton comparse.

De plus tu t’étais laissé embarqué dans sa petite aventure au côté de la coccinelle. Tu le regardais faire et tu ne t’en lassais pas. Curieux de nature tu demandais bien jusqu’où l’animal irait et c’est finalement au bout de son doigt que son périple s’acheva. Elle s’envola et cela te fit penser à ce que ta grand-mère te disait souvent. Il fallait faire un vœu et elle l’emportait avec elle. Qu’aurais-tu pu faire comme vœu? C’était bien complexe. Et ce n’était pas le moment d’y penser. Tu te concentras de nouveau sur ta rencontre du jour. Cela évoluerait peut-être mais comment? Là encore une question. C’était anodin pour toi mais si quelqu’un venait à plonger dans ton esprit il serait bien embêté et surtout noyé par tout ce qui te trottait dans la tête. Mais tout s’effaça lorsque tu croisas de nouveau son regard. Son sourire était toujours présent et c’était doux et chaleureux. Oui, il était vraiment adorable et attachant mais il y avait bien d’autres choses à apprendre de lui. Cela ne pouvait pas totalement définir Sasha la légende ou plutôt Sasha le chaton.


«J’avoue que j’en ai entendu plusieurs à ton sujet. Il y a eu celle sur le fait que tu aimais les garçons mais aussi sur le fait que tu n’écoutais que pendant quelques instants avant de regarder ailleurs. Mais je sais que cela est faux. Tu viens de me le prouver. Cependant je ne saisis pas pourquoi ils te trouvent bizarre. Tu as plus l’air d’un chaton que d’une menace.»

C’était dit. Certes ce n’était pas prévu mais les mots avaient été plus rapides que ta pensée. C’était rare mais cela arrivait parfois comme à cet instant. Tu ne t’en mordais pas les doigts pour autant. Tu assumais tes propos tout simplement. Tu ne t’arrêtas pas en si bonne route. L’énigme Sasha était toujours là.

«Cela ne te dérange pas que l’on dise tout cela sur toi? Tu ne leur en veux pas alors que moi cela m’énerve. Ils parlent sans connaître c’est assez rageant. Ils devraient plutôt te parler et faire connaissance pour de bon plutôt que de colporter des ragots. Mais cela m’a donné envie d’en savoir plus sur toi. On va dire que c’est aussi un mal pour un petit bien.»

Tu avais toujours été ainsi. Franc, direct et droit même si tu pouvais devenir râleur et gamin. Mais à cet instant tu ne supportais pas certaines facettes de ce monde ou plutôt de certaines âmes. Soupirant quelque peu, tu t’emportais trop facilement. C’était vraiment étrange si l’on prenait en compte que tu ne le connaissais que depuis quelques minutes à peine. Mais tu agissais également ainsi face à certaines informations dans les journaux ou à la télévision. Il suffisait de te connaître pour le savoir.
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Sasha Nortan
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Dim 29 Avr - 15:01

Tu l’écoutais. Raconter ce qu’il avait pu entendre sur toi. Tu étais content. Parce que rien dans ses mots ne t’accusais. Au contraire, il semblait même te placer en victime. Non pas que ca te pose un problème mais c’était peut-être un peu trop idéalisé ta position. Certains bruits n’avaient pas été non plus inventés de toute pièce. Tu avais, dans ton attitude, une part de responsabilité. Mais dans le fond, ce que les autres pensaient de toi n’était pas vraiment important. Pas tant que tu avais des personnes qui te réchauffait au milieu de la froidure de l’adversité. Tu n’avais besoin que de ça. Des attaches. Des liens avec les autres. Même fugace.

Il semblait être contrarié, offusqué par la façon dont les gens te voyaient. La façon dont ils parlaient de toi entre eux. Loin de toi. Tu ne comprenais pas vraiment pourquoi ça semblait le toucher autant, alors que vous ne vous connaissez pas. Mais d’une certaine façon, ca te faisait plaisir. Tu l’écoutais en silence parler avec une pointe d’agacement de ces gens, de tous ces autres. De ceux qui parlaient. De ceux qui se moquaient. De tout. Il ne comprenait pas les gens. Tu avais arrêté de chercher à comprendre. Les choses étaient simplement ainsi et tu avais simplement apprit à vivre avec, à t’en défendre.

« Tu es gentil Lionel. »

Tu souriais. Tu l’avais laissé finir. Chacun de ses mots t’avaient touché. Peut-être qu’il ne disait ça que par gentillesse. Mais tu t’en moquais.

« Tu sais. Ce ne sont que des mots. Ca ne peut pas me faire de mal. »

Beaucoup de gens étaient persuadés que les mots pouvaient blesser. Ce n’était pas quelque chose de faux mais ce n’était pas vrai non plus. C’était simplement le pouvoir qu’on voulait bien leur donner. Les blessures que l’on inflige avec des mots guérissent. Toujours. Avec le temps. Elles n’empêchent pas de vivre, de respirer, de marcher. Les blessures du corps peuvent faire bien plus de mal. C’était une chose que tu savais mieux que quiconque et dont tu ne démordais pas. Alors à quoi bon se soucier de bruit de couloir ?

« Les gens qui s’intéressent vraiment à qui je suis, ils viennent m’en parler au final. Alors, le reste, ce n’est vraiment pas important. »

Tu t’amusais à tresser les brins d’herbes entre eux pendant que tu parlais. T’occupant l’esprit à autre chose. Tes mains. Gardant ton sourire.

« Un petit bien ? Tu es amusant. »

Tu ris légèrement. Tu repenses à tout ce qu’il a dit. Dans le désordre. Comme on relirait un texte de travers. Revenant sur des passages plus ancien que ceux dont on a parlé jusqu’à maintenant. Il trouvait que tu ressemblais à un chat. Un chaton même. C’était amusant comme comparaison. Il n’était pas le premier à la faire. Tu te demandais pourquoi. Peut-être parce que tu étais agile.

« Alors je suis un chaton. » finis-tu par dire avec un petit sourire chafouin, rien de méchant.

C’était amusant. Tu aimais bien discuter avec lui. Tu avais hâte d’apprendre à le connaitre. Tu aurais tellement de chose à raconter en rentrant à la maison pour les vacances si tu te faisais un nouvel ami. Un ami à l’esprit chevalresque. Un redresseur de tord dans l’âme qui arrivait à être contrarié pour ce qui pouvait arriver aux autres. Tu n’avais pas ce talent d’ampathie. Tu prenais parfois la défense des gens que tu aimais beaucoup mais tu n’avais pas cette notion de voir la peine que pourrait ressentir les autres dans tels ou telles situations. C’était peut-être parce que tu restais un peu détaché de ce qui pouvait t’entourer malgré tes airs sociaux et amicaux. Ca ou autre chose.


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Dim 29 Avr - 18:40

Les mots ne semblaient pas avoir la même importance pour lui que pour toi. Tu te souvenais encore de cette période où chaque propos que tu avais prononcé à ton égard t’avait descendu plus bas que terre. C’était douloureux mais tout cela appartenait au passé. Aujourd’hui tu faisais face et tu avançais fièrement. Toutefois les cicatrices n’étaient pas bien loin. Tu ne replongerais pas aussi bas mais il se pourrait qu’un jour tu sombres de nouveau. Pourquoi? Les raisons pouvaient être variées. Cependant cela ne te concernait pas. Aujourd’hui c’était un chaton qui avait été victime de brimades de la part d’un trio imbécile. Il s’en était sorti avec brio mais tu étais resté énervé. Ce genre de comportements te dépassait et tu n’avais qu’une envie les remettre à leur place. Ou tout du moins fermer le caquet du chef du petit groupe. Tu n’en avais pas eu besoin mais cela t’aurait fait du bien. Mais ton énervement baissa. Cela était du à Sasha. Il te trouvait gentil et il continuait de te parler comme si de rien était. Il y avait bien eu la coccinelle et à présent les tresses, mais ses paroles t’étaient toujours destinées. Et dans un sens tu étais en accord avec la suite de votre conversation. Actuellement tu voulais en savoir plus sur lui et vous vous parliez. Il était vrai que le jeune garçon avait fait le premier pas en te saluant mais à présent c’était un échange amical. Serait-ce donc cette voie là que vous suiviez? Serait-ce pour devenir amis? Ou tout du moins entretenir une relation amicale et positive? Peut-être. L’idée n’était pas déplaisante et tu ne te sentais pas mal à l’aise. À tes yeux le chaton n’était pas bizarre. Il avait sa propre façon de penser, de gérer sa vie comme tout le monde. Mais ce n’était toujours pas suffisant. Il t’en fallait toujours plus, peut-être même un peu trop. Pourtant tu ne t’arrêtais pas.

«Oui, un tout petit bien après tout tu as subir leurs moqueries mais cela m’a permis de te rencontrer. Je trouve cette finalité positive bien qu’au départ ça ne l’était pas vraiment.»

C’était une explication comme une autre. Mais de là à dire que tu étais amusant, c’était différent. Une première. Cet étudiant t’étonnait encore et encore. D’ailleurs cela devait se lire sur ton visage. Tu pouvais devenir un véritable livre ouvert pour les autres. Tu ne cachais pas tes émotions ou très rarement. Il fallait que ce soit vraiment particulier pour que tu en arrives là. Mais Sasha ne méritait pas ce genre d’attitudes. Tu lui devais la vérité, rien que la vérité. Tu pourrais le jurer comme au tribunal dans les grandes séries américaines mais ça serait un peu trop bizarre de le dire à haute voix. Alors tu gardas cela pour toi. Enfin tu tenterais car le coup du «chaton» était sorti malgré toi. Il ne semblait pas l’avoir mal pris et tu avais même pu remarquer un petit sourire chafouin. Cela était gênant et tes joues prirent une teinte rosée. Bien évidemment tu ne le pris pas mal, ce n’était en rien blessant. Mais ton corps réagissait aussi pour toi dans ce genre d’occasions. Cela faisait sans doute ressortir tes yeux ou ta chevelure vu qu’à la base ta peau était bien pâle. Une petite réaction de plus. Elle s’ajoutait aux sourires et aux regards échangés avec lui. C’était tout aussi important que ce que vous vous racontiez l’un à l’autre. Et ce n’était pas terminé.

«Je ne saurai pas vraiment te l’expliquer clairement mais ta façon de faire m’a fait penser à un chaton. Ils sont également très curieux de ce qui les entoure. Ils peuvent être calmes et soudainement sauter sur quelque chose telle une ombre sans pour autant oublier ce qui les entoure. Et puis je suis certain que deux petites oreilles t’iraient comme un gant.»

Ce n’était pas dans tes habitudes de plaisanter. On aurait pu croire que tel était le cas mais tu étais sincère. Tu le pensais réellement bien que cela pouvait avoir un air amusant. Tu l’étais pour lui, c’était ce qu’il t’avait dit après tout. Peut-être serais-tu autre chose par la suite. Pour l’instant cela te convenait totalement. Il était un chaton, tu étais amusant. Chacun son petit truc. Mais voilà que les questions se mirent de nouveau à fuser de toutes parts. Ton esprit ne s’était pas calmé. Au contraire il bouillonnait. Une demande à gauche, une autre à droite et sans doute des tas derrière elles. Ton cerveau était rempli et il fallait faire en sorte que ça se calme un peu. Et cela sans jamais noyer ton interlocuteur comme tu l’avais déjà pensé auparavant.

«Mais dis-moi, je n’aime pas me fier aux rumeurs alors je souhaiterai que tu me dises comment tu te vois. Ça ne te dérange pas?»

Ce serait un bon début et peut-être que plus tard tu aurais d’autres questions suite à cette première réponse. Le petit chaton avait bien un passé, un caractère, une histoire mais aussi des habitudes. Même si tu ne pourrais pas tout connaître aujourd’hui il fallait bien commencer par quelque chose. De plus tu ne voulais pas tout savoir sur l’instant. Tu espérais le revoir que ce soit au détour d’un couloir, à la bibliothèque ou même en vous donnant rendez-vous. C’était trop tard. Sasha était dans tes connaissances et ta curiosité te conduisait toujours plus loin avec lui. S’il fallait que tout s’arrête ce serait à lui de mettre le ola. En aurait-il besoin?

«Si je te gêne ou si je vais trop loin arrêtes-moi d'une manière ou d'une autre. Je peux être un peu trop inquisiteur parfois et ce n'est pas toujours très appréciable.»
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Sasha Nortan
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Dim 29 Avr - 19:22

Il était lancé sur l’idée du chaton. Mais il ne restait pas sur une simple déclaration. Il prit le temps de t’expliquer pourquoi. Laissant les herbes tressées bien à leur place dans la terre, tu l’écoutas avec attention. C’était amusant cette façon de te décrire. Plutôt flatteur aussi. Tu l’observais alors qu’il parlait. C’était étrange parce que tu avais le sentiment qu’il était sincère mais surtout qu’il mettait un point d’honneur à l’être. Le rose de ses joues t’avait fait comprendre que le fait que lui rappelle cette petite comparaison qui lui avait échappé, l’avait un peu gêné. Mais sans plus. Il ne s’était pas défiler en essayant de parler d’autre chose ou de tenter de reprendre ses termes. Non, à la place, il te faisait un parfait résumé explicatif du pourquoi du comment. Comme un vrai littéraire.

Tu ne pus t’empêcher de rire qu’en il évoqua les oreilles de chat.

« Peut-être que Charlie a un serre tête avec des petites oreilles. »

Surement même. Elle aurait aussi été mignonne avec des oreilles de chat. Et de petite moustache.
Tu étais content de discuter. Malgré que ce soit la première fois que vous vous parliez, un œil extérieur aurait pu croire que vous étiez de bons amis. Deux copains qui se retrouvent dehors. Alors que les nuages sombres se rassemblait un peu plus au dessus de vos têtes. Mais tu t’en moquais. Tu étais bien pour le moment.

Enchainant la conversation, Lionel reprit la parole le plus simplement du monde. Il restait sur cette histoire de rumeur. Tu l’écoutais tout en affichant un air conciliant. Vraiment, tu ne comprenais pas. Mais ce n’était rien. Vous n’aviez pas besoin d’être d’accord sur tout. Ce genre de rapport un peu trop parfait, ca n’est jamais sain. Les différences étaient une chose importante. De la différence naissait la richesse. Si tout le monde était d’accord, s’entendant sur tout, le monde serait surement ennuyeux. Mais sa question te laissait perplexe. Comment tu pouvais te voir ? Plein de pragmatisme et dans un petit élan de taquinerie, tu avais commencé par répondre avec l’air le plus innocent du monde.

« Et bin… en me regardant dans un miroir. »

Tu affichais un de ces sourires, ton sourire. Le sourire d’un angelot à qui on aurait volontiers mis une paire de corne sans réussir à lui en vouloir. Tu étais à l’aise avec le petit blond. Tu ne savais pas trop pourquoi mais il avait une sorte… d’aura. Tu avais le pressentiment que c’était une personne qui était vraiment gentille et dont tu n’avais pas à te méfier. C’était surement pour cette raison que tu te permettais d’être un peu plus taquin.

Après un léger rire pour ponctué ta plaisanterie d’un gout douteux, tu levas le nez vers le ciel.

« Je ne sais pas. Mon grand frère dit que je suis un électron libre. Je ne suis pas très doué en physique mais je crois qu’en fait, ce qu’il veut dire, c’est que j’ai besoin de bouger tout le temps. »

Tu marquas une pause. C’est vrai que Théo disait toujours ça. Un électron libre. Une particule que l’on avait chargée négativement. Une petite particule qui cherchait désespérément un noyau d’atome où se fixer. Tu cherchais encore ton centre de gravité selon lui. Pourtant, tu avais l’impression d’en avoir déjà un. Chez les Nortan. Oui. C’était là qu’était ton point gravitationnel.

Qu’est-ce que tu pourrais être d’autre ? Peut-être un monstre. Avec ce pouvoir qui était le tien. Cette force qui t’effrayait parfois. Celle qui te forçait à parler si bas par crainte. Mais c’était surement le cas de beaucoup d’autre personne ici. Ce sentiment d’être un monstre. Une erreur. Alors, l’électron libre, c’était mieux.

« Mais je suis aussi un peu de toutes ces rumeurs tu sais. »

Parce que, comme n’importe qui au sein d’un groupe social, tu t’adaptais. Tu n’étais pas toujours la même personne selon avec qui tu parlais. Parce que tout le monde était différent, il y avait autant de toi que de personne avec qui tu avais à interagir. Par exemple, tu n’étais pas le même avec Lionel qu’avec Frank ou même Charlie. Chacun d’entre eux avait une vision différente de ta personne.

« Alors, le plus important, c’est plutôt comment toi tu me vois, non ? »

Comme pour appuyer le sens de ta phrase, tu posas ton index sur le haut de son torse au moment où tu prononçais le « toi ». Et ton sourire. Parce que c’était ça le plus important. Lionel ne se fiait pas aux avis des autres, tu l’avais compris. Alors, tu voulais qu’il ne se fit qu’au sien. Il était le seul à pouvoir décider de ce que tu étais. Un menteur qui allumait les garçons. Un dangereux psychopathe instable. Un punching-ball un peu trop niais. C’était à lui de décider. Toi, tu te contenterais d’agir en conséquence. En réponse à ses attentes. C’était toujours plus simple comme ça.

Une goutte puis deux s’écrasèrent sur ta main, attirant ton regard vers la voute céleste. Tu le savais qu’elle viendrait, c’était même pour ça que tu étais sortis. Pour ça que tu avais ton écharpe et un bon pull. Parce que tu l’aimais comme une amie. Une douce compagne qui te rafraichissait. Une petite coquine qui salissait tes vêtements.

Enfin, la pluie était là.


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Dim 29 Avr - 19:58

Tu entendis alors de nouveau ce prénom. Il l’avait défendu précédemment. C’était une personne importante pour lui et une demoiselle. Tu l’avais su grâce aux dires du chef des imbéciles. Il l’avait surnommé la rouquine mais aussi la délurée. Cependant tu n’en mettrais pas ta main à couper. Au départ les propos émis par cette personne avaient été assez «flous». Tu t’étais concentré sur ta petite fleur qui d’ailleurs semblait bien loin de toi à présent. Tu avais trouvé quelque chose.. Non quelqu’un à sa place : Sasha. Il n’était pas un objet de remplacement. C’était différent. La légende devenait réalité et tu aimais cette sensation. Tout comme tu appréciais de parler avec lui mais aussi son rire et ses sourires. Le petit chaton était vraiment une personne exceptionnelle. Ta mère t’avait souvent dit qu’il était dur de s’en rendre compte soi-même. La plupart du temps on se voit comme une personne banale ou un monstre ou alors à part pour diverses raisons. Cependant même si l’on se dit bien sous tous rapports, il y a toujours des moments où l’on peut douter. C’était ta façon de voir. Elle te l’avait inculqué mais tu avais changé certaines choses car son esprit et le tien n’étaient pas similaires. Vous aviez tous deux votre façon de voir le monde. Sans doute étais-tu trop chevaleresque parfois. Cela te conduisait de temps à autre face à des idiots mais ce n’était jamais pour toi, toujours pour les autres. Après tout être chevalier c’est bien agir ainsi. Cependant c’était instinctif. Ça ne se contrôlait pas. Mais là encore tu t’égarais de ton sujet principal et de ton acolyte.

Ce dernier te taquinait à nouveau. Alors le rouge te monta aux joues une seconde fois mais tu ne pus t’empêcher de sourire et de rire. C’était si logique. Si l’on se regarde c’est bien grâce à un miroir. Le tac au tac de vos réponses avait quelque chose de rafraîchissant. C’était doux, sucré et loin de l’amertume de certaines rencontres. Tu étais à ta place tout simplement. Parler, échanger, rire et peut-être un jour pleurer, ce sont des actions que tu ne verrais pas d’un mauvais œil avec Sasha. En tout cas c’était ce que tu pensais pour l’instant. Ta première impression était bonne. Le chaton te taquinait mais te répondait malgré tout. Il riait et te parlait tout en observant le ciel. Tu suivis son mouvement et ce fut seulement à cet instant précis que tu remarquas l’obscurité du ciel et la forme de certains nuages. Tu n’étais pas un météorologue ni même un devin mais ce genre de couleurs n’annonçait pas une fin de journée radieuse. Le soleil ne serait pas présent mais peut-être que la pluie si. C’était ce qui semblait le plus logique mais seul l’avenir pourrait te le dire. Alors tu patientas tout en l’écoutant te parler de son frère. Ainsi donc il avait un frère ainé. Tu te demandas à quoi il pouvait ressembler. Il était sans doute une personne qui connaissait très bien Sasha tout comme ses parents. Tu ne savais rien de son histoire mais petit à petit la brume se levait. Ce n’était pas encore ça mais vous avanciez à votre rythme. Vous faisiez connaissance tout bêtement. D’ailleurs tu étais assez d’accord. Certes tu n’étais pas un expert en la matière mais Sasha était vraiment unique. Mais tout le monde l’était à sa manière. Un petit électron allant ici et là, parlant de ce qu’il désirait, taquinant qui il voulait mais n’oubliant pas qui il était. C’était une façon comme une autre de le voir mais tu restais sur ta propre vision.

Pourtant tu n’en démordais pas. Tu voulais savoir comment il se voyait et c’est là qu’il te parla à son tour des rumeurs. Elles n’étaient pas fausses mais pas vraies non plus, si? Il te faisait remarquer qu’il était un peu de tout ça. Cependant tu ne savais pas comment l’interpréter. Et plutôt que de poser une énième question tu préféras le voir par toi-même. Ce serait une aventure en sa compagnie. Et peut-être que tu pourrais le croiser à nouveau en compagnie de quelqu’un d’autre pour voir comment il se comportait. Mais attention tu ne le voyais pas comme un sujet d’expérience. Tu étais juste curieux suite à cette fameuse phrase. Ton esprit ne te permettait pas de la comprendre comme il semblait te l’expliquer. De toute façon cela n’alla pas plus loin car soudainement son doigt se posa sur ton torse. Ses propos étaient vrais. C’était également important. Et avant que tu n’aies pu émettre la moindre réponse des gouttes commencèrent à s’écraser sur ta peau ainsi que ta chevelure. L’une d’entre elle vint même jusqu’à ton regard et subitement tu clignas des yeux. Ce n’était pas toujours agréable comme toucher. Une fois que la gêne fut dissipée tu le regardas de nouveau. Cette fois tu ne suivis pas son regard. Tu l’observais et tu ne bougeais pas. Autour de vous les gens commençaient à entrer ou à sortir de quoi s’abriter. De ton côté tu n’avais rien de tout ça et tu ne voulais pas briser cet instant particulier. Alors peut-être que tu seras trempé si jamais la pluie venait à s’accentuer mais ce n’était pas un drame, loin de là.

En fait tu te contentas de lui répondre le plus simplement du monde comme depuis le début de votre conversation.


«Je suis de ton avis mais j’étais curieux de savoir comment tu te voyais. Comme tu le sais déjà je t’imagine tel un chaton et je doute que cela change dans l’immédiat. Et puis je ne me sens pas mal à l’aise en ta compagnie. Je trouve même cela naturel de te parler. C’est aussi simple que de dire bonjour et merci.»

Cela pouvait paraître bizarre ou bien trop rapide mais les amitiés peuvent naître par hasard au détour d’un couloir ou d’une conversation. Pour toi, ta rencontre avec Sasha se fit dans ce jardin après avoir vu une fleur. Ce n’était pas si mal que ça.

«Juste pour savoir, cela te tenterait que l’on se revoit? J’essayerais de ne pas être trop envahissant et puis nos cours ne sont pas les mêmes mais j’aimerai vraiment que notre rencontre ne s’arrête pas là.»
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Sasha Nortan
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Dim 29 Avr - 20:43

Tu restas ainsi. Le nez en l’air, regardant les goutes tomber et glisser sur ta peau. C’était vraiment quelque chose d’agréable. Doucement, ton doigt pointé vers ton compagnon glissa et tu fermas les yeux pour profiter de l’eau. Comme une vieille compagne qui a tardé à te rejoindre. Les autres élèves s’étaient laissé surprendre. Quelques glapissements féminins de demoiselle visiblement en sucre qui se refugiait dans le bâtiment. Les autres qui râlaient ou courraient simplement pour se mettre à l’abri. Et puis, vous deux. Assis au milieu de l’herbe, sans même se soucier de cette eau qui tombait soudainement.

Tu avais été un peu surpris de voir que Lionel n’en avait visiblement cure. Toi, tu l’avais attendu mais lui, tu en doutais. Et il parlait à nouveau. Il te parlait avec franchise. Une de ses franchises maladroite et touchante. Posant des mots sur des sentiments, des impressions et des sensations. Une chose que tu ne connaissais pas. Cette façon d’exprimer aussi clairement tout ce que tu pouvais ressentir. Bien sûr, tu savais être amicale, souriant, taquin et plein d’autre chose. Mais être aussi honnête, tu ne savais pas le faire. Surement parce que tu ne savais jamais vraiment ce que tu pensais ou ressentais. C’était peut-être pour cette raison que tu avais été incapable de lui répondre. De savoir la façon dont tu te voyais. Parce que tu ne le savais pas ça. Tu ne te connaissais pas. Ou seulement à travers le regard des autres. Peut-être que tu t’étais perdu en cours de route.

Et puis, une demande. Aussi soudaine qu’inattendu. Le genre de chose qu’on ne doit entendre qu’une fois dans une vie. Le genre de demande qui allait de paire avec sa franchise. Une demande qui laissa à nouveau un éclat de rire sincère lui répondre. Il était vraiment amusant. Et gentil. Alors que la pluie faisait sentir un peu plus sa présence à chaque seconde, tu défis doucement les tours d’écharpes autour de ton cou avant de la passer rapidement autour de celui de Lionel.

« Bien sûr, tu n’as pas besoin de demander. » finis-tu par dire d’un ton amusé. « On est dans la même école après tout. Et puis, on est amis maintenant, non ? »

Ce monde était composé d’adjuvants et d’opposants. D’amis et d’ennemis. Personne ne pouvait savoir dans quel camp pouvait être une personne avant de lui parler. Mais vous aviez ris ensemble, vous étiez présenté, aviez discuté. Alors, si l’amitié ne ressemblait pas à ça, à quoi pouvait-elle ressembler ? Tu te moquais de ceux qui disaient qu’il fallait du temps pour considérer quelqu’un comme un ami. Chacun avait son propre système de valeur. L’amitié était une chose que tu ne mettais pas à la même hauteur que les autres, comme une chose inestimable et inaccessible qui se tiendrait sur un piédestal. Tu laissais cette place à la confiance. Après tout, quel besoin y avait-il à ne devenir ami qu’avec des gens en qui on a une confiance aveugle ?

Tu aimais parler avec des gens. Tu aimais être entouré de toutes ses personnes qui t’appréciaient. Même pour un temps. Ca te donnait l’impression d’être vraiment là et de laisser une marque. Un peu à la façon de chaque goutte d’eau qui traçait un sillon sur tes joues, s’accrochant à chaque mèche de tes cheveux. Peut-être que le temps ferrait sécher ce chemin mais en attendant, il y avait une preuve qu’elles avaient été là. Et quand bien même elles finiraient par disparaitre, toi tu te souviendrais qu’elles étaient là.

« Tu veux peut-être rentré avant d'être tout mouillé » soufflas-tu dans un rire, ta voix presque couverte par le grondement de la pluie dans la nature autour de vous.

Oui, tu avais juste besoin de te souvenir. Que tout ceci était réel. Que chaque personne qui a croisé ton chemin existe. Que toi aussi, tu as marché à leur coté. Jamais seul.

Parce que c’était ça le plus important. Ne pas être oublié.


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Lun 30 Avr - 7:21

Une goutte puis une seconde et leurs sœurs s’étaient mises à tomber. Les gens couraient loin de ce temps que l’on pouvait souvent qualifier de maussade pourtant vous étiez encore là. Tu étais assis à ses côtés et peu à peu ta chevelure collait à ta peau. Pourquoi n’avais-tu pas pris la fuite? Tout simplement parce que tu te sentais bien. De plus Sasha ne semblait pas si mal à cet instant. Il ne s’était pas redressé subitement, n’avait pas émis un petit couinement de surprises lorsque les gouttes avaient commencé leur descente. Alors tu n’avais pas voulu le déranger et ainsi briser votre conversation. De plus ce n’était que de l’eau. Elle n’allait pas te faire de mal. Tu n’aurais qu’à te sécher tout comme tes habits. Ce n’était pas un drame ni même une première. Tu ne pourrais plus compter le nombre de fois où tu avais oublié ton parapluie. Au final tu restais là tandis que la nature vous couvrait de ses larmes. Cependant tu ressentis bien vite un tout autre tissu sur ta peau. Le chaton te couvrait et prenait soin de toi. Vraiment il était adorable. Sans doute pour cela que tu avais eu un premier geste affectueux envers lui. Ta main s’était dirigée vers son visage et tu avais alors ébouriffé ses cheveux, enfin tu avais tenté. Seul Sasha pouvait se laisser faire ou non. Il n’y avait rien de méchant. Ton père avait souvent agi ainsi envers toi. Encore aujourd’hui même si tu avais grandi il le faisait toujours pour te taquiner mais aussi pour te prouver son affection. N’étant pas un homme très tactile, tu acceptais cette caresse avec joie. Pour ton ami c’était similaire. Certes tu avais plus de facilité que ton géniteur pour prendre une personne dans tes bras ou pour tout simplement la toucher, mais ce n’était pas pour autant que tu sautais sur tout ce qui bougeait. Tu avais des limites. C’était comme une distance de sécurité mais avec lui tu te permettais de l’outrepasser.

Lorsque le petit chat eut terminé sa tâche tu le remercias oralement également. C’était la moindre des choses mais tu t’inquiétas pour lui. À présent il avait moins de couches de tissus pour le protéger de la pluie. L’eau ruisselait sans doute sur lui comme sur toi. Vous n’étiez pas imperméable à part si cela faisait partie de son don. Il s’agissait d’un sujet que vous n’aviez pas encore abordé mais tu ne comptais pas le faire dans l’immédiat. Ce n’était pas ce qui comptait le plus pour avoir un ami. Certes il s’agissait d’une partie de lui mais étant donné que tu ne connaissais pas tout de Sasha, ce ne serait qu’une question de plus à poser plus tard ou à découvrir. Là encore seul l’avenir pourra te le dire. Mais voilà que tu te rendis enfin compte de ce qu’il venait de te dire. Ton esprit avait pris du temps pour l’analyser. Il avait énoncé le fait que vous étiez amis. En fait il avait demandé une affirmation de ta part. Mais c’était vrai. Un sourire éclaira ton visage et tu te permis de lui répondre avec un certain engouement.


«Bien sur! J’en suis ravi!»

Peut-être un peu trop expansif parfois mais on ne te referait pas. Ravi et même aux anges, c’était tellement normal que vous soyez amis. Au moins c’était dit. Il n’y avait pas eu besoin de vous revoir maintes et maintes fois pour qu’un climat de confiance naisse entre vous. C’était ainsi que tu voyais les choses. Tu serais là pour lui et cela pour tout et n’importe quoi. Que ce soit heureux ou non, il pourrait venir te voir et inversement. C’était ainsi que ça fonctionnait. Avec un ami on pouvait tout partager même si certains sujets mettraient du temps à être lancés sur le tapis. Cependant tu n’y pensais pas. Tu étais bien trop ravi pour réfléchir à autre chose. Les questions qui s’étaient amoncelées, avaient subitement laissé place à tous tes ressentis. Ce n’était pas plus mal. Tu restais simple. Une chose à la fois pour pouvoir avancer et il était peut-être temps de rentrer. D’ailleurs c’était ce qu’il t’avait proposé. Son rire avait de nouveau raisonné à tes oreilles. Peut-être devrais-tu te lancer dans une carrière comique? Non... Sincèrement tu préférais donner le sourire qu’à certaines personnes en particulier. C’était plus intimiste et préférable. À présent Sasha faisait partie de ce petit groupe qui actuellement n’était pas composé de nombreuses personnes. C’était le moins que l’on pouvait dire. Même là vous n’étiez plus que deux. Certaines personnes s’étant mises à l’abri vous jetaient des coups d’œil de temps à autre. Il était vrai que la pluie continuait de tomber et prenait une certaine force et vitesse mais vous n’étiez pas si mal.

«Oh tu sais, je le suis déjà. Mais je suis surpris qu’un chaton aime l’eau et ne fuit pas au quart de tour.»

Une goutte s’amusa à glisser le long de ton nez et tomba sur tes genoux comme plusieurs de ses jumelles. Peut-être qu’en rentrant une douche chaude ne serait pas du luxe histoire de ne pas prendre froid. Ce n’était pas encore l’été et les températures n’étaient pas faites pour rester en bonne santé. L’atmosphère humide avait sans doute fait chuter le thermomètre. Combien pouvait-il faire à présent? Aucune idée mais il ne fallait pas que vous preniez un rhume.

«Tu n’as pas peur de prendre froid? Tu devrais faire attention à toi également.»

T’inquiétant pour son état de santé, tu te redressas et tu lui tendis la main pour l’aider à se relever. Possible qu’il n’ait pas besoin mais tant pis.

«En rentrant le meilleur remède serait de prendre une bonne douche puis un chocolat chaud. Il n’y a pas mieux.»
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Sasha Nortan
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Lun 30 Avr - 16:00

Tes vêtements s’alourdissaient. Les cheveux se collaient à ton visage. L’odeur de l’herbe mouillée imprégnait ta peau. Tu devenais un des éléments de ce décor humide. Comme Lionel. Ce garçon Blond qui riait et souriait. C’était étrange. Quand tu étais sorti pour trouver la pluie, tu ne pensais pas trouver un ami. Une personne amusante, gentille et tellement sincère que tu avais l’impression de perdre cette innocence qu’on aimait t’attribuer. Pourtant, tu l’appréciais. Pour toutes ces choses, même pour les choses moins enviables. Tu étais content. Alors tu souriais.

Et puis, après avoir accepté ta proposition d’amitié qui était plus un état de fait à ton sens, il avança sa main dans tes cheveux trempés et les ébouriffa. Un geste amicale. Un geste d’affection. Un geste qui te figea un bref instant. Tu avais rit légèrement, comme avant. Avec tout sourire, toujours le même. Mais déjà, ton esprit était un peu perdu. Plus distant. Sous couvert de tes habitudes qui te collait à la peau autant que tes vêtements. Perdu dans un souvenir heureux. Perdu dans la sensation d’un passé qui te blessait autant qu’il te réchauffait. Alors tu riais. Tu souriais. Comme toujours.

Il plaisanta à son tour. Te taquinant sur le fait qu’un félin qui se complaisait sous la pluie, ce n’était pas commun. Il avait raison. Enfin presque. Tu avais vu des chats sauter dans des marres pour nager. Mais c’était vrai que la plupart du temps, arroser un félin et vous ne serez plus vraiment dans ses bonnes grâces. Laissant un sourire un peu plus mystérieux se poser sur tes lèvres, tu adressas à ton ami un regard presque félin.

« Mais je suis plein de surprise Lionel. » ronronnas-tu presque avant de sourire, l’air taquin, ton petit nez se fronçant.

Finalement, il décida surement qu’il était temps de rentrer se mettre au chaud. Pour éviter d’être malade. Il n’était pas le seul à le penser. Tu posas ton regard sur l’espace vide à coté de toi alors que le petit blond te parlais, s’inquiétant de ta santé. Mais tu n’écoutais plus. Tu avais ton regard poser dans le vide à coté de toi, sur quelque chose que tu semblais le seul à voir.

« Oui, d’accord Théo. Je vais y aller. » murmuras-tu avec un sourire bien plus doux que ceux que tu avais pu esquisser jusqu’à maintenant.

Ton regard se tourna à nouveau vers Lionel, comme si de rien. Ta main se glissa dans la sienne alors que tes doigts s’y accrochaient. Grace à son aide, tu te levas le plus simplement du monde malgré le poids de ton pull gorgé d’eau. La pluie avait finit par être plutôt forte. Une bonne douche chaude. C’était ce qu’il te fallait. Et un chocolat.

« C’est une bonne idée. »

Gardant la main de Lionel dans la tienne, tu commenças à te diriger vers le château pour te mettre à l’abri. Ignorant les murmures et les regards autour de toi alors que tes vêtements et tout ton être gouttaient sur le carrelage impeccable, tu secouas un peu la tête pour empêcher les goutes de te chatouiller d’avantage en glissant dans ton cou. Puis doucement, tu lâchas la main du littéraire. Tu fis quelques pas en t’éloignant, te retournant un peu vers lui pour lui dire qu’après ta douche bien chaude, tu irais à la cafétéria. Tu ne lui dis pas que tu l’attendrais. Il était libre de t’y rejoindre ou non. Mais tu avais envie qu’il le fasse. Sans vraiment attendre sa réponse, tu repris ta route dans les couloirs, reniflant un peu. Tu espérais ne pas avoir attrapé quelque chose. Avec ta constitution incertaine.

Oui, un chocolat chaud autour d’une table avec un ami. C’était la meilleure façon de terminé cette après midi.


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Lun 30 Avr - 16:55

Tu étais allé jusqu’à lui ébouriffer les cheveux. On pourrait presque dire que tu caressais la tête du chaton mais ce n’était pas le cas. C’était véritablement un geste d’affection. Ce que tu ne savais pas c’était l’état dans lequel tu l’avais mis. Tu n’aurais pas pu t’en douter et encore maintenant tu n’en sais rien. Il faut dire qu’il avait également répondu à ta plaisanterie en étant taquin à son tour. ça allait plutôt vite. Les paroles fusaient tout comme les rires et les sourires. Il était dur de voir le temps passer bien qu’à présent il valait mieux rentrer pour se mettre au chaud. Étant trempé comme une souche, une douche serait un bon début ainsi que de nouveaux vêtements tout comme un chocolat chaud. Tu le lui avais proposé comme ta main pour qu’il puisse se redresser. Mais il ne fit pas ça dans l’immédiat. En fait il s’était tourné et avait parlé. Toutefois avec le bourdonnement de la pluie et le fait qu’il ait sans doute murmuré, tu n’avais pas pu comprendre. C’était sans doute quelque chose de personnel. Étrangement tu n’osas pas aborder le sujet. Cela semblait encore un peu tabou. Après tout vous veniez à peine de vous rencontrer mais peut-être qu’autour d’une tasse les langues se délieraient. Il était bon d’être en train de rigoler mais le sérieux ne tuait pas. À ton tour tu lui apprendrais des choses sur ta famille, sur toi et sur ton passé. Mais chacun avait son jardin secret. Ce genre d’histoire serait dure à aborder.

«J’ai pu le constater mais c’est très plaisant.»

Ta main dans la sienne, tu entras te mettre à l’abri dans le château en sa compagnie. Il y avait pas mal de regards sur vous. Peut-être à cause de certaines rumeurs ou tout simplement parce que vous étiez en train de dégouliner de toute part. Tu te comparas à une serpillère et tu regardas derrière toi pendant un bref instant pour voir les traces que tu avais laissé. Cela faisait comme le petit poucet sauf qu’à la place des miettes de pain, et des petits cailloux, il s’agissait de flaques d’eau. Ta chevelure collait à ta peau ainsi que tes vêtements. Un frisson te parcourut durant quelques secondes juste après que vous vous soyez lâchés la main. Tu le regardas s’éloigner jusqu’à ce qu’il se retourne vers toi et t’annonce qu’il se trouverait à la cafétéria après une douche bien chaude. Il avait approuvé ton idée. C’était un peu comme une invitation. Et l’un comme l’autre vous l’aviez accepté sans vraiment l’avoir dit. Les mots ont beau être importants pour toi, les non-dits aussi. Alors tu le saluas de la main sans rien dire non plus. Cela était tout bonnement logique. Tu irais le rejoindre. Frissonnant une seconde fois, tu te rendis vers ton dortoir. Quelques regards se figèrent sur ton passage et tu leurs répondais la plupart du temps par un «Oui il pleut.» ou un «Un soucis?». On ne te répondait pas. Certes ton visage était poupin mais il ne fallait pas te marcher sur les pieds. Et être le centre de l’attention, très peu pour toi. Avoir de la compagnie oui, mais c’était tout.

Tu accéléras le pas et tu te dirigeas vers ton armoire. Quelques vêtements en main et tu étais prêt pour la douche. Elle fut délicieuse, il n’y avait pas à dire. Comme dirait ta grand-mère «Il n’y a pas à tortiller du c*l». Ce genre de souvenirs te fit sourire et même rire. Et tes pensées continuèrent de défiler. Ton cerveau ne semblait pas prendre de repos et parfois tu avais beaucoup de mal à t’endormir car tu réfléchissais trop. Comment mettre une pause à ce genre de choses? Tu ne le savais pas. Alors souvent c’était la fatigue qui l’emportait. Sans doute que tes rêves devaient être variés, cependant tu ne t’en souvenais pas souvent. Mais ce n’était pas le moment de dormir. Ta tête était posée contre le mur de la douche et la chaleur te délassait totalement. C’était absolument divin. Toutefois tu ne restas pas durant des heures. Rapide comme l’éclair, tu te séchas et mis des vêtements différents. Les autres séchaient quelque part où ils ne pouvaient pas inonder les locaux. Tu avais pris le temps de les essorer tout comme l’écharpe du jeune chaton. Il faudrait que tu la lui rendes mais seulement quand elle serait de nouveau en bon état. En tant qu’ami vous alliez vous revoir. Ce n’était pas parce que tu comptais le retrouver à la cafet’ que cela pressait.

Jetant un petit coup d’œil à ta montre, tu passas une main dans ta chevelure humide mais cette fois pour une autre raison et tu te remis en route. Tu en faisais des kilomètres aujourd’hui mais au bout du chemin se trouvaient un chocolat chaud et un chaton.


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Rumeur, légende ou réalité? 〔Pv Sasha〕

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